en partie ensoleillé
DE | FR
International
Donald Trump

Assaut du Capitole: Un an après, la division règne aux Etats-Unis

Un an après, les Américains restent traumatisés par l'assaut du Capitole

FILE - In this Jan. 6, 2021, file photo insurrections loyal to President Donald Trump rally at the U.S. Capitol in Washington. A federal judge held the director of the District of Columbia���s Departm ...
Un an après le violent assaut sur le Capitole, les Américains restent préoccupés pour leur démocratie.Image: sda
Deux sondages illustrent la persistance de profondes divisions au sein de la société américaine, que le président Joe Biden avait pourtant promis de réconcilier.
03.01.2022, 05:4803.01.2022, 07:34
Plus de «International»

Un an après le violent assaut sur le Capitole, les Américains restent préoccupés pour leur démocratie. Et près d'un tiers considèrent que l'usage de la force peut parfois être justifié pour défendre ses idées, selon deux sondages publiés dimanche.

L'attaque menée par des partisans de Donald Trump contre le siège du Congrès, le 6 janvier 2021, était «le signe d'une violence politique croissante» et la démocratie américaine est aujourd'hui toujours «menacée», estiment deux tiers des personnes sondées par la chaîne CBS News.

  • Quant à la «fierté» des Américains pour leur démocratie, elle est tombée à 54% contre 90% en 2002, selon une étude du quotidien Washington Post avec l'Université du Maryland.
  • Et les deux enquêtes fournissent des motifs concrets d'inquiétudes: dans la première, 28% des sondés jugent que la force peut être utilisée pour défendre le résultat d'une élection; dans la seconde, 34% estiment qu'une action violente contre le gouvernement peut parfois être justifiée.
  • Deux tiers des électeurs de Donald Trump continuent ainsi de penser que le démocrate n'a pas été légitimement élu et que des fraudes ont eu lieu lors du scrutin de 2020, conformément au discours martelé sans preuve par son prédécesseur.

Juste avant l'assaut sur le Capitole, le républicain s'était adressé en personne à ses partisans pour répéter que l'élection lui avait été «volée» et les avait appelés à «se battre comme des diables»:

  • Quelque 60% des Américains pensent donc qu'il a une forte responsabilité dans leur intrusion au sein du Congrès, au moment même où les élus certifiaient la victoire de Joe Biden;
  • Mais là encore, les opinions dépendent des affiliations partisanes: 83% de ses électeurs jugent que sa responsabilité est «faible» ou «inexistante», selon le sondage du Washington Post;
  • Et selon CBS, 26% des Américains souhaitent même qu'il se représente en 2024.

La commission qui tente de prouver si oui ou non Donald Trump était au courant qu'il allait y avoir une attaque sur le Capitole ne cache pas sa frustration:

«Il semble y avoir eu un effort coordonné de la part d'un certain nombre de personnes pour affaiblir l'élection» présidentielle, il peut s'agir de «gens dans l'exécutif, au ministère de la Défense, dans des associations, des gens très riches ou des personnages d'Etat...»

Liz Cheney, l'une des rares républicaines à siéger dans cette commission, a elle reproché à Donald Trump d'être resté muet pendant toute la durée de l'assaut. «Il aurait pu aller à la télévision pour dire à ses supporteurs d'arrêter, il aurait pu leur dire de se retirer, de rentrer chez eux. Il ne l'a pas fait. C'est dur d'imaginer un abandon de ses responsabilités plus grave», a-t-elle lancé. (ats/jch)

L'assaut du Capitole en images
1 / 6
L'assaut du Capitole en images
Des manifestants pro-Trump occupent les terrains de la partie ouest du Capitole.
source: epa / michael reynolds
partager sur Facebookpartager sur X
Aux États-Unis, une ancienne mannequin gifle et crache sur un passager
Video: watson
1 Commentaire
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
1
Le pire cauchemar de Joe Biden est sur le point de se réaliser
En décidant d'empoigner l'explosive question de l'immunité présidentielle de Donald Trump, la Cour suprême compromet le fait qu'il puisse être jugé avant l'élection du 5 novembre. Ça peut paraître dingue, mais le milliardaire est en passe de réussir son pari maléfique. Certains poids lourds du droit américain, particulièrement inquiets, considèrent que «le jeu est terminé».

Il y a six mois, personne n'aurait pu imaginer que Donald Trump puisse être aussi peu mal en point face à la justice. Il est loin, le temps de la perquisition remarquée du FBI dans son manoir de Mar-a-Lago. Des premières inculpations qui tombaient dru et assombrissaient d'un coup sec son ciel électoral. Bien sûr, il faut relativiser la bouffée d'air frais dont Trump bénéficie aujourd'hui: le républicain a été condamné par deux fois à des amendes faramineuses et son périple en salles d'audience est loin d'être terminé.

L’article