DE | FR
Image: Shutterstock

Les Etats traînent les pieds pour dire ce qu'ils vont faire pour le climat

Seuls 110 pays sur 200 ont déposé leur plan national d'action pour le climat qu'ils auraient dû rendre en 2020. Patricia Espinosa, responsable au sein de l'Organisation des Nations unies (ONU), appelle à davantage d'ambition.
31.07.2021, 12:4801.08.2021, 09:56

Apparemment, les Etats ne sont pas pressés de régler le problème climatique. En vertu de l'Accord de Paris de 2015 qui vise à maintenir le réchauffement «bien en deçà» de +2°C, si possible +1.5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, chacun des quelque 200 signataires devait déposer avant fin 2020 une version révisée de ses engagements en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, appelés «contribution déterminée au niveau national» (NDC).

En raison de la pandémie de Covid-19 et du report d'un an de la conférence climat COP26 de Glasgow, à novembre 2021, de nombreux gouvernements avaient fait savoir qu'ils ne respecteraient pas les délais. Seulement 75 pays, dont très peu de gros émetteurs hormis l'Union européenne (UE), avaient effectivement déposé leur nouvelle NDC au 1er janvier 2021.

Un délai supplémentaire
n'a pas suffi

L'ONU avait fixé une nouvelle date limite au 30 juillet, pour que les engagements puissent être pris en compte dans l'évaluation globale qui doit être publiée avant la COP26, réunion cruciale pour l'avenir de la planète.

Mais vendredi, 110 pays seulement avaient déposé leurs engagements révisés: Une «comparaison favorable» par rapport à janvier, mais «c'est encore loin d'être satisfaisant, puisque seulement un peu plus de la moitié des parties (54%) ont respecté le délai butoir», déplore Patricia Espinosa, responsable climat pour l'ONU.

«Le niveau d'ambition reflété dans ces plans d'action nationaux pour le climat doit également être renforcé»
Patricia Espinosa, ONU

«Les vagues de chaleur extrêmes, les sécheresses et les inondations qui ont eu lieu récemment dans le monde entier sont un signal d'alarme qui montre qu'il faut faire beaucoup plus, et beaucoup plus vite, pour modifier notre trajectoire actuelle. Cet objectif ne peut être atteint que par des NDC plus ambitieuses», a affirmé la responsable.

Le rapport de février estimait que l'impact combiné des nouvelles contributions constituerait moins de 1% de baisse des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 (comparé à 2010). Très loin des 45% nécessaires pour rester sous les 1.5°C comme l'a estimé le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).

Parmi les nouvelles NDC soumises, celle des Etats-Unis revenus dans l'Accord de Paris dès l'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche, ainsi que celle du Canada. Mais la Chine, qui s'est engagée à la neutralité carbone d'ici 2060, n'a pas déposé la sienne. L'Inde ou l'Afrique du Sud non plus. (ats)

Il a construit un fitness en bois dans sa ferme

Video: watson
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
1983: quand l'Europe se voyait périr dans l'apocalypse nucléaire
Les menaces de Vladimir Poutine réveillent le spectre de la guerre nucléaire en Europe. Cette crainte était forte au début des années 1980, au temps de la guerre froide et de la crise des euromissiles. La pop culture en avait fait des chansons angoissées. Retour vers le futur.

Diffusé tel un docufiction à sa sortie en 1983, le téléfilm américain «Le Jour d’après» allait au maximum du pensable et du possible dans le genre catastrophe. En écho aux angoisses de l'époque, son scénario imaginait le déclenchement d’une guerre nucléaire sur fond de crise des euromissiles.

L’article