Marine Le Pen: «Je ferai campagne sans bracelet électronique»
La cheffe de file de l'extrême droite française Marine Le Pen a annoncé mardi sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, quelques heures après sa condamnation en appel à une peine d'un an de prison ferme sous bracelet électronique pour détournement de fonds européens.
Se disant «innocente», elle a annoncé qu'elle allait se pourvoir en cassation, un recours devant la plus haute juridiction française qui «suspend les effets de l'arrêt» de la cour d'appel de Paris mardi.
A propos de sa condamnation:
🔴 Marine le Pen réagit à la décision de la cour d'appel :
— TF1Info (@TF1Info) July 7, 2026
🗣️ "Nous sommes en désaccord avec l'application de l'article 432-15 du code pénal aux faits que l'on nous reproche (...) Je vais soumettre ce sujet de droit extrêmement sérieux à la Cour de cassation" @MLP_officiel pic.twitter.com/LQV5mkNOnT
On rappelle que la cour d'appel a cependant réduit se peine d'inéligilibilité de cinq ans à 15 mois, lui permettant dès à présent de concourir à toute élection.
Marine Le Pen a également affirmé mardi qu'elle formerait «un ticket gagnant» avec Jordan Bardella lors de la campagne de la présidentielle de 2027 et confirmé qu'elle nommerait premier ministre le président du RN si elle remportait l'élection l'an prochain: «Je pense que ce couple politique que nous formons peut vraiment changer les choses», a affirmé sur TF1 Marine Le Pen, promettant qu'allait démarrer «très rapidement» avec Jordan Bardella la campagne présidentielle.
Au sujet de Bardella:
🔴 Marine Le pen candidate :
— TF1Info (@TF1Info) July 7, 2026
"Nous sommes (avec Jordan Bardella) complémentaires. (...) Je pense que ce couple politique que nous formons peut vraiment changer les choses."
📺 #LE20H de @TF1 présenté par @GillesBouleau pic.twitter.com/0SpWa9EgDb
Toujours sur TF1, Gabriel Attal a épinglé la «dimension morale» d'une candidate «condamnée à deux reprises». Edouard Philippe, lui, a affirmé sur France 2 qu’elle devra «expliquer» son choix de se porter candidate aux Français «qui trancheront».
Une «prise d’otage»
Le secrétaire général des Républicains, Othman Nasrou, a accusé Marine Le Pen de «prendre la démocratie en otage» et de «fragiliser les institutions» en décidant d'être candidate à la présidentielle malgré sa condamnation, dans une déclaration transmise à l'AFP.
Ce lieutenant du candidat LR Bruno Retailleau estime que «le destin de la France ne peut pas se jouer à pile ou face».
Marine Le Pen a vu mardi en début d'après-midi sa peine de première instance, prononcée le 31 mars 2025, réduite en appel à 45 mois d'inéligibilité, dont 15 mois ferme qu'elle a déjà purgés. Mais sa condamnation à trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique, la plaçait face à un dilemme, alors qu'elle avait conditionné sa participation à la présidentielle à l'absence de condamnation au port d'un bracelet.
(afp)
