Trappes: le suspect de l'attaque transféré au tribunal
Kévin T., 39 ans, avait ouvert le feu sur des inconnus vendredi dernier en région parisienne. Bilan: un mort et sept blessés.
Il a ensuite reconnu les faits mais dément «le caractère raciste de ses crimes». C'est ce qu'a expliqué le procureur de la République antiterroriste, Olivier Christen. Le suspect a été transféré au tribunal de Paris sitôt sa garde à vue achevée, peu après minuit.
Rappel des faits
Le 23 octobre, à bord de sa voiture, Kévin T. avait abattu un Français noir de 26 ans, et blessé sept autres personnes, dont plusieurs d'origine africaine ou maghrébine, à Trappes et à La Verrière, en banlieue parisienne. Parmi les blessés figure une enfant de onze ans, dont le pronostic vital n'est plus engagé. Parmi les blessés, quatre l'ont été grièvement et trois plus légèrement, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat).
L'enquête a été ouverte pour «assassinat» et «tentatives d'assassinats», «en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée».
Les analyses ont révélé «la présence de cannabis et de cocaïne dans le sang du suspect» au moment de l'attaque. Le Pnat a encore précisé que son casier judiciaire faisait apparaître quatre anciennes condamnations, la dernière remontant à 2012. Il était inconnu des services de renseignement.
D'après une source proche de l'enquête, il a été diagnostiqué schizophrène et suivait un traitement médical.
Avant de mener son attaque, le trentenaire avait piégé son appartement avec des bouteilles de gaz et des fils électriques connectés à un minuteur. «Le dispositif fonctionnel était de nature à détruire l'appartement et à endommager les appartements adjacents», avaient indiqué les autorités en début de semaine. (ats/vz)
