International
République démocratique du Congo

Au moins 40 morts dans des affrontements au nord-est de Kinshasa

Au moins 40 morts dans des affrontements au nord-est de Kinshasa

De violents affrontements ont eu lieu proche de la capitale de la République démocratique du Congo. Les témoignages en provenance de la zone divergent sur les circonstances.
15.07.2024, 06:5315.07.2024, 06:53

Des affrontements entre militaires congolais et miliciens «mobondo» ont fait plus d'une quarantaine de morts dans le village de Kinsele, à environ 130 km au nord-est de la capitale Kinshasa, a-t-on appris dimanche de sources locales.

Le décompte des morts «a déjà atteint 42 miliciens 'mobondo', neuf militaires et une femme», a déclaré un député de la province du Maï-Ndombe, où est situé Kinsele.

«Nous sommes en train de ramasser les corps»
Un député de la province de Maï-Ndombe.

La zone, située dans la grande périphérie de Kinshasa, connaît un regain de violence depuis le 10 juillet. En 2022, des tensions intercommunautaires entre les Teke, qui se considèrent comme propriétaires des villages situés le long du fleuve Congo, et les Yaka, venus s'installer après eux, se sont transformés en affrontements et en massacres.

Présentés comme membres de la communauté Yaka, les «mobondo» sont accusés de prendre une part active dans ces violences qui ont fait des centaines de morts, de part et d'autre.

Témoignages divergents

Certains accusent les mobondo d'avoir lancé un assaut samedi contre la position des forces armées de la République démocratique du Congo à Kinsele, au cours duquel les miliciens auraient trouvé la mort.

D'autres indiquent que les FARDC avaient lancé une opération de ratissage ces derniers jours, en réponse à des incursions de miliciens mobondo autour de Kinsele.

Des experts de l'ONU déclaraient en décembre 2023 que «plus de 1000 combattants du Maï-Ndombe et alentours, y compris des mobondo qui se sont rendus, ont été enrôlés, entraînés et envoyés au Nord-Kivu pour combattre le M23», une rébellion à dominante Tutsi qui, avec l'armée rwandaise, se sont emparés de vastes pans de territoire dans l'est de la RDC.

«L'absence d'obligation de rendre des comptes pour les auteurs et les instigateurs présumés des crimes renforce la méfiance entre les communautés et entraîne de nouvelles atrocités», déplorait l'ONG Human Rights Watch en 2023 à propos de la situation dans le Maï-Ndombe. (ats/svp)

Ces mineurs congolais tentent de sauver leurs collègues
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Trump a donné une conférence de presse chaotique avant Davos
Donald Trump a vanté mardi ses réalisations un an après son retour au pouvoir lors d'une conférence de presse décousue où il s'en est pris aux immigrants illégaux, tout en déplorant que son message économique «n'atteigne pas» les Américains.
D'une voix inhabituellement basse, le président américain a entamé son discours depuis le podium de la salle de presse de la Maison Blanche, bondée, en montrant des photos d'«assassins déséquilibrés» arrêtés selon lui par la police de l'immigration (ICE) et expulsé des Etats-Unis, notamment dans le Minnesota, théâtre de manifestations contre la politique du gouvernement en matière d'immigration.
L’article