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Allemagne: les manifestations de la Gen Z dégénèrent en violences

Allemagne: les manifestations de la Gen Z dégénèrent en violences

Des dizaines de milliers de jeunes ont manifesté samedi en Allemagne contre la vie chère et le manque de moyens pour l'éducation.
01.11.2026, 07:5701.11.2026, 07:57
31.10.2026, Hessen, Frankfurt am Main: Der Demonstrationszug zieht durch die Innenstadt mit dem Eschenheim Tor im Hintergrund. Die Initiative ·Gen Z regelt· hatte für den 31. Oktober zu Protesten in r ...
Des affrontements avec la police ont éclaté dans plusieurs villes, notamment à Francfort.Image: DPA

Policiers et manifestants se sont affrontés samedi en Allemagne, où des dizaines de milliers de jeunes sont descendus dans la rue pour réclamer davantage de moyens pour l'éducation. Le mouvement fait écho à celui qui a éclaté en France à la mi-septembre.

A l'appel d'un collectif baptisé «GenZ regelt» («la génération Z s'en charge», en référence aux jeunes nés entre 1995 et 2012), les manifestants ont formé des cortèges dans des dizaines de villes, dont Berlin, Francfort (centre) et Cologne (ouest).

Sur son site, «GenZ regelt» proteste contre la misère des écoles, la vie chère et l'éventuelle réintroduction du service militaire et alerte sur le réchauffement climatique. Les tensions ont atteint leur paroxysme dans la soirée, lorsque certains groupes de jeunes ont refusé de se disperser.

C'est à Francfort que les violences ont été les plus importantes: la police a dû faire face à des manifestants lançant des pierres, des feux d'artifice et des cocktails Molotov. Elle a riposté à l'aide de canons à eau et de gaz lacrymogène.

«Emeutes violentes»

«Des émeutes violentes» se sont produites dans la soirée, avec des cocktails Molotov lancés sur les équipes d'intervention, a indiqué la police dans un communiqué.

«Les vitrines de plusieurs magasins ont été brisées»

Un magasin d'armes figure parmi les commerces pris pour cible, dont les vitrines ont été brisées. La police a indiqué avoir arrêté un suspect et saisi deux armes.

Une grande partie de la principale artère commerçante de Francfort a été bouclée, des fourgons de police et des forces anti-émeutes empêchant quiconque d'y accéder, selon un journaliste de l'AFP. Au moins un policier a été blessé.

La police a également utilisé des canons à eau dans les villes de Hambourg (nord) et de Cologne (ouest) après que, selon elle, des manifestants ont pris pour cible les secouristes avec des feux d'artifice, des pierres et des bouteilles.

Des milliers de policiers ont été déployés dans le pays. A l'issue de manifestations pour la plupart pacifiques, des tensions ont surgi dans la soirée dans différentes villes.

«Il est temps de résister»

À Berlin, des protestataires ont lancé des bouteilles et des oeufs, tandis que d'autres ont mis le feu à des barricades à Hambourg. Les manifestants ont brandi des pancartes avec les inscriptions «Il est temps de résister» ou le chancelier allemand Friedrich «Merz doit partir».

«Nous descendons dans les rues pour une existence accessible à tous», a déclaré Veronika Dinter, porte-parole du mouvement «GenZ regelt».

«Plus personne ne croit encore en un avenir meilleur si tout continue comme cela»

Critiquant «l'extrême manque de transparence» du mouvement «GenZ regelt», la BSK, organisation officielle regroupant les représentants des élèves des différentes régions allemandes, ne devait pas participer aux manifestations de samedi. Elle appelle à manifester «pacifiquement» le 20 novembre prochain pour de «meilleures conditions d'éducation».

Comme dans de nombreux pays d'Europe, les élèves d'Allemagne, nation particulièrement vieillissante, voient se réduire les moyens octroyés pour les écoles, lycées et universités. De fortes disparités subsistent néanmoins, car l'éducation est dans ce pays du ressort des États régionaux.

Eléments radicaux

«Il est vraiment important de faire preuve de solidarité avec toutes les autres manifestations qui ont lieu actuellement à travers l'Europe, y compris en France», a déclaré à l'AFP à Berlin Milla, une étudiante de 20 ans.

À Cologne, ils étaient plusieurs milliers, 5000 à Berlin et 8000 à Francfort, selon la police. Les autorités avaient redouté que les manifestations, coïncidant avec la fête d'Halloween, ne soient entachées par des violences comme dans d'autres pays européens.

Inquiet d'une possible participation de militants radicaux venus de l'étranger, le ministère allemand de l'intérieur a indiqué être en contact avec les autorités françaises et italiennes.

Il souligne toutefois qu'il convient de distinguer les «manifestations étudiantes pacifiques» d'une «mouvance extrémiste violente» qui pourrait chercher à détourner les rassemblements. (dal/ats/afp)

Manifestations en France: les affrontements en images
Video: watson
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