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La Russie était prête face aux sanctions économiques des Occidentaux

La Russie n'a pas peur des sanctions, elle est prête

Il aura fallu moins de 24 heures aux Occidentaux pour dégainer les premières sanctions économiques contre la Russie. Bien tenté, mais apparemment, ces mesures la laisse complètement froide.
23.02.2022, 11:3923.02.2022, 12:22
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De concert ou presque, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Union européenne, le Canada ainsi que le Japon ont prononcé une série de sanctions économiques, pour inciter la Russie à ne pas envahir l'Ukraine. Un délai de réaction et une coordination historique, a affirmé la Maison Blanche mardi.

Ces sanctions, qui ont pour but de couper les vivres au régime russe pour entraver notamment son déploiement militaire en Ukraine, ne semblent, toutefois, pas affoler Moscou le moins du monde.

Il faut dire que la Russie a eu le temps de se préparer...

La Bourse russe a anticipé ces sanctions: elle s'est enfoncée, mardi matin (comme lundi), avant de se reprendre quelque peu en fin de matinée, annonçait la RTBF.

Mais cette chute brutale ne permettrait pas tellement de freiner l'escalade armée, affirme Arnaud Dubien, directeur de l'Observatoire franco-russe de Moscou, interviewé par la RTS. Selon lui, «la Russie n'est pas aux abois financièrement». Bien au contraire.

«Les recettes de l'Etat russe n'ont jamais été aussi élevées. Aujourd'hui, le baril de brut coûte 8000 roubles alors qu'il est à plus de 4000 dans le budget, donc les rentrées d'argent sont colossales. (...)», analyse-t-il. D'ailleurs, elle n'a quasiment pas de dette: environ 15-17% de son PIB.

L'expert perçoit dans cette préparation «des signaux inquiétants»: la Russie se prépare depuis 2014 à un choc extérieur, notamment en accumulant des réserves de change gigantesques et en limitant son exposition extérieure.

«La forteresse Russie, elle est aujourd'hui financière»

Un sens aigu de la préparation russe confirmé par l'historien Christophe Vuillemier, interviewé par watson: «La Russie planifie depuis longtemps ce qui est en train de se produire. Par exemple, comme tout bon commandant militaire, Poutine évite soigneusement d'entamer sa campagne au début de l'hiver et s'est assuré d'avoir des réserves.»

Qui plus est, les sanctions ont un impact limité

Outil incontournable de la diplomatie, leur impact réel des sanctions économiques pourrait étonner: en fait, elles ne serviraient pas à grand-chose. Mais elles se justifient selon Josep Borrell, patron de la diplomatie européenne, qui a précisé: «Les sanctions n'ont pas des effets miraculeux. Mais les sanctions, ça fait du mal économiquement et ça fait du mal aux personnes affectées».

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La Russie a amassé des centaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne.
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