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A Jérusalem, une Pâques sous tension et presque sans fidèles

A Jérusalem, une Pâques sous tension et presque sans fidèles

Dans la Vieille ville de Jérusalem, la fête de Pâques se déroule cette année dans un climat de guerre et de fortes restrictions.
05.04.2026, 11:2005.04.2026, 11:20
epa12870133 Orthodox Jews wearing prayer shawls recite the Priestly Blessing (Birkat Kohanim) at the Western Wall tunnels in the old city of Jerusalem, 05 April 2026. Israeli police have capped public ...
L’accès au Saint-Sépulcre est limité, laissant place au silence et à la frustration des fidèles.Keystone

Dans les ruelles habituellement animées de la Vieille ville de Jérusalem, le silence domine dimanche matin à l'occasion de Pâques, une fête majeure pour les chrétiens, assombrie cette année par la guerre et des restrictions d'accès strictes au Saint-Sépulcre.

Aux abords de la basilique, construite selon la tradition sur le site où les chrétiens situent l'épisode de la crucifixion de Jésus, sa mise au tombeau et sa résurrection, des barrages de la police israélienne filtrent les rares fidèles autorisés à s'approcher.

Les commerces sont tous fermés. A l'aube, seules quelques silhouettes traversaient les pavés encore humides.

«Joyeuses Pâques»

Le patriarche de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, en entrant dans le Saint-Sépulcre, entouré d'un petit groupe de religieux, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A l'extérieur, quelques fidèles tentaient d'accéder au sanctuaire, maintenus à distance.

La sécurité était renforcée dans les ruelles étroites de l'ancienne ville fortifiée, sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, et située à Jérusalem-Est, partie palestinienne occupée par Israël depuis 1967 puis annexée.

«Comment pouvez-vous me dire que je ne peux pas aller à l'église? C'est inacceptable»
Un catholique venu de Tel-Aviv

Impératifs de sécurité

Les autorités israéliennes arguent d'impératifs de sécurité dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par une offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Pour de nombreux fidèles, ces mesures vident la célébration de sa substance.

«C'est très difficile pour nous tous, car c'est notre fête (...) C'est vraiment très dur de vouloir prier, de venir ici et de ne rien trouver. Tout est fermé.»
Christina Toderas

Comme beaucoup d'autres croyants, elle se résignera à suivre la messe à la télévision.

«Nous comprenons (les mesures de sécurité, NDLR)», reconnaît le père Bernard Poggi, qui s'apprête à accueillir une messe dans une église proche du lieu saint. «Mais on constate de plus en plus qu'elles ne sont pas appliquées de manière uniforme», estime-t-il.

Le cardinal Pierbattista Pizzaballa avait été empêché par la police israélienne d'accéder au Saint-Sépulcre pour la messe des Rameaux dimanche dernier, suscitant des réactions indignées à l'étranger, avant que le Premier ministre Benjamin Netanyahu n'ordonne de lui autoriser l'entrée.

Depuis le début de la guerre le 28 février, des débris de missiles iraniens ou d'intercepteurs sont tombés dans la Vieille Ville, notamment à proximité du Saint-Sépulcre, de la mosquée Al-Aqsa et dans le quartier juif.

Pour les orthodoxes, majoritaires chez les Palestiniens chrétiens, Pâques sera célébrée le 12 avril. (dal/ats/afp)

Les chocolatiers préparent Pâques
Video: watson
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