International
Espagne

L'Espagne démantèle un gang chinois qui prostituait des femmes

L'Espagne démantèle un gang chinois qui prostituait des femmes

Une organisation criminelle chinoise faisait venir des femmes asiatiques, notamment en Espagne, pour les exploiter sexuellement. 33 victimes, dont une mineure, ont été libérées.
24.01.2025, 20:3924.01.2025, 20:39

La police espagnole a annoncé vendredi avoir démantelé une organisation criminelle chinoise qui faisait venir des femmes asiatiques, dont certaines mineures, en Espagne, en Grèce et aux États-Unis pour les exploiter sexuellement. Lors de l'opération, les autorités ont arrêté 30 personnes (la plupart à Barcelone et Madrid), libéré «33 victimes, dont une mineure» et fermé deux maisons closes, a détaillé la police dans un communiqué.

La triade, organisation mafieuse chinoise, dénommée Tian Xia She, était «un réseau particulièrement violent qui n'hésitait pas à utiliser des armes à feu et tous types d'armes blanches» pour commettre des crimes ou attaquer des «groupes rivaux», précise la police.

La promesse d'«un avenir meilleur»

S'appuyant sur un réseau de personnes basées dans des pays asiatiques, l'organisation profitait de «la situation de besoin et de la vulnérabilité» de jeunes femmes et leur promettait «un avenir meilleur» à l'étranger, mais en réalité elle cherchait à les prostituer.

Certaines mineures étaient «vendues» à des patrons d'autres triades pour être exploitées. En Espagne, ces femmes étaient forcées de se prostituer à Madrid, Barcelone et Saragosse «dans des conditions proches de l'esclavage», et devaient être disponibles «24 heures sur 24, 7 jours sur 7», jusqu'à ce qu'elles aient remboursé la dette contractée auprès de l'organisation pour les avoir fait venir en Europe, qui pouvait s'élever à 20 000 euros, explique encore la police.

Un réseau d'immigration illégale

En outre, ces criminels étaient également à la tête d'un réseau d'immigration illégale: ils fournissaient de faux documents à des personnes, principalement chinoises, pour voyager en Europe d'où elles étaient envoyées en Amérique centrale avant d'atteindre les États-Unis comme destination finale.

Le réseau mafieux se livrait également à d'autres activités criminelles comme l'extorsion ou le trafic de drogue. Les trafiquants recrutaient des mineurs pour vendre de la kétamine ou des substances appelées «eau de Dieu» ou «eau bénite», consommées comme désinhibiteur sexuel, vendues à 300 euros la dose, ajoute la police. (ag/ats)

Javier Milei a l'air d'un dingo
1 / 10
Javier Milei a l'air d'un dingo
La phrase favorite du président argentin? «Vive la liberté, putain!» («¡Viva la libertad, carajo!»)
source: sda / natacha pisarenko
partager sur Facebookpartager sur X
Une tempête hivernale historique a balayé le sud-est des Etats-Unis
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
La «brute» Mélenchon aura été le Le Pen de ces municipales
La stratégie de brutalisation de la vie politique du leader de la France insoumise, ses sous-entendus antisémites, ont fait mordre la poussière à la gauche dans des grandes villes qu'elle était censée garder ou qu'elle pouvait gagner. A Paris, Rachida Dati chute durement.
La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon n’a dans l’ensemble pas porté chance aux candidats avec lesquels elle était alliée lors du second tour des élections municipales qui s'est déroulé ce dimanche 22 mars en France. Brest, Clermont-Ferrand, Besançon, jusqu’ici tenues par la gauche, et dont le sortant ou la sortante faisait alliance avec LFI, passent à droite. En revanche, et ce n'est pas rien, les écologistes associés à LFI – mais sans programme commun – sont reconduits à Lyon. Certes, face à une totale erreur de casting à droite: l'ex-président de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas n'avait pas le tonus nécessaire pour mener campagne, partant, sans doute pas non plus pour faire le job de maire.
L’article