Migros va mal
Le chiffre d'affaires annuel s'est étiolé de 1,9% à 31,9 milliards de francs.
Corrigé des entreprises cédées et des effets de changes, les ventes affichent une croissance de 1,1% à 29,4 milliards de francs, indique vendredi la coopérative. Lancée en 2024 et conclue l'année dernière, la restructuration visait à se défaire des enseignes jugées insuffisamment rentables, soit Mibelle, Hotelplan, Micasa, SportX et OBI.
Dans son communiqué, Migros rappelle s'être cependant renforcé dans son coeur de métier, soit l'activité Supermarché, consentant à un investissement de 2 milliards de francs afin d'ouvrir 140 nouveaux magasins et moderniser 350 existants.
L'activité commerce de détail alimentaire a ainsi généré un chiffre d'affaires de 24,3 milliards de francs ou 23,2 milliards sans les entreprises cédées, stable sur un an. En excluant les carburants, une légère croissance de 0,4% est constatée.
«L'offensive des prix bas»
Les ventes enregistrées par les supermarchés Migros – boutique en ligne incluse – a stagné (-0,5%) à 12,7 milliards de francs. La coopérative explique cette évolution par l'influence négative par «l'offensive des prix bas» et les fermetures temporaires de magasins pendant les rénovations.
Par enseigne, Denner a maintenu son chiffre d'affaires à 3,8 milliards de francs, Migrol a vu ses recettes reculer de 6,5% à 1,3 milliard, tandis que Migrolino a gonflé ses ventes de 4,8% à 0,8 milliard.
La place de marché et portail de vente en ligne Digitec Galaxus a poursuivi sur son excellente lancée des dernières années et porté le chiffre d'affaires du commerce de détail non alimentaire, qui s'est envolé de 13,6% à 3,5 milliards. La croissance du domaine santé est marquée, de 4,5% à 1,7 milliard.
Migros tiendra sa conférence de presse annuelle le 24 mars, date à laquelle il publiera l'entier de ses résultats. (ats)
