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Israël: Eisenkot et Netanyahu donnés à égalité

Pas de vainqueur clair en Israël
Benyamin Netanyahou et Gadi Eisenkot se sont dit prêts à former un gouvernement, malgré les résultats.Image: keystone

Pas de vainqueur clair en Israël

Le premier ministre sortant Benyamin Netanyahou a obtenu 55 sièges après le dépouillement de la moitié des bulletins, contre 49 pour son rival Gadi Eisenkot. Aucun des deux n'a donc obtenu la majorité.
28.10.2026, 05:5028.10.2026, 08:08

La coalition de Benjamin Netanyahu devance mercredi le bloc de l'opposition, mais aucune majorité gouvernementale ne se dessine, après le dépouillement de la moitié des suffrages exprimés lors d'élections législatives où le Premier ministre israélien joue sa survie politique.

«Nous devons mettre en place un gouvernement de droite fort», a déclaré M. Netanyahou, appelant «la majorité juive et sioniste à se ressaisir et s'unir».

Silencieux depuis la clôture des bureaux de vote à 22h00 (21h00 en Suisse), il est apparu enjoué sur scène devant ses partisans mercredi vers 03h00, poussant même la chansonnette avec eux pendant un discours inhabituellement court.

Les sondages de sortie des urnes avaient d'abord donné le camp de l'opposition emmené par le centriste Gadi Eisenkot légèrement devant la coalition de Benyamin Netanyahou, avant de les placer à égalité, avec 51 sièges chacun. C'est loin du nombre de 61 sièges nécessaires (sur les 120 que compte le Parlement monocaméral israélien) pour obtenir une majorité.

Après le dépouillement de 51,8% des bulletins, le Likoud de M. Netanyahu et ses alliés sont crédités de 55 sièges, contre 49 pour le bloc de l'opposition et 16 pour les partis arabes, selon les données publiées par la Commission électorale.

Participation massive

Malgré les résultats serrés, Gadi Eisenkot a vu les premières estimations comme un «désaveu complet» pour Benyamin Netanyahou. «Le peuple a choisi le changement», a-t-il assuré devant ses partisans, promettant de «tout faire pour former un gouvernement».

Le premier ministre de 77 ans n'a, quant à lui, pas eu un mot pour son rival dans son discours. Il n'a pas revendiqué de victoire, se contentant de souligner que sa formation, le Likoud, restait le premier parti avec 27 sièges estimés (contre 32 précédemment), devant le Yashar de M. Eisenkot.

Les Israéliens ont massivement pris part à ce scrutin, le premier depuis l'attaque du Hamas du 7 octobre, avec un taux de participation de 77,7%, au plus haut depuis 1999.

Poussée des listes arabes

L'autre fait marquant de la soirée est la poussée spectaculaire des deux listes arabes israéliennes, Raam (Liste arabe unie, islamiste modéré) et la Liste unifiée (extrême gauche), qui s'imposent comme de possibles faiseurs de rois avec 18 ou 19 députés attendus (contre 10 dans le Parlement actuel).

Le camp de Benyamin Netanyahou a subi «une défaite majeure», a assuré le dirigeant de Raam, Mansour Abbas, se disant prêt à travailler avec M. Eisenkot, ce que ce dernier a toujours dit ne pas envisager.

«Il est hors de question de former un gouvernement qui s'appuie sur des partis arabes», a lui martelé le premier ministre, qui a largement fait campagne contre eux, notamment via le slogan de «la droite ou la Palestine».

La situation a pour l'instant des airs d'impasse. Les partis vont désormais se lancer dans des semaines d'intenses tractations pour tenter de former une coalition gouvernementale. En cas d'échec, comme cela est arrivé plusieurs fois dans l'histoire d'Israël, il faudra retourner aux urnes, une option rejetée par M. Eisenkot au vu de la forte mobilisation. (ats/asi)

Départs en série à l'ONU au début du discours de Netanyahou
Video: watson
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