International
France

Attentat de Nice: tous les accusés déclarés coupables

Recueillement sur la promenade des Anglais à Nice après l'attentat
Suite au verdict, les nombreuses parties civiles ont exprimé leur satisfaction.Image: Shutterstock

Attentat de Nice: tous les accusés déclarés coupables

La cour d'assises spéciale de Paris a déclaré coupables tous les accusés dans le cadre de l'attentat de Nice perpétré en juillet 2016.
14.12.2022, 04:0514.12.2022, 06:04
Plus de «International»

La cour d’assises spéciale de Paris a prononcé mardi des peines de 2 à 18 années de prison contre les 8 personnes jugées depuis septembre au procès de l’attentat de Nice, qui avait fait 86 morts le 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais.

Les cinq magistrats professionnels qui la composent ont reconnu coupables les huit accusés, des proches du chauffeur du camion bélier qui avait foncé sur la foule ou des personnes jugées pour trafic d’armes, et ont retenu la qualification d’association de malfaiteurs terroriste (AMT) contre deux d’entre eux.

Que s'est-il passé?

Le 14 juillet 2016, peu après le feu d’artifice, à 22h32, le 19 tonnes de location conduit par le terroriste, s’élance depuis l’extrémité ouest de la Promenade des Anglais. Il prend de la vitesse, jusqu’à 90 km/h, ce qui lui permet de forcer un barrage de police placé à l’entrée de la partie réservée au public. Commence alors le carnage.

Le camion va de gauche à droite, grimpe sur le trottoir, revient sur la chaussée. Un homme en scooter monte sur le marchepied du véhicule, tente d’entrer, en vain, dans la cabine du chauffeur. Le terroriste est armé. Il tire sur des policiers, qui ripostent, atteignant les pneus, ainsi que le conducteur, qui décède. Le camion finit par s’immobiliser. Il aura parcouru en tout 1,7 km.

Abattu par la police

Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Niçois de nationalité tunisienne de 31 ans, avait foncé au volant d'un camion-bélier sur la foule rassemblée Promenade des Anglais avant d'être abattu par la police au terme de sa course meurtrière.

«La cour a eu l'intime conviction que 'l'auteur de l'attentat' Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait été associé, dans la détermination puis la réalisation de son projet criminel, tant à Mohamed Ghraieb qu'à Chokri Chafroud»
Le président de la cour, Laurent Raviot

Souvent clairsemée depuis le début des débats le 5 septembre, la salle d'audience «grands procès» du Palais de justice de Paris était pour la première fois bondée mardi.

Applaudissements

Des applaudissements ont retenti à l'annonce de la peine infligée à Chokri Chafroud. «Pas de manifestations s'il vous plaît, on est dans un salle d'audience, ce n'est pas admissible», les a tancé le président Raviot, «la justice a besoin de sérénité». La plupart des parties civiles, crispées avant l'annonce du verdict, affichaient un large sourire en sortant de la salle d'audience:

«Dix-huit ans, c'est rien pour ceux qui ont perdu quelqu'un, mais je suis quand même contente. Je pensais pas qu'ils prendraient autant»
Une des victimes, Laurence Bray, en larmes

Les cinq autres accusés ont été reconnus coupables de délits de droit commun (trafic d'armes ou association de malfaiteurs) et condamnés à des peines de deux à huit ans d'emprisonnement. (ats/cru/jch)

Un correspondant de la RTS arrêté en plein live à Shanghai
Video: srf
Ceci pourrait également vous intéresser:
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
L'Irlande, l'Espagne et la Norvège vont reconnaître l'Etat de Palestine
Actuellement, la presque totalité des pays occidentaux ne reconnaît pas l'existence d'un Etat palestinien. Dublin, Madrid et Oslo ont changé d'avis, au grand dam d'Israël. Pour la Suisse, «les conditions ne sont pas réunies».

L'Irlande et l'Espagne ont annoncé à leur tour, après la Norvège, la reconnaissance d'un Etat palestinien, ont déclaré mercredi le Premier ministre irlandais Simon Harris ainsi que son homologue espagnol, Pedro Sánchez.

L’article