Le géant de l’agrochimie Monsanto ramasse 400 000 euros d’amende
Le gendarme français des données personnelles (la Cnil) a prononcé mercredi à l'encontre de l'agrochimiste Monsanto (propriété de Bayer) une amende administrative de 400 000 euros, soit l’équivalent de 432 000 francs suisses.
Sa faute: avoir fiché illégalement quelque 200 personnes, dont des personnalités publiques, des journalistes et des militants. L’objectif était d'influencer le débat public sur l'interdiction du glyphosate.
Le régulateur, destinataire de 7 plaintes «émanant notamment de personnes concernées par ce fichier», reproche à la société d'avoir manqué à son obligation d'information des personnes. Elles n'ont appris l'existence de ce traitement de données que lors de sa révélation dans les médias en mai 2019.
Si l’on en croit Le Parisien, pour chaque personne, le fichier contenait:
- L’organisme de rattachement
- Le poste occupé
- L’adresse professionnelle
- Le numéro de téléphone fixe professionnel
- Le numéro de téléphone portable
- L’adresse de messagerie électronique professionnelle
- Dans certains cas, le compte Twitter
(ats/gch)
