Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Ajla Del Ponte fuse en 11''11 sur 100 m
Ajla Del Ponte a frappé fort samedi à Zofingue. La Tessinoise a fusé en 11''11 dans les séries du 100 m lors de ce traditionnel meeting de la Pentecôte.
Cinquième du 100 m des JO de Tokyo 2021, Ajla Del Ponte n'avait pas couru aussi vite sur la rectiligne justement depuis la saison 2021, lors de laquelle elle avait établi son record personnel (10''90). Depuis, elle avait été freinée par des blessures à répétition, et avait aussi fait face à des épisodes dépressifs.
La Tessinoise de 29 ans réalise ainsi la limite qualificative pour les Européens de Birmingham, son objectif de la saison. Elle avait déjà réussi de belles choses cet hiver (7''15 sur 60 m) mais avait été éliminée dès les séries des Mondiaux en salle.
Ajla Del Ponte ne s'est pas montrée aussi performante en finale, terminant 3e en 11''24. Victorieuse de cette finale en 11''22, Salomé Kora avait également couru bien plus vite lors des séries (11''15). La St-Galloise avait ainsi également satisfait aux critères de sélection pour les championnats d'Europe (11''18).
Les Suisses en progrès, Russell en 12''14 sur 100 m haies
Les trois Suisses en lice en ce début de saison de Ligue de diamant se sont montrés bien plus convaincants samedi à Xiamen qu'une semaine plus tôt à Shanghai.
Cinquième du 100 m haies, la championne du monde Ditaji Kambundji (12''62) a toutefois assisté impuissante à la démonstration de Masai Russell (12''14).
Ditaji Kambundji avait déjà pris la 5e place lors du précédent rendez-vous chinois, mais elle avait dû se contenter d'un chrono de 12''82. Certes, elle vise un pic de forme pour la mi-août et les Européens de Birmingham. Mais elle espérait tout de même mieux pour sa reprise en plein air.
Samedi, la Bernoise s'est déjà montrée bien plus agressive dans le franchissement des haies pour réaliser un chrono encourageant de 12''62. Pour comparaison, l'an dernier à la fin mai, elle avait couru en 12''71 (Rabat) et 12''79 (Philadelphie) pour ses deux premières sorties de la saison en plein air.
Ses rivales sont cependant déjà plus qu'affûtées. Masai Russell, déjà convaincante à Shanghai (1re en 12''25), a frappé très fort à Xiamen. L'Américaine a signé tout simplement le deuxième chrono de l'histoire en 12''14, à 0''02 seulement du record du monde de Tobi Amusan (2e samedi, en 12''28).
Elle aussi loin du compte à Shanghai (4'07''04), Joceline Wind a fait forte impression samedi. La Jurassienne bernoise, qui s'entraîne dans le même groupe que la spécialiste du 800 m Audrey Werro au CA Belfaux, a terminé 10e du 1500 m en 4'01''41. Son précédent temps de référence était de 4'01''59, depuis juillet 2025.
Ce meeting a aussi été marqué par la belle victoire de Shericka Jackson sur 200 m. La Jamaïcaine s'est imposée en 21''87, la star américaine Sha'Carri Richardson terminant quant à elle à un modeste 4e rang en 22''38.
Chez les messieurs, Alison dos Santos a cueilli un succès de prestige sur 400 m haies. Le Brésilien a coupé la ligne en 46''72, nouvelle meilleure performance mondiale de la saison, en devançant le recordman du monde Karsten Warholm (2e en 46''82). Sur 100 m, le Kényan Ferdinand Omanyala a triomphé en 9''94.
La Lettonie bat les Etats-Unis
Tenants du titre, les Etats-Unis ont peut-être subi la défaite de trop dans le championnat du monde 2026 samedi à Zurich. La Team USA, battue 4-2 par la Lettonie, voit les quarts de finale s'éloigner.
Certes, l'effectif du coach Don Granato n'est pas aussi bien fourni que celui qui avait cueilli l'or mondial en 2025. N'empêche qu'on attendait mieux des Etasuniens, qui n'affichent que 5 points à leur compteur en cinq matches.
Samedi, Matthew Tkachuk et Cie ont manqué cruellement d'efficacité, se heurtant aussi à un Kristers Gudlevskis impeccable devant le filet letton (45 arrêts). Seule la star des Panthers a trouvé la faille, en "powerplay" à la 35e minute pour le 1-1. Les Lettons ont, eux, cadré 22 tirs.
La Lettonie, qui avait ouvert la marque à la 9e minute, a repris l'avantage sur une réussite de Deniss Smirnovs (Kolten) à la 36e. Sandis Vilmanis a inscrit deux buts dans la cage vide en fin de partie, Mathieu Olivier ayant brièvement redonné espoir aux Etats-Unis en inscrivant le 3-2 à 51'' de la sirène finale.
Avec 6 points, les Lettons pointent au 4e rang provisoire du groupe A, celui de la Suisse. L'équipe balte doit encore affronter la Grande-Bretagne dimanche et la Hongrie mardi. Les Etats-Unis se frotteront quant à eux à la Hongrie lundi avant de se mesurer mardi à l'Autriche.
Nils Reichmuth convoqué avec le Chili
Nils Reichmuth devrait prochainement faire ses débuts sous le maillot du Chili, la patrie de sa mère. Le milieu de Thoune a été convoqué pour la première fois par le sélectionneur Nicolas Cordova.
Agé de 24 ans, Reichmuth fut un titulaire indiscutable tout au long de la saison dans le onze de Mauro Lustrinelli. L'ancien international junior helvétique a réussi 4 buts et 3 passes décisives en 32 apparitions en Super League, fêtant un titre inattendu avec Thoune.
Non-qualifié pour le Mondial, le Chili doit disputer deux matches amicaux face à des équipes qui seront présentes en phase finale en Amérique du Nord, le Portugal (6 juin) et la RD Congo (9 juin).
Kerley assure qu'il va concourir sans dopage
Fred Kerley, principale vedette des Enhanced Games, a assuré qu'il allait concourir "propre" dimanche à Las Vegas pour la première de cette compétition décriée où le dopage est autorisé et encadré.
L'Américain a même déclaré qu'il visait toujours les Jeux de Los Angeles en 2028.
Double médaillé olympique sur 100 m (argent en 2021, bronze en 2024), Fred Kerley a assuré vendredi lors d'un point presse qu'il participait aux Enhanced Games pour des raisons financières. Le champion du monde 2022 de la discipline reine est actuellement suspendu par l'unité antidopage.
"Je n'en ai pas besoin (du dopage, ndlr). Dieu m'a donné ma vitesse pour une raison. Je suis ici pour montrer mon talent", a indiqué Kerley. L'Américain de 31 ans assure qu'il affrontera "propre" des concurrents qui ont pu avoir accès à des stéroïdes anabolisants, de la testostérone ou encore des hormones de croissance.
Ces "Jeux du dopage", en plus de contrats juteux, promettent aux sportifs une prime d'un million de dollars en cas de performance supérieure à un record du monde dimanche lors d'épreuves d'athlétisme, de natation et d'haltérophilie.
En mars, Fred Kerley a été suspendu deux ans pour manquements à ses obligations de localisation par l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU), qui lui a reproché "négligence" et "irresponsabilité". Après avoir déjà été provisoirement suspendu en août 2025, il l'est désormais jusqu'au 11 août 2027.
"Je me fais toujours tester par l'AIU, l'Usada (agence américaine). C'est simple. La seule différence c'est que mes poches sont pleines. Quand on se fait virer de son boulot, ne cherche-t-on pas un autre moyen de gagner de l'argent?"
Que se passerait-il pour les Enhanced Games, qui commercialisent des produits à base de testostérone, si Kerley venait à battre des athlètes dopés ? "Ce serait génial. Notre business marche si on attire l'attention, ça ferait les gros titres", explique le milliardaire Christian Angermayer, cofondateur de la compétition.
Avec Ebola, la sélection congolaise devra s'isoler
La sélection congolaise devra s'isoler dans une "bulle" pendant 21 jours pour éviter une contamination au virus Ebola si elle veut entrer aux Etats-Unis pour disputer la Coupe du monde.
"Nous avons été très clairs avec la RD Congo: ils doivent maintenir l'intégrité de leur bulle pendant 21 jours avant de pouvoir venir à Houston le 11 juin", a déclaré à la chaîne sportive ESPN Andrew Giuliani, le patron de l'équipe de la Maison Blanche chargée de la Coupe du monde.
Pour respecter ce délai, la sélection actuellement en stage de préparation en Belgique devait se placer à l'isolement dès ce vendredi.
"Si d'autres personnes viennent (rejoindre la sélection), elles doivent avoir une bulle distincte de celle de l'équipe," a ajouté M. Giuliani. "Si elles finissent par venir et que l'une de ces personnes devient symptomatique, elle fait courir le risque à toute l'équipe de ne pas pouvoir participer à cette Coupe du monde."
Dans un communiqué à l'AFP, M. Giuliani a confirmé que la Maison Blanche "encourage(ait) l'équipe à protéger ses joueurs d'une exposition inutile et à préserver l'intégrité de sa bulle, afin de s'assurer qu'elle soit en mesure de participer au tournoi."
La RD Congo, dont le camp de base sera à Houston au Texas, figure dans le groupe K. Elle affrontera le Portugal le 17 juin à Houston, puis la Colombie le 23 à Guadalajara au Mexique et enfin l'Ouzbékistan le 27 à Atlanta.
Ebola provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse. Le redoutable virus a fait plus de 15'000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années.
Vegas enfonce le clou face à l'Avalanche
Meilleure équipe de la saison régulière de NHL, Colorado ne trouve pas la solution face à Vegas.
Battue une deuxième fois à domicile vendredi (3-1), l'Avalanche est menée 2-0 par les Golden Knights en finale de la Conférence Ouest.
Cet acte II avait pourtant bien commencé pour la franchise de Denver. Elle a pu ouvrir la marque après 16'59 sur une réussite de Ross Colton, et a maintenu cette avance jusqu'au milieu du troisième tiers grâce notamment à son gardien Scott Wedgewood (22 arrêts au total vendredi).
Mais toutes les séries tendent inévitablement vers leur fin. Colorado, qui avait remporté les... 45 premiers matches dans lesquels il menait au score après deux périodes cette saison, a fini par céder dans le dernier tiers-temps.
Vegas - chez qui le gardien bernois Akira Schmid est toujours surnuméraire - a égalisé après 49'15 par l'intermédiaire de Jack Eichel. Crédité d'un assist sur le 1-1, Ivan Barbashev a donné l'avantage aux Golden Knights à la 52e avant de sceller le score dans une cage vide à 1'03 de la fin.
Barbashev a été désigné première étoile de cette rencontre avec ses 3 points. La deuxième est revenue au gardien Carter Hart, auteur de 29 parades vendredi dont 19 au cours des deux derniers tiers, et la troisième à Eichel (1 but, 1 assist).
Les Golden Knights auront l'occasion d'assommer Colorado lors des deux prochains matches, prévus dans le Nevada. La tâche de l'Avalanche s'annonce pour le moins compliquée: selon ESPN, jamais une équipe n'a remporté une demi-finale de play-off en mode "best of 7" après avoir perdu les deux premières parties à domicile.
Le Thunder récupère l'avantage du terrain face aux Spurs
Oklahoma City a récupéré l'avantage du terrain en finale de la Conférence Ouest de NBA. Le Thunder est allé s'imposer 123-108 vendredi à San Antonio pour mener 2-1 dans la série.
Porté par son double MVP Shai Gilgeous-Alexander (26 points, 12 passes décisives), OKC est désormais à deux succès d'une nouvelle finale NBA. Le tenant du titre a réagi doublement en champion, après avoir été chahuté en début de série et sur les premières minutes de la rencontre vendredi.
Les Spurs de Victor Wembanyama (26 points, mais seulement 4 rebonds) ont attaqué pied au plancher leur premier match à domicile dans cette finale de Conférence. Proposant un rythme dingue et une défense étouffante, ils menaient 15-0 après moins de trois minutes de jeu.
Mais le Thunder, privé de Jalen Williams (ischio-jambiers), n'a pas paniqué face à ces Spurs survoltés. OKC n'était plus mené que 31-24 à la fin du quart-temps, et a pris une première fois les commandes après 1'04 de jeu dans le deuxième quart sur un panier à 3 points de Shai Gilgeous-Alexander.
L'équipe a patiemment posé sa patte sur le match grâce son banc, infiniment plus fort que celui des Spurs depuis le début de la série. Menés par Jared McCain (24 points) et Jaylin Williams (18), les remplaçants des visiteurs ont inscrits 76 points, contre 23 seulement pour ceux des locaux.
Le choc entre les deux meilleures équipes de la saison régulière tourne donc temporairement en faveur du Thunder, qui vise un deuxième titre consécutif. Les jeunes Spurs, qui découvrent en majorité les play-off à l'image de Wembanyama (22 ans), tenteront de réagir dimanche, toujours au Texas.
Russell s'élancera en pole position de la course sprint
George Russell (Mercedes) s'élancera samedi en pole position de la course sprint du Grand Prix de F1 du Canada.
Le Britannique a réalisé le meilleur temps des qualifications vendredi sur le circuit Gilles-Villeneuve de Montréal.
Russell a devancé son coéquipier Kimi Antonelli, actuel leader du classement des pilotes après ses trois succès consécutifs en Grand Prix (Chine, Japon et Miami). Il accuse 20 points de retard sur l'Italien au championnat du monde.
"C'est évidemment une super sensation après (un GP de) Miami difficile, mais je n'ai jamais douté de moi. C'est un circuit fantastique", a déclaré le Britannique de 28 ans, vainqueur à Montréal en 2025.
Les deux monoplaces de l'écurie du champion du monde en titre, le Britannique Lando Norris, et de l'Australien Oscar Piastri, partiront de la 2e ligne. Et les Ferrari du septuple champion du monde Lewis Hamilton et de son coéquipier monégasque Charles Leclerc se placent aux 5e et 6e rangs.
La hiérarchie entre les "quatre grandes" écuries est respectée puisque le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen et le jeune Français Isack Hadjar, en Red Bull, s'élanceront samedi de la 4e ligne pour cette course sprint de 23 tours.
"A un moment, Sinner va perdre un match", assure Casper Ruud
Battu par l'Italien en finale du Masters 1000 de Rome, Casper Ruud fait forcément de Jannik Sinner l'immense favori de Roland-Garros. "Mais à un moment, Sinner va perdre un match", a-t-il rappelé.
En l'absence du no 2 mondial et tenant du titre Carlos Alcaraz, quelqu'un peut-il réellement espérer battre Jannik Sinner à Roland-Garros ? "C'est difficile à dire. Nous sommes beaucoup à avoir essayé dans les dernières semaines, mais personne n'y est parvenu", a répondu Casper Ruud lors d'une conférence de presse lundi au Geneva Open
"Tout le monde est humain, tout est possible, même si durant les derniers mois il a évolué à un niveau différent, dans sa propre ligue. Je pense qu'Andrey Rublev l'a dit de manière très juste: plus tu gagnes, plus tu te rapproches d'une défaite. A un moment, Sinner va perdre un match, peut-être à Paris, à Wimbledon, ou plus tard", explique encore le Norvégien.
"Plus il gagne de matches, plus grande est la cible dans son dos", poursuit le double finaliste de Roland-Garros (2022, 2023). "Chaque joueur qui l'affronte va faire de son mieux, comme c'est déjà le cas, mais on va essayer d'en faire encore un peu plus. Quand quelqu'un met la barre si haut, c'est un immense défi, mais tout le monde va essayer d'arrêter sa série."
Une série entamée après sa défaite subie en quart de finale à Dubai, face à Jiri Lehecka. Depuis, Jannik Sinner a remporté 29 matches consécutifs, soulevant le trophée à Indian Wells et Miami sur dur, puis à Monte-Carlo, Madrid et Rome sur terre battue pour devenir le deuxième joueur après Novak Djokovic à avoir gagné chacun des neuf Masters 1000 du calendrier.
"Vous savez que si vous ne jouez pas de manière suffisamment précise et profonde, vous serez certain de courir d'un côté à l'autre. Et il a aussi développé de grandes compétences en défense, il bouge très bien et parvient à frapper des coups très forts en position défensive. Il est toujours en train de développer son jeu", constate encore le Norvégien.
"C'est frustrant, parce que tu sens que tu ne peux jamais rester neutre contre lui. Si tu n'es pas tout le temps très précis, ça va être très dur", répète Casper Ruud, pour qui Jannik Sinner constitue un plus imposant casse-tête que Carlos Alcaraz: "Vous aurez plus de points +offerts+ par Carlos Alcaraz, qui commet tout simplement plus de fautes directes."
Cette Suisse-là a tout d'une équipe mature
L'équipe de Suisse traverse son Championnat du monde avec un évident sérieux et une grande confiance. Mais elle ne peut pas baisser sa garde.
Une qualification pour les quarts en poche, cinq succès en autant de rencontres, un feu d'artifice contre l'Autriche, un public enthousiaste, la première semaine de ce Mondial 2026 ne pourrait pas mieux se passer pour la troupe de Jan Cadieux.
On peut toutefois légitimement se demander si les Helvètes ont déjà été "testés au feu". A l'issue de la victoire face aux Allemands, Christoph Bertschy s'étonnait un peu de cette question. "Contre les Américains ce n'était pas facile, non?", a questionné le Fribourgeois. Vrai. Mais ce match est intervenu en début de tournoi. Le prochain défi qui attend la Suisse est prévu pour mardi, avec le match contre la Finlande qui décidera certainement de la première place du groupe.
Entre ces deux rencontres, la sélection à croix blanche tente de se construire, de prendre les bonnes habitudes lorsque tout ne tournera peut-être pas aussi bien. "C'est un processus au cours duquel on essaie de s'améliorer à chaque sortie", explique Jan Cadieux. Face aux Britanniques, la Suisse a appris qu'elle devait jouer de manière plus verticale et arrêter de se perdre dans des jeux trop compliqués ou trop "jolis". En somme, oui à la confiance, non à l'arrogance.
Samedi face à la Hongrie, l'équipe nationale va au-devant d'un nouveau match dont elle sera l'immense favorite. Afin de prouver cette maturité, elle va devoir faire mieux que contre les Britanniques. "Le challenge, c'est contre ces équipes où tu te dis que tu es plus fort, poursuit le défenseur de Tampa Bay. Mais si on le fait bien, ce n'est que du positif."
Consultant pour la RTS à Zurich, René Matte aime ce qu'il a vu jusqu'à présent: "Je n'ai pas noté de faiblesses frappantes. Le power-play marche bien, le box-play aussi. Je vois cette équipe aller crescendo et c'est certain que son vécu se voit. Il y a de l'expérience, et une maturité qui s'est construite sur les cinq dernières années."
Pour Geoffrey Vauclair, consultant sur la RTS lors des matches de l'équipe nationale au côté de Christophe Cerf, le mérite revient à Patrick Fischer et aux cadres du vestiaire. "Avec les joueurs les plus importants, ils ont posé les bases, ce qui fait que plus personne ne traîne les pieds pour venir à un rassemblement."
A mi-parcours, la Suisse a fait tout juste. La deuxième semaine sera pourtant forcément plus difficile. A elle de profiter de l'avantage d'évoluer à domicile pour obtenir ce petit pourcent supplémentaire et atteindre le dernier carré pour la troisième fois en trois ans.
Contre la Suisse, la Hongrie va essayer de ne pas couler
Toujours invaincue au Championnat du monde à Zurich, l'équipe de Suisse affronte samedi (16h20) la Hongrie. L'an dernier, la sélection nationale s'était imposée 10-0 à Herning.
Après le 9-0 contre l'Autriche et deux succès 6-1 à Bienne en préparation, sans l'équipe définitive, difficile d'imaginer une autre issue qu'une victoire suisse sans appel.
En ayant dominé les Britanniques 5-0, les Hongrois ont certainement fait le plus dur en ce qui concerne leur maintien. Tout le reste n'est que "garniture". Et ce n'est de toute manière pas contre la Suisse que les Magyars doivent espérer arracher des points.
Les Hongrois comptent dans leur sélection trois attaquants évoluant en première division finlandaise: Gallo, Horvath et Sebok. Vilmos Gallo est clairement la "star" de l'équipe puisqu'il a inscrit 38 points (13 buts) en 58 matches avec KooKoo. Puis 12 en 18 rencontres de play-off. Mais la Hongrie commence à produire de bons jeunes comme Bence Horvath, 22 ans, ou encore Doman Kristof Szongoth, 18 ans en juin et potentiellement drafté cet été en NHL. Il pourrait devenir le cinquième Hongrois repêché, le premier depuis 2002.
Suffisant pour gêner la Suisse? Certainement que non. Mais un petit rappel pour démontrer l'évolution positive du hockey hongrois.
Lens remporte sa première Coupe de France
Le Racing Club de Lens a remporté vendredi la première Coupe de France de son histoire. Les Sang et Or ont battu l'OGC Nice 3-1 en finale au Stade de France.
Dauphins du PSG en Ligue 1, les Lensois ont dominé cette finale. L'homme du match fut l'ancien international français Florian Thauvin (33 ans), qui a inscrit le 1-0 (25e) avant de signer la passe décisive sur le 2-0 d'Odsonne Edouard (42e).
Barragiste après sa 16e place en 1re division, l'OGC Nice - où l'ancien Yverdonnois et Bâlois Kevin Carlos est entré en jeu à la 79e - a réduit la marque dans les arrêts de jeu de la première mi-temps sur une réussite de Djibril Coulibaly. Mais Lens a enfoncé le clou grâce à Abdallah Sima (78e, 3-1).
Les Sang et Or, qui affichaient déjà un titre de champion de France (1998) et une Coupe de la Ligue (1999) à leur palmarès, concluent donc en beauté une saison exceptionnelle. Leur 2e place en Ligue 1 leur a permis de se qualifier directement pour la prochaine Ligue des champions.
Retrouvailles entre Olympiakos et Real en finale
L'Olympiakos et le Real Madrid se retrouveront dimanche à Athènes en finale de l'Euroligue. Ils se sont imposés respectivement contre Fenerbahçe (79-61) et Valence (105-90) vendredi en demi-finales.
Les deux géants vont s'affronter pour la cinquième fois en finale de la plus relevée des compétitions européennes. Leur duel au sommet le plus récent, en 2023, appartient à la légende avec un tir à trois secondes du buzzer de Sergio Llull pour sacrer les Espagnols.
Les Grecs, 1ers de la saison régulière, sont en mission pour soulever ce trophée qui leur échappe depuis 2013 et une victoire au détriment du... Real. Le club du Pirée a maîtrisé sa demi-finale face au champion sortant en appuyant sur l'accélérateur aux moments opportuns, avec un 11-0 pour débuter les deuxième et troisième quarts.
Dans la seconde demi-finale, les deux équipes ont récité leur partition en première mi-temps, la plus offensive d'un match du Final Four au XXIe siècle (62-56 pour le Real). Ce rythme porte la marque du style de Valence, une équipe sans star qui a surpris l'Europe en atteignant son premier Final Four par la force de son attaque à 100 à l'heure.
Mais au retour des vestiaires, le Real a resserré sa défense, sans s'essouffler grâce à l'apport de ses remplaçants Gabriel Deck (16 points), Théo Maledon (12), Trey Lyles (17) et Andres Feliz (15). A l'expérience, les Madrilènes ont dominé le rebond offensif (19) pour éteindre les tentatives de retour des Valenciens. Le Croate Mario Hezonja a aussi contribué avec 25 points et 7 rebonds.
DiDomenico rejoint le championnat suédois
Chris DiDomenico va poursuivre sa carrière dans le championnat de Suède.
Libéré par Ambri-Piotta début mars, l'attaquant canadien de 37 ans rejoint le promu Björklöven, comme le club l'a annoncé sur ses réseaux sociaux.
Ancien joueur de Langnau, Berne et Fribourg-Gottéron, "DiDo" a signé un contrat d'un an avec le club de la ville d'Umea. Il y rejoindra l'homme qui a donné le titre à Gottéron ce printemps, l'attaquant suédois Lucas Wallmark.
