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Depuis l'Islande, Blinken et Lavrov jouent la carte de la coopération

epa09213989 A handout photo made available by the press service of the Russian Foreign Affairs Ministry shows Russian Foreign Minister Sergei Lavrov (R) and US Secretary of State Antony Blinken (L) during their meeting on the sidelines of the Arctic Council ministerial meeting in Reykjavik, Iceland, 19 May 2021.  EPA/RUSSIAN FOREIGN AFFAIRS MINISTRY / HANDOUT  MANDATORY CREDIT HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES

Antony Blinken et Sergueï Lavrov à leur arrivée au sommet. Image: sda

Les chefs de la diplomatie américaine et russe se sont rencontrés en Islande mercredi. Ils se sont entendus sur un point: la coopération sur certains sujets permettrait d’apaiser des relations tendues à l’extrême.



L’entrevue de près de deux heures, qui s’est tenue en marge du Conseil de l’Arctique, avait notamment pour objectif d’ouvrir la voie à un probable prochain sommet entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine.

L’expérimenté ministre russe Sergueï Lavrov a salué des discussions «constructives». La Russie et les États-Unis «comprennent la nécessité de mettre fin au climat malsain qui s’est formé dans les relations entre Moscou et Washington ces dernières années», a-t-il affirmé.

«De profondes inquiétudes américaines»

Anthony Blinken

Lors de l’entretien, Anthony Blinken a exprimé plusieurs «profondes inquiétudes américaines», notamment sur le déploiement de troupes russes en Ukraine et près de la frontière. La santé de l’opposant Alexeï Navalny a également été évoqué.

Une première rencontre pour prendre la température d'un éventuel sommet entre les deux présidents américain et russe.

Bientôt un sommet Biden-Poutine?

Un sommet Biden-Poutine pourrait avoir lieu prochainement dans un pays tiers, selon Moscou et Washington, même si la date ni l’endroit n’ont pour l’heure pas été fixés officiellement. Peut-être en juin dans la foulée, côté occidental, des réunions des dirigeants du G7 et de l’Otan qui feront la part belle à l’affichage d’un front commun anti-Moscou.

Nord Stream 2

Après avoir laissé planer depuis des semaines la menace de mesures punitives contre le gazoduc controversé Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne, l’administration Biden a finalement décidé de ne pas sanctionner la principale société impliquée dans le projet. A savoir Nord Stream AG, et son directeur général. Des sanctions vont viser des entités mineures, mais le président américain veut éviter de se fâcher avec l’allié allemand.

Les déclarations qui ont précédé le face-à-face ne laissent pas toutes présager la «désescalade» que Washington et Moscou disent appeler de leurs vœux au moment où leurs relations sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide. (ga)

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Le torchon brûle entre Prague et Moscou

La Russie a annoncé, dimanche, l'expulsion de 20 employés de l'ambassade tchèque à Moscou. Une mesure de rétorsion attendue après l'expulsion par Prague de diplomates russes accusés d'espionnage et de sabotage.

Les représailles russes n'ont pas tardé. Vingt employés de l'ambassade tchèque à Moscou ont été déclarées «persona non grata» et devront quitter le pays avant la fin de la journée lundi 19 avril. Cette mesure intervient au lendemain de l'expulsion de 18 diplomates russes par la République tchèque qui les accuse d'espionnage.

Qualifiant la décision des autorités tchèques de «sans précédent», Moscou a dénoncé des accusations «infondées et farfelues» portées contre ses diplomates.

La république …

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