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Poutine pose ses conditions pour cesser la guerre en Ukraine

Alors que les premiers pourparlers russo-ukrainiens se soldaient par une interruption, le président russe a formulé ses conditions pour mettre fin à l'invasion de l'Ukraine. Retour sur les (maigres) avancées diplomatiques de ce lundi.
28.02.2022, 22:0301.03.2022, 06:21

Les combats continuent de faire rage en Ukraine. Dans le même temps, Vladimir Poutine a listé les conditions nécessaires à mettre fin à son offensive militaire. Le locataire du Kremlin exige:

  • La reconnaissance de la Crimée, annexée en 2014, comme étant un territoire russe.
  • La démilitarisation de l'Ukraine.
  • La «dénazification» du pays.

Poutine a formulé ses exigences lors d'un appel téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron, qui n'a pas commenté ses propos.

Emmanuel Macron a assuré que Vladimir Poutine avait «confirmé sa volonté de s'engager».
Emmanuel Macron a assuré que Vladimir Poutine avait «confirmé sa volonté de s'engager».Image: sda

L'Elysée a simplement fait savoir que le chef de l'Etat français avait demandé à Poutine l'interruption des frappes contre les civils et la sécurisation des axes routiers en Ukraine. Et assuré que ce dernier avait «confirmé sa volonté de s'engager».

Négociations interrompues

Parallèlement, des négociations entre la Russie et l'Ukraine ont commencé en Biélorussie. Il s'agit des premiers pourparlers entre les deux pays depuis le début de l'invasion russe.

La table des négociations dans la région de Gomel, non loin de la centrale nucléaire accidentée de Tchernobyl.
La table des négociations dans la région de Gomel, non loin de la centrale nucléaire accidentée de Tchernobyl.Image: sda

Les pourparlers se tiennent dans l'une des résidences du président biélorusse Alexandre Loukachenko et n'ont débouché sur aucun résultat notable. Après quelques heures, les deux délégations ont quitté la table des négociations pour rentrer pour «consultations dans leurs capitales» respectives, après avoir convenu vouloir un «deuxième round».

On ignorait si cette interruption était liée aux exigences de Vladimir Poutine.

Zelensky «n'y croit pas trop»

Certains observateurs mettent en doute la volonté du Kremlin de mener des négociations avec Kiev. Vladimir Poutine qualifie par exemple le gouvernement ukrainien de «néonazi», ce qui signifierait qu'il n'entend pas mener sérieusement des négociations avec lui.

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a admis ne «pas trop croire» à des négociations fructueuses, appelant l'armée russe à déposer les armes. (ats/asi)

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