International
Russie

Escort-girl, elle aurait tué un traître de l'Ukraine en Crimée

Des soldats russes participant à la «Journée de la Marine» à Sébastopol, en Crimée occupée, fin juillet.
Des soldats russes participant à la «Journée de la Marine» à Sébastopol, en Crimée occupée, fin juillet.Image: Alexey Pavlishak / Reuters

Un officier ukrainien rallié à Moscou aurait été tué par une mystérieuse biologiste

Un officier ukrainien passé du côté russe est mort dans un attentat à la bombe en Crimée. Des médias rapportent que la Russie a désormais arrêté une suspecte, une escort-girl.
17.08.2026, 16:5917.08.2026, 16:59
Un article de
t-online

L'ex-officier ukrainien Robert Chaguéïev est mort le 13 août dans un attentat à la bombe survenu à Sébastopol, le chef-lieu de la péninsule de Crimée occupée par la Russie depuis 2014, selon des médias ukrainiens. Plusieurs autres médias, dont le britannique Telegraph, rapportent désormais que les autorités russes ont arrêté une suspecte.

Il s'agirait d'une Russe de 32 ans. Elle aurait placé un engin explosif dans une poubelle ou sous un banc, à l'endroit où passait Robert Chaguéïev. Lors de la détonation, le militaire aurait été grièvement blessé. Il serait mort peu de temps après.

Une femme déjà connue des autorités russes

Comme le rapporte notamment le portail ukrainien New Voice of Ukraine, en se référant à la chaîne Telegram russe Crimean Ward ainsi qu'à des médias russes, une femme aurait été arrêtée à proximité des lieux du crime. Cette Russe, domiciliée à Sotchi (sud), en Russie, est accusée par les enquêteurs russes d'avoir commis l'attentat.

👉 L'actu sur la guerre en Ukraine en direct, c'est ici

Elle serait déjà apparue en 2025 dans le viseur des autorités russes, après avoir crié «Vous l'avez bien mérité» à la suite d'une frappe de drone présumée ukrainienne. Elle aurait alors écopé de deux jours de détention administrative et d'une amende.

Robert Shageyev.
Robert Chaguéïev.Image: Telegram

Une affaire qui inquiète le gouverneur régional

Selon le Telegraph, qui cite une chaîne Telegram proche des services de sécurité russes, la suspecte aurait fréquemment voyagé en Crimée. Toujours selon le journal, elle travaillait comme biologiste, et son profil serait également apparu sur des sites proposant des services d'escorte.

La présumée victime, Robert Chaguéïev, est un ancien officier de la marine ukrainienne, passé au régime du président russe Vladimir Poutine lors de l'annexion de la Crimée en 2014. Les autorités ukrainiennes lui reprochent une haute trahison et ont émis un mandat d'arrêt à son encontre en juillet 2022. Robert Chaguéïev aurait, par ailleurs, participé à des tirs de missiles contre l'Ukraine.

Les autorités russes considèrent apparemment Kiev comme responsable de la mort du militaire. Le chef de l'administration régionale d'occupation, Mikhaïl Razvojaïev, n'a pas confirmé l'identité de la victime, mais a affirmé:

«Ce crime cynique commis contre un militaire est profondément inquiétant. Les enquêteurs ont établi qu'elle a agi sur ordre des services de renseignement ukrainiens et ne montre aucun remords pour ses actes.»

(trad. ysc)

Le gouverneur de Sébastopol, Mikhaïl Razvochaïev, lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la «Journée de la Victoire» russe en mai.
Le gouverneur de Sébastopol, Mikhaïl Razvojaïev, lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la «Journée de la Victoire» russe en mai.Image: Alexey Pavlishak / Reuters
La guerre en Ukraine en images
1 / 18
La guerre en Ukraine en images
Un bâtiment en flammes après un bombardement russe, Kiev.
partager sur Facebookpartager sur X
Kiev: l'entraînement secret des civils au combat
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Une organisation exige l’arrêt des ventes de ces «lunettes pour pervers»
L'organisation de défense des droits humains Hateaid a engagé des démarches judiciaires pour stopper la vente de lunettes connectées en Allemagne. Celles-ci permettent de prendre des photos et des vidéos à l'insu des passants.
Selon l'organisation de défense des droits humains dans l'espace digital Hateaid, les plaintes pénales visent des dirigeants allemands du groupe technologique américain Meta, les marques de lunettes Ray-Ban et Oakley, ainsi que de grands distributeurs et opticiens allemands comme Mediamarktsaturn, Fielmann, Apollo-Optik et Mister Spex. Le Spiegel a révélé l'affaire mercredi.
L’article