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Hong Kong continue à condamner les militants de la place Tiananmen

Les journalistes indépendants de Hong Kong sont soumis à de nouvelles pressions de la part du gouvernement chinois.
Les journalistes indépendants de Hong Kong sont soumis à de nouvelles pressions de la part du gouvernement chinois.Image: keystone
Les journalistes indépendants de Hong Kong sont soumis à de nouvelles pressions de la part du gouvernement chinois, suscitant la crainte d'être expulsés ou arrêtés.
09.12.2021, 04:4909.12.2021, 06:35

Le magnat de la presse de Hong Kong, Jimmy Lai, et deux autres militants pro-démocratie ont été condamnés jeudi pour avoir participé en 2020 à un rassemblement interdit, pour commémorer la répression de la place Tiananmen.

A Tiananmen, en 2020:

Déjà derrière les barreaux

Jimmy Lai, 74 ans, propriétaire du journal pro-démocratique aujourd'hui fermé Apple Daily, a été reconnu coupable de rassemblement illégal aux côtés de l'ancienne journaliste Gwyneth Ho et de l'avocate des droits de l'homme Chow Hang-tung.

Le tribunal de district les a reconnus coupables, entre autres, d'incitation et de participation à un rassemblement non autorisé. Les peines seront prononcées lundi.

Les autorités ont inculpé une vingtaine de politiciens et de militants pro-démocratie à la suite d'une veillée organisée l'année dernière en hommage aux victimes de la répression meurtrière de Pékin, en 1989. Jimmy Lai et ses coaccusés, Chow Hang-tung et Gwyneth Ho, sont les derniers à connaître leur verdict, car ils avaient plaidé non coupable.

En pratique, ces condamnations font peu de différence, Lai, Chow et Ho sont déjà derrière les barreaux, comme des dizaines d'autres militants, et font l'objet de poursuites distinctes en vertu de la stricte loi sur la sécurité nationale que Pékin a imposée à Hong Kong, suite aux manifestations d'il y a deux ans.

Un symbole des libertés politiques de Hong Kong

Depuis plus de trois décennies, chaque 4 juin, des dizaines de milliers de personnes se réunissaient dans le Parc Victoria pour participer à ces veillées, en commémoration de la sanglante répression en 1989 de la place Tiananmen, en Chine.

Ces rassemblements, au cours desquels étaient scandés des slogans en faveur de la démocratie en Chine, étaient devenus l'un des symboles des libertés politiques dont jouissait le territoire semi-autonome. Cette année, Pékin a clairement indiqué qu'il ne tolérerait plus les commémorations de Tiananmen à Hong Kong ou à Macao, où il était possible de commémorer ouvertement les événements de 1989.

Il y a quelques mois, seize responsables politiques et militants, parmi lesquels Joshua Wong, le visage le plus connu de la contestation hongkongaise, avaient été condamnés à des peines de six à dix mois d'emprisonnement pour leur participation en 2020 à cette veillée, et quelques-uns ont écopé de peines avec sursis. (ats/jch)

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