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La Suisse condamne l'attaque contre des bus ++ Zelensky critique la ville de Kiev

Suivez en direct les dernières infos sur la guerre de la Russie contre l'Ukraine et ses implications en Suisse ainsi que dans le monde.
15.09.2026, 09:2209.10.2026, 15:02
Team watson
Team watson
  • En février 2022, Vladimir Poutine déclenche sa guerre contre l'Ukraine. La Russie contrôle environ 20% du territoire ukrainien.
  • Les villes ukrainiennes subissent de nombreuses frappes et Kiev riposte en ciblant les installations pétrolières.
  • La ligne de front bouge peu, mais les combats restent très durs avec de lourdes pertes de chaque côté.
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15:12
Deux Ukrainiens détenus en Autriche pour espionnage
Deux Ukrainiens ont été placés en détention en Autriche dans le cadre d'une enquête pour espionnage, ont indiqué les autorités autrichiennes. Deux journalistes ukrainiens ont également été arrêtés et remis en liberté. Les deux premières personnes ont été arrêtées lundi et deux autres jeudi, a déclaré le ministre autrichien de l'Intérieur Gerhard Karner aux médias, refusant de révéler l'identité des personnes concernées. «Ils sont suspectés d'espionnage. Des investigations sont actuellement en cours», a-t-il déclaré, ajoutant qu'il ne pouvait pas donner davantage d'informations.

Concernant les deux autres personnes arrêtées, une porte-parole du parquet a indiqué à l'AFP qu'elles avaient été interpellées sur la base de «soupçons qui ne se sont pas confirmés». «L'une a déjà été libérée et la seconde doit être relâchée aujourd'hui», a-t-elle ajouté. La porte-parole n'a pas souhaité préciser la nature de ces soupçons ni de qui il s'agissait.

Selon le ministère ukrainien des Affaires étrangères et le quotidien ukrainien Ukrainska Pravda, il s'agit toutefois du journaliste Mykhailo Tkach et du caméraman Yaroslav Bondarenko. Mykhailo Tkach, chef du service d'investigation de Ukrainska Pravda, a été arrêté à Vienne alors qu'il effectuait une mission éditoriale liée au procureur général en fuite Ruslan Kravtchenko et détenu 12 heures, a précisé le journal. «Yaroslav Bondarenko a été blessé lors de son interpellation et a été hospitalisé. La police n'a commencé à l'interroger que tard dans la nuit», a ajouté le média.
14:59
Attaque russe contre deux bus en Ukraine: la Suisse condamne
La Suisse a condamné l'attaque russe perpétrée jeudi contre deux bus civils ukrainiens qui a fait au moins 30 morts et 18 blessés. Ce bombardement russe a eu lieu près de Kramatorsk, dans la région de Donetsk, qui n'a pas encore été entièrement conquise par la Russie.

«Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles et aux blessés», écrit le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) sur la plateforme en ligne X. Berne appelle à la désescalade et souligne une nouvelle fois que toutes les parties doivent respecter à tout moment le droit international humanitaire, en particulier la protection des populations civiles, a-t-il ajouté.

13:44
Coupures d’électricité à Kiev: Zelensky accuse la ville d’impréparation
Les dernières frappes russes ont fortement endommagé le réseau électrique ukrainien, en particulier les infrastructures de transport, a déclaré vendredi Volodymyr Zelensky, assurant que les équipes de réparation travaillaient sans interruption. Après une réunion de crise, le président a indiqué qu’il demanderait à ses alliés davantage de matériel énergétique et de systèmes de défense antiaérienne.

Zelensky a aussi fustigé les retards pris dans le renforcement des infrastructures, qu’il juge intolérables. Il a visé en particulier la municipalité de Kiev, à qui il reproche de n’avoir quasiment rien entrepris pour appliquer les mesures nécessaires.
13:41
Le fondateur d'un média russe pro-Kremlin arrêté au Monténégro
Mikhaïl Zvintchouk, créateur de Rybar, une chaîne Telegram pro-Kremlin suivie par plus de 1,5 million de personnes, a été arrêté vendredi au Monténégro, à Risan, en compagnie d’autres citoyens russes ; des drones et de l’équipement électronique auraient été confisqués. Le premier ministre monténégrin, Milojko Spajic, s’est félicité de l’opération et l’a liée aux tentatives de déstabilisation qui accompagnent le rapprochement de son pays avec l’UE, sans détailler ce qui est reproché aux personnes interpellées.
23:00
Attaque russe contre deux bus en Ukraine: la Suisse condamne
La Suisse a condamné l'attaque russe perpétrée jeudi contre deux bus civils ukrainiens qui a fait au moins 30 morts et 18 blessés. Ce bombardement russe a eu lieu près de Kramatorsk, dans la région de Donetsk, qui n'a pas encore été entièrement conquise par la Russie.

«Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles et aux blessés», écrit le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) sur la plateforme en ligne X. Berne appelle à la désescalade et souligne une nouvelle fois que toutes les parties doivent respecter à tout moment le droit international humanitaire, en particulier la protection des populations civiles, a-t-il ajouté.
15:56
Rubio juge «très dangereuse» l'«impasse» actuelle en Ukraine
La guerre entre la Russie et l'Ukraine est dans une «impasse» qui est «très dangereuse» car les belligérants risquent de faire le pari d'une escalade pour en sortir, a mis en garde jeudi le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio. «L'un des camps, ou les deux, vont intensifier ce qu'ils font pour tenter de briser l'adversaire et mettre fin à l'impasse. Et c'est très dangereux», a déclaré le chef de la diplomatie américaine au cours d'une escale au Portugal à la fin d'une tournée en Europe.

Selon lui, ce blocage peut déboucher soit «sur un règlement négocié, dans lequel chaque camp doit renoncer à quelque chose pour obtenir la paix», soit sur «une escalade». «C'est très dangereux dans le contexte de la guerre entre la Russie et l'Ukraine, parce que cette escalade pourrait finir par prendre la forme d'une campagne de sabotage dans des pays voisins qui sont membres de l'Otan», s'est inquiété Rubio, dont c'était la première visite au Portugal.



«Cela pourrait être un certain nombre d'autres choses qui pourraient transformer très rapidement ce qui est aujourd'hui une guerre entre deux pays en un conflit régional beaucoup plus vaste et infiniment plus dangereux», a ajouté le secrétaire d'Etat américain. Il a ensuite réaffirmé que son pays se tenait prêt à oeuvrer en vue d'un «règlement négocié» du conflit. «Le plus tôt sera le mieux. Les Etats-Unis sont prêts à faciliter cela. Nous avons essayé. Nous continuerons d'essayer. Mais nous n'allons pas non plus nous investir dans des processus vains», a-t-il conclu.
12:07
Le bilan de la frappe sur un bus en Ukraine s'alourdit à 30 morts
Au moins 30 personnes ont été tuées jeudi dans une frappe russe contre des bus à Kramatorsk, ville clé du front de l'Est ukrainien, selon un nouveau bilan des autorités locales. «À l'heure actuelle, le bilan de l'attaque de ce matin contre des bus s'élève à 30 morts. 18 personnes ont été blessées», a annoncé le parquet régional de Donetsk (est).

Le gouverneur régional a annoncé la suspension des transports publics à Kramatorsk et dans la ville voisine de Sloviansk suite à la «nette détérioration de la situation sécuritaire».

12:06
Un centre de données russe touché par une frappe ukrainienne
Une frappe de drone ukrainienne sur un centre de données du géant russe de la tech Yandex, la première attaque connue de ce type, a causé un incendie et perturbé ses services dans la région de Ryazan, a indiqué jeudi l'entreprise à l'AFP. Yandex, surnommé le «Google russe», est le principal moteur de recherche en russe et est très utilisé en Russie pour les services tels que les taxis et les livraisons. Il est aussi dominant dans le monde russophone.

«Une attaque de drone a causé un incendie dans le centre de données de Yandex à Sassovo, affectant une partie de son infrastructure», sans faire de victimes, a déclaré l'entreprise phare de la technologie numérique russe. Pavel Malkov, le gouverneur de la région de Ryazan, située au sud-est de Moscou, a de son côté fait état sur Telegram d'une attaque de deux drones ukrainiens et indiqué que «la toiture d'une entreprise a pris feu» dans la zone de Sassovo. «Le centre de données a cessé entièrement de fonctionner et certains services de Yandex peuvent être inaccessibles aux usagers», a également indiqué l'entreprise à l'AFP.

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, non vérifiées par l'AFP, montrent d'épaisses colonnes de fumée noire s'élevant au-dessus d'un toit en feu. Le site Downdetector spécialisé dans le suivi des pannes internet a enregistré jeudi un nombre croissant de signalements de problèmes par des utilisateurs.
19:09
Des frappes russes font 24 morts, dont 18 dans un immeuble
Des frappes russes contre l'Ukraine ont fait au moins 24 morts, dont 18 dans un même immeuble éventré par un missile à Prylouky, dans le nord, selon le dernier bilan des autorités mercredi.

Des journalistes de l'AFP sur place ont vu les services de secours fouillant les décombres du bâtiment et évacuant des corps de victimes. Le président Volodymyr Zelensky a fait état dans la soirée d'un bilan de 18 morts dans cet immeuble, dont quatre enfants. «Les Russes savent très bien qu'ils frappent des villes ordinaires, la vie ordinaire», a-t-il déploré. Au moins 55 personnes ont été blessées, dont sept enfants, ont précisé les secours.
18:08
Soupçons de peste: le Kremlin déplore les «fake news»
Le Kremlin a estimé mercredi que la «grande majorité» des informations rapportées par des médias sur la mort suspecte en Sibérie d'une laborantine travaillant dans un institut d'étude sur la peste étaient «fausses».

Les Etats-Unis, l'OMS et l'UE ont demandé à la Russie de faire preuve de transparence dans cette affaire, qui a pris ces derniers jours une ampleur internationale.
17:18
L'Ukraine s'oppose à une adhésion à l'UE avec des restrictions
L'Ukraine a affirmé mercredi qu'elle s'opposerait aux limitations de ses exportations agricoles dans le cadre du processus d'adhésion à l'Union européenne, alors que Bruxelles propose ce type de garde-fou pour calmer les inquiétudes des 27, particulièrement en France.

L'agriculture est un point de friction majeur dans l'ambition de l'Ukraine d'intégrer l'UE. De nombreux pays, dont la France et la Pologne, s'inquiètent des conséquences d'une arrivée massive de blé ukrainien sur les marchés et veulent protéger les agriculteurs européens.

Ces inquiétudes, jugées suffisantes pour menacer tout accord d'adhésion avec Kiev, ont poussé la Commission européenne à proposer de limiter l'accès de l'Ukraine aux marchés agricoles et aux subventions de l'UE.
14:17
La Russie dénonce la «militarisation» de l'UE
Le Kremlin a dénoncé mercredi la «militarisation» de l'Union européenne, au lendemain de l'essai par la France d'un nouveau missile intercontinental à capacité nucléaire auquel a assisté le président Emmanuel Macron. «C'est un message fort et clair (...) L'Europe est obsédée par l'idée de la militarisation», a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, estimant que l'UE «cherche à transformer ce bloc économique en un bloc militaro-politique». Il a estimé que l'UE «fonde son identité en matière de défense et de sécurité sur la confrontation avec la Russie», qualifiant cette politique de «voie sans issue».

«Face à de telles actions agressives et à de tels projets, la Russie reste vigilante» et «prend toutes les mesures nécessaires pour garantir sa sécurité», a-t-il ajouté, tout en affirmant que Moscou reste «ouvert au dialogue». «Nous estimons que tout problème doit être résolu non pas par des tirs de missiles à caractère démonstratif, mais par le dialogue», a assuré Peskov.

14:16
L'UE libère 1,24 milliard pour soutenir la défense ukrainienne
La Commission européenne a libéré, mercredi, une enveloppe de 1,24 milliard d'euros pour soutenir les dépenses de défense de l'Ukraine. Ces fonds sont notamment destinés à la production de drones, de munitions et de missiles par des entreprises ukrainiennes. Ils proviennent du prêt de 90 milliards d'euros accordé à l'Ukraine pour les années 2026 et 2027, que les États membres ont approuvé l'année dernière. Sur ce prêt, 60 milliards d'euros sont destinés à la défense.

«La Russie poursuit sa stratégie délibérée de terreur et tente de rendre la vie des Ukrainiens insupportable», a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans un communiqué. «Le versement d'aujourd'hui renforcera l'industrie de défense ukrainienne et la capacité du pays à se défendre», a-t-elle ajouté.



Selon la Commission, 28,3 milliards d'euros de crédits seront accordés cette année à l'industrie de la défense ukrainienne. D'autres versements suivront dans les semaines à venir.
13:07
L'UE sanctionne près de 1600 individus et entités liés à la Russie
L'Union européenne a décidé de nouvelles sanctions visant en une seule fois près de 1600 entités et individus liés à la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine, a-t-on appris mercredi de sources diplomatiques. Cet ensemble de sanctions, qui prévoient un gel des avoirs dans l'UE et une interdiction de s'y rendre, a été approuvé par les représentants des 27 à Bruxelles, avant une adoption formelle par leurs chefs de la diplomatie lundi à Luxembourg, ont précisé ces sources.
13:01
Au moins 15 morts dans des frappes russes sur l'Ukraine
De nouvelles frappes de drones et missiles russes sur l'Ukraine ont fait au moins quinze morts dans la nuit, ont indiqué mercredi les autorités. Neuf personnes sont mortes lors d'une attaque sur un immeuble résidentiel dans le nord du pays. A Prylouky, dans la région de Tcherniguiv (nord), «deux cages d'escalier d'un immeuble résidentiel ont été détruites à la suite d'un tir de missile» russe, selon le Parquet.


Un pompier ukrainien s'affaire, le 7 octobre 2026.

Le bilan s'est alourdi à neuf morts après la découverte des corps de trois enfants sous les décombres, a indiqué la police nationale. Un précédent bilan faisait état d'au moins cinq morts et d'une vingtaine de blessés. Des images publiées sur les réseaux sociaux montrent un immeuble éventré et des secouristes s'affairant dans les gravats. Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé «l'une des attaques les plus ignobles : 70 missiles au total, dont beaucoup de balistiques» et des drones lancés au cours de la nuit sur 12 régions du pays. «L'une des cibles principales était notre infrastructure énergétique», a-t-il affirmé.


Les restes d'un missile balistique russe ont été retrouvés.

L'approche de l'hiver fait craindre la répétition du scénario de l'an dernier, lorsque la Russie a bombardé sans relâche les sites énergétiques, plongeant dans le noir et le froid des millions de foyers. Des restrictions sont déjà instaurées à Kiev. Volodymyr Zelensky réclame à ses alliés davantage de systèmes permettant l'interception de missiles balistiques.


Volodymyr Zelensky et le chancelier allemand Friedrich Merz, le 28 septembre

Le ministère russe de la Défense a pour sa part affirmé avoir notamment frappé dans la nuit à Kiev et sa région, ainsi que dans la région de Tcherniguiv, des usines assemblant et stockant des missiles de croisière, notamment les Flamingo ukrainiens, et des drones de longue portée. «Tout Kiev vit dans la peur», a témoigné Iryna Rybalchenko, une employée de banque de 41 ans, réfugiée dans le métro pendant l'alerte. «On a pris nos affaires et on est venus ici», a-t-elle ajouté.

Le président ukrainien avait averti la veille au soir d'un risque d'«attaque massive» russe sur la capitale. Kiev est désormais visée, nuit et jour, par des attaques contre une série de cibles : entrepôts, sites logistiques, ou encore les ponts. Les autorités ukrainiennes accusent la Russie de chercher à détruire systématiquement les infrastructures du pays, face à son incapacité à progresser sur le front près de cinq ans après le déclenchement de la guerre par le Kremlin. Des frappes russes ont touché récemment deux des principaux ponts de la capitale et mardi, l'opérateur local DTEK a mis en place des restrictions d'électricité après des attaques contre des installations énergétiques.
6:26
Des drones ukrainiens frappent un pétrolier dans les eaux russes
L'Ukraine a frappé un pétrolier au large de la côte sud de la Russie mardi soir, déclenchant un immense incendie et un nuage de fumée noire qui a recouvert une partie de la ville balnéaire de Sotchi. Le ministère russe des Transports a déclaré qu'un pétrolier battant pavillon libérien a été attaqué par des «drones navals» et que «du pétrole brut brûle à ciel ouvert dans les eaux de la mer Noire». En raison de l'intensité de l'incendie, les pompiers n'ont pas pu intervenir, mais un équipage de 23 personnes - tous des citoyens indiens - a été secouru, a-t-il ajouté.



Des vidéos et des photos largement diffusées sur les réseaux sociaux depuis Sotchi - une ville balnéaire très prisée qui compte près de 500 000 habitants - montrent de vives flammes orange en mer et une épaisse colonne de fumée noire s'élevant dans le ciel. L'accès au littoral et aux plages a été restreint, a indiqué le maire de la ville sur les réseaux sociaux.




L'Ukraine affirme que ses attaques contre les infrastructures pétrolières de la Russie constituent une juste réponse aux bombardements nocturnes menés par Moscou contre ses villes et ses localités. Ces derniers jours, la Russie a frappé des navires céréaliers transportant des marchandises ukrainiennes près des côtes de la Roumanie, membre de l'UE. Les deux camps ont promis d'intensifier les frappes ces dernières semaines. La Russie a commencé à pilonner des ponts clés à Kiev et à frapper le coeur de la capitale ukrainienne avec des attaques de drones en plein jour - une nouvelle tactique qui a paralysé la ville. De précédentes attaques ukrainiennes contre des sites pétroliers dans le sud de la Russie ont entraîné la formation de nappes de pétrole, la fermeture de plages et des pluies noires toxiques tombant du ciel. Les deux camps prennent pour cible intensivement la navigation commerciale en mer Noire depuis le début du conflit en 2022.
6:31
Alerte aux missiles sur Kiev, des explosions entendues
Des explosions ont retenti tôt mercredi à Kiev alors que l'armée ukrainienne a lancé une alerte aux missiles balistiques. Dans une allocution mardi soir, le président Volodymyr Zelensky a mis en garde contre le risque d'une «attaque massive» russe sur la capitale, frappée quasi quotidiennement.

Les autorités ukrainiennes accusent la Russie de chercher à détruire systématiquement les infrastructures du pays face à son incapacité à progresser sur le front près de cinq ans après le déclenchement de la guerre par le Kremlin. Des frappes russes ont touché récemment deux des principaux ponts de la capitale et mardi, l'opérateur local DTEK a mis en place de restrictions d'électricité après des attaques contre des installations énergétiques a l'approche de l'hiver.
17:18
Un ex-chef du renseignement extérieur allemand arrêté
Un ancien chef du renseignement extérieur allemand (BND), August Hanning, et un autre ex-haut responsable de ce service ont été arrêtés mardi pour espionnage, selon le parquet fédéral allemand. Il s'agit d'une affaire embarrassante dans un pays qui cherche justement à muscler ses services de sécurité. L'ancien directeur de cabinet de Hanning, Manfred D., qui était au BND jusqu'en mars 2026 et a servi d'autres patrons du renseignement, y compris l'actuel, est suspecté d'avoir transmis, moyennant finance, des documents secrets à son ex-chef, devenu consultant dans le privé.

Si le communiqué du parquet ne précise pas quels pays étrangers ont pu bénéficier de ces informations, l'affaire porte un coup au renseignement allemand, qui cherche à gagner en capacité d'action face à la menace croissante, selon Berlin, que représente la Russie avec ses activités d'espionnage et de sabotage. Ce n'est cependant pas Moscou qui aurait bénéficié des activités des deux suspects, selon des informations obtenues par l'AFP. La télévision publique allemande affirme, elle, que «les documents seraient des rapports hautement sensibles, concernant le programme nucléaire iranien ou encore l'armée russe».



«Hanning est fortement soupçonné d'espionnage constitutif de trahison, (...) de collecte de renseignements relevant du secret d'État (...), de tentative de haute trahison (...) ainsi que d'activités d'agent pour le compte d'un service de renseignement» étranger, a indiqué le parquet au sujet de l'homme de 80 ans qui a dirigé le BND (1998-2005) et fut secrétaire d'État au Ministère de l'intérieur (2005-2009). «Les deux suspects seraient convenu, vraisemblablement au printemps 2010, que Manfred D. fournirait régulièrement à Hanning, contre rémunération, de précieuses informations provenant du BND. Hanning devait pouvoir exploiter ces informations à des fins lucratives dans le cadre de son activité de consultant privé», poursuit le parquet. Selon cette source, quelque 2000 documents ont ainsi été transmis au moins jusqu'en juin 2022.
15:50
Des filets anti-drones sur un pont à Kiev après les attaques russes
Des filets de protection anti-drones ont commencé à être installés sur l'un des principaux ponts de Kiev enjambant le Dniepr, une première depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, ont constaté mardi des journalistes de l'AFP. Deux des huit ponts que compte la capitale ukrainienne ont été visés ces derniers jours par des drones à réaction russes, difficiles à intercepter, provoquant de gigantesques embouteillages.

Déjà largement utilisés dans l'est et le sud de l'Ukraine, près de la ligne de front, les filets anti-drones visent à protéger les axes de circulation. Tandis que ces filets recouvrent ailleurs en Ukraine les rues de localités, notamment dans la région orientale du Donbass, les filets vus par l'AFP ont été installés de chaque côté du pont Nord.

12:20
La Bulgarie dénonce une attaque «absolument inacceptable» contre des navires en mer Noire
Le premier ministre de la Bulgarie, Roumen Radev, a condamné l'attaque de drones survenue dans la nuit de lundi à mardi contre deux navires dans la zone économique exclusive de son pays en mer Noire, dont l'un a coulé, la qualifiant d'«absolument inacceptable».

«Une telle attaque dans la zone économique exclusive bulgare est absolument inacceptable», a déclaré Radev devant les médias, avant une réunion d'urgence de son gouvernement. «Il s'agit d'une violation flagrante du droit maritime et, plus généralement, des règles de la navigation», a-t-il ajouté.



«Nous voyons que la guerre s'intensifie», a ajouté le premier ministre, faisant référence au conflit en Ukraine depuis février 2022. «Toutes les règles du droit international sont désormais bafouées et des navires civils sont attaqués. C’est absolument inacceptable», a-t-il martelé.
12:17
La Russie accuse l'Ukraine d'avoir frappé un minibus
Moscou a accusé Kiev mardi d'avoir frappé un minibus dans une région occupée du sud de l'Ukraine. Une attaque qui a fait trois morts et plusieurs blessés, selon les autorités installées par la Russie.

«A la suite d'une attaque ciblée de drones ennemis contre un minibus (...), trois personnes, parmi lesquelles le conducteur, ont été tuées» dans la région de Zaporijjia, partiellement occupée par les forces russes, a indiqué le gouverneur local installé par Moscou, Evguéni Balitski.
7:50
Moscou visée par plus de 600 drones ukrainiens
Moscou a été la cible dans la nuit de lundi à mardi d'une attaque d'une rare ampleur mobilisant 650 drones, faisant au moins deux morts dans la périphérie de la capitale russe, ont indiqué les autorités russes. «La plupart de ces engins ont été détruits par la défense antiaérienne», dont 105 en phase d'approche de la capitale, a précisé le maire de Moscou Sergueï Sobianine sur la messagerie russe Max. Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a fait lui état de 185 drones neutralisés dans la nuit au-dessus de 16 localités de sa région.

Selon les calculs de l'agence d'Etat Tass, il s'agit de la deuxième attaque la plus massive visant Moscou, située à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière ukrainienne, de ces derniers mois marqués par une intensification des frappes entre l'Ukraine et la Russie. Deux hommes âgés respectivement de 71 et de 20 ans ont été tués dans cette attaque dans deux localités différentes de la périphérie de Moscou, selon Vorobiov. Neuf autres personnes ont été blessées, selon la même source.
Moscou, qui dément viser des infrastructures civiles, a intensifié ses bombardements sur le territoire ukrainien ces dernières semaines, plus de quatre ans après le lancement de son offensive contre l'Ukraine. Dimanche, l'armée russe a averti qu'elle allait encore intensifier ses frappes sur les infrastructures ukrainiennes, en réponse à des déclarations du président Volodymyr Zelensky qui avait promis d'accroître les attaques de Kiev contre les raffineries russes.
18:16
Frappes russes sur Kharkiv, au moins cinq morts
Au moins cinq personnes sont mortes lundi dans des frappes russes de bombes guidées sur la ville de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, a indiqué le gouverneur régional.

«Le bilan de l'attaque russe de bombes aériennes guidées sur Kharkiv s'est alourdi à cinq morts. Trente blessés se trouvent dans des hôpitaux, dont trois dans un état critique», a déclaré le gouverneur de la région, Oleg Synegoubov, sur Telegram.
14:00
Un agent de la police des frontières moldave blessé après des attaques russes contre l’Ukraine
Un agent de la police des frontières moldave a été blessé lundi à la suite d’attaques russes contre des infrastructures ukrainiennes voisines, dans le premier incident de ce type en Moldavie depuis le début de la guerre.

«Vers 09h38, un projectile est tombé près du poste-frontière de Palanca. Après l'impact sur le sol, il a ricoché et percuté un car garé près de la barrière», a expliqué la police des frontières dans un communiqué. Une guérite de contrôle a également été endommagée et un agent a subi de légères blessures, a-t-on ajouté la même source. Aucune autre victime n’a été signalée, selon les autorités moldaves.

Les opérations au point de passage frontalier situé au sud-est de la Moldavie, à 60 kilomètres du port ukrainien d’Odessa, ont été provisoirement interrompues.
13:58
Le renseignement allemand constate une «escalade» de la «guerre de l'ombre» russe
Le chef du renseignement extérieur allemand a accusé lundi la Russie d'intensifier sa «guerre de l'ombre» contre l'Allemagne, accroissant le risque d'un conflit armé. «L’Allemagne est en danger de se retrouver entraînée dans un conflit violent avec la Russie», a déclaré Martin Jäger, président du BND face aux députés de la commission de contrôle des services de renseignement.

Membre de l'OTAN, l'Allemagne est devenue le premier soutien de l'Ukraine, et est devenu à ce site, selon le gouvernement, la cible privilégiée d'actions hostiles russes, allant de campagnes de désinformation à la tentative d'assassinat en passant par l'espionnage. Jäger a cité la tentative d'attentat au drone contre un avion de transport ukrainien dans l'aéroport de Leipzig en août, pour laquelle des agents russes sont les principaux suspects. Cet événement n'est qu'un «exemple», selon Jäger pour qui la Russie est le pays qui pose la «menace la plus directe, la plus large et la plus concrète» contre l'Allemagne car elle s'oppose à la «projection de la puissance hégémonique russe en Europe».



Le BND ne voit actuellement pas d'indice concret que la Russie préparerait une attaque d'ampleur contre l’Otan, mais juge plausible, en particulier dans les pays baltes, des «activités militaires de basse intensité de la Russie».
18:12
L'Inde cherche un rôle accru de médiateur entre Moscou et Kiev
L'Inde cherche à jouer un rôle accru de médiateur entre la Russie et l'Ukraine pour mettre fin à la guerre, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie Subrahmanyam Jaishankar lors d'une réunion de la Conférence sur la sécurité de Munich, qui se tenait à New Delhi.

«Notre position sur ce conflit est très claire : nous voudrions en voir la fin et nous pensons que cela passe par le dialogue et la diplomatie. Nous plaidons pour cela depuis plusieurs années, mais ces derniers mois, nous nous sommes un peu plus impliqués, au-delà d'un simple plaidoyer, et nous avons eu des discussions avec la Russie et l'Ukraine à ce sujet»

Subrahmanyam Jaishankar a rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev début septembre, peu après que le Premier ministre indien Narendra Modi, en marge d'un sommet au Kirghizstan, eut exhorté son «ami» Vladimir Poutine à trouver une issue au conflit.

Subrahmanyam Jaishankar a précisé que l'Inde «essaie d'être utile, en commençant par la sécurité du transport maritime en mer Noire». Mais, a-t-il ajouté, elle «va au-delà de cela», qu'il s'agisse de discussions sur les exportations de céréales ou d'énergie, ou de «possibilités de non-agression».
16:17
Washington veut organiser des pourparlers avec Russes et Ukrainiens
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche que les Etats-Unis prévoyaient d'organiser des pourparlers trilatéraux avec des représentants russes et ukrainiens fin octobre, dans le cadre des efforts diplomatiques américains pour trouver une issue à la guerre.

«La partie américaine est actuellement en contact avec l'Ukraine et la Russie et propose d'organiser d'une manière ou d'une autre une réunion au niveau technique, dans un format trilatéral, d'ici la fin du mois d'octobre», a déclaré Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse.
16:15
Friedrich Merz promet une aide de plus d'un milliard d'euros à l'Ukraine
Le chancelier allemand Friedrich Merz a effectué une nouvelle promesse d'aide financière à l'Ukraine lors de son déplacement à Kiev.

Volodymyr Zelensky a qualifié de «productifs» ses entretiens avec Friedrich Merz, qui a offert une nouvelle aide financière, un «programme complet d'une valeur de plus de 1,3 milliard d'euros» comprenant des armements et un soutien au secteur énergétique ukrainien avant un hiver qui s'annonce difficile.

«C'est ici que l'on peut constater toute l'absurdité de cette guerre», a déclaré le chancelier aux côtés de Volodymyr Zelensky, ajoutant: «Ces attaques barbares contre la population civile ukrainienne doivent cesser».

La Russie a par ailleurs annoncé qu'elle allait «intensifier» ses frappes «contre les installations militaires et industrielles, ainsi que contre les infrastructures qui y sont liées» en Ukraine, en réponse à des déclarations de Volodymyr Zelensky promettant davantage d'attaques contre les raffineries russes.
12:20
Merz en visite à Kiev: «L'Ukraine a besoin de tout notre soutien»
Deux des huit ponts que compte Kiev et qui permettent de traverser le fleuve Dniepr ont été visés ces derniers jours par des drones à réaction russes, difficiles à intercepter, provoquant de gigantesques embouteillages.

«Impact avec la chaussée sur le pont du Nord. Les services d'urgence se rendent sur place», a annoncé dans la matinée le maire Vitaly Klitschko sur Telegram. Peu auparavant, les autorités ukrainiennes avaient émis une alerte aux drones se dirigeant vers la capitale.

M. Merz est de son côté arrivé dans la matinée à Kiev, disant dans un communiqué être venu car «l'Ukraine a besoin de tout notre soutien dans les semaines à venir». «Si la Russie n'est pas stoppée, sa machine de guerre se retournera tôt ou tard contre nous», a-t-il affirmé.

Des sirènes antiaériennes ont retenti à plusieurs reprises et un journaliste de l'AFP a entendu de lointaines explosions lorsque le chancelier allemand s'est rendu aux côtés du président Volodymyr Zelensky sur le site de l'Académie des sciences de Kiev, récemment endommagée par une attaque russe.
8:47
Visite imprévue à Kiev du chancelier allemand Friedrich Merz
Le chancelier allemand Friedrich Merz est arrivé dimanche à Kiev pour une visite non annoncée, destinée à montrer son soutien au pays dans sa guerre contre la Russie.

«Je me suis rendu aujourd'hui à Kiev parce que l'Ukraine a besoin de tout notre soutien dans les semaines à venir», a déclaré M. Merz dans un communiqué publié après son arrivée. «Si la Russie n'est pas stoppée, sa machine de guerre se retournera tôt ou tard contre nous».

M. Merz, dont le pays est l'un des plus grands soutiens de l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie, est accompagné par la ministre de l'Economie Katherina Reiche, selon des sources gouvernementales à Berlin.

«Aujourd'hui, je dirai au président (Volodymyr) Zelensky : 'Vous pouvez continuer à compter sur notre aide'», a indiqué M. Merz dans le communiqué, qui met également en avant la coopération entre les entreprises allemandes et ukrainiennes.

La visite du chancelier allemand intervient seulement un jour après que la Russie a appelé les diplomates et étrangers à quitter Kiev, avertissant que ses forces continueront de mener des «frappes de représailles massives» contre la capitale ukrainienne.
18:22
Incursions de drones en Moldavie, l'ambassadeur russe convoqué
La Moldavie a convoqué samedi l'ambassadeur de Russie après une nouvelle intrusion de missiles et de drones depuis l'Ukraine voisine en guerre. Fin septembre, Chisinau avait dénoncé une augmentation des incidents impliquant des drones, l'obligeant à des fermetures répétées de son espace aérien.

Dans la dernière incursion en date, cinq drones et missiles ont explosé près de localités en Moldavie, provoquant quelques dégâts mais aucune victime, selon les autorités.

L'ambassadeur russe a été convoqué, pour la deuxième fois en quelques jours, par le ministère des Affaires étrangères, qui a exhorté Moscou à prévenir de tels incidents, selon un communiqué.
13:01
Moscou appelle à nouveau les diplomates et étrangers à quitter Kiev
La Russie a appelé une nouvelle fois samedi les diplomates et étrangers se trouvant à Kiev à quitter la ville, avertissant que ses forces continueront de mener des «frappes de représailles massives» contre la capitale ukrainienne.

Le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué avoir «réitéré» au corps diplomatique l'avertissement appelant «les ressortissants étrangers et les diplomates qui se trouvent à Kiev à quitter la ville».

«La responsabilité des éventuelles conséquences négatives incombe entièrement à ceux qui ignorent cet avertissement», a ajouté le ministère, annonçant que «les forces armées russes continueront de mener des frappes de représailles massives» contre «des cibles militaires à Kiev et dans d'autres villes ukrainiennes».

La capitale ukrainienne a été particulièrement prise pour cible ces dernières semaines et les frappes russes y ont notamment touché des ponts, provoquant d'importants embouteillages.
7:54
Ukraine: un nouveau pont majeur de Kiev touché par une frappe russe
Des frappes russes ont touché samedi un important pont de Kiev, celui du Nord, deux jours après l'attaque du pont Sud, a annoncé le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko. Une alerte aux drones avait été déclenchée plus tôt dans la capitale ukrainienne.

«Les services d'urgence sont en route», a écrit sur le réseau social Telegram M. Klitschko.

C'est le deuxième grand pont de Kiev à être attaqué ces derniers jours. Jeudi et vendredi, le pont Sud avait été touché par des drones russes, entraînant sa fermeture à la circulation et de gigantesques embouteillages dans la métropole coupée en deux par le fleuve Dniepr.

Il s'agit des premières attaques importantes contre des ponts majeurs de Kiev depuis le début de l'invasion russe en 2022. Depuis longtemps, l'Ukraine redoutait de telles frappes.
13:50
Huit nouveaux projets suisses de reconstruction de l'Ukraine
La Suisse financera huit nouveaux projets suisses pour la reconstruction de l'Ukraine. Le Conseil fédéral dégage un montant de 135 milliards de francs pour des projets dans les domaines de l’énergie, des transports publics et de l’eau.

Ces projets entendent répondre aux besoins urgents de l’Ukraine: lls font appel à des produits et au savoir-faire suisses. Ils visent à préserver et à créer des emplois ainsi qu’à consolider les compétences locales grâce à des modules de formation et à l’expertise de la Suisse.
13:48
L'ONU demande à la Russie de laisser partir les habitants d'Olechky
L'ONU demande à la Russie de laisser les habitants d'Olechky, dans le sud de l'Ukraine, quitter la ville. Vendredi à Genève, le haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk a déploré des «conditions désespérées» pour les quelque 2000 personnes bloquées. Celles-ci n'ont pas accès à l'eau, à l'électricité ou au gaz, a affirmé l'Autrichien devant le Conseil des droits de l'homme. Les distributions alimentaires ont été largement perturbées et l'hôpital manque de carburant pour fonctionner.

Le haut commissaire souhaite des étapes pour se rapprocher vers la relance de négociations entre Moscou et Kiev. Outre la situation à Olechky, il demande des accords pour ne plus cibler les activités économiques et les infrastructures civiles, alors que les attaques ont considérablement augmenté. Il souhaite aussi un échange de tous les prisonniers entre les deux pays.



Cette approche doit permettre de diminuer les effets du conflit pour les civils, insiste également le haut commissaire. L'Ukraine a accusé la Russie d'un blocus dans les faits de la ville, dans la région de Kherson occupée par l'armée russe.
6:23
Merz appelle à l'unité autour de l'Ukraine face à la Russie
Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé jeudi à l'unité dans le soutien à l'Ukraine face à la Russie, au sein de l'OTAN, de l'Europe et en Allemagne. Le parti d'extrême droite AfD, jugé proche de Moscou, y poursuit sa progression.

«La sécurité de l'Europe (...) se joue en Ukraine», a déclaré Merz, lors d'une cérémonie de remise du Prix de la paix de Westphalie, décerné à l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan), en présence de son secrétaire général, Mark Rutte. «Si nous échouons à arrêter Moscou, la machine de guerre russe se tournera tôt ou tard contre nous, contre l'OTAN elle-même», a-t-il ajouté.



Le chef de gouvernement allemand a reconnu que le fait de distinguer une alliance militaire «en a surpris plus d'un». Mais il a estimé que l'alliance transatlantique avait empêché un conflit militaire avec la Russie et qu'à ce titre elle «sert la cause de la paix», aujourd'hui menacée par le «révisionnisme expansionniste et violent de la Russie». Selon lui, «l'unité et la force restent les conditions préalables à des négociations fructueuses avec Moscou. Et cela ne peut que nous encourager à garder les États-Unis d'Amérique à nos côtés dans notre politique à l'égard de l'Ukraine».
6:22
Poutine rejette l'idée d'un arrêt des frappes à longue portée
Le président Vladimir Poutine a rejeté jeudi l'idée d'un arrêt mutuel des frappes à longue portée avec l'Ukraine, qui montent en puissance depuis des mois. Il a ainsi répondu à des propositions formulées par Kiev et Washington.

«On nous dit : 'Qu'ils cessent de frapper vos raffineries, et vous cesserez de frapper leurs navires'. C'est tout simplement ridicule», a déclaré M. Poutine lors du forum politique de Valdaï. Interrogé à nouveau sur la réponse russe à cette idée, il a répondu: «Non».

6:21
Un couple arrêté pour espionnage pour la Russie en Lettonie
L'agence du renseignement de la Lettonie a annoncé jeudi l'arrestation et le placement en détention d'un couple de ressortissants de ce pays balte. Ces derniers sont soupçonnés d'espionnage, visant notamment l'OTAN, pour le compte du renseignement militaire russe (GRU). Les deux suspects ont été arrêtés le 28 juin lors d'une opération menée en coopération avec le renseignement militaire (MIDD), a indiqué le Service de sécurité de l'État letton (VDD), dans un communiqué.

Le couple aurait transmis au GRU des informations sur le système de défense letton, les activités de l'OTAN et les modes d'aide à l'Ukraine. Il est soupçonné d'avoir recueilli des informations sur la base aérienne des forces armées lettones à Lielvarde, près de Riga, les systèmes de radar et les mouvements d'aéronefs militaires. Un des deux mis en cause «a conduit des opérations de reconnaissance de la base militaire Adazi [qui abrite l'OTAN] et pris des clichés aériens (de la base) à bord d'un petit avion privé pour le compte du GRU», détaille le communiqué.
6:21
Un pont de Kiev et un institut nucléaire frappés par des drones
Des drones russes ont frappé jeudi un pont majeur à Kiev. L'agence nucléaire ukrainienne a révélé qu'un autre engin avait frappé la veille un institut de recherche atomique sans toucher le réacteur qui s'y trouve. Il s'agit de la première attaque importante rapportée par les autorités sur l'un des principaux ponts de la capitale ukrainienne depuis le début de l'invasion russe à grande échelle lancée en février 2022.

Après cette frappe, le pont a été fermé pendant environ 1h30 avant d'être rouvert. Ce viaduc est l'un des deux ouvrages de Kiev empruntés par le métro. La capitale ukrainienne et son réseau de transport s'étendent de part et d'autre du Dniepr. «Selon les résultats préliminaires de l'inspection, les spécialistes (...) n'ont relevé aucun dommage critique à la structure», a indiqué l'administration municipale de la capitale, précisant que les inspections de la ligne de métro se poursuivaient.



Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent une explosion secouant le tablier d'un pont près d'un pylône soutenant les câbles de la structure. Le même jour, un drone russe a touché une école de Kiev sans faire de blessés, a annoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
6:18
Les Etats veulent limiter l'accès au permis B des Ukrainiens
Le Conseil des Etats veut limiter l'accès au permis B des Ukrainiens bénéficiant du statut S. Il a accepté jeudi par 24 voix contre 11 un texte posant des conditions strictes alors que les premiers permis B devraient être délivrés en mars de l'année prochaine. Les détenteurs d'un permis S ont droit au permis B après cinq ans. Il reste toutefois provisoire et expire avec la levée du statut S.

Le motionnaire Damian Müller (PLR/LU) veut refuser ce passage automatique au permis B pour les «Ukrainiens qui ne sont pas intégrés et n'ont pas besoin de la protection de la Suisse». Des auditions doivent être menées pour chaque cas afin d'éviter des abus, aux yeux du PLR.

Le Conseil fédéral était contre. Une telle procédure est dans l'intérêt de personne, a déclaré le ministre de justice et police Beat Jans. Cela rajoute une lourde charge là où la procédure doit être simple et rapide, a-t-il expliqué. Sans succès. Le National doit encore se prononcer.
6:18
Des signes d'intrusions aux domiciles de députés en Finlande
Les autorités finlandaises ont annoncé jeudi enquêter sur un nombre «significatif» de signes d'intrusions aux domiciles de députés. Le Premier ministre n'a pas exclu une piste étrangère dans cette affaire. Selon le président du Parlement Jussi Halla-aho, plusieurs élus ont signalé ces derniers jours d'étranges traces d'effractions à leur domicile. «Il est possible que des indices aient été délibérément laissés à un endroit où les occupants pourraient les remarquer», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. L'élu n'a pas précisé le nombre exact de députés concernés, évoquant simplement un chiffre «significatif», ni si un acteur en particulier était suspecté.

Présente à ses côtés, une responsable du Parlement chargée des questions de sécurité a indiqué avoir pris connaissance de l'affaire la semaine dernière. «On m'a dit qu'il était possible que des effractions aient été commises au domicile de députés, notamment ici, dans la région d'Helsinki», a affirmé l'élue Paula Risikko. Elle a annoncé que la police de la capitale menait l'enquête et a encouragé les élus à signaler tout élément suspect.

Dans un communiqué, la police a confirmé avoir «ouvert une enquête préliminaire sur cette affaire». Elle s'est refusée à tout autre commentaire. Le premier ministre Petteri Orpo n'a pour sa part pas écarté l'implication d'une puissance étrangère dans cette série de mystérieux incidents, insinuant dans la foulée que Moscou pourrait alors être responsable.
16:27
L'Estonie interdit le transit des céréales russes et bélarusses
L'Estonie a annoncé jeudi avoir interdit le transit de céréales russes et bélarusses via son territoire. Il s'agit d'une mesure préventive dans le sens où Moscou cherche actuellement de nouvelles voies d'exportation de grain après les attaques ukrainiennes contre des cibles le long de la mer Noire.

«J'ai déjà prévenu en septembre: ne faites pas de projets pour transporter des céréales russes via l'Estonie», a écrit le chef de la diplomatie estonienne Margus Tsahkna sur X. «Aujourd'hui, nous avons transformé cet avertissement en loi», a-t-il indiqué.

Il s'agit d'une nouvelle mesure prise par cet État membre de l'UE et de l'OTAN, situé sur le flanc oriental de l'Alliance, pour se distancier de Minsk et de Moscou alors que la guerre en Ukraine entre dans son cinquième hiver.

Selon la chaîne publique ERR, la décision est de nature préventive, le transport de céréales russes via l'Estonie étant «pratiquement inexistant». «Avec la Lettonie et la Lituanie, nous travaillons pour que les ports baltes ne deviennent pas une route de transit pour la Russie», a écrit Margus Tsahkna
16:26
L'Ukraine regagne du terrain dans l'Est par une contre-offensive
L'armée ukrainienne a regagné du terrain dans la région de Donetsk (Est) en septembre, selon l'analyse par l'AFP des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW). Ces gains ont été réalisés à la faveur d'une contre-offensive visant à éloigner le front des villes clés de Sloviansk et Kramatorsk.

Baptisée «Vivaldi», cette opération lancée début septembre, a permis aux forces ukrainiennes de reprendre 172 km2 de territoire aux Russes, soit 1,6 fois la superficie de Paris.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu en début de semaine auprès de ses troupes aux abords de la ville de Lyman, à une dizaine de kilomètres de Sloviansk.

Les données de l'ISW montrent une progression des forces ukrainiennes au nord comme au sud de Lyman.

Dans le reste du pays, l'Ukraine n'a repris qu'un total de 32 km2 dans les régions de Kharkiv (Nord), et de Dnipropetrovsk et Lougansk (Est).

À l'inverse, les offensives russes dans la région de Zaporijjia (Sud) et Soumy (Nord) ont permis aux forces du Kremlin de s'emparer respectivement de 104,5 km2 et de 20 km2.

Les estimations de l'ISW excluent les avancées revendiquées par la Russie mais ni confirmées ni infirmées par cet institut, qui travaille avec le Critical Threats Project (émanation de l'American Enterprise Institute ou AEI), autre centre de réflexion américain spécialisé dans l'étude des conflits.
14:58
Kiev: un drone russe frappe un site de recherche nucléaire
Un drone russe a frappé mercredi à Kiev l'enceinte d'un institut de recherche possédant un petit réacteur nucléaire, sans entraîner de dégâts sur cet engin, a indiqué jeudi le régulateur public ukrainien. Mercredi soir, «un drone russe a frappé l'enceinte de l'Institut de recherche nucléaire, où se trouve le réacteur de recherche» datant de l'époque soviétique, et a provoqué un incendie, a indiqué l'administration d'Etat pour la régulation nucléaire.

«Le réacteur et ses systèmes» de sûreté «n'ont pas été endommagés» et aucune hausse de radioactivité n'a été détectée, a-t-elle assuré. Le réacteur est à l'arrêt depuis le début de l'invasion russe en février 2022 et l'uranium avait été retiré de son coeur, a précisé l'administration. Des opérations de maintenance de ses systèmes des sûreté sont toutefois toujours pratiquées, a-t-elle dit.
14:57
Ukraine: un important pont de Kiev frappé par deux drones russes
Deux drones russes ont frappé un important pont de Kiev enjambant le fleuve Dniepr et reliant l'est et l'ouest de la capitale, a annoncé jeudi le maire de la ville, Vitali Klitschko.


Vitali Klitschko.

«Deux frappes de drones ont touché la zone des appuis du Pont Sud. Le trafic des transports publics, métro et surface, sur le pont est désormais interrompu», a-t-il annoncé sur Telegram, ajoutant que des ingénieurs «inspectent l'état de la structure».
14:57
Kasparov, opposant au Kremlin, prévenu que sa vie est «en danger»
L'opposant russe en exil et ancien champion d'échecs Garry Kasparov a été prévenu par les services de sécurité lituaniens et américains que sa vie et celle de son soutien Ivan Tyutrin étaient «en danger», affirme-t-il jeudi dans un message sur les réseaux sociaux.


Garry Kasparov.

«La nouvelle selon laquelle, avec mon associé de longue date et co-fondateur du Forum de la Russie Libre, Ivan Tyutrin, nous sommes sur une liste de cibles à assassiner, n'est pas une surprise pour moi, mais c'est malgré tout un choc», écrit-il.

«Les services de sécurité lituaniens et américains nous ont informés que nos vies étaient en danger et que nous devrions prendre des mesures de précaution. Je l'ai fait et continuerai à le faire», poursuit-il.
12:41
La Russie annonce l'expulsion de diplomates hongrois
La diplomatie russe a annoncé jeudi l'expulsion de diplomates hongrois en réponse à une mesure similaire prise par le nouveau pouvoir pro-européen à Budapest en septembre visant dix employés de la représentation diplomatique russe accusés d'«activités inacceptables».

Convoqué jeudi au ministère russe des Affaires étrangères, le chargé d'affaires par intérim de la Hongrie a été informé qu'en «guise de mesure de rétorsion», des personnels de l'ambassade de Hongrie à Moscou et des consulats hongrois à Saint-Pétersbourg et Kazan devaient quitter le territoire russe «dans un délai de deux semaines», a dit le ministère dans un communiqué. Le ministère n'a pas précisé le nombre de diplomates hongrois concernés.
8:58
Kasparov, opposant au Kremlin, prévenu que sa vie est «en danger»
L'opposant russe en exil et ancien champion d'échecs Garry Kasparov a été prévenu par les services de sécurité lituaniens et américains que sa vie et celle de son soutien Ivan Tyutrin étaient «en danger», affirme-t-il jeudi dans un message sur les réseaux sociaux.

«La nouvelle selon laquelle, avec mon associé de longue date et co-fondateur du Forum de la Russie Libre, Ivan Tyutrin, nous sommes sur une liste de cibles à assassiner, n'est pas une surprise pour moi, mais c'est malgré tout un choc», écrit-il. «Les services de sécurité lituaniens et américains nous ont informés que nos vies étaient en danger et que nous devrions prendre des mesures de précaution. Je l'ai fait et continuerai à le faire», poursuit-il.

6:43
Les concerts annoncés de Kanye West annulés en Russie
Les concerts du rappeur américain Kanye West prévus au mois d'octobre en Russie sont annulés, ont annoncé mercredi les organisateurs, après des semaines d'incertitudes autour de ces événements dont l'annonce avait fait des vagues dans le pays en guerre. «C'est avec un profond regret que nous vous annonçons que les concerts de YE (réd: le nom de scène de Kanye West) à Saint-Pétersbourg ne pourront pas avoir lieu aux dates prévues» les 10 et 11 octobre, a indiqué sur les réseaux sociaux l'agence Say Agency, qui va rembourser les billets déjà achetés.

Selon des médias russes, la décision est venue des autorités. Les organisateurs avaient commencé à vendre des billets avant d'obtenir le feu vert nécessaire, et l'annulation a été décidée après «un appel de Moscou».

15:29
46 vétérans russes entrent au Parlement
Plus de 40 participants à la guerre en Ukraine ont pris place mercredi à la Douma, la chambre basse du Parlement russe, pour sa première session depuis les élections législatives de la mi-septembre. Ils représentent plus de 10% des élus de la Douma.

Selon la Commission électorale, ces 46 des députés élus, soit plus de 10% des 450 sièges de la Douma, ont pris part à l'attaque à grande échelle contre l'Ukraine lancée en février 2022.

«Les participants et les vétérans de l'opération militaire spéciale (en Ukraine) ont bénéficié d'un large soutien de la part des électeurs. Ce sont des personnes qui ont prouvé leur dévouement inconditionnel à la patrie sur le champ de bataille», a déclaré le président Vladimir Poutine devant les nouveaux députés. Et d'ajouter:

«Je les vois dans cette salle et je suis convaincu que, fidèles aux traditions de la fraternité du front, ils renforceront le corps des députés»

Selon la Commission électorale, 41 de ces députés-combattants sont membres du parti présidentiel Russie Unie qui a largement remporté les élections. Le parti Iabloko, le seul s'opposant frontalement à la guerre en Ukraine, avait été exclu du scrutin.
14:55
Zelensky s'est rendu sur le front dans l'Est
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé mercredi s'être rendu auprès de soldats engagés sur le front du côté de Lyman dans l'Est. L'armée y mène une opération de contre-offensive face aux forces russes.

Ville garnison et fief de la brigade nationaliste Azov, Lyman est au coeur de combats depuis plusieurs mois.

«Aujourd'hui, j'y ai rencontré les soldats qui mènent des missions dans le secteur de Lyman et je leur ai remis des décorations», a déclaré Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux, affirmant que les troupes ukrainiennes avaient repris du terrain dans ce secteur.



Selon plusieurs analystes militaires, cette opération vise à réduire un saillant russe d'environ 15 km de large situé au nord de la ville de Lyman et à une trentaine de kilomètres au nord de la ville-clé de Sloviansk.

Largement gelées aujourd'hui, les avancées sur le front de l'un ou l'autre camp se sont accompagnées de lourdes pertes humaines.
12:11
Ukraine: Moscou cible massivement l'énergie, Kiev endeuillé
La Russie a massivement ciblé les infrastructures énergétiques de la capitale ukrainienne dans la nuit pour la première fois depuis l'hiver dernier. Les frappes ont fait au moins quatre morts, ont indiqué mercredi les autorités.

L'Ukraine craint la répétition du scénario de l'hiver dernier lorsque la Russie avait pilonné les sites énergétiques du pays pour tenter de faire plier Kiev, en proie depuis 2022 à l'invasion russe à grande échelle.

Depuis le début de l'été, Moscou a intensifié ses frappes contre les capacités logistiques de l'Ukraine, notamment les infrastractures de transport et les entrepôts.

Parallèlement, Kiev est devenue la cible d'attaques aériennes incessantes, de jour comme de nuit. Des immeubles résidentiels, des centres d'affaires, des sites de données informatiques sont désormais frappés.

Selon le Premier ministre ukrainien Serguiï Koretsky, les dernières frappes dans la nuit de mardi à mercredi marquent le début d'une nouvelle campagne russe contre le secteur énergétique.

«Depuis cet été, il n'y a pratiquement pas eu un seul jour où l'ennemi n'a pas attaqué nos infrastructures énergétiques», a-t-il écrit sur Telegram. «Cependant, une attaque combinée de cette ampleur a lieu pour la première fois depuis la fin de la dernière saison froide».

Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a notamment utilisé des missiles balistiques et des drones à réaction, que Kiev peine à intercepter faute de munitions. En début de semaine, le Premier ministre a suggéré aux personnes vulnérables de quitter la capitale avant l'hiver.
10:59
Trois morts et cinq blessés dans des frappes sur Kiev
Des frappes russes sur Kiev ont tué au moins un enfant et une femme et ont blessé cinq autres personnes, a annoncé mercredi l'administration militaire locale. Un enfant a également été tué dans la banlieue de la capitale ukrainienne, ont fait savoir les autorités.

Des journalistes de l'AFP avaient entendu dans la nuit une dizaine d'explosions dans la capitale ukrainienne, soumise presque quotidiennement à des frappes de Moscou.

Selon le maire de Kiev, Vitali Klitschko, plusieurs bâtiments résidentiels, un magasin et un entrepôt ont été endommagés. Les frappes ont aussi déclenché des incendies, provoquant une masse de fumée au-dessus de la ville.

L'agence de presse ukrainienne UNIAN affirme que l'attaque visait les infrastructures énergétiques de la capitale. Un total de 155 drones russes ont été interceptés, ont ajouté des officiels ukrainiens cités par UNIAN. Ces données n'ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Mardi soir, le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé qu'une rare rencontre entre les ministres allemand et russe des affaires étrangères en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York samedi avait prouvé que la Russie n'était «pas du tout intéressée par des pourparlers sérieux» en Ukraine, plus de quatre ans et demi après le début de l'offensive russe.
6:59
Deux morts et quatre blessés dans des frappes sur Kiev
Des frappes russes sur Kiev ont tué un enfant et une femme et ont blessé quatre autres personnes, a annoncé mercredi l'administration militaire locale ukrainienne. La capitale ukrainienne est soumise presque quotidiennement à des frappes de Moscou.

Des journalistes de l'AFP ont entendu dans la nuit de mardi à mercredi une dizaine d'explosions à Kiev.
6:05
La Russie n'est «pas du tout intéressée» par des pourparlers, assure Merz
La rencontre entre les ministres allemand et russe des affaires étrangères à New York a prouvé que la Russie n'est «pas du tout intéressée par des pourparlers sérieux» en Ukraine, a déclaré mardi le chancelier allemand Friedrich Merz. «Nous menons d'intenses efforts diplomatiques», a déclaré le chancelier en conférence de presse à Berlin, citant l'entretien surprise samedi entre Johann Wadephul et Sergueï Lavrov avant le discours de ce dernier devant les Nations-Unies.

Il s'agissait du premier échange de ce genre depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022. Berlin est désormais le premier soutien militaire de Kiev. Mais «l'évaluation ultérieure de cet entretien par la Russie a montré que celle-ci n'est manifestement pas du tout intéressée, à l'heure actuelle, par des pourparlers sérieux», a jugé Friedrich Merz aux côtés du président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev.

14:27
L'UE «pleinement solidaire» de l'Estonie, qui accuse la Russie de sabotage
L'Union européenne s'est dite mardi «pleinement solidaire» de l'Estonie, face à l'acte de sabotage contre un fabricant de drones dont la Russie a été officiellement accusée.

«La Russie multiplie les attaques près de nos frontières, et les menaces directes pesant sur notre territoire se font de plus en plus fréquentes. (...) Moscou cherche ainsi à intimider l'Europe pour qu'elle réduise son soutien à l'Ukraine, mais cela ne se produira pas», a déclaré Christian Wigand, porte-parole de la Commission européenne.
14:26
Macron dénonce une «dangereuse fuite en avant» de la Russie après un incendie en Estonie
Une importante université de Kiev a annoncé mardi le basculement temporaire de ses cours en distanciel, en raison de la hausse des attaques russes en plein jour contre la capitale ukrainienne.

Jusqu'au 16 octobre, l'université nationale Taras Chevtchenko «passera à un mode de fonctionnement et d'organisation du processus éducatif à distance», a indiqué l'administration sur les réseaux sociaux, ajoutant que «cette décision a été prise en raison de la détérioration de la situation sécuritaire à Kiev».
12:47
Les attaques russes n'affaibliront pas le soutien à l'Ukraine
Les attaques hybrides russes contre les pays de l'Otan ne vont pas affaiblir leur soutien à l'Ukraine, a assuré mardi le secrétaire général de l'Alliance Mark Rutte. Il a aussi appelé à «rester calme» face à leur recrudescence.

L'Estonie a attribué un «acte de sabotage» à la Russie mardi, l'incendie d'une fabrique de drones terrestres, dont elle a été victime en août. Mark Rutte a salué la communication estonienne. Le partage d'informations entre alliés est utile pour «attribuer les responsabilités» et pour disposer d'une «vision complète de la situation», a souligné le patron de l'Otan à Bruxelles.



Moscou «essaye d'affaiblir notre détermination et de faire cesser notre soutien à l'Ukraine. Mais la Russie est tenue en échec, elle échoue sur le champ de bataille comme elle échoue à saper notre unité et notre soutien à l'Ukraine», a affirmé Mark Rutte, aux côtés du premier ministre lituanien Mindaugas Sinkevicius. «Nous sommes plus forts et ils le savent», a-t-il ajouté appelant aussi au «calme» et à ne pas céder à la peur. Les Européens s'inquiètent de la recrudescence de ces attaques dites hybrides, car intervenant sous le seuil de ce qui est considéré comme un acte de guerre ou une opération militaire - par exemple un incendie volontaire ou un sabotage. «Nous avons toutes les options de réponse, parfois visibles, parfois non, pas toujours publiques, pas toujours "oeil pour oeil dent pour dent"», a-t-il assuré.
8:17
Armée et paramilitaires russes accusés de «crimes de guerre» au Mali
Des membres des forces armées maliennes (FAMA) et du groupe paramilitaire russe Wagner ont commis «des crimes de guerre», notamment des «meurtres et des actes de torture», contre des civils lors d'opérations conjointes entre 2023 et 2025, affirme Amnesty International dans un rapport, publié mardi. La junte qui dirige le Mali depuis deux coups d'Etat en 2020 et 2021 s'est tournée vers la Russie pour l'épauler dans sa lutte antidjihadiste, en faisant notamment appel aux services des paramilitaires du groupe Wagner, devenu en 2025 l'Africa Corps, sous contrôle du ministère russe de la défense.

L'armée malienne et les paramilitaires russes ont été plusieurs fois accusés d'avoir tué des civils lors d'opérations ces dernières années, par des organisations de défense des droits fondamentaux. Dans son nouveau rapport, Amnesty dit avoir documenté la mort d'au moins 34 civils dans sept localités des régions de Ségou (centre), Mopti (centre) et Tombouctou (nord) entre juin 2023 et décembre 2025.

Selon Amnesty, «aucune des victimes ne participait directement aux hostilités au moment où elles ont été tuées». Certaines ont été «abattues délibérément alors qu'elles tentaient de s'enfuir ou après avoir été arrêtées». D'autres ont eu la gorge tranchée ou ont été brûlées «vives ou après leur mort».
5:50
Fortes explosions à Kiev pendant une alerte aux missiles
Des journalistes de l'AFP ont entendu plusieurs fortes explosions dans la capitale ukrainienne Kiev. Ils ont vu les défenses antiaériennes activées pendant une alerte aérienne tôt mardi matin. «De nouveaux missiles balistiques se dirigent vers Kiev», a averti l'armée de l'air ukrainienne sur le réseau social Telegram. Des journalistes à Kiev ont fait état d'une attaque combinée de drones et missiles sur la capitale ukrainienne.

Kiev subit depuis des semaines une intensification des frappes russes de jour comme de nuit.
19:20
Nouveaux bombardements meurtriers russes sur Kiev
La Russie a bombardé de nouveau la capitale ukrainienne lundi, frappant cette fois en plein jour l'Académie des Sciences et un centre médical, faisant au moins un mort et plusieurs blessés, ont indiqué les autorités.

Kiev subit depuis des semaines une intensification des frappes russes de jour comme de nuit et la liste des sites visés s'allonge chaque jour: stations-service, infrastructures ferroviaires, entrepôts logistiques, centres de données informatiques, centres commerciaux...

Selon le président Volodymyr Zelensky, cette stratégie vise à paralyser l'économie du pays et compenser l'absence de percée territoriale majeure russe sur le plan militaire, plus de quatre et demi après le début de l'invasion à grande échelle.
18:56
Un drone russe endommage un poste-frontière près de la Pologne
Un drone russe à réaction a frappé lundi le village ukrainien de Starovoïtove, près de la frontière polonaise, endommageant un poste-frontière, a annoncé le gouverneur par intérim de la région de Volhynie.

«Le village de Starovoïtove, près de la frontière polonaise, a été touché (...) Le souffle de l'explosion a endommagé le bâtiment du poste de contrôle situé à l'entrée du terminal», a écrit Roman Romaniuk sur Telegram.
14:08
L’UE impose de nouvelles sanctions après les élections à la Douma en Russie
L’Union européenne a imposé des sanctions à des responsables impliqués dans l’exclusion du parti antiguerre Iabloko après les élections législatives en Russie. Selon le Conseil de l’UE, trois juges de la Cour suprême à Moscou ainsi qu’un fonctionnaire du Parquet général figurent notamment parmi les personnes visées.

Au total, des sanctions ont été prises contre dix personnes. Selon les informations communiquées, toutes ont participé à des décisions visant le parti Iabloko ou certains de ses dirigeants. Les sanctions comprennent des restrictions de voyage et le gel des avoirs. Il est en outre interdit de mettre des fonds ou d’autres ressources économiques à la disposition des personnes concernées.
6:28
Prisonniers de guerre nord-coréens: Séoul exige des excuses de Kiev
La présidence sud-coréenne a exigé dimanche soir des excuses de Kiev pour avoir brisé le secret sur le transfert vers Séoul des deux prisonniers de guerre nord-coréens capturés par l'Ukraine durant son conflit contre la Russie. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait révélé cette information jeudi devant l'ONU, expliquant qu'il n'avait «pas été facile de les capturer vivants». Son homologue sud-coréen, Lee Jae Myung, a dans la foulée déploré que Kiev ait rompu l'accord de confidentialité à ce sujet. Dmytro Lytvyn, conseiller de Zelensky, a rétorqué que l'Ukraine était «un pays ouvert» et estimé qu'il aurait été étrange de remettre ces soldats secrètement.

«Que la partie ukrainienne ait violé l'accord de confidentialité entre les deux pays et divulgué (l'information) unilatéralement constitue en soi un fait très grave», a néanmoins affirmé dimanche Seong Ghi-hong, secrétaire présidentiel sud-coréen aux relations publiques. Il a ajouté que «la fausse déclaration du service de presse présidentiel ukrainien selon laquelle il n'y avait aucun accord de confidentialité (...) sape sérieusement la confiance entre les deux gouvernements et porte gravement atteinte aux relations amicales entre les deux pays». La présidence sud-coréenne exige donc solennellement «une explication et des excuses officielles», a continué Seong, disant que la Maison Bleue soupesait «des mesures supplémentaires qui pourraient être nécessaires», mais sans plus de précision.



Les deux soldats nord-coréens avaient été faits prisonniers par l'Ukraine en janvier 2025 après un déploiement militaire de Pyongyang en soutien à son allié russe. Dans un courrier adressé à une ONG de Séoul, ils ont fait part de leur désir d'une «vie normale» en Corée du Sud.
18:05
Des frappes russes tuent huit personnes en Ukraine
Des frappes russes contre l'Ukraine ont fait huit morts, a indiqué Kiev dimanche. Moscou a promis samedi de mener sa guerre à bien «peu importe les circonstances».

Trois bombes aériennes russes ont explosé dimanche après-midi dans le centre-ville de Soumy (nord), touchant notamment un centre pour enfants et tuant deux personnes, dont une adolescente de 16 ans, a annoncé le Ministre ukrainien de l'Intérieur Ivan Vyguivsky.

Des frappes russes contre Kiev et sa banlieue ont également tué une personne et fait quatre blesses dans la capitale, selon les autorités locales. Ces dernières ont précisé que ces bombardements avaient endommagé plus de seize sites dans la région de Kiev, à la fois résidentiels et industriels.

Selon la police ukrainienne, un homme a été tué dans une attaque de drone russe dans le district de Boutcha, dans la région de Kiev. A Kiev même, le siège de l'opérateur mobile Kyivstar, l'un des principaux du pays, a été endommagé par des frappes, sans faire de victimes, selon des médias locaux.

Ces derniers jours, Moscou a bombardé des centres de données, entraînant des problèmes d'accès à internet dans certaines zones.

Plus tôt dimanche, le président Volodymyr Zelensky avait indiqué que trois personnes avaient été tuées lors de frappes nocturnes dans la région méridionale de Zaporijjia.

Les autorités de la région d'Odessa ont, par ailleurs, fait état d'une «frappe massive» contre le sud de cette région de la mer Noire, qui a fait un mort supplémentaire.
22:52
Au moins seize morts dans des frappes en Ukraine et en Russie
Des frappes russes et ukrainiennes ont tué au moins seize personnes dans les deux pays, ont indiqué samedi les autorités locales. Moscou et Kiev ont intensifié leurs attaques ces derniers mois, au prix d'un nombre croissant de victimes civiles.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que deux personnes avaient été tuées dans la ville de Zaporijia, dans le sud du pays.

Les autorités de Soumy ont elles annoncé que deux autres personnes avaient été tuées dans cette ville du nord-est, proche de la Russie, lors d'une attaque aérienne en plein jour qui fait également six blessés, dont une fillette d'un an et demi.

Dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est), une attaque aérienne russe a tué une adolescente de 17 ans et une femme de 59 ans, et fait deux blessés dont un enfant de six ans, a indiqué le responsable régional Oleksandre Ganja.

A Kiev, une attaque de drone contre un immeuble résidentiel a fait cinq blessés, au lendemain de frappes sur la capitale qui ont fait sept morts.
22:50
La Russie accuse l'Europe de s'opposer à la paix en Ukraine
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a accusé samedi l'Europe de s'opposer systématiquement aux projets de paix en Ukraine, contrairement selon lui à la position des Etats-Unis. En parallèle, de nouvelles frappes meurtrières ont eu lieu entre la Russie et l'Ukraine.

«L'Europe fait tout ce qui est en son pouvoir pour contrecarrer les discussions de paix souhaitées par le gouvernement Trump», a déclaré le ministre à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies.

Dans son discours au ton véhément, Sergueï Lavrov a assuré que Moscou atteindrait ses objectifs militaires en Ukraine «peu importe les circonstances». «Les objectifs de l'opération militaire spéciale seront atteints, la menace à la sécurité russe sera éliminée, et la vie paisible reviendra», a-t-il déclaré.

Son discours survient après des frappes russes et ukrainiennes qui ont tué au moins seize personnes dans les deux pays, selon les autorités locales.

Moscou et Kiev ont intensifié leurs attaques ces derniers mois, au prix d'un nombre croissant de victimes civiles.

Kiev a déclaré que les frappes russes avaient fait au moins six morts: dans le nord-est, à Soumy, à Zaporijia et dans la région de Dnipropetrovsk, où une adolescente de 17 ans figurait parmi les victimes. Les autorités russes ont fait état de dix morts dans des frappes et attaques de drone ukrainiennes.
22:49
Le chef de la diplomatie russe rencontre son homologue allemand
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a rencontré samedi à l'ONU son homologue allemand Johann Wadephul pour le premier entretien de ce genre depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine. Berlin est un soutien majeur de Kiev.

Cette rencontre a eu lieu dans un climat de vives tensions après l'accusation allemande contre Moscou, imputée d'avoir envoyé un drone chargé d'explosifs sur l'aéroport de Leipzig début août. L'Allemagne et la Russie ont depuis fermé leurs consulats respectifs au sein des deux pays.

Johann Wadephul a enjoint Moscou «à renoncer à la dangereuse voie de l'escalade à l'égard de l'Allemagne, de l'Europe et de l'Otan», ont indiqué des sources au sein de la délégation allemande.

«Des incidents comme la récente tentative d'attentat à Leipzig ou d'autres attaques hybrides ne sauraient ébranler la détermination de l'Allemagne à soutenir l'Ukraine agressée», a ajouté la même source.

Au cours de l'entretien, Johann Wadephul a condamné, toujours selon sa délégation, «l'agression persistante et toujours plus ciblée de la Russie contre la population civile ukrainienne».
21:00
La Russie ne s'apprête pas à attaquer l'Europe, assure Poutine
La Russie ne s'apprête pas à attaquer l'Europe, mais elle va «bien réfléchir» avant de reprendre des pourparlers de paix avec l'Ukraine, après les récentes attaques contre le territoire russe, a affirmé vendredi Vladimir Poutine.

«Beaucoup disent en Europe qu'ils s'attendent à une agression de la part de la Fédération de Russie et c'est pourquoi ils doivent se préparer eux-mêmes à des combats, à une guerre avec la Russie», a déclaré Vladimir Poutine, lors d'un point-presse en marge du Forum international de la Culture à Saint-Pétersbourg.

«Mais j'aimerais souligner encore une fois que nous ne nous préparons pas à des combats de quelle sorte que ce soit avec l'Europe», a-t-il affirmé.

Dans le même temps, la Russie «va bien réfléchir» avant toute reprise de pourparlers de paix avec Ukraine.
16:07
L'UE trouve enfin un accord sur un financement à l'Ukraine
L'Union européenne est parvenue à trouver un accord sur le financement de 6,6 milliards d'euros à l'Ukraine, déjà versés à Kiev, mais dont les Etats membres attendaient depuis des années le remboursement, a annoncé vendredi la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas.

Ces fonds de la Facilité européenne pour la paix ont pour but de rembourser les Etats ayant aidé militairement l'Ukraine. Mais un veto de la Hongrie de Viktor Orban, proche de Moscou, avait bloqué la procédure, qui nécessite à chaque étape l'unanimité des 27. La victoire de Peter Magyar aux élections hongroises en avril a permis de débloquer la situation.

De nouvelles discussions se sont alors ouvertes pour décider de l'utilisation de ces fonds. Elle ouvre aussi la porte à de nouvelles aides financières pour continuer à soutenir l'Ukraine.

Réaffectations
Au total, 4,7 milliards d'euros vont être rendus aux Etats membres, mais plusieurs ont déjà dit qu'ils utiliseraient ces montants pour financer de nouveaux projets conjoints d'armement avec Kiev.

Quelque 900 millions d'euros vont financer la mission de formation des forces ukrainiennes mise en place par l'UE et un milliard d'euros seront affectés à de nouveaux projets d'achats en commun d'armement. «Les attaques hybrides de Moscou cherchent à intimider l'Europe pour l'amener à réduire son soutien à l'Ukraine. L'Europe fait exactement le contraire», a affirmé Kaja Kallas.
15:06
Sept morts dans une frappe de drone sur Kiev
Une frappe de drone russe en plein jour a fait sept morts dans un quartier animé de Kiev vendredi, dont un adolescent de 14 ans, ont annoncé le maire de la capitale et les secouristes. 46 personnes ont été blessées.

«Sur le parking près de l'immeuble de bureaux touché par un drone, plusieurs voitures sont en feu», a indiqué le maire Vitali Klitschko sur Telegram, faisant aussi état de nombreux blessés. Une autre frappe de drone russe a déjà tué un adolescent à Kiev dans la matinée.
14:09
Législatives russes: le parti de Poutine grand vainqueur
La Russie a annoncé vendredi les résultats définitifs des législatives de la semaine dernière. Ils entérinent la large victoire du parti du président Vladimir Poutine et l'élection de 46 députés combattant ou ayant combattu en Ukraine.

Lors d'une conférence de presse, la Commission électorale centrale a indiqué que 349 des 450 sièges de la chambre basse du Parlement, la Douma, reviennent au partie Russie Unie de Poutine. Selon ces résultats officiels, il s'agit d'un record de sièges pour cette formation depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. Son précédent record datait des législatives de 2016 (343 sièges).



Le scrutin, organisé du 18 au 20 septembre, s'est déroulé également dans les territoires d'Ukraine contrôlés et annexés par la Russie. Face au parti du Kremlin, seules des formations soutenant à des degrés divers Vladimir Poutine et la poursuite du conflit en Ukraine avaient été autorisées à participer. Le seul parti ouvertement opposé à la guerre, Iabloko, avait été écarté au niveau national.
11:24
Zelensky affirme que Trump a accepté de donner à Kiev les licences pour produire des Patriot
Volodymyr Zelensky a affirmé vendredi que Donald Trump avait pris sa «décision finale» pour livrer à l'Ukraine les licences permettant de produire des missiles de défense antiaérienne Patriot que réclame Kiev face aux missiles balistiques russes. «Lors de notre dernière rencontre, le président Trump m’a confirmé que oui, il avait pris une décision finale: l'Ukraine recevra des licences pour la production de missiles Patriot», a-t-il dit dans un message vocal adressé à des journalistes, après avoir rencontré son homologue américain à New York cette semaine.

Zelensky avait estimé plus tôt cette semaine que le lancement de la production de Patriot en Ukraine pourrait prendre «un an à un an et demi».

11:18
La Suisse renforce ses sanctions contre la Biélorussie
L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) invite les prestataires de services financiers à appliquer les nouvelles sanctions suisses contre la Biélorussie, entrées en vigueur le 19 septembre. Les intermédiaires financiers doivent notamment geler les avoirs des personnes sanctionnées et signaler au Secrétariat d’État à l’économie (SECO) les relations d’affaires concernées.

Le Conseil fédéral a repris une série de mesures adoptées par l’Union européenne en avril, «compte tenu du soutien constant que la Biélorussie apporte à la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine», indique vendredi la Finma. Dans le domaine financier, elles interdisent notamment certaines transactions en cryptomonnaies et en monnaies numériques de banque centrale, dont le rouble biélorusse numérique, ainsi que les transactions avec des prestataires de services liés aux cryptomonnaies et des plateformes décentralisées établis à la Biélorussie.
17:16
L'Otan se dit «prête» à faire face aux attaques hybrides russes
L'Otan est «prête» à faire face aux cyberattaques russes et aux autres formes de guerre hybride, a déclaré jeudi le secrétaire général de l'Alliance atlantique. Il a appelé à renforcer le soutien à l'Ukraine en réponse aux agissements de Moscou.

«La Russie multiplie ses actions dans le domaine cyber et autres, mais (...) l'Otan est prête pour ça», a déclaré Mark Rutte lors d'une cérémonie commémorant les attaques du 11 septembre 2001 à New York. «Nous avons toutes ces options de riposte en place (...) face aux menaces hybrides, pour nous assurer de rester forts», a déclaré le chef de l'Otan, appelant les pays à apporter «davantage de soutien à l'Ukraine» s'ils «veulent vraiment envoyer un signal aux Russes à chaque incident ou attaque hybride».



Les pays européens sont en état d'alerte face à toute tentative d'ingérence russe, craignant que Moscou ne prenne pour cible les soutiens occidentaux de Kiev alors que la guerre est dans sa cinquième année.
16:07
L'UE sanctionne la chroniqueuse russe pro-Kremlin Xenia Fedorova
L'Union européenne a décidé de sanctionner la chroniqueuse russe pro-Kremlin Xenia Fedorova, selon un avis publié jeudi au Journal Officiel de l'UE. L'ex-patronne de Russia Today France est déjà interdite du territoire français pour propagande en faveur de Moscou. Cette sanction consiste en un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l'UE.

L'Union européenne accuse l'ancienne patronne de Russia Today France d'avoir «relayé des discours en phase avec ceux promus par les autorités russes concernant la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine». De même, Xenia Fedorova, 45 ans, «soutient des actions et politiques imputables» au gouvernement russe, qui «compromettent ou menacent la démocratie et la stabilité dans l'Union et dans l'un de ses États membres».



La chroniqueuse russe avait fait l'objet fin juillet d'arrêtés d'expulsion et de gel de ses avoirs en France. «La France, comme l'Union européenne, continuera d'entraver les activités de déstabilisation menées par la Russie sur notre sol», s'est félicité jeudi le ministre français des affaires étrangères Jean-Noël Barrot. La demande de sanction européenne a été portée conjointement avec l'Allemagne, a précisé le Quai d'Orsay.
16:06
Au moins huit morts dans de nouvelles attaques russes en Ukraine
De nouvelles frappes russes contre l'Ukraine ont fait au moins huit morts, dont six dans une entreprise agricole. La veille, Moscou avait affirmé ne pas avoir l'intention de la moindre «pause» dans ce conflit meurtrier.

Deux personnes ont été tuées dans une série de frappes nocturnes sur Kiev, où des journalistes de l'AFP ont entendu des dizaines d'explosions en pleine alerte aux missiles balistiques. Cette nouvelle attaque est survenue au moment même où Volodymyr Zelensky rencontrait des membres du Congrès américain pour leur demander de renforcer les sanctions contre Moscou. «Une fois de plus, les principales cibles de leur attaque ont été Kiev et les infrastructures civiles, des immeubles d'habitation, une maternité, des installations énergétiques et des infrastructures logistiques», a déploré le président ukrainien sur Telegram.



Pour lui, la Russie multiplie ses attaques aériennes - que l'Ukraine peine à contrer en raison d'un manque de moyens de défense aérienne - pour faire pression sur la population civile, faute de pouvoir progresser sur le front. Les autorités d'Odessa (sud) ont aussi fait état d'attaques russes contre cette grande ville portuaire sur la mer Noire.

Dans la région de Kharkiv (nord-est), six personnes ont été tuées dans une attaque de drone russe dans la matinée sur une entreprise agricole, ont indiqué les autorités. Les victimes «triaient des légumes» au moment de l'attaque, selon les services de secours régionaux.
12:33
Une invasion russe d'un pays de l'Otan pas exclue mais «improbable»
Une invasion russe d'un pays de l'Otan n'est pas exclue mais reste improbable, ont jugé jeudi les renseignements militaires danois (FE). «Il existe un risque faible mais croissant que la Russie mène des attaques militaires limitées contre un pays de l'Otan voisin de la Russie», a expliqué Thomas Ahrenkiel, le chef de FE lors d'une conférence de presse. «Nous continuons de considérer comme improbable que la Russie voie un intérêt à envahir un pays de l'Otan, mais nous ne pouvons pas l'exclure», a-t-il ajouté.



Dans leur nouvelle évaluation de la menace russe, les renseignements militaires danois considèrent toutefois une invasion, tout comme l'intensification des attaques hybrides, comme «désespérée». Elle «pourrait potentiellement survenir dans les mois à venir» pour détourner les Européens de leur engagement en Ukraine. Il faudrait cependant «au moins six mois» à Moscou pour la préparer et constituer les forces nécessaires.

Parmi les scénarios évoqués par FE: la Russie pourrait mener des frappes limitées contre des infrastructures soutenant l'Ukraine ou mener une opération sous faux pavillon, en utilisant par exemple des drones de fabrication ukrainienne. Pour Ahrenkiel, si «la volonté accrue de la Russie de prendre des risques a des conséquences sur la situation sécuritaire au Danemark», notamment à travers des attaques hybrides, cela ne signifie pas pour autant que la Russie va attaquer le Danemark. «Nous ne nous attendons pas à une attaque militaire conventionnelle russe contre le Danemark», a-t-il insisté.
10:09
L'incendie dans une station Starlink en Pologne était un «sabotage»
L'incendie qui s'est déclaré dans une station de communications par satellite Starlink en Pologne, utilisée par la Pologne et l'Ukraine, était un acte de «sabotage», a déclaré jeudi le ministre des Affaires numériques, Krzysztof Gawkowski.

«Cet acte de sabotage a été délibérément conçu pour mettre la station hors service (...) perturbant l'accès à internet de diverses institutions, y compris l'armée ukrainienne», a déclaré Gawkowski à la chaîne publique polonaise TVP Info, ajoutant que l'incendie s'était déclaré mercredi soir et que la station était toujours opérationnelle.

6:11
Une dizaine de fortes explosions entendues à Kiev
Au moins deux personnes ont été tuées jeudi dans une série de frappes russes sur Kiev, où des journalistes de l'AFP ont entendu des dizaines de violentes explosions en pleine alerte aux missiles.

Ces explosions, qui ont déclenché les alarmes de voitures en stationnement, ont été précédées d'une alerte lancée par l'armée de l'air ukrainienne, qui a averti que des missiles balistiques russes se dirigeaient vers les régions de Kiev et Tchernihiv (nord).

Mercredi, une série de frappes russes avaient fait au moins sept morts en Ukraine et provoqué des incendies à Kiev.

La capitale ukrainienne, qui compte environ 3 millions d'habitants, est depuis plusieurs jours la cible d'attaques de drones particulièrement intenses, dans un contexte de nette intensification des frappes à longue portée des deux côtés du front.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a averti mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU que son pays n'allait «pas faire de pause» dans sa guerre contre l'Ukraine.
0:44
A l'ONU, Zelensky dénonce «la folie» de Poutine
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé mercredi, à la tribune de l'ONU, la «folie» meurtrière du président russe Vladimir Poutine, exhortant ses alliés à maintenir les sanctions contre Moscou, seule manière de couper le robinet de la guerre.

«C'est de la folie», a-t-il lancé. «Il est le patient zéro, celui à partir duquel cette idée de guerre ne cesse de se propager», a-t-il dénoncé, interpellant la communauté internationale sur le sort des dizaines de milliers de soldats de 47 pays, dont la Corée du Nord, envoyés auprès des soldats russes.

Par contraste, il a fait état de deux soldats nord-coréens faits prisonniers par l'Ukraine et qui ont été envoyés en Corée du Sud.

Face à cet engrenage, «notre cible, c'est la capacité de la Russie à financer cette guerre, à la prolonger, à la rendre plus brutale et plus destructrice», a-t-il souligné. «Quand la Russie a de l'argent, elle dit toujours non, non à la diplomatie, et c'est aussi une forme de veto contre la paix, pas un droit officiel, mais bien réel».

Le président ukrainien a en outre critiqué la France qui a fait pression à Bruxelles pour lever les sanctions contre l'oligarque russe Alicher Ousmanov, un proche de Vladimir Poutine, en échange de la libération d'un Français détenu en Azerbaïdjan.
21:04
La Russie «ne va pas faire de pause» dans sa guerre avec l'Ukraine
La Russie «ne va pas faire de pause» dans sa guerre avec l'Ukraine, a réaffirmé mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov au Conseil de sécurité de l'ONU, au lendemain du moratoire énergétique évoqué par Kiev et Washington.

«Nous n'allons pas faire de pause dans notre opération militaire spéciale», l'expression utilisée par Moscou pour qualifier le conflit, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères. «L'Europe veut obtenir une pause, pour l'utiliser pour approvisionner en armes» l'Ukraine, a-t-il ajouté.

La veille, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'était dit «prêt» à un moratoire sur les frappes contre les sites énergétiques si Moscou faisait de même. Et Donald Trump avait assuré qu'un accord entre l'Ukraine et la Russie arriverait «plus tôt qu'on ne le pense», devant l'Assemblée générale de l'ONU.
17:13
Les Etats-Unis ont invité Poutine au sommet du G20 en décembre
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a indiqué mercredi qu'il pressait fermement Moscou et Kiev pour qu'ils cessent leurs attaques réciproques sur les infrastructures énergétiques. Il a estimé que c'était une base de discussion «limitée» mais qui valait la peine d'être tentée, alors que les négociations pour un cessez-le-feu ont échoué jusqu'à présent.

Il a en outre annoncé que les Etats-Unis avaient invité le président russe Vladimir Poutine à participer au sommet du G20 à Miami en décembre prochain, soulignant que pour résoudre des différends, «il faut rencontrer les personnes avec lesquelles nous sommes en désaccord».
16:40
Sept morts dans des frappes russes, les transports visés
Au moins sept personnes ont été tuées mercredi dans des frappes russes en Ukraine qui ont notamment visé des infrastructures de transport routières, ferroviaires et maritimes, provoquant des incendies à Kiev. La capitale ukrainienne, qui compte environ 3 millions d'habitants, est depuis plusieurs jours la cible d'attaques de drones particulièrement intenses, dans un contexte de nette intensification des frappes à longue portée des deux côtés du front.

Mercredi, au moins deux personnes ont été tuées à Kiev et 41 autres blessées dans des bombardements qui ont endommagé notamment une station-service, un centre d'affaires et des magasins, d'après les autorités municipales. Le directeur des chemins de fer ukrainiens, Oleksandre Pertsovsky, a lui indiqué que le réseau ferroviaire de Kiev était «sous le feu», et a appelé les passagers utilisant la gare centrale, très fréquentée, à faire preuve d'une vigilance «maximale».



Des explosions ont retenti pendant la nuit et dans la journée avec des panaches de fumée visibles dans plusieurs quartiers de la ville. Dans la région méridionale d'Odessa, une frappe russe a touché un cargo battant pavillon d'Antigua-et-Barbuda et tué son capitaine ukrainien, a rapporté le gouverneur Oleg Kiper. Cette attaque a aussi visé des entrepôts utilisés notamment pour stocker des médicaments et des produits alimentaires, a-t-il affirmé sur Telegram.
16:35
Rubio rencontre son homologue russe à New York
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov mercredi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, alors que les Etats-Unis peinent à imposer la fin de la guerre en Ukraine malgré la reprise des tractations diplomatiques. La rencontre s'est déroulée le même jour que la prise de parole devant l'ONU du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Rubio et Lavrov se sont entretenus dans un grand hôtel de New York et n'ont pas répondu à des questions lancées par des journalistes, notamment sur l'idée d'un moratoire des frappes sur les sites énergétiques.

15:02
Incursion d'un hélicoptère militaire russe en Pologne
Un hélicoptère militaire russe Mi-8 a fait une incursion mardi dans l'espace aérien polonais près de la frontière avec l'enclave russe de Kaliningrad, a indiqué l'armée polonaise, accusant Moscou de vouloir une nouvelle fois mettre sa défense à l'épreuve. Selon le commandement opérationnel polonais, l'appareil, qui effectuait un vol depuis Kaliningrad, a violé l'espace aérien polonais «sur une profondeur maximale d'environ 300 mètres et y est resté pendant 42 secondes» au nord de la ville de Braniewo (nord).



«Le vol de l'appareil a été observé par les systèmes de radiolocalisation des forces armées polonaises. Des avions de chasse ont été déployés et les forces et moyens terrestres sont restés en état d'alerte », a précisé l'armée dans un communiqué publié sur X. « La nature de l'incident indique que la Russie teste une nouvelle fois l'état de préparation de notre défense aérienne», a-t-elle ajouté.

L'armée polonaise a souligné que les systèmes de défense aérienne du pays «assurent une surveillance 24 heures sur 24» et demeurent « en préparation permanente pour garantir la sécurité de l'espace aérien polonais ».
14:02
Mélenchon évoque les «tirs en profondeur» de l'Ukraine
Le candidat insoumis à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a estimé mercredi qu'il fallait «peut-être se demander» si l'intensification de la menace russe en Europe n'était pas liée aux «tirs en profondeur que fait l'Ukraine» sur le territoire russe.

«Personne n'a l'air de s'inquiéter de la raison pour laquelle la menace paraît plus grande aujourd'hui de la part de la Russie qu'elle ne l'était il y a quelque temps. Pourquoi? Il faut peut-être se demander si ça n'a pas un rapport avec les tirs en profondeur que fait l'Ukraine, position qui jusque-là n'avait pas été celle des Français», a dit Jean-Luc Mélenchon devant la presse.



«Ce n'est pas pour excuser la Russie puisque dès qu'on dit une parole de bon sens et de raison, on se voit accuser d'être des déserteurs du combat. Mais tout de même, qui peut imaginer qu'un pays laisse sa propre capitale être attaquée et n'apporte aucune réponse à une situation pareille? Ça n'existe pas. Même si la Russie est l'envahisseur de l'Ukraine», a ajouté Jean-Luc Mélenchon. «Nous pensons que le risque s'accroît, mais qu'il n'y a toujours pas d'autre issue que la diplomatie et la discussion», a-t-il encore déclaré.
13:58
Frappes russes contre les infrastructures de transport civil, deux morts
De nouvelles attaques russes en Ukraine contre des infrastructures de transport civil, visant mercredi des stations-service, la navigation maritime et le rail, ont fait au moins deux morts, ont indiqué les autorités. Dans la capitale ukrainienne, des attaques de drones russes ont tué un homme de 42 ans, qui a succombé à ses blessures lors d’une frappe sur une station-service. Sept autres personnes ont été blessées, selon le maire Vitali Klitschko.

Le directeur des chemins de fer ukrainiens, Oleksandr Pertsovsky, a indiqué que le réseau ferroviaire de Kiev était «sous le feu» et appelé les passagers utilisant la gare centrale de Kiev à faire preuve d’une vigilance «maximale».
9:49
Frappe russe sur un cargo dans la région d'Odessa, le capitaine tué
Une frappe russe a touché un cargo battant pavillon d'Antigua-et-Barbuda dans un port de la mer Noire dans la région ukrainienne d'Odessa et tué son capitaine ukrainien, a indiqué mercredi le gouverneur de cette région méridionale, Oleg Kiper. Cette attaque a aussi visé des infrastructures civiles, entraînant plusieurs incendies d'entrepôts utilisés notamment pour stocker des médicaments et des produits alimentaires, a-t-il indiqué sur Telegram.

L'autorité portuaire ukrainienne a confirmé cette attaque et le bilan.« Il s'agit d'un nouvel acte terroriste de la Russie contre la navigation civile. Cette fois, l'attaque russe a coûté la vie à un marin ukrainien», a-t-elle écrit sur Telegram.
16:51
Volodymyr Zelensky a rencontré le chef de la CIA en Irlande
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rencontré lundi le directeur de la CIA, John Ratcliffe, lors d'une escale de ravitaillement en Irlande avant de se rendre à New York, a indiqué mardi un haut responsable ukrainien. Cette rencontre intervient après un rare déplacement fin août de Ratcliffe à Moscou, qui poursuit depuis 2022 son invasion de l'Ukraine, conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale D'après la presse américaine, le directeur de la CIA avait alors pour mission de dissuader la Russie d'attaquer l'Otan.

Volodymyr Zelensky s'est entretenu avec Ratcliffe «à l'aéroport de Shannon pendant le ravitaillement en carburant», a précisé le responsable ukrainien sous le couvert de l'anonymat. Il s'est toutefois refusé à tout commentaire sur le contenu de l'entretien. «C'était une conversation privée dans un cercle restreint», a-t-il dit.



Zelensky s'est entretenu avec Ratcliffe «à l'aéroport de Shannon pendant le ravitaillement en carburant», a précisé le responsable ukrainien sous le couvert de l'anonymat. Il s'est toutefois refusé à tout commentaire sur le contenu de l'entretien. «C'était une conversation privée dans un cercle restreint», a-t-il dit.
12:37
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes: suspense
L'Union européenne était toujours dans l'impasse mardi face à la demande de la France et du Luxembourg de rayer le nom de deux oligarques russes de la liste de ses sanctions contre Moscou, et à la détermination de la Lettonie à s'y opposer. L'objectif est d'arracher un accord entre les 27 avant minuit, faute de quoi les sanctions de l'UE contre quelque 3000 personnalités et entités, accusées de soutenir l'effort de guerre russe contre l'Ukraine, seraient alors levées.

Un nouveau délai a été donné aux représentants des Etats membres pour valider d'ici au début de l'après-midi un accord de principe intervenu lundi sur la radiation des noms d'Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman, ont indiqué des diplomates. Mais mardi matin, rien ne semblait devoir fléchir la détermination d'un des trois pays baltes. «La Lettonie ne peut pas accepter une telle proposition», a écrit son Premier ministre Andris Kulbergs sur X.

Or les décisions de l'UE en matière de sanctions se prennent à l'unanimité des 27 Etats membres. La France réclame le retrait de l'oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov de cette liste de sanctions, au grand dam de nombreux autres pays de l'UE et de l'Ukraine, qui ont dénoncé un dangereux précédent et un mauvais signal envoyé à Moscou. Le Kremlin a d'ailleurs réclamé mardi la levée des sanctions européennes à l'encontre de «tous les hommes d'affaires russes».

Dans le sillage de la France, le Luxembourg a de son côté réclamé le retrait de Mikhaïl Fridman de cette liste. L'homme d'affaires russe a initié une procédure d'arbitrage pour obtenir du Grand-Duché 15 milliards d'euros de réparations à la suite de ces sanctions de l'UE. Celles-ci consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager sur le territoire des 27 pays membres.
11:55
La Hongrie décline la coopération régionale proposée par l'Ukraine
La Hongrie ne souhaite pas faire partie à ce stade du nouveau format de coopération régionale baptisé «C8» à l'initiative de l'Ukraine, a déclaré mardi à l'AFP la diplomatie hongroise. Cette annonce sème le doute sur le réchauffement de leurs relations bilatérales observé depuis le départ de Viktor Orban.

Vendredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait inauguré le premier sommet regroupant huit pays des Carpates, une initiative de Kiev pour renforcer ses liens économiques avec ses voisins. Ce nouveau format devait regrouper l'Ukraine, la Roumanie, la Serbie, la Pologne, la Slovaquie, la République tchèque, l'Autriche et la Hongrie.



Mais, mardi, le ministère hongrois des Affaires étrangères a précisé dans une déclaration «ne pas être membre de l'initiative», tout en «suivant de près sa mise en place comme son évolution». «La Hongrie n'a pas signé la déclaration adoptée lors du forum», suivi par un chargé d'affaires de l'ambassade, a expliqué le ministère hongrois des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, s'est dit lundi soir «surpris par les déclarations inutilement conflictuelles du premier ministre hongrois à l'égard de l'Ukraine». Les raisons d'un rejet par Budapest de la proposition ukrainienne «demeurent inconnues», a-t-il dit sur X, ajoutant que «bien que Viktor Orban soit parti, il semble que ses politiques d'obstruction et d'isolationnisme continuent de prospérer».
10:23
Quatre morts dans les frappes russes nocturnes sur Dnipro
Des frappes russes nocturnes ont tué au moins quatre personnes à Dnipro, grande ville du centre-est de l'Ukraine, ont annoncé les autorités mardi, alors que le président Volodymyr Zelensky se trouve à New York pour tenter de relancer les négociations de paix. «L'attaque russe menée cette nuit contre la ville a fait quatre morts», a déclaré sur les réseaux sociaux Oleksandre Ganja, administrateur militaire de la région de Dnipropetrovsk. Les victimes ont été retrouvées sous les décombres, alors que les opérations de secours et de recherche se poursuivaient.

Plus tôt, le responsable avait indiqué que quatre quartiers de Dnipro avaient été visés par des «missiles, de drones et de l'artillerie». Selon lui, les bombardements ont notamment touché des «entrepôts et une entreprise qui ont été gravement endommagés». Des infrastructures industrielles ont également été frappées à Kryvyï Rig et Pavlograd, deux autres villes de la région.



Dans la région méridionale de Mykolaïv, un drone russe de longue portée a tué un enfant de trois ans, a indiqué le gouverneur par intérim Georgiï Rechetilov. Quatre autres personnes ont par ailleurs été blessées dans une localité voisine, dont une grièvement.
7:31
Des frappes russes tuent deux personnes à Dnipro
Des frappes russes nocturnes ont tué au moins deux personnes à Dnipro, dans l'est de l'Ukraine, ont annoncé les autorités mardi. Une déclaration faite alors que le président Volodymyr Zelensky se trouve à New York pour plaider la cause de l'Ukraine.

«L'ennemi a attaqué quatre districts de la région avec des missiles, des drones et de l'artillerie», a écrit sur Telegram Oleksandre Ganja, le chef de l'administration militaire de la région de Dnipropetrovsk.

«A Dnipro, des entrepôts et une entreprise ont été gravement endommagés. Deux personnes ont été tuées», a-t-il ajouté, mentionnant aussi six blessés. Des sites industriels ont également été visés à Kryvyï Rig et Pavlograd.

Volodymyr Zelensky doit rencontrer son homologue américain Donald Trump mardi après-midi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Washington a relancé ses efforts de médiation diplomatique visant à trouver une issue à la guerre en Ukraine, en cours depuis plus de quatre ans.
5:51
Levée des sanctions contre 2 oligarques russes: 27 pas d'accord
L'Union européenne n'est finalement pas parvenue à confirmer lundi soir un accord de principe pour lever ses sanctions contre deux oligarques russes, une exigence de la France et du Luxembourg, et les discussions se poursuivront mardi matin, ont indiqué des diplomates.

L'accord de principe, trouvé dans l'après-midi, devait être définitivement confirmé par les 27 avant 21h00, afin de maintenir en vie le régime de sanctions européennes à l'encontre de près de 3000 personnes et entités, accusées de soutenir l'effort de guerre de la Russie contre l'Ukraine.

Mais, un pays, la Lettonie selon une source diplomatique, s'y est opposé, bloquant à nouveau tout accord. Les décisions de l'UE en matière de sanctions se prennent à l'unanimité des 27 Etats membres. Les discussions doivent reprendre mardi à 08h00, selon ces sources.

La France réclame le retrait de l'oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov de cette liste de sanctions, au grand dam de nombreux autres pays de l'UE et de l'Ukraine, qui ont dénoncé un dangereux précédent et un mauvais signal adressé à Moscou.

Dans le sillage de la France, le Luxembourg a de son côté réclamé le retrait de l'homme d'affaires russe Mikhaïl Fridman de cette liste, selon ces mêmes sources.
18:08
Zelensky doit rencontrer Trump à New York mardi
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit rencontrer son homologue américain Donald Trump mardi après-midi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Volodymyr Zelensky avait indiqué avoir convenu avec Donald Trump d'une rencontre à New York lors d'un entretien téléphonique dimanche, mais sans donner de date. Lors de cette conversation, le président américain a mentionné l'idée de suspendre les frappes ukrainiennes sur les sites pétroliers en Russie.

De son côté, le président américain a estimé X lundi que la Russie avait «perdu le contrôle de son industrie du gazole en raison de sa guerre avec l'Ukraine». Il a poursuivi:

«Un grand nombre de ses raffineries de gazole ont été détruites et sont, au moins temporairement, hors service. Cette guerre ridicule et sans fin avec l'Ukraine doit être arrêtée»
15:45
Kiev accuse à nouveau Moscou d'une crise humanitaire à Kherson
Kiev accuse à nouveau Moscou de provoquer une crise humanitaire dans les environs d'Olechky, dans le sud de l'Ukraine occupée par la Russie, en empêchant l'acheminement de l'aide et l'évacuation des civils par un blocus de facto.

«La Russie crée délibérément une catastrophe humanitaire», a déclaré dimanche le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga.

Alors que l'Assemblée générale de l'ONU se tient cette semaine, M. Sybiga a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour «établir un corridor humanitaire, acheminer nourriture et médicaments et évacuer les civils».

Selon les autorités ukrainiennes, quelque 2000 personnes seraient encore présentes à Olechky, dans la région de Kherson, sur les rives du Dniepr.

L'accès très difficile à cette localité située sur la ligne de front complique toute estimation précise du nombre de résidents et de leurs conditions de vie.
15:13
Des enfants ukrainiens fuient pour éviter l'endoctrinement russe
Des enfants ukrainiens fuient, souvent seuls, les régions contrôlées par la Russie pour éviter «l'éducation patriotique» imposée par Moscou. Ils font face à des difficultés et menaces sécuritaires «considérables», selon les enquêteurs onusiens.

Depuis le début de la guerre, la Russie a renforcé les cours patriotiques, y compris dans les régions de l'est de l'Ukraine qu'elle contrôle. Des enfants dès 3 ans doivent les suivre, a affirmé lundi à Genève la Commission d'enquête internationale sur l'Ukraine, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU mais est mandatée par le Conseil des droits de l'homme.

Les Ukrainiens sont menacés ou sanctionnés s'ils refusent cette éducation. Dès 14 ans, des formations militaires et à l'emploi des armes sont également obligatoires. Des organisations de jeunesse soutenues par l'Etat russe renforcent encore cette approche.
14:21
Inquiétude après les propos sur l'Otan du Premier ministre slovaque
Le Premier ministre slovaque prorusse, Robert Fico, a accusé les Occidentaux de vouloir entraîner son pays dans un conflit entre l'Otan et la Russie. Une déclaration jugée «gravissime» dimanche par le président tchèque, Petr Pavel.

«L'échec de la stratégie visant à détruire la Russie par la guerre en Ukraine amène de nombreux responsables politiques occidentaux à penser que (...) tout doit être mis en oeuvre pour provoquer un conflit entre l'Otan et la Russie», a déclaré M. Fico samedi sur Facebook.

«Sous mon gouvernement, personne n'enverra sous un faux prétexte des soldats slovaques combattre contre la Russie», a ajouté le dirigeant, dont le pays est membre de l'Organisation du traité de l'Alliance atlantique (Otan) et de l'Union européenne (UE).

Robert Fico est le seul dirigeant de l'UE à entretenir des liens avec le président russe, Vladimir Poutine.

Jeudi, il avait déjà déclaré qu'il ne souhaitait pas «que la Slovaquie soit impliquée dans un conflit armé à cause de l'article 5» du traité de l'Otan, qui déclenche une obligation d'assistance militaire pour les membres de l'alliance, lorsqu'un allié est attaqué.

«Oui, apprécions de faire partie de l'Otan», «mais en tant que Premier ministre, je ferai tout mon possible pour empêcher la Slovaquie d'être entraînée dans une guerre», avait-il dit.
21:43
Zelensky dit avoir convenu avec Trump d'une rencontre à New York
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué sur les réseaux sociaux avoir convenu avec son homologue américain Donald Trump d'une rencontre à New York, à l'issue d'un entretien téléphonique dimanche.

«Je viens de parler avec le président Donald Trump. Nous sommes convenus de nous rencontrer à New York, et cette rencontre pourrait changer beaucoup de choses. Il y a une dynamique diplomatique»
19:30
La Russie va intensifier ses attaques sur Kiev
La Russie va intensifier ses frappes contre Kiev en réponse aux attaques de drones ukrainiens lors des élections législatives dans le pays, a indiqué dimanche le ministère de la défense:

«En réponse aux attaques du régime de Kiev contre des cibles civiles sur le territoire russe, les forces armées russes poursuivront et intensifieront leurs frappes à l'aide d'armes de haute précision contre des cibles militaires à Kiev»

Le ministère a également accusé l'Ukraine d'avoir voulu «faire échouer l'expression démocratique de la volonté des citoyens russes».
17:00
La Russie visée par des drones au dernier jour des législatives
La Russie a fait face dimanche à l'attaque de plus d'un millier de drones ukrainiens et à des piratages informatiques massifs visant à perturber le déroulement du dernier jour des élections législatives.

Rappelant la réalité d'un conflit marqué ces derniers mois par une intensification des frappes des deux côtés du front, la troisième et dernière journée de vote a été précédée tôt dimanche matin par une attaque ukrainienne qui a impliqué plus d'un millier de drones, touchant une raffinerie et des zones résidentielles, provoquant des incendies.
La Commission électorale a elle annoncé avoir observé «plus d'un millier» de vagues d'attaques DDoS destinées à saturer de requêtes le système de vote électronique, ainsi que des attaques contre «l'infrastructure de télécommunications de la Russie dans son ensemble». Les attaques DDoS («attaque par déni de service distribué») visent à saturer un système avec des vagues de requêtes incessantes. Ella Pamfilova, sa présidente, a déclaré:

«Les attaques ont été menées par des groupes hautement professionnels et bien coordonnés, utilisant des outils d'intelligence artificielle»
7:44
Au moins trois morts lors d'une frappe russe sur Kiev
Au moins trois personnes, dont deux enfants, ont été tuées dans une frappe russe sur Kiev, ont indiqué samedi des responsables ukrainiens.

Une fille, un garçon et une femme ont perdu la vie lors d'une attaque sur la ville de Fastiv dans la soirée, a précisé le chef de l'administration militaire de Kiev, Tymur Tkachenko. «Il n'y a pas de mots pour exprimer la douleur de cette perte», a-t-il écrit sur la messagerie Telegram. «C'est une tragédie irréparable.»

Le journal en ligne The Kyiv Independent, citant la police nationale ukrainienne, a souligné que les victimes étaient une femme et son fils de deux ans, ainsi qu'une fille de trois ans. Il n'a pas été précisé si cette dernière était également l'enfant de la victime. Des habitations et un véhicule ont été endommagés lors de l'attaque, a ajouté le responsable.

La capitale et ses alentours sont régulièrement pris pour cible depuis le début de l'invasion russe il y a plus de quatre ans et demi. De fréquentes alertes aériennes y ont encore retenti récemment.
11:41
«Les bâtards européens ne comprennent que la force brute», dit Medvedev
L'Europe ne comprend que le langage de la «force», a affirmé samedi Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe. Le Vieux Continent s'inquiète du sort des actifs de leurs entreprises encore implantées en Russie. La France a appelé vendredi Moscou «à revenir» sur sa décision de prendre le contrôle des actifs appartenant à Auchan, Nestlé, et à Lemana Pro, l'ancienne enseigne Leroy Merlin en Russie, une décision justifiée par le Kremlin par leur appartenance à des pays «inamicaux». Selon un décret du président Vladimir Poutine publié jeudi, ces actifs ont été transférés sous «administration temporaire» d'une même société.

Aujourd'hui, «comme il y a cent ans, les bâtards européens ne comprennent que la force brute», a assuré sur Telegram Dmitri Medvedev, ancien président et ex-Premier ministre russe, qui dirige le parti au pouvoir Russie unie. «Ils mènent une guerre directe contre la Russie en fournissant à notre ennemi tout ce qu'ils peuvent», y compris des missiles, mais disent «de ne pas toucher Nestlé ou Auchan, ce qui leur apportait d'importants revenus», a-t-il dénoncé. Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine et des sanctions européennes, certaines marques sont restées implantées en Russie, ce qui leur a valu parfois de vives critiques de la part de l'Ukraine et au-delà, au motif qu'elles participeraient ainsi au financement de l'Etat russe et donc de l'effort de guerre.


Dmitri Medvedev

Selon Dimitri Medvedev, les Etats-Unis, où le président Donald Trump a imposé vendredi de nouvelles sanctions à la Russie, doivent être traitées de la même manière que les pays européens. «Ceux qui sont de l'autre côté de l'océan ne comprennent, eux aussi, que le langage de la dissuasion militaire directe», a estimé Dmitri Medvedev. C'est dans cette langue «qu'il faut répondre aux vilenies russophobes du genre de la loi du terroriste décédé Graham», a-t-il affirmé. Cette loi, première initiative majeure du Congrès contre Moscou depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, vise notamment le secteur énergétique russe. Elle porte le nom de son principal promoteur, le sénateur républicain Lindsey Graham, mort en juillet, qui était l'un des plus fervents soutiens de l'Ukraine et pourfendeurs de la Russie.
21:01
GB/Livraisons d'armes: Moscou convoque la chargée d'affaires
La Russie a convoqué vendredi la chargée d'affaires par intérim du Royaume-Uni. Elle souhaite ainsi protester contre la poursuite par Londres de «la hausse de ses livraisons de drones et d'autres systèmes d'armement» à l'Ukraine, a indiqué la diplomatie russe.

«Il a été souligné que la ligne extrêmement conflictuelle adoptée par le Royaume-Uni sur la question ukrainienne visait manifestement à prolonger et aggraver le conflit armé à tous les égards, et ne faisait que repousser la perspective d'un règlement politique», a indiqué dans un communiqué le Ministère russe des affaires étrangères.

La diplomatie russe a en outre précisé que Moscou se «réserve le droit» de prendre des mesures de riposte et a rappelé que «toute installation militaire britannique en Ukraine utilisée pour mener des frappes contre le territoire russe constitue une cible légitime».

Londres a dénoncé «une nouvelle tentative» des autorités russes pour «détourner l'attention de l'invasion barbare» de l'Ukraine et chercher à «discréditer le Royaume-Uni sur la scène internationale».

«Nous sommes déterminés à fournir à l'Ukraine les équipements dont elle a besoin pour se défendre et nous ne relâcherons pas nos efforts pour garantir une paix juste et durable», a insisté un porte-parole du Ministère britannique des affaires étrangères dans une déclaration transmise à l'AFP.
20:40
Une centrale nucléaire russe touchée par un drone, selon l'AIEA
Un drone a frappé tôt jeudi la tour de refroidissement d'un réacteur de la centrale nucléaire russe de Koursk. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) l'a annoncé vendredi sur X.

Selon les informations transmises à l'Agence basée à Vienne, le réacteur était en fonctionnement au moment de l'incident, mais son mode d'exploitation n'a pas été modifié et aucun incendie ne s'est déclaré.

Son Directeur général Rafael Grossi a réaffirmé que toute attaque contre une installation nucléaire était «inacceptable» et a appelé à une retenue maximale pour éviter le risque d'un accident nucléaire.

Ni la Russie ni l'Ukraine n'ont immédiatement commenté l'information donnée par l'Agence.

En juillet, le gouverneur de la région de Koursk a accusé l'Ukraine d'avoir frappé une tour de refroidissement de la centrale nucléaire de Koursk II, qui est en construction. Koursk II se trouve à côté de la centrale nucléaire originale, construite dans les années 1970.

La Russie a lancé une offensive militaire à grande échelle en Ukraine en février 2022 et l'AEIA met régulièrement en garde contre le risque d'une catastrophe.

En 2024, le président russe Vladimir Poutine avait accusé Kiev de vouloir frapper la centrale, qui compte quatre réacteurs, située dans la région de Koursk, frontalière de l'Ukraine.

En août 2025, un drone ukrainien avait provoqué un incendie dans son périmètre, sans qu'un taux anormal de radioactivité ne soit détecté
12:16
Le Kremlin justifie le transfert d'actifs d'entreprises européennes
Le transfert des actifs en Russie de la multinationale helvétique Nestlé, de la filiale russe de Auchan et de l'ex-entité de Leroy Merlin s'explique notamment par le fait que ces entreprises européennes viennent de «pays inamicaux» soutenant militairement l'Ukraine. C'est ce qu'a affirmé vendredi le Kremlin.
«Bien entendu, l'un des facteurs qui a été pris en compte pour cette décision (le transfert des actifs, NDLR) est le fait qu'il s'agit de pays inamicaux», a affirmé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

«Des pays inamicaux qui sont actuellement impliqués de la manière la plus active possible dans des actions militaires contre notre pays, et qui ont pris part aux frappes menées par le régime de Kiev contre nos infrastructures civiles et économiques», a-t-il poursuivi.
7:38
Nestlé évalue ses options en Russie
Le géant de l'alimentaire Nestlé, dont deux filiales russes ont été placées provisoirement sous administration d'une société russe, a indiqué vendredi «avoir pris connaissance» du décret présidentiel validant cette opération. Le géant veveysan «évalue la situation et les options».

«Nestlé s'engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses droits et assurer la continuité de ses activités, dans l'intérêt de toutes les parties prenantes, en particulier de ses salariés», a-t-il affirmé dans un bref communiqué.

Le président Vladimir Poutine a fait placer deux filiales russes de Nestlé, Nestlé Russia et Nestlé Kuban, provisoirement sous administration de la société russe L.E.V. Management, selon un décret présidentiel publié jeudi. Nestlé reste propriétaire de ces sociétés nais ne peut plus prendre de décisions à leur égard, avait précisé l'agence AFP.

Le groupe réalise environ 2% de son chiffre d'affaires en Russie. Il y exploite six usines qui produisent notamment du café, des confiseries, des aliments pour nourrissons et de la nourriture pour animaux.

Après l'invasion de l'Ukraine début 2022, Nestlé avait renoncé à interrompre entièrement ses activités en Russie. Il avait alors expliqué qu'en tant que fabricant de produits alimentaires, il voulait continuer d'approvisionner la population dans les régions en conflit.
7:01
La Russie fait état de dizaines de drones lancés sur Moscou
La défense anti-aérienne russe a abattu 35 drones ukrainiens volant vers Moscou dans la nuit vendredi, premier jour des élections législatives en Russie, a indiqué le maire de la ville, Sergueï Sobianine. Quarante drones ont par ailleurs été abattus dans la région de Toula, au sud de la capitale, selon le gouverneur local, Dmitri Miliaiev. La Russie debute vendredi trois jours de scrutin pour des élections législatives et locales, un scrutin acquis au parti Russie unie de Vladimir Poutine en l'absence de véritable opposition.

La Russie, qui a lancé en février 2022 une offensive à grande échelle contre son voisin ukrainien, et l'Ukraine sont engagées depuis plusieurs mois dans une nette escalade de frappes de drones et de missiles à longue portée, faisant un nombre croissant de victimes civiles.

Ces nouvelles frappes interviennent alors que la Russie entame vendredi trois jours de scrutin pour des élections législatives et locales, un vote acquis au parti Russie unie de Vladimir Poutine en l'absence de véritable opposition. Cette élection pour renouveler les 450 sièges de la Douma, la chambre basse du parlement russe, est la première du genre depuis le début de l'invasion de l'Ukraine lancée par Moscou en 2022. Elle est également organisée dans les territoires de l'est de l'Ukraine occupés et annexés par la Russie.
17:15
Ankara propose un accord à Kiev et Moscou pour stopper les attaques en mer Noire
La Turquie, exaspérée par les frappes en mer Noire, a soumis un protocole d'accord à Kiev et à Moscou pour mettre fin aux attaques contre les navires de commerce, a affirmé jeudi à l'AFP une source diplomatique turque.

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, en 2022, la Turquie paye un lourd tribut : selon des sources gouvernementales turques, au moins 90 bateaux ont été attaqués en mer Noire pendant le seul mois d'août, dont entre 25 et 30 appartenant à des armateurs turcs.



Ankara avait réclamé début août aux belligérants la mise en place d'un «moratoire» face à la recrudescence des frappes contre les navires de commerce, dans un espace maritime saturé de bâtiments de guerre, drones, mines et autres avions de chasse. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov (☝️ c'est lui) avait cependant estimé que l'application d'une telle mesure serait:

«Impossible à surveiller»
17:13
Ukraine: un trou de 52,6 milliards de dollars dans le budget 2027, dépenses militaires record
Le gouvernement ukrainien a adopté le budget pour l'année 2027 avec un besoin de financement extérieur de 52,6 milliards de dollars et des dépenses militaires à un niveau record, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe.

Selon ce document consultable jeudi sur le site du ministère des Finances, «les besoins de soutien international en 2027 s'élèveront à 52,6 milliards de dollars» (environ 45,8 milliards d'euros). Il indique:

«Il est prévu de mobiliser des fonds provenant de l'Union européenne, des pays du G7 (...) du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, du Royaume-Uni et d'autres partenaires internationaux»

Le principal secteur de dépenses est la défense et la sécurité avec 95,9 milliards d'euros prévus, en hausse de 11,9% par rapport à 2026. Cette somme représente 43,8% du PIB de l'Ukraine, une part record depuis le début de la guerre et la plus élevée au monde.
12:44
Dix-huit blessés dans une attaque de missiles et drones russes
Une attaque nocturne de missiles et de drones russes contre Kiev a fait au moins 18 blessés, ont annoncé jeudi les autorités ukrainiennes.

«On dénombre déjà 18 blessés à Kiev», a déclaré sur les réseaux sociaux le maire de la capitale, Vitali Klitschko. Il avait auparavant indiqué qu'un immeuble résidentiel avait été touché.

Les chemins de fer ukrainiens ont également fait état de dégâts à la gare de Mykilska Slobidka, dans l'est de Kiev. Aux premières heures jeudi, des journalistes de l'AFP ont entendu une douzaine de fortes détonations dans la capitale.
5:54
Le Congrès américain adopte un paquet de sanctions contre la Russie
Les députés américains ont approuvé mercredi de nouvelles sanctions contre la Russie et ses alliés pour leur rôle dans la guerre contre l'Ukraine. Le texte, déjà adopté par le Sénat, est soutenu par le président américain Donald Trump.

Ce projet de loi prévoit pour la première fois côté américain de s'en prendre à la flotte fantôme de la Russie. Il a a été adopté par 262 voix contre 159 et constitue la première action de taille du Congrès américain contre Moscou depuis le retour au pouvoir du président républicain.

Il vise aussi les secteurs russes de l'énergie et de la défense et s'en prend au président russe Vladimir Poutine et à d'autres hauts responsables. Le texte donne surtout au président américain le pouvoir d'imposer des droits de douane pouvant atteindre jusqu'à 100% sur les cinq principaux pays importateurs de gaz et de pétrole russes, dont la Chine et l'Inde - une disposition qui pourrait bloquer son passage.

Les députés démocrates soutiennent les mesures en faveur de l'Ukraine mais sont réticents à donner à Donald Trump les coudées franches sur ces surtaxes douanières, son outil économique favori.
9:27
Un drone russe sur un bus fait au moins 5 morts
Une attaque de drone russe sur un bus près de la ligne de front dans le sud de l'Ukraine a fait au moins 5 morts et 7 blessés mercredi, a indiqué sur Telegram l'administration militaire régionale de Dnipropetrovsk.

«Cinq personnes ont été tuées et au moins sept blessées à la suite d'une frappe ennemie contre un minibus dans le district de Nikopol», a indiqué le chef de cette administration, Oleksandre Ganja.

Il s'agissait d'un drone russe, a-t-il précisé.



Des images publiées par les autorités montrent les vitres d'un minibus blanc soufflées, avec une trainée de sang le long d'une portière.

Le nombre de civils tués en Ukraine a atteint son niveau le plus élevé depuis les premiers mois de l'invasion à grande échelle lancée par la Russie il y a quatre ans et demi, selon les Nations unies, sur fond d'une escalade des frappes.
21:38
L'UE dénonce la montée des «provocations» russes
La cheffe de l'UE Ursula von der Leyen a dénoncé mardi le comportement «irresponsable et dangereux» de la Russie après que le Danemark s'est plaint de tirs de fusées éclairantes contre un de ses hélicoptères. Des avions de l'Otan ont aussi dû abattre un drone en Lituanie. «Une fois de plus l'Europe s'est trouvée face au comportement irresponsable et dangereux de la Russie», a écrit la présidente de la Commission européenne sur X. «Ce ne sont pas des incidents isolés. Ils s'inscrivent dans un schéma plus large d'agression et de provocation russes contre l'Europe, visant à tester notre niveau de préparation et notre détermination», a-t-elle déclaré dans un communiqué publié sur X. «La Russie va voir que notre détermination ne fera que se renforcer», a-t-elle ajouté.


Ursula von der Leyen.

«Les actions russes visent à intimider et à semer la discorde», a fustigé la Première ministre, Mette Frederiksen. «Elles n'aboutiront pas. Nous ne céderons pas», a-t-elle poursuivi, sur le réseau social X. L'ambassadeur russe au Danemark, Vladimir Barbine, qui a été convoqué au ministère des affaires étrangères, a dénoncé de son côté les «manoeuvres provocatrices» de l'hélicoptère danois et balayé l'idée selon laquelle l'appareil menait une mission de routine. «Ce dernier incident montre que les problèmes de communication ne proviennent pas des navires de la marine russe, mais de la partie danoise», a-t-il martelé.

Le ministre danois des affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a balayé ces arguments : surveiller son voisinage, est «tout à fait légal», a-t-il insisté, «cela ne donne pas aux Russes un alibi pour tirer, même avec des fusées éclairantes». «La Russie repousse progressivement les limites», avait-il auparavant estimé averti. Le Danemark, pays soutien de l'Ukraine, accuse régulièrement la Russie de mener des opérations hybrides sur son territoire. En septembre, les services de renseignement danois ont assuré que Moscou préparait «activement des actions de sabotage» à l'encontre de l'industrie de la défense du pays.
12:33
Le Kremlin salue «la bonne idée» de Trump
Le Kremlin salue «la bonne idée» de Trump sur une trêve énergétique avec l'Ukraine.
12:32
L'ambassadeur russe dénonce les «manœuvres provocatrices» d'un hélicoptère danois
L'ambassadeur russe dénonce les «manœuvres provocatrices» d'un hélicoptère danois.
11:35
Copenhague: Moscou a tiré des fusées éclairantes sur un hélicoptère
Le Danemark a accusé mardi la Russie d'avoir tiré deux fusées éclairantes vers un de ses hélicoptères au-dessus de la mer Baltique. Il a dénoncé une «action irresponsable».

«Les actions russes visent à intimider et à semer la discorde», a fustigé la Première ministre danoise Mette Frederiksen sur X. «Elles n'aboutiront pas. Nous ne céderons pas», a-t-elle assuré.

D'après l'armée danoise, l'incident s'est déroulé lundi soir, au large de Gedser, la ville la plus au sud du Danemark. Elle assure que l'un de ses hélicoptères a été «pris pour cible» par un navire de guerre russe. Cet appareil menait selon elle une opération photographique de routine près d'une frégate russe localisée dans les eaux internationales, quand il a été visé.
10:02
La première ministre danoise dénonce un tir «irresponsable» de fusées de détresse par une frégate russe
La première ministre danoise Mette Frederiksen a dénoncé mardi «l'action irresponsable de la Russie» à l'égard d'un hélicoptère au-dessus de la mer Baltique.

L'armée danoise affirme qu'un navire de guerre russe a tiré deux fusées de détresse en direction d'un hélicoptère en opération au-dessus de la mer Baltique. «Les actions russes visent à intimider et à semer la discorde. Elles n'aboutiront pas. Nous ne céderons pas», a-t-elle écrit dans un communiqué.


Mette Frederiksen.
9:18
L'armée danoise dit qu'une frégate russe a tiré des fusées éclairantes sur un hélicoptère
L'armée danoise a indiqué lundi soir qu'un navire de guerre russe avait tiré deux fusées éclairantes en direction d'un hélicoptère en opération au-dessus de la mer Baltique, au large de la ville la plus au sud du Danemark, Gedser.

«L'un des hélicoptères Fennec a été pris pour cible aujourd'hui (lundi) par des fusées éclairantes lors d'une opération photographique de routine près d'une frégate russe localisée dans les eaux internationales, au large de Gedser», a indiqué l'armée danoise dans un communiqué diffusé tard lundi.
6:48
Un drone abattu par l'Otan au-dessus de la Lituanie
Des avions de chasse de l'Otan ont abattu un drone au-dessus de la Lituanie, a annoncé mardi le président de ce pays membre de l'Alliance atlantique, Gitanas Nauseda.

«Un drone qui a violé l'espace aérien de la Lituanie cette nuit a été rapidement abattu par des chasseurs de l'Otan», a écrit M. Nauseda sur X, sans préciser à quel pays appartenait ce drone.



«Alors que la Russie intensifie son agression contre l'Ukraine, une telle préparation est vitale pour notre région. Avec nos alliés de l'Otan, la Lituanie défendra son espace aérien», a-t-il ajouté.

«Nos remerciements les plus sincères à nos alliés, dont la présence contribue à protéger notre ciel et à renforcer notre sécurité», a écrit pour sa part, également sur X, le ministre lituanien des Affaires étrangères Kestutis Budrys, selon qui «l'Otan reste vigilante, engagée et prête».

Selon la radio nationale lituanienne LRT, qui cite le Centre national de gestion des crises (NKVC), le drone est tombé dans une zone rurale près du lac de Kaunas, dans le centre du pays.

La Lituanie, la Lettonie et l'Estonie, ex-républiques soviétiques partageant une frontière avec la Russie, enregistrent régulièrement des intrusions de drones sur leurs territoires.
21:56
Kiev prendra des «mesures de désescalade» si Moscou fait de même
Volodymyr Zelensky a affirmé lundi que l'Ukraine était prête à prendre des «mesures de désescalade» si la Russie en faisait de même. Il n'a pas confirmé la déclaration de Trump indiquant que Moscou et Kiev acceptaient de ne pas frapper d'infrastructures énergétiques. «Si nos partenaires américains parviennent à obtenir de la Russie une réelle volonté de mettre fin à cette guerre qui détruit des vies, et de le faire sincèrement et durablement, l'Ukraine prendra ses propres mesures de désescalade», a déclaré Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.
21:53
L'Ukraine et la Russie auraient accepté une trêve énergétique, selon Donald Trump
Donald Trump a affirmé lundi que l'Ukraine et la Russie s'étaient engagées à ne plus frapper les infrastructures énergétiques adverses. Un jour plus tôt, le président américain s'en était pris à Kiev pour ses attaques contre des raffineries de diesel russes. «L'Ukraine a accepté de ne pas attaquer des cibles énergétiques russes. La Russie a accepté de faire de même», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social. «La hausse du prix du diesel dans le monde est principalement causée par la guerre entre la Russie et l'Ukraine, et non par l'Iran», a-t-il ajouté malgré le fait que le conflit au Moyen-Orient se traduit aussi par une hausse des prix à la pompe.

Dimanche, en Irlande, le président américain avait directement interpellé son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, l'appelant à «arrêter» d'attaquer les raffineries de diesel en Russie, face à l'envolée des prix à la pompe. «Volodymyr Zelensky n'a qu'une chose à faire. Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie. Qu'il s'en prenne à des cibles, mais pas au diesel, parce qu'il provoque une pénurie de diesel», a déclaré Donald Trump lors d'un bref échange avec les journalistes au deuxième jour de son séjour en Irlande. Face aux attaques répétées de l'Ukraine sur ses infrastructures pétrolières, Moscou a prolongé un moratoire décidé fin juillet sur les exportations russes de diesel.
13:50
Le Kremlin estime justifiées les frappes russes près de la Pologne
Le porte-parole du Kremlin a justifié lundi les frappes russes menées la veille en Ukraine tout près de la frontière polonaise. Il a affirmé qu'elles faisaient partie des «missions» de ses forces armées.

«Il est question du territoire ukrainien. Nos militaires accomplissent leurs missions sur l'ensemble du territoire ukrainien et continueront à le faire», a déclaré Dmitri Peskov, en réponse à une question de l'AFP lors de son briefing quotidien à la presse.


Dmitri Peskov

Selon les autorités polonaises et ukrainiennes, un drone russe a frappé dimanche la locomotive d'un train de voyageurs reliant Kiev à Varsovie, à 2 kilomètres de la frontière avec la Pologne, pays membre de l'Union européenne et de l'Otan, sans faire de victime.

Des personnalités occidentales, dont l'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson et l'ex-directeur de l'agence de renseignement américaine CIA, David Petraeus, se trouvaient dans une gare de l'ouest de l'Ukraine «peu de temps» avant que la Russie ne frappe le train dans la zone, a indiqué la compagnie ferroviaire ukrainienne.

Dmitri Peskov n'a pas directement commenté, lundi, cette frappe sur cette locomotive.

Varsovie a par ailleurs indiqué qu'un autre drone avait frappé une station-service à proximité d'un poste-frontière, toujours côté ukrainien.
12:24
Ukraine: la frappe «inacceptable» contre un train vise à «désunir» les alliés de Kiev
Les attaques russes de ce week-end en Ukraine, dont l'une a touché un train près de la frontière polonaise, ont pour but de «désunir» les alliés européens de Kiev et les «intimider», a affirmé lundi le ministre français des Affaires étrangères.

Ces attaques ont «un but très clair: intimider les Européens, les décourager et surtout de les désunir», a déclaré Jean-Noël Barrot en marge d'un sommet sur l'Arctique en Finlande, soulignant que ces frappes ont eu lieu «au moment où l'Ukraine accueillait un grand forum de soutien économique, auquel participait un grand nombre de représentants d'entreprises, de représentants diplomatiques venus du monde entier et singulièrement d'Europe».
12:22
La Finlande va rejoindre la dissuasion nucléaire «avancée» proposée par la France
La Finlande a décidé de «rejoindre» la dissuasion nucléaire «avancée» proposée par le président français Emmanuel Macron (n photo ci-dessous) en mars aux pays européens, ont annoncé lundi les deux pays dans une déclaration conjointe.



«Un groupe de pilotage nucléaire sera établi dans les prochains mois pour commencer la mise en œuvre de cette coopération», ont-ils ajouté. Cela porte à dix le nombre de pays européens qui ont rejoint l'initiative française.

Alors que la France est le seul pays européen doté de l'arme atomique avec le Royaume-Uni, cette initiative associe d'autres Etats européens volontaires à la dissuasion nucléaire française, mais sans aucun partage de la décision ultime qui reste dans les mains du chef de l'Etat français.
12:20
Ukraine: une attaque russe sur un entrepôt fait trois morts
Une attaque russe contre un entrepôt d'une entreprise agricole dans le nord de l'Ukraine a fait lundi au moins trois morts et sept blessés, selon la police. Dans le même temps, Moscou multiplie les frappes contre les infrastructures logistiques ukrainiennes.

«Aux premières constatations, trois personnes ont été tuées et sept ont été blessées», a indiqué la police nationale dans un communiqué. L'attaque a touché un entrepôt situé à Prylouky, dans la région de Tcherniguiv, à quelque 130 km au nord-est de Kiev, selon cette source, qui n'a pas précisé quel type de projectile avait été employé.
17:36
Frappes près de la Pologne: Varsovie dénonce l'«escalade» russe
Le ministre des Affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski a dénoncé dimanche à Kiev l'escalade de Moscou après des frappes de drones russes en Ukraine près de la frontière avec la Pologne, notamment sur un train Kiev-Varsovie:

«Il s'agit d'une escalade, c'est une nouvelle grande épreuve pour l'Ukraine et pour les hypothétiques futures victimes de l'agression russe, et cela signifie que nous devons redoubler d'efforts pour soutenir les victimes de l'agression»
17:27
Le Kremlin n'exclut pas une reprise des négociations trilatérales
Des négociations trilatérales sur le règlement du conflit en Ukraine pourraient reprendre en octobre, a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, dimanche, cité par les agences russes Ria Novosti et Tass.

«Nous n'excluons pas une telle possibilité. C'est-à-dire, nous ne pouvons pas exclure le mois d'octobre»
15:54
Trump dit que Zelensky «doit arrêter de frapper le diesel russe»
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, devait «arrêter» d'attaquer les raffineries de diesel en Russie, face à l'envolée des prix à la pompe.

«Zelensky n'a qu'une chose à faire. Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie. Qu'il s'en prenne à des cibles, mais pas au diesel, parce qu'il provoque une pénurie de diesel», a déclaré M. Trump lors d'un bref échange avec les journalistes au deuxième jour de son séjour en Irlande.
La Russie attaque Kiev avec des missiles balistiques
Video: watson
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