70 000 forces de l'ordre mobilisées jeudi en France
«C'est exactement le même» dispositif «que celui du 31 octobre», a expliqué le ministre mercredi lors d'un point presse place Beauvau, promettant «une réponse d'une extrême fermeté» aux éventuels «exactions» et «débordements».
Le ministre a identifié trois risques sur les 220 actions annoncées: les «blacks blocs», les «cortèges sauvages» et «les pillages et dégradations de commerces ou de bâtiments publics». Comme les semaines précédentes, Beauvau a donc fait appel à des unités d'élite, comme le RAID, le GIGN et la BRI, ainsi qu'aux «26 blindés Centaure» de la gendarmerie, à une «quinzaine d'engins lanceurs d'eau», des hélicoptères, des drones...
«La réponse, s'il devait y avoir des volontés, des velléités d'exaction, sera d'une extrême fermeté, d'une extrême fermeté», a-t-il martelé.
«Cette journée du 5 est un rendez-vous important pour les organisations syndicales. Elle doit se tenir dans le calme», a-t-il poursuivi.
Lors de la première journée de mobilisation nationale le 17 octobre à l'appel des gilets jaunes, d'organisations syndicales et de mouvements d'étudiants et de lycéens, 60'000 forces de sécurité intérieure avaient été mobilisées. De nombreux pillages et exactions avaient été commis en marge de cette mobilisation, notamment à Paris, Marseille et Lyon, y compris le lendemain. (ats/afp)
