Sport
Russie

JO 2026: Les skieurs russes contre-attaquent contre la FIS

Les Russes se rebiffent contre le ski mondial
Ekaterina Tkachenko et d'autres skieurs russes entendent encore participer aux JO.image: Getty

Les Russes se rebiffent contre le ski mondial

Interdits de Jeux olympiques par la Fédération internationale de ski (FIS), certains skieurs russes contre-attaquent, espérant un dénouement similaire à celui dans la luge.
11.11.2025, 17:0011.11.2025, 17:36

La position du Comité international olympique (CIO) est claire: pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina, cet hiver, il revient aux Fédérations internationales (FI) de décider du sort des athlètes russes.

Résultat: le monde du sport se fracture.

Alors que la Fédération internationale de patinage (ISU) autorise, sous conditions, les athlètes russes à se qualifier sous bannière neutre, la Fédération internationale de ski (FIS), elle, a récemment voté contre, lors de son Conseil tenu en marge de l’ouverture de la Coupe du monde de ski alpin. Une décision motivée par le scandale de dopage d'Etat russe en 2014 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Le président de l'instance, Johan Eliasch, militait pourtant pour une réintégration. Après s’être dit favorable, en janvier dernier, à un retour des skieurs russes dans des conditions similaires à celles prévues pour les JO de Paris 2024, il a adressé, peu avant le vote du Conseil, une lettre à toutes les fédérations membres, dans laquelle il écrivait:

«Les athlètes doivent être au cœur de nos réflexions, libres de toute pression et influence politiques. Aucun athlète ne peut décider lui-même de son lieu de naissance. Dans cette optique, nous devons soutenir tous les athlètes et veiller à ce qu’ils ne soient pas instrumentalisés dans un jeu politique.»
Johan Eliasch

Cette position de la FIS, refusant la participation des athlètes russes aux qualifications olympiques, a suscité des réactions quasi instantanées en Russie.

Selon un communiqué du Tribunal arbitral du sport (TAS), publié jeudi dernier, la Fédération russe de ski (RSA), le Comité paralympique russe (RPC) ainsi que douze athlètes, dont la géantiste Ekaterina Tkachenko, 18e à Sölden en 2020, ont déposé un recours contre cette décision, dans l’espoir d’un dénouement similaire à celui obtenu par les lugeurs.

Fin octobre, le TAS a en effet annulé l’exclusion totale des athlètes russes prononcée par la Fédération internationale de luge (FIL). Cet évincement était justifié par des raisons de sécurité, notamment un «risque d’incidents causés par le public ou par d’autres athlètes».

Il pourrait donc y avoir des lugeurs russes sous bannière neutre en février prochain sur la nouvelle piste de Cortina d'Ampezzo, récemment homologuée temporairement. Et qui sait, des skieurs, aussi, de Val di Fiemme à Bormio, en passant par la célèbre Olimpia delle Tofane. A condition toutefois qu’ils remplissent les critères imposés par le CIO pour les athlètes neutres (AIN). Des exigences que le Tribunal arbitral du sport appliquera sans compromis.

En parallèle de sa décision concernant la Fédération internationale de luge, il a déjà rejeté les demandes de réintégration de certains lugeurs, ainsi que de la patineuse Daria Kachanova, exclue par l'ISU en raison de son affiliation au CSKA Moscou, un club proche du pouvoir.

Les athlètes russes devront donc à coup sûr montrer patte blanche pour participer aux JO.

Reportage au royaume de Messi et Barbie à Miami
1 / 25
Reportage au royaume de Messi et Barbie à Miami

En Floride, watson est allé à la rencontre des fans de l'Inter-Miami et (surtout) de Lionel Messi.

partager sur Facebookpartager sur X
J'ai visité Tchernobyl et ses attractions
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Manzambi fait encore plus fort que Messi et Ronaldo
Depuis ses débuts avec la Nati, le Genevois affiche une efficacité que même les deux superstars du football n’ont pas atteinte au même stade.
C’est parfois cruel, souvent réducteur, mais c’est ainsi que fonctionne le football: les joueurs offensifs sont d’abord jugés à travers leurs statistiques de buts. Leur capacité à peser sur une défense, à créer des espaces, à délivrer la bonne passe ou à faire le choix juste dans les derniers mètres compte évidemment. Mais au moment de dresser un bilan, le nombre de buts inscrits reste la carte de visite la plus visible; plus encore lorsqu’un joueur possède aussi la capacité de faire briller ceux qui l’entourent. Or c’est exactement le profil de Johan Manzambi.
L’article