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Le Hamas prêt à un «transfert complet» de gouvernance

Le Hamas prêt à un «transfert complet» de gouvernance

Le Hamas a annoncé mercredi être prêt à transférer entièrement la gouvernance de la bande de Gaza au Comité national pour l'administration du territoire palestinien.
28.01.2026, 19:4128.01.2026, 19:41

Le Hamas est prêt à un «transfert complet de la gouvernance» de la bande de Gaza aussi vite que possible, a déclaré mercredi un porte-parole du mouvement islamiste palestinien à l'AFP, en insistant pour une réouverture totale du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, «sans entraves israéliennes».

«Des mesures concrètes (ont été prises) sur le terrain», a indiqué Hazem Qassem, porte-parole du Hamas dans la bande de Gaza, dans une déclaration à l'AFP à Deir el-Balah, dans le centre du territoire.

«Nous pouvons parler à présent d'une pleine disponibilité de tous les ministères, organismes et appareils, y compris dans le domaine sécuritaire, pour remettre tous les dossiers» au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), a ajouté Hazem Qassem.

Ce comité de 15 technocrates palestiniens dirigé par Ali Shaath, ancien fonctionnaire international et vice-ministre de l'Autorité palestinienne, a été créé dans le cadre du cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre sous la pression des Etats-Unis.

Il dit:

«Des protocoles ont été préparés, des dossiers ont été finalisés et des comités sont chargés de la passation afin que nous ayons un transfert complet de la gouvernance de la bande de Gaza, dans tous les domaines, à ce comité, tout en oeuvrant ensuite à la réussite de son travail»

Mais pour cela, il faut que les membres du Comité puissent se rendre à Gaza, a ajouté Qassem en appelant à une ouverture du poste-frontière de Rafah «dans les deux sens, avec une liberté totale d'entrée et de sortie de la bande de Gaza, de manière effective et sans entraves israéliennes».

Rafah est le seul point permettant d'entrer ou de sortir de Gaza sans passer par Israël. C'est un passage crucial tant pour les personnes que pour les marchandises et l'aide humanitaire.

Dernier otage

Il est fermé depuis que les forces israéliennes en ont pris le contrôle en mai 2024, à l'exception d'une réouverture limitée début 2025, dans le cadre d'une précédente trêve dans la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque du Hamas sur Israël.

Shaath a annoncé le 22 juin de Davos que Rafah rouvrirait dans les deux sens cette semaine, mais pour l'heure, Israël a tout juste consenti à une réouverture limitée aux piétons, et sous un contrôle israélien total, sans s'engager fermement sur une date.

La réouverture de Rafah était attendue au cours de la première phase de la trêve mais les Etats-Unis ont annoncé mi-janvier le passage à la deuxième phase alors qu'Israël et le Hamas s'accusent mutuellement et quotidiennement de violer le cessez-le-feu.

Le rapatriement des restes du dernier otage israélien du 7-Octobre, Ran Gvili, à qui le pays a rendu mercredi hommage lors de funérailles nationales, pourrait faire avancer les choses, et la presse israélienne évoque une possible réouverture, limitée, de Rafah, dimanche.

Aux termes du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre de Gaza, endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies, le NCAG doit administrer provisoirement Gaza sous la houlette du «Conseil de paix» présidé par Donald Trump lui-même.

La deuxième phase de la trêve prévoit entre autres le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation. (sda/ats/afp/svp)

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