Zuckerberg engage une alliée de Trump au sommet de Meta
Alors que le New York Times annonce ce lundi que Meta compte «supprimer environ 10% des effectifs de sa division Reality Labs, qui travaillent sur des produits tels que le métavers», Mark Zuckerberg met le paquet dans l’intelligence artificielle. Il vient de nommer Dina Powell McCormick en qualité de présidente.
Une nouvelle que Donald Trump, dont elle est proche, a accueilli positivement et un signal supplémentaire d'un rapprochement entre le groupe et le gouvernement actuel.
Il s'agit d'une création de poste, qui sera très axé sur la recherche de financements pour alimenter le développement de Meta dans l'intelligence artificielle (IA), principalement la construction de centres de données, selon un communiqué.
Née en Egypte, Dina Powell McCormick a été adjointe du conseiller à la sécurité de Donald Trump lors de son premier mandat, chargée notamment du Moyen-Orient.
Dans un message posté sur son réseau Truth Social, le président américain a félicité la quinquagénaire, qualifiant sa désignation d'«excellent choix de la part de Mark Z», en référence au PDG de Meta Mark Zuckerberg.
Dina Powell McCormick a travaillé avec plusieurs élus républicains au Congrès ainsi que pour le parti républicain lui-même, avant de rejoindre le gouvernement de George W. Bush. de 2001 à 2007 à divers postes, notamment au département d'État.
Elle a également effectué plusieurs passages au sein de la banque Goldman Sachs, où elle est restée 16 ans au total.
«L'expérience de Dina au plus haut niveau de la finance mondiale et son réseau de relations lui donnent une légitimité unique pour aider Meta à gérer notre prochaine phase de croissance», a déclaré Mark Zuckerberg, cité dans le communiqué.
Comme tous les grands noms de l'IA générative, Meta est engagé dans un cycle d'investissements massifs pour s'assurer des capacités nécessaires au développement de cette nouvelle technologie.
Lors de sa dernière communication sur le sujet, fin octobre, le groupe a donné une fourchette comprise entre 70 et 72 milliards de dollars pour ses dépenses d'infrastructures sur l'année 2025. Il a également indiqué tabler sur une enveloppe «sensiblement plus importante» pour 2026.
Jusqu'ici, les géants technologiques finançaient l'essentiel de leurs investissements grâce aux importants flux de trésorerie générés chaque année, mais l'IA a démultiplié les besoins et les contraint à se tourner vers l'endettement.
En octobre, Meta a ainsi formé une société commune avec la société d'investissement Blue Owl Capital qui va permettre de financer la réalisation d'un immense centre de données en Louisiane, avec un budget de 27 milliards de dollars. (ats/fv)
