ciel couvert
DE | FR
Société
Argent

Influenceurs: Le Texas inculpe pour une fraude à 100 millions

Le Texas inculpe des influenceurs pour 100 millions de gains frauduleux

epa10187525 (L-R) US model Elena Belle, US influencer Shangela, and Russian dancer Gelb Savchenko prepare to pose at a preview of 'ModelLand' in Santa Monica, California, USA, 15 September 2 ...
Tous les influenceurs inculpés comptaient plus de 100 000 abonnés sur Twitter.Image: sda
Ils ont souvent conseillé à leurs abonnés d'acquérir des titres et de les conserver, au moins quelques jours, alors qu'ils prévoyaient, eux, de vendre ceux qu'ils possédaient.
15.12.2022, 04:5815.12.2022, 07:24
Plus de «Société»

Huit influenceurs ont été inculpés de fraude pour avoir conseillé à leurs abonnés d'acheter des actions qu'ils prévoyaient, eux, de vendre. Ces manipulations leur ont permis d'amasser quelque 100 millions de dollars de gains indus.

Les mis en cause ont été interpellés et présentés mardi à un juge fédéral de Houston (Texas), qui leur a signifié les charges qui pesaient contre eux, selon un communiqué publié mercredi par le ministère américain de la Justice.

Ils sont accusés de fraude dans le commerce de titres financiers et d'association de malfaiteurs, des chefs susceptibles de leur valoir plusieurs dizaines d'années de prison.

Le régulateur américain des marchés, la SEC, a lui saisi la justice civile fédérale, également au Texas, dans le même dossier, pour fraude et tromperie.

500 000 abonnés

Tous comptaient plus de 100 000 abonnés sur Twitter, et l'un d'entre eux, Edward Constantinescu (@MrZackMorris), également appelé Edward Constantin, plus de 500 000.

Ils se coordonnaient pour promouvoir la même action conjointement, afin de renforcer l'effet sur le cours du titre, selon l'enquête.

Les influenceurs choisissaient de petites sociétés, à la capitalisation boursière inférieure à 100 millions de dollars et dont le cours de l'action était souvent en-deçà d'un dollar, appelés des «penny stocks».

Ces capitalisations modestes permettaient, sans un investissement majeur, de faire évoluer sensiblement le cours d'un titre.

Ces mouvements s'apparentent à la stratégie dite du «pump and dump», qui consiste à faire monter artificiellement la cote d'une action avec l'intention prédéterminée de la revendre à brève échéance pour engranger un profit.

Si l'auteur de ces achats et reventes accélérés a, parallèlement, communiqué auprès d'autres investisseurs pour les inciter à acheter les titres concernés, il commet une infraction à la loi sur les marchés.

«Meme stocks»

L'émergence des réseaux sociaux a favorisé celle d'une nouvelle génération de financiers plus ou moins professionnels qui donnent conseils et recommandations directement aux internautes par ce biais.

En janvier 2021, le phénomène dit des «meme stocks» a rallié, autour de quelques actions, notamment la chaîne de magasins de jeux vidéo GameStop, des milliers de petits porteurs.

Ces investisseurs individuels ont acheté des titres, GameStop, mais aussi de la chaîne de cinémas AMC, pour pousser l'action à la hausse sans tenir compte de l'activité des entreprises concernées et de leurs performances.

En trois semaines, le cours de GameStop a ainsi été multiplié par 15, avant de redescendre, permettant, au passage, à des petits porteurs de réaliser des gains importants, même si d'autres y ont également perdu de fortes sommes. (ats/jch)

Netflix dévoile le bêtisier de «Mercredi» et c'est hilarant
Video: youtube
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Ce cul mérite toute notre attention
Après avoir affriolé le monde en se trémoussant à poil dans un manoir de la campagne anglaise, l'acteur irlandais Barry Keoghan a remis le paquet (enfin, si on veut) cette semaine pour le numéro spécial de Vanity Fair. Et on a envie de dire: ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Encore!

Par une soirée de l'automne 2023, dans la morosité de novembre et la tiédeur de notre canapé, peut-être avez-vous été happé par Saltburn, ce film bizarroïde, coloré et joyeusement immoral qui tourne en ridicule l'aristocratie britannique. Une satire dont la toute dernière scène, forcément, ne pouvait que vous titiller, vous émoustiller, vous exciter, vous fasciner, vous provoquer, vous déranger, vous indigner, vous offusquer... Bref! Tout. Sauf vous laisser indifférent.

L’article