International
France

La France voit sa note souveraine chuter encore

La France voit sa note souveraine chuter encore

epa11567294 French flag flies over the Elysee Palace, presidency of the French Republic, in Paris, France, 27 August 2024. French President started on 23 August different consultations with leaders of ...
La note française est ainsi passée à Aa3, avec une perspective stable.Keystone
L'agence de notation Moody's a annoncé dégrader la note souveraine de la France d'un cran dans la nuit de vendredi à samedi. La décision est tombée le jour de la nomination du prochain premier ministre, François Bayrou.
14.12.2024, 09:0214.12.2024, 09:02

Cette décision «reflète notre opinion selon laquelle les finances publiques du pays seront considérablement affaiblies au cours des prochaines années», en raison d'une «fragmentation politique plus susceptible d'empêcher une consolidation budgétaire significative», indique l'agence.

La note souveraine de la France s'établit désormais à Aa3 avec perspective stable. À la fin octobre déjà, Moody's avait assorti la précédente note Aa2 d'une perspective négative et avait émis une note le jour même de la censure du précédent premier ministre Michel Barnier, le 4 décembre, pour signaler que cet événement était «négatif» pour la note française.

Paris prend acte

Le ministre de l'Économie et des Finances, Antoine Armand a aussitôt «pris acte» de cette décision.

«La nomination [de] François Bayrou et la volonté réaffirmée de réduire le déficit apportent une réponse explicite à l'incertitude actuelle», ajoute-t-il.

Dans son bref discours de passation de pouvoir vendredi après-midi, François Bayrou a vigoureusement insisté sur la nécessité de réduire le déficit public et la dette du pays, rappelant avoir conduit par le passé «des campagnes présidentielles sur ce thème». (ats/vz)

Des policiers venus du monde entier sont à Paris
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
«On fait payer à tout le monde les conneries d’une minorité»
Alors que la France semble s'enfoncer dans la violence sur fond de révolte lycéenne, watson est allé à la rencontre d'élèves du lycée «Madame de Staël», à Saint-Julien-en-Genevois, à côté de Genève. Voici leur diagnostic.
«Ce matin, on s’est fait fouiller à la gare par des policiers. Ils nous ont pris les parfums, les briquets, les déodorants», raconte Nadia, élève au lycée «Madame de Staël» de Saint-Julien-en-Genevois. Depuis qu’une femme a été brûlée au visage avec un spray inflammable en marge du mouvement lycéen à Marseille, les forces de l’ordre font la chasse aux combustibles. Nadia et ses copines savent qu’elles ne reverront pas leurs biens confisqués et elles ne sont pas contentes.
L’article