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Trêve à Gaza: le Hamas consent à un accord sur le désarmement

Trêve à Gaza: le Hamas consent à un accord sur le désarmement

epa13138529 Internally displaced Palestinians take cover following an Israeli air strike in the Gaza Strip, 28 July 2026. The Palestinian Ministry of Health said at least four people were killed in Is ...
Des Palestiniens se mettent à l'abri après une frappe aérienne israélienne dans la bande de Gaza, le 28 juillet 2026.image: Keystone
Le Hamas a accepté ce vendredi la conclusion d'un accord sur son désarmement à Gaza et confirmé une déclaration de Donald Trump.
31.07.2026, 17:0231.07.2026, 17:02

La conclusion de cet accord est l'un des points clés de la deuxième phase du plan de paix initié par les Etats-Unis visant à mettre fin à la guerre entre le mouvement islamiste palestinien et Israël.

Israël n'a pas commenté dans l'immédiat cette annonce faite en premier par le président américain Donald Trump, deux jours après avoir reçu le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à Washington.

La guerre dans la bande de Gaza avait débuté le 7 octobre 2023, lorsque l'armée israélienne y avait lancé une offensive de grande ampleur en représailles à l'attaque sans précédent du Hamas contre son territoire le même jour.

Dans cet étroit territoire surpeuplé où la situation humanitaire reste très préoccupante, des habitants oscillent entre espoir et scepticisme, après l'annonce du Hamas. Mohammed Hamdouna, un enseignant de 35 ans déplacé par la guerre, a lancé:

«Enfin, le plus long cauchemar du monde va prendre fin.»

Mais il n'ose pas y croire «tant que les points de passage ne seront pas ouverts et que l'aide (...) ne commencera pas à entrer.»

Ahmed Aal, lui, ne fait pas confiance à Israël qui «ne respecte pas les accords». «Ils trouveront quelque chose» pour reprendre les combats», affirme ce chauffeur de taxi de 37 ans.

Plus de neuf mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, des responsables du Hamas ont confirmé à l'AFP qu'un accord avait été trouvé «concernant la question des armes» du mouvement et «un retrait progressif» des forces israéliennes, qui contrôlent plus de 60% de Gaza.

Une source politique israélienne avait cependant déclaré jeudi qu'il n'y aurait «aucun retrait israélien de la "ligne jaune" (...) tant que le Hamas n'aura pas été totalement désarmé» et que la bande de Gaza n'aurait pas été «entièrement démilitarisée».

La «ligne jaune» est le nom donné par Israël à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas et celle tenue par l'armée israélienne dans le territoire palestinien.

«Un accord a été trouvé concernant la question des armes (...). De plus, un accord a été conclu sur un retrait progressif» des forces israéliennes à Gaza, a indiqué un responsable du Hamas.

Ghazi Hamad, un membre de l'équipe de négociation du Hamas, a affirmé à l'AFP que la question des armes serait gérée par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), une structure composée de technocrates palestiniens créée par le «Conseil de paix» de Donald Trump et qui doit gérer, pendant la période de transition, la vie quotidienne à Gaza.

Actuellement basé en Egypte, le NCAG est empêché par Israël d'accéder à la bande de Gaza. Hamad a ajouté que le Hamas allait désormais discuter des modalités d'application de l'accord avec les médiateurs.

«Aujourd'hui, le Conseil de Paix a conclu un accord HISTORIQUE pour le DESARMEMENT COMPLET du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza», avait annoncé jeudi sur son réseau Truth Social Donald Trump, parlant d'une «étape cruciale».

Israël pourrait refuser un retrait rapide de Gaza

«A mesure que le désarmement s'achève, les forces israéliennes se retireront et la Force internationale de stabilisation collaborera avec une nouvelle force de police palestinienne», a-t-il ajouté.

Le responsable du Hamas a dit que son mouvement comptait sur les médiateurs et le «Conseil de paix» pour obliger Israël à respecter les termes de l'accord.

Le haut représentant pour Gaza au «Conseil de paix», Nikolaï Mladenov, a affirmé que l'accord avait nécessité des «mois de négociations très difficiles», soulignant que «le retrait (israélien) doit aller de pair avec le désarmement».

Mais des analystes doutent qu'Israël se prononce pour un retrait rapide de Gaza.

«A l'approche des élections (réd.: législatives d'octobre), il est hors de question que Netanyahou autorise un quelconque retrait ou une reconstruction à Gaza, cela reviendrait à un suicide politique», note Muhammad Shehada, chercheur au Conseil européen des relations internationales (ECFR).

Malgré le cessez-le-feu, les violences entre Israël et le Hamas ont continué depuis le mois d'octobre. Jeudi, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts, selon les autorités sanitaires locales.

La guerre à Gaza a fait plus de 73 300 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. (ats/mrs)

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Video: watson
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