DE | FR

Une première prise de température avant un sommet Poutine/Biden

In this photo released by Russian Foreign Ministry Press Service, Russia's Foreign Minister Sergey Lavrov gestures during his and Egyptian Foreign Minister Sameh Shukry joint news conference following their talks in Cairo, Egypt, Monday, April 12, 2021. (Russian Foreign Ministry Press Service via AP)

Les chefs de la diplomatie des deux puissances rivales se retrouvent mercredi en Islande pour préparer le sommet prévu en juin entre Joe Biden et Vladimir Poutine.



Les déclarations qui ont précédé le face-à-face ne présagent pas vraiment de la «désescalade» que Washington et Moscou disent vouloir, au moment où leurs relations sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide.

D'un côté, le secrétaire d'État américain Antony Blinken qui souhaite faire de l'Arctique un défi géopolitique sur les enjeux climatiques. De l'autre, son homologue russe Sergueï Lavrov qui a fait monter la tension avec des propos tonitruants. «Il est clair pour tout le monde depuis longtemps que ce sont nos terres, notre territoire», a-t-il lancé concrnant l'Arctique.

À quelques heures de la rencontre, Antony Blinken a également «condamné les abus de la Russie en Crimée» sur Twitter, proclamant que la péninsule annexée en 2014 par Moscou «est en Ukraine».

La mise en garde russe a inévitablement suscité une réponse d'Antony Blinken, qui a appelé mardi à «éviter une militarisation» de l'Arctique mais aussi ce genre de «déclarations», qui «affaiblissent» l'objectif «d'un avenir pacifique» pour ce vaste territoire. Le décor du tête-à-tête est donc planté.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier, le président Biden affiche une grande fermeté à l'égard de la Russie de Vladimir Poutine, qu'il est allé jusqu'à qualifier de «tueur» - pour mieux marquer la rupture avec son prédécesseur Donald Trump. Mais, les deux pays assurent vouloir une forme d'apaisement.

Pour y parvenir, Joe Biden et Vladimir Poutine semblent d'accord pour tenir leur premier sommet en juin dans un pays européen, probablement dans la foulée, côté occidental, des réunions des dirigeants du G7 et de l'Otan qui feront la part belle à l'affichage d'un front commun anti-Moscou. La date et le lieu pourraient être annoncés dans les jours qui suivent la réunion de Reykjavik. (ga)

Plus d'articles concernant la Russie

La Russie atteint son record de chaleur et sa banquise d'été en souffre

Link zum Artikel

Pourquoi Vladimir Poutine devient de plus en plus brutal

Link zum Artikel

Avec Spoutnik-V, la Russie vaccine ses critiques

Link zum Artikel

Alexeï Navalny annonce une grève de la faim

Link zum Artikel

35 ans après Tchernobyl, la Russie frime avec ses centrales nucléaires

Catastrophe humanitaire, sociale et environnementale, Tchernobyl a eu un impact majeur sur l'industrie nucléaire mondiale, entraînant la sortie du nucléaire, l'élan du mouvement anti-nucléaire en Allemagne, l'arrêt de la construction de nouvelles centrales pour un tiers de siècle aux États-Unis et une perte importante du savoir-faire au Royaume-Uni, un pays à l'origine du développement de l'industrie. Et, bien entendu, Tchernobyl a aussi détruit la réputation de la filière …

Lire l’article
Link zum Artikel