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Le climat est tendu à Los Guayos.
Le climat est tendu à Los Guayos.Image: sda

Emeute dans un commissariat au Vénézuela: deux policiers otages

Los Guayos a été le théâtre d'une violente altercation entre des policiers et des prisonniers.
02.05.2022, 07:4102.05.2022, 11:35

Quarante-sept prisonniers qui étaient enfermés dans une cellule de la police prévue pour dix personnes se sont révoltés. Ils ont pris deux policiers en otage dimanche près de Valence au Venezuela (centre Nord), a annoncé une ONG qui défend les droits des prisonniers.

«L'émeute est menée par 47 détenus dans l'une des cinq cellules de ce commissariat où il devrait y avoir un maximum de 10 personnes», a déclaré à l'AFP Carolina Giron, directrice de l'Observatoire vénézuélien des prisons (OVP), souvent critique de l'action du gouvernement.

Dans des vidéos postées sur les réseaux sociaux, on peut voir l'un des policiers être pressé contre les barreaux du cachot par plusieurs des prisonniers. L'un des agents aurait été blessé à l'oreille.

Les détenus de ce commissariat de la Police nationale bolivarienne (PNB), situé à Los Guayos, dans l'État de Carabobo (à environ 160 km de Caracas), dénoncent des violations des droits de l'homme et des retards de procédure, selon Mme Giron. Quatre membres de la famille des prisonniers sont entrés dans la prison pour servir de médiateurs, selon l'OVP.

Les autorités vénézuéliennes n'ont pour le moment pas commenté l'incident.

148% de leur capacité

L'OVP estime que les prisons vénézuéliennes sont à 148% de leur capacité. «Le Venezuela a une capacité de 20'000 prisonniers et il y en a 32'000 dans les prisons, tandis qu'il y a environ 35'000 détenus dans les cellules de la police», a déclaré Carolina Giron. Elle explique que dans les cachots de Los Guyos, les conditions sont intenables.

«Il y a 251 prisonniers et la structure a cinq cachots pour un maximum théorique de 40 personnes. Beaucoup dorment debout»
Caroline Giron

Ces centres de détention provisoire n'ont pas été conçus pour garder les détenus pendant plus de 72 heures. «Et il y a des gens là-bas qui purgent même des peines», a prévenu l'experte. «Si leurs familles ne leur apportent pas de nourriture, ces personnes ne mangent pas, elles dépendent aussi des médicaments qu'elles peuvent obtenir. Il n'y a pas d'eau, les ordures ne sont pas ramassées...», dit-elle.

Le gouvernement a promis à plusieurs reprises une «humanisation» des prisons alors que le pays, un des plus violents du monde, est empêtré dans une crise économique sans précédent qui a vu le PIB par habitant chuter au niveau de celui de Haïti. (ats/afp/svp)

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