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Publicité en ligne: Google condamné à verser 126 millions d'euros

Publicité en ligne: Google condamné à une grosse amende

Plusieurs groupes de médias français ont fait plier Google devant les tribunaux. Le groupe américain doit payer 126 millions d'euros pour pratiques anticoncurrentielles dans la publicité en ligne.
30.06.2026, 07:0030.06.2026, 07:00

Plusieurs groupes de médias parmi lesquels Le Figaro et Prisma ont fait condamner lundi Google à 126 millions d'euros de dommages et intérêts pour pratiques anticoncurrentielles dans la publicité en ligne, a-t-on appris de source proche du dossier.

Dans le détail, Prisma Media a obtenu 61 millions d'euros, Le Figaro 26 millions, Les Echos-Le Parisien 11,5 millions, et la plateforme vidéo Dailymotion 27,5 millions, devant le Tribunal des activités économiques de Paris. A eux quatre, ils réclamaient initialement 570 millions d'euros.

Le géant américain n'a pas encore décidé s'il ferait appel de ces quatre décisions, a dit un porte-parole à l'AFP. Et d'ajouter:

«Nous contestons les décisions du tribunal. Ces demandes de dommages-intérêts reposent sur des interprétations erronées du secteur de l'adtech (réd: technologie publicitaire), qui est une industrie fortement concurrentielle et en rapide évolution.»

Mais selon Marc Feuillée, directeur général du groupe Le Figaro, cité par mind Media, «avec les décisions précédentes rendues en faveur de Rossel, L'Equipe et M6, une jurisprudence est maintenant établie».

Le groupe M6 avait obtenu en mars près de 23 millions d'euros de dommages et intérêts de Google, auquel il est reproché d'avoir favorisé sa propre plateforme de vente de publicité en ligne lors de l'attribution d'espaces publicitaires, au détriment de ses concurrentes.

En juin 2021, l'Autorité de la concurrence avait sanctionné Google à hauteur de 220 millions d'euros pour le même motif. De même, la Commission européenne avait infligé à la société américaine une amende de 2,95 milliards d'euros en septembre dernier.

La décision de la Commission avait été critiquée par le président américain, Donald Trump, sur fond de tensions au sujet de la régulation européenne des géants technologiques américains. (sda/ats/afp)

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