Ça pète de nouveau en France
Les forces de l'ordre ont interpellé 422 personnes avant 20h en France, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, pour la troisième journée de mobilisation contre la vie chère, qui a rassemblé entre 320 000 et 500 000 manifestants. Ce nombre devrait encore augmenter au cours de la soirée d'Halloween, a-t-il prévenu.
Lors de la précédente mobilisation, le 24 octobre, près de 1000 interpellations avaient été réalisées en fin de journée, contre 385 au même moment le 17 octobre. Samedi, «les cortèges se sont bien passés dans le cadre des manifestations déclarées», avait souligné le ministère de l'Intérieur.
Ce dernier a fait état d'«éléments radicaux» ayant «tenté dans plusieurs villes (Bordeaux, Toulouse, Rennes, Lille, Nantes, Marseille, Lyon...) en fin de cortège de pénétrer les centres-villes aux fins de dégradations et pillages». 10 000 contrôles ont été effectués en Ile-de-France à 18 heures.
Laurent Nuñez s'est félicité de la robustesse du dispositif de sécurité. «Les forces de sécurité intérieure ont tenu, elles ont protégé les centres-villes», a-t-il déclaré, tout en soulignant qu'il y avait eu «énormément de tensions» et une «violence inouïe». Il a notamment évoqué une «tentative de meurtre» contre les forces de l'ordre.
«On attend fermement ceux qui voudraient en découdre ce soir», a-t-il également prévenu, promettant une réponse «avec beaucoup d'autorité».
Heurts à Paris
Des heurts opposaient samedi en fin d'après-midi les forces de l'ordre et des manifestants à l'arrivée du cortège parisien porte de Charenton (12e arrondissement), saturée de gaz lacrymogènes, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Des dizaines de personnes masquées et vêtues de noir ont notamment descellé des pavés à l'aide de marteaux pour en envoyer contre les policiers, selon ces journalistes.
Au moins un engin incendiaire a aussi été lancé en direction des forces de l'ordre. Celles-ci ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes et en menant plusieurs charges à coups de matraque, selon ces ces journalistes.
En fin de cortège, un «noyau dur de plusieurs centaines d’émeutiers» s’en prend aux forces de l’ordre, avec des «jets de projectiles dont un cocktail molotov», qui «manœuvrent pour faire cesser le trouble à l’ordre public», a de son côté indiqué la préfecture de police. «Par ailleurs, la dispersion de la manifestation se poursuit sans difficulté», a-t-on assuré de même source.
Un camion à eau a été positionné non loin de la porte de Charenton où doit se disperser le cortège. (tib/dag/ats)
