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Etats-Unis: Trump évince des journalistes, une plainte déposée

Trump évince des journalistes, une plainte déposée

Vaughn Hillyard, White House correspondent for MS NOW, does a report from near the White House,, Monday, Sept. 21, 2026, in Washington. (AP Photo/Mark Schiefelbein)
APTOPIX Trump News Media
Certains médias américains ont dû effectuer leur travail depuis l'extérieur de la Maison Blanche suite à leur éviction par Donald Trump. Keystone
Plusieurs médias américains évincés de la Maison Blanche par Donald Trump ont saisi la justice pour demander de faire respecter la Constitution.
21.09.2026, 22:5721.09.2026, 22:57

Les médias américains CNN, MS NOW et Politico ont saisi la justice lundi après leur éviction de la Maison Blanche par Donald Trump, une décision qui a suscité une mobilisation inédite des grandes chaînes de télévision américaines. Dans un communiqué conjoint, ils ont déclaré:

«Ce matin, nous avons notifié au gouvernement que nous engageons aujourd'hui une procédure judiciaire pour défendre nos droits au nom du Premier amendement (garantissant la liberté de la presse, ndlr) et du principe selon lequel le gouvernement ne décide pas ce que la presse publie»,

Dans leur plainte, CNN, MS Now et Politico estiment que la décision de Donald Trump «ne saurait constituer une atteinte plus directe au Premier amendement ni une violation plus flagrante de nos principes constitutionnels les plus fondamentaux». En attendant un jugement sur le fond, ils demandent:

«Cette interdiction est inconstitutionnelle et devrait être immédiatement suspendue»

Une large solidarité journalistique

La première conséquence de cette décision a été que l'inauguration lundi par Donald Trump d'une gigantesque plate-forme d'hélicoptère à la Maison Blanche, l'un des chantiers qui lui tiennent à coeur, n'a pas donné lieu à une retransmission télévisée. Plusieurs médias participant au «pool» des photographes de la Maison Blanche ont de leur côté décidé de retarder la diffusion de leurs clichés, en solidarité avec les organes de presse interdits d'accès.

Il reste à voir si ces mobilisations, les premières du genre depuis le début d'un second mandat marqué par des attaques tous azimuts contre les journalistes, affecteront Donald Trump. Le milliardaire de 80 ans est un consommateur vorace de télévision, très friand par ailleurs de clichés de presse.

En soutien à la chaîne d'information en continu, les quatre autres membres du «pool» assurant à tour de rôle la couverture de l'actualité de la Maison Blanche – CBS, ABC, NBC et Fox – ont décidé de cesser leur participation à ce dispositif crucial.

Trump hausse le ton

Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, ce dernier a de nouveau haussé le ton contre une partie de la presse américaine. Il a accusé les médias de propager de «fausses informations, quelque chose qui s'est propagé comme un cancer au sein de nos chers Etats-Unis d'Amérique». Il a ajouté:

«Cela constitue une menace pour notre sécurité nationale et doit être stoppé, maintenant!»

Donald Trump avait créé la surprise vendredi en annonçant verrouiller «avec effet immédiat» les accès des chaînes télévisées CNN et MS NOW, ainsi que du média en ligne Politico, dans une escalade spectaculaire de sa guerre contre les médias. Dès le lendemain, des journalistes des trois médias avaient été empêchés d'entrer dans l'enceinte de la Maison Blanche. «D'autres médias propagateurs de fausses informations suivront», avait menacé le président républicain.

Cette décision avait été vivement condamnée par plusieurs acteurs du secteur et responsables politiques. L'association des correspondants à la Maison Blanche a notamment insisté:

«Le peuple américain doit pouvoir contrôler grâce à une presse libre et indépendante ceux qui sont élus, que les responsables gouvernementaux voient cela d'un bon oeil ou non»

Condamnant une décision qui «enfreint le Premier amendement», elle a exhorté l'administration à rétablir immédiatement l'accès des journalistes concernés. (btr/ats)

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