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La colère sociale monte en Algérie, le président «ouvre le dialogue»

A man sits outside a restaurant while Algerian President Abdelmadjid Tebboune speaks on television, Thursday, Feb.18, 2021 in Algiers. Algerian President Abdelmadjid Tebboune announced he will dissolve parliament to pave the way for new elections and ordered the release of 32 protesters whose pro-democracy movement pushed out his predecessor two years ago. However he didn't set a date for the elections yet, and protesters want deeper change to Algeria's still-secretive power structure. (AP Photo/Fateh Guidoum)

Image: sda

Grèves, taux de chômage de 15 %, flambée des prix et pénuries de denrées de base… la colère est palpable en Algérie, où le président Abdelmadjid Tebboune tente de renouer le dialogue pour apaiser les tensions.



Depuis plusieurs semaines, un front social en ébullition s’ajoute à une profonde crise économique, née de la chute de la rente pétrolière, et à l’impasse politique qui perdure depuis le soulèvement populaire du Hirak il y a deux ans.

Lors d’un conseil des ministres, ce dimanche, le président Tebboune joue la carte de l'apaisement. Il a «ordonné d’engager un dialogue avec les différents partenaires sociaux aux fins d’améliorer la situation socioprofessionnelle des employés du secteur» de l’Education et de la Santé.

Au même moment, les agents de la Protection civile, pompiers notamment, défilaient en uniforme non loin du siège de la présidence algérienne . Ils exigeaient la satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles et la libération d’un des leurs, arrêté sans explication dans la matinée.

Le ministère de l’Intérieur dénonce «un complot contre le pays»

Dans un communiqué diffusé par la presse et les télévisions, le ministère de l’Intérieur a qualifié ce mouvement de protestation d’illégal et relevant d’un complot contre le pays. Il a également accusé les protestataires d’être poussés «par des parties hostiles à l’Algérie».

Signe inquiétant pour un régime impopulaire et paralysé face au retour du Hirak dans la rue, les conflits sociaux se multiplient dans les services publics. L'éducation, l'administration fiscale, les chemins de fer, pompiers et secteur de la santé sont éreintés par la crise du covid-19. (ga)

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Appel à un «printemps révolutionnaire» en Birmanie

Des milliers de personnes ont manifesté, dimanche, dans plusieurs régions de Birmanie, trois mois après le coup d'Etat de la junte contre le gouvernement civil.

Depuis février, malgré une répression sanglante, des manifestations quasi quotidiennes ébranlent la Birmanie, une vaste campagne de désobéissance civile – avec des milliers de travailleurs grévistes – paralyse des secteurs entiers de l'économie et des opposants, passés dans la clandestinité, ont formé un gouvernement de résistance.

Des rassemblements se sont encore formés, dimanche matin, très tôt à Rangoun, des manifestants radicaux appelant à l'avènement d'un «printemps …

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