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Ukraine: La Lituanie défie Poutine et ferme le robinet de gaz russe

La Lituanie défie Poutine et prend une mesure très radicale

People carry a giant Ukrainian flag to protest against the Russian invasion of Ukraine during a celebration of Lithuania's independence in Vilnius, Lithuania, Friday, March 11, 2022. Lithuania ce ...
Alors qu'ils célèbrent leur propre indépendance vis-à-vis de la Russie le 11 mars 2022, les Lituaniens se montrent solidaires de l'Ukraine.Bild: keystone
Le pays balte est désormais indépendant de l'énergie de son immense voisin russe. Et le petit pays n'a pas peur de se frotter aux puissances mondiales, récemment il s'est mis à dos la Chine.
04.04.2022, 19:37
Samuel Schumacher / ch media
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La Lituanie fait ce dont tout le reste de l'Europe ne fait que parler jusqu'à présent: le plus méridional des trois Etats baltes a complètement fermé le robinet du gaz russe au début du mois. Le petit pays ne dépend donc plus de Vladimir Poutine pour son approvisionnement.

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Le ministre lituanien de l'Energie Dainius Kreivys a déclaré: «Nous sommes le premier pays de l'UE à être indépendant des approvisionnements en gaz russe». Et la Première ministre Ingrida Simonyte a doublé la mise sur Twitter:

«La Lituanie ne consommera plus un centimètre cube du gaz toxique russe»

Depuis, le pays couvre l'entier des besoins de ses 2,8 millions d'habitants avec du gaz liquéfié, qui arrive dans le pays via un terminal spécial dans le port de la ville de Klaipėda situé sur la mer Baltique. La décision ne date pas de la guerre en Ukraine. En effet, dès 2015, la Lituanie avait décidé de construire ce terminal afin de devenir indépendante à moyen terme des livraisons russes.

Tout s'est accéléré récemment. En mars, peu après le début de la guerre en Ukraine, le parlement lituanien a ordonné au gouvernement de franchir le pas «le plus rapidement possible». Jusqu'à présent, le pays importait du pétrole, du gaz et de l'électricité pour une valeur d'environ trois milliards d'euros par an. A noter que le gaz russe, qui circule dans un gazoduc via la Lituanie jusqu'à l'enclave russe de Kaliningrad, n'est pas concerné par la décision.

Ingrida Simonyte, premier, litauen
La première ministre lituanienne Ingrida Simonyte.image: imago

Avant la Russie, la Chine

C'est déjà la deuxième fois, en l'espace de quelques mois, que ce petit pays balte fait preuve de fermeté et d'assurance face à une grande puissance mondiale. L'automne dernier, la Lituanie a fêté l'ouverture de l'ambassade taïwanaise dans la capitale Vilnius. Elle a ainsi irrité les Chinois au plus haut point. En effet, Pékin considère Taïwan comme une province chinoise sécessionniste.

L'Empire du Milieu et ses 1,4 milliard d'habitants a ensuite imposé de sévères sanctions économiques à la Lituanie. Par exemple, en stoppant les importations de produits agricoles. Auparavant, le pays balte exportait vers la Chine des marchandises pour une valeur d'environ 300 millions d'euros par an. Pékin a également revu à la baisse ses relations diplomatiques avec la Lituanie et n'y offre plus de services consulaires depuis des mois.

Jusqu'à présent, la Lituanie ne s'est guère montrée impressionnée par ces gestes menaçants. Le pays, qui a été l'une des toutes premières républiques ex-soviétiques à déclarer son indépendance de l'URSS, en mars 1990, souligne par sa politique étrangère sa volonté de se libérer, une fois pour toutes, de l'emprise autoritaire des grandes puissances.

Adapté de l'allemand par jah

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