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En cinq ans, SOS Méditerranée a sauvé plus de 5000 femmes

epa06683364 Members of the NGO 'SOS Mediterranee' from the 'Aquarius' vessel help a woman during an operation to rescue more than 250 migrants on a wooden boat, about 50 kilometers off the Libyan coast, in the Mediterranean Sea, 21 April 2018. The Aquarius crew led two operations on 21 April and rescued some 350 people on addition of the 164 rescued last week and already on board. EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

Une migrante est secourue par des membres de l'équipage de SOS Méditerranée. Image: EPA

L'ONG de sauvetage en mer a secouru plus de 5000 femmes en cinq ans, parmi les quelque 33 000 personnes auxquelles elle est venue en aide.



Ce chiffre, atteint en janvier, est «symbolique» a affirmé le porte-parole de SOS Méditerranée Suisse. Chaque année, des milliers de migrantes quittent leur pays pour éviter des mutilations ou des violences.

L'ONG SOS Méditerranée

L’association a été créée en 2015, à Genève, constatant qu’il n’existait pas de dispositif de sauvetage adéquat en mer Méditerranée. L'action de l'ONG se concentre sur des personnes en détresse, naviguant avec des embarcations de fortune et fuyant l’enfer libyen. Près de 40% des membres du personnel à bord sont des femmes. Parmi elles, cinq à six sont sauveteuses et le reste est réparti entre le dispositif médical et celui d'encadrement organisationnel.

Pendant leur périple, elles se retrouvent souvent dans des centres de détention où viols, torture et chantage sont observés régulièrement, notamment en Libye. Elles sont aussi victimes d'exploitation par des employeurs qui abusent d'elles ou font preuve de violences.

Sur les embarcations secourues, elles sont souvent retrouvées au centre. Un dispositif décidé par les hommes pour les protéger de la noyade. Or SOS Méditerranée considère au contraire ce dispositif dangereux pour elles. Ces femmes sont davantage exposées aux fuites de carburant qui, au contact de l'eau salée, constitue une substance corrosive et libère des gaz toxiques.

Autre problème, elles se blessent facilement avec le revêtement de l'embarcation. Et si le navire prend l'eau, elles sont souvent victimes des effets des mouvements des autres migrants. De son côté, SOS Méditerrannée a adapté son bateau à la prise en charge des femmes. Une zone est aménagée pour elles et les enfants. Aucun homme n'est autorisé à y entrer. Selon les témoignages recueillis à bord, presque toutes les femmes retenues dans les camps de détention, notamment en Libye, ont été victimes de violences sexuelles. (ats)

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