DE | FR

Pour les États-Unis, la Chine «menace la stabilité mondiale»

Antony Blinken accuse Pékin de se montrer répressif sur le territoire chinois et "de plus en plus agressif à l’étranger".
Antony Blinken accuse Pékin de se montrer répressif sur le territoire chinois et "de plus en plus agressif à l’étranger".Image: sda
Ouïghours, Hong Kong, Taiwan, cyberattaques... le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken n'y est pas allé de main morte face à ses homologues chinois.
19.03.2021, 03:1919.03.2021, 18:48

Le contexte entre les deux puissances est tendu. Les actes de la Chine «menacent l'ordre fondé sur des règles qui garantit la stabilité mondiale». Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, veut se montrer ferme à l'ouverture d'une réunion de deux jours avec ses homologues chinois à Anchorage, en Alaska.

L’administration Biden est confrontée à un formidable défi, laissé en quasi-jachère par Donald Trump, au cours de ses quatre années de mandat: la répression chinoise sur son territoire et son agressivité de plus en plus évidente à l’étranger.

Des sujets sensibles... mais nécessaires

Blinken place ses pions face au plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la diplomatie, Yang Jiechi, et au ministre des Affaires étrangères, Wang Yi. Washington dénonce les atteintes à l’autonomie de Hong Kong et à la démocratie. Les accusation de «génocide» contre les Ouighours sont également sur la table. Concernant Taiwan, l'administration Biden affirme que «la Chine pourrait envahir Taïwan au cours des six prochaines années.»

«Chacun de ces actes menace l'ordre fondé sur des règles qui garantit la stabilité mondiale. C'est pourquoi il ne s'agit pas seulement de questions intérieures, et nous ressentons l'obligation d'en parler.»
Blinken répond à la Chine qui affirme que ces accusations ne sont pas du ressort de la diplomatie.

A ses côtés, Jake Sullivan, le conseiller du président Joe Biden pour la sécurité nationale, a assuré que les Etats-Unis ne voulaient pas d'un «conflit» avec la Chine, mais étaient «ouverts à une compétition rude». «Nous nous battrons toujours pour nos principes, pour notre peuple, et pour nos amis».

Abandonner la mentalité de Guerre froide

«La Chine est fermement opposée aux ingérences américaines dans les affaires intérieures de la Chine. Nous avons exprimé notre forte opposition à cela, et nous prendrons des mesures fermes en réponse», a pour sa part déclaré Yang Jiechi, plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la diplomatie. «Ce qu'il faut que nous fassions, c'est abandonner la mentalité de Guerre froide», a-t-il ajouté.

La dernière réunion entre chefs de la diplomatie américaine et chinoise remonte à juin 2020. Neuf mois plus tard, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères voit dans les discussions de ce jeudi «un dialogue stratégique à haut niveau.»

«Des actions, pas des paroles»

Un point de vue que ne semble pas partager la Maison Blanche, considérant au contraire que cette rencontre ne constitue pas le point de départ d’échanges réguliers. Une manière de refroidir les exigences de Pékin, Washington attendant des «actions, pas des paroles» si la Chine veut voir changer le ton des relations sino-américaines. (ats/ga)

Plus d'articles «International»

50°C à l'ombre au Canada, la faute à un «dôme de chaleur». Explications

Link zum Artikel

Détournés, abattus, sabotés, les avions sont de vraies armes politiques

Link zum Artikel

Non-vacciné? Préparez vos narines pour visiter la France cet été

Link zum Artikel

L'Italie a-t-elle un (gros) problème avec ses infrastructures?

Link zum Artikel

Israël se sent menacé par le variant Delta

Link zum Artikel
Montrer tous les articles
3 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
3
De sa prison, Alexeï Navalny continue à dénoncer la propagande de Poutine
Condamné en mars à neuf ans de détention en «régime sévère», Alexeï Navalny, principal opposant russe au régime du président russe, a fait appel. Depuis sa prison, il ne mâche pas ses mots pour dénoncer la guerre en Ukraine.

Un tribunal de Moscou a commencé à examiner en appel la condamnation de Navalny pour «escroquerie». Bien qu'il soit emprisonné depuis janvier 2021, le farouche opposant politique n'a jamais cessé de dénoncer la propagande du maître du Kremlin.

L’article