International
Donald Trump

Trump: l'Etat de New York réclame 370 millions à sa société

L'Etat de New York réclame 370 millions à la société de Trump

epa10936416 Former US President Donald J. Trump in the courtroom as he attends his civil fraud trial in New York, New York, USA, 24 October 2023. Trump, his adult sons and the Trump family business ar ...
La Trump Organization est accusée par la justice civile new-yorkaise d'avoir gonflé sa valeur de manière colossale.Keystone
C'est bien plus que les 250 millions de dollars que la procureure générale de l'Etat (équivalent d'une ministre régionale de la Justice) Letitia James avait demandé dans sa plainte à l'automne 2022.
05.01.2024, 23:1806.01.2024, 10:05
Plus de «International»

L'Etat de New York, qui a porté plainte au civil pour fraudes financières contre l'ex-président Donald Trump, ses fils et leur empire immobilier Trump Organization, leur réclame désormais «370 millions de dollars» (314 millions de francs) de dédommagements, selon des documents judiciaires vendredi.

Réagissant aussitôt sur son réseau social Truth Social, le milliardaire républicain en campagne pour l'élection présidentielle de novembre, s'en est une nouvelle fois pris à Laetitia James, la magistrate afro-américaine et élue du Parti démocrate, qu'il accuse d'être «corrompue» et de mener une «chasse aux sorcières».

«Je n'ai rien fait de mal. Mes déclarations financières sont bonnes et très prudentes»
Donald Trump, vendredi sur Truth Social

Avec ses fils et leur groupe familial Trump Organization, ils sont accusés par la justice civile new-yorkaise d'avoir gonflé de manière colossale durant les années 2010 la valeur des gratte-ciel, hôtels de luxe ou golfs au coeur de leur empire, pour obtenir des prêts plus favorables des banques et de meilleures conditions d'assurance.

«République bananière»

Depuis le début du procès à Manhattan, le 2 octobre, l'homme d'affaires de 77 ans a tempêté contre la justice à chacune de ses venues au tribunal, dénonçant une «chasse aux sorcières» ou un «procès digne de républiques bananières». Après des attaques contre sa greffière, le juge Arthur Engoron a interdit à Donald Trump de s'exprimer sur son équipe et lui a imposé deux amendes d'un total de 15 000 dollars pour avoir violé cet ordre. Ses avocats dénoncent un dossier juridiquement vide.

Contrairement aux procès pénaux qui l'attendent cette année, dont celui pour ses manoeuvres présumées visant à inverser le résultat de la présidentielle de novembre 2020, le milliardaire ne risque pas de peine de prison dans cette affaire civile. Mais il joue gros et l'affaire est mal engagée.

Avant même l'ouverture des débats, le juge Engoron avait estimé fin septembre que l'accusation présentait «des preuves concluantes qu'entre 2014 et 2021, les prévenus ont surévalué les actifs» du groupe de «812 millions (à) 2,2 milliards de dollars» selon les années, dans les chiffres inscrits sur les états financiers annuels du résident de Mar-a-Lago.

En conséquence de «fraudes répétées», il a ordonné la liquidation des sociétés gérant ces actifs, comme la Trump Tower sur la 5e Avenue de Manhattan ou le gratte-ciel du 40 Wall Street. Des mesures suspendues toutefois par une cour d'appel.

Le procès porte sur plusieurs autres délits, comme des fraudes aux assurances, et sur les pénalités financières réclamées par le parquet général de l'Etat de New York, qui demande donc dorénavant 370 millions de dollars et non plus 250 millions dans la plainte initiale.

Il reste au juge Engoron à clore les débats ce mois-ci et à déterminer le montant du préjudice et des réparations. (ats/jch)

Elle mange plus vite que vous
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Cette socialiste pourrait devenir la prochaine première ministre
Incapable de s'accorder sur un candidat pour le poste de premier ministre, la gauche française peine à surmonter ses divergences.

En tête du second tour des législatives anticipées le 7 juillet, le Nouveau Front populaire, la coalition des partis de gauche, n'a toujours pas trouvé d'accord sur une équipe gouvernementale. Les tensions les plus fortes opposent Insoumis et socialistes, les deux principaux groupes du NFP se disputant le commandement à gauche dans la nouvelle Assemblée.

L’article