Trump envisage de «donner un coup de massue» à l'Iran
Le président américain Donald Trump a menacé dimanche de «donner un coup de massue» à l'Iran. Il avait déjà averti samedi qu'il restait un ou deux sites nucléaires iraniens «à s'occuper», pointant le mont Kolang, soupçonné d'abriter un complexe nucléaire souterrain.
«La seule raison pour laquelle je n'en ai pas encore fini avec l'Iran, c'est que je veux être gentil. Mais nous allons devoir, à un moment, leur donner un coup de massue», a déclaré le milliardaire républicain lors d'une réunion électorale dans l'Iowa (centre des États-Unis), à deux jours des élections de mi-mandat.
Le média américain Axios a rapporté que Donald Trump s'était entretenu samedi par téléphone avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de l'opportunité et du calendrier d'une intensification des opérations militaires. S'adressant aux journalistes dimanche, Donald Trump a confirmé avoir discuté de l'Iran avec Benyamin Netanyahou, mais n'a pas souhaité donner plus de détails.
Selon les sources américaine et israélienne citées par le média Axios, Netanyahou a insisté auprès du président pour qu'il frappe l'Iran immédiatement après les élections américaines, tandis que Trump a émis le souhait de laisser les négociations suivre leur cours.
Un complexe nucléaire souterrain visé
«Nous avons neutralisé leurs capacités nucléaires. Il nous reste encore à nous occuper, je dirais, d'un ou deux sites», avait déjà menacé le dirigeant américain samedi à des journalistes. «Vous pourriez probablement regarder du côté de Pickaxe Mountain, et il faut s'en occuper. Nous pouvons faire tout cela très rapidement», avait-il ajouté.
Situé à proximité du site d'enrichissement d'uranium de Natanz, à 250 km au sud de Téhéran, le mont Kolang est soupçonné d'abriter un complexe nucléaire souterrain selon les services de renseignement américains. Donald Trump avait déjà menacé de le bombarder fin juillet.
Le pouvoir iranien rejette ces allégations, tout comme il dément vouloir se doter de l'arme atomique, défendant son droit au nucléaire civil. Il a averti dimanche les États-Unis qu'une reprise des hostilités pourrait entraîner une guerre «plus longue que la précédente». (jzs/ats/afp)
