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Collision de trains meurtrière en Espagne: le bilan grimpe

KEYPIX - Emergency crews work at the site of a train collision in Adamuz, southern Spain, Monday, Jan. 19, 2026. (AP Photo/Manu Fernandez)
Près de 500 passagers étaient à bord des deux trains.Keystone

Collision de trains meurtrière en Espagne: le bilan grimpe

L'accident survenu en Andalousie dimanche soir a fait au moins 40 morts. Un deuil national de trois jours a été décrété.
20.01.2026, 06:2620.01.2026, 06:26

Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a décrété trois jours de deuil national et promis lundi «une transparence absolue» sur les causes de l'accident ferroviaire qui a fait au moins 40 morts dimanche dans le sud de l'Espagne.

Le bilan du drame survenu dimanche soir en Andalousie s'établit à ce stade à 40 morts et 41 personnes hospitalisées, dont 12 en soins intensifs, selon un dernier bilan communiqué à la presse par les autorités de la région d'Andalousie. Mais celui-ci pourrait s'alourdir à mesure que les recherches continuent. Les secouristes sur place tentent notamment d'extraire d'éventuels corps restés coincés dans la ferraille.

Le président régional andalou Juan Manuel Moreno a ainsi estimé en début de soirée que dans les «prochaines 24 à 48 heures», les autorités pourront déterminer «avec certitude» le nombre de victimes.

Un déraillement puis un choc violent

Dimanche à 19h45, près d'Adamuz, à environ 35 kilomètres de Cordoue, deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total.

En cause: un train Iryo – un opérateur de train privé, filiale à 51% du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) -, dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l'autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l'autre sens en direction de Huelva.

Vidéo: twitter

Complètement sorties des rails, les quatre voitures du train de la Renfe se sont retournées, et deux d'entre elles semblent même avoir été écrasés par l'impact, selon des images aériennes diffusées par la Garde civile espagnole. Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, avec la plupart de ses voitures encore sur les rails et les deux dernières couchées sur le flanc.

Un accident «extrêmement étrange»

Arrivé à Adamuz en début d'après-midi, le premier ministre socialiste Pedro Sánchez a promis face aux journalistes que les conclusions de l'enquête sur les circonstances de l'accident seraient diffusées avec une «transparence absolue» pour établir «la vérité». A ce stade, le ministre des Transports Oscar Puente a évoqué un accident «extrêmement étrange», survenu en ligne droite, sur une portion de voie rénovée.

«L'erreur humaine est pratiquement écartée», a balayé le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, sur la radio publique RNE.

«Cela doit être lié au matériel roulant d'Iryo ou à un problème d'infrastructure»
Álvaro Fernández Heredia

Sur cette portion de voie ferrée limitée à 250 km/h, la vitesse n'était pas en cause dans l'accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu'un des trains circulait à 205 km/h, et l'autre à 210 km/h.

La famille royale sur place

Le pays tout entier a passé la journée de lundi sous le choc, à commencer par le petit village d'Adamuz, où un élan de solidarité s'est rapidement mis en place. Manuel Muñoz, un de ses habitants de 60 ans, s'est empressé d'apporter «de l'eau, des couvertures, tout ce que nous avons pu» au centre municipal d'accueil.

«C'est une catastrophe!», se lamente un autre habitant, José Pérez Rojas, 80 ans. «On n'arrive pas à y croire...», souffle pour sa part Sonia, 49 ans.

Un deuil national de trois jours doit débuter à minuit, jusqu'à vendredi minuit, a annoncé Pedro Sánchez, qui a évoqué à Adamuz «un jour de douleur pour toute l'Espagne». La famille royale espagnole doit, pour sa part, se rendre mardi à proximité des lieux de l'accident.

En juillet 2013, l'Espagne avait déjà été meurtrie par un déraillement de train peu avant son arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle, tuant 80 personnes. (jzs/ats)

Il fonce en voiture dans une concession automobile
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