Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Pas de record de Suisse du 400 m pour Werro
Audrey Werro a échoué dans sa tentative de battre le record de Suisse du 400 m mercredi. La meilleure performeuse mondiale 2026 du 800 m a dû se contenter de 51''33 lors du meeting de Fribourg.
La Fribourgeoise espérait améliorer la meilleure marque nationale sur le tour de piste, propriété de Lea Sprunger depuis l'été 2018 (50''52). Elle doit déchanter. Trois jours après avoir porté sa meilleure performance mondiale de l'année du 800 m à 1'53''80, elle est même restée à 0''30 de son record personnel sur 400 m.
Autre course attendue, le 100 m dames a vu la victoire de Salomé Kora (11''32) devant Géraldine Di Tizio-Frey (11''36). A noter qu'Ajla Del Ponte, meilleure performeuse suisse de la saison (11''11), n'est pas parvenue à se qualifier pour la finale. La Tessinoise n'a pu faire mieux que 11''52 lors des séries.
Mirra Andreeva chute dès le 2e tour à Londres
Près d'un mois après son titre à Roland-Garros, Mirra Andreeva (WTA 5) a été éliminée au 2e tour de Wimbledon.
La Russe a été renversée 4-6 7-5 6-4 par la Tchèque Barbora Krejcikova (WTA 38), sacrée sur le gazon de Londres en 2024.
Battue dès son entrée à Bad Hombourg (Allemagne) lors de son seul match de préparation sur gazon, la Sibérienne de 19 ans n'était plus sortie si tôt en Grand Chelem depuis l'US Open en 2024. L'an dernier, elle avait atteint les quarts de finale à Wimbledon, battue par la St-Galloise Belinda Bencic.
Celle qui a remporté début juin à Paris son premier titre en Grand Chelem n'a pourtant rien lâché. Menée 5-3 au troisième set, elle a ainsi écarté six balles de match sur le service adverse au cours d'un jeu qui a duré pas moins de 14 minutes. Mais Barbora Krejcikova a conclu dans le jeu suivant, après 2h47 de jeu.
L'Angleterre sauvée par son prince Harry Kane
L'Angleterre s'est fait peur, mais a fini par décrocher son billet pour les 8es de finale du Mondial. Les Three Lions ont battu la RD Congo 2-1 grâce à un doublé d'Harry Kane, mercredi à Atlanta.
L'Angleterre est passée à quinze minutes de l'élimination, mais s'est finalement qualifiée pour les 8es grâce à son capitaine Harry Kane, auteur d'un doublé. Menés rapidement, les Anglais se sont longtemps cassé les dents sur la défense congolaise, avant de renverser le match grâce aux quatrième et cinquième buts dans le tournoi de l'attaquant du Bayern Munich.
Jusqu'à la 75e minute pourtant, la RD Congo tenait son exploit. Si le gardien anglais Jordan Pickford a manqué l'une des seules interventions qu'il aurait dû réaliser, son homologue Lionel Mpasi a été miraculeux, repoussant longtemps les assauts anglais.
Menée, l'Angleterre devait de plus faire face à l'histoire: elle n'avait jusqu'ici gagné qu'un seul match après avoir concédé l'ouverture du score en Coupe du Monde, lors de la finale de 1966 contre l'Allemagne qui l'a couronnée de son seul titre mondial.
Il a fallu du temps aux Three Lions pour contredire cette statistique et enfin faire plier Mpasi, seulement remplaçant de l'ancien gardien du Lausanne-Sport Mory Diaw dans son club du Havre. Mais Harry Kane a fini par surgir pour égaliser de la tête (75e). L'attaquant de 32 ans a ensuite envoyé une frappe imparable dans la lucarne pour offrir la victoire aux siens à la 86e.
Ce succès permet à l'Angleterre d'atteindre les 8es de finale en Coupe du monde pour la 13e fois de son histoire. Elle y affrontera le Mexique dimanche (lundi à 2h en Suisse).
Bencic file en 16es de finale à Wimbledon
Belinda Bencic (WTA 11) jouera les 16es de finale de Wimbledon. La St-Galloise, demi-finaliste l'an dernier sur le gazon londonien, a dominé la Chinoise Wang Xinyu (WTA 39) 7-5 6-0 au 2e tour.
La championne olympique 2021 a rendu une copie d'excellente facture sur le court no 3 de Church Road. Elle a certes été accrochée dans le premier set, jusqu'à 5-5 tout du moins. Mais elle n'a perdu que trois points sur son service dans cette manche initiale.
Belinda Bencic a élevé le curseur au meilleur des moments pour s'éviter toute mauvaise surprise. Elle a ainsi remporté les huit derniers jeux du match, signant quatre breaks au passage pour s'imposer en 73 minutes seulement.
La St-Galloise de 29 ans - qui arborait un imposant bandage sous la cuisse gauche - a tout de même dû faire face à deux balles de break, à 4-0 15/40 dans la deuxième manche. Mais elle a écarté le danger avec brio, et n'a lâche au total que huit points sur son engagement.
Belinda Bencic affrontera vendredi au 3e tour Anna Kalinskaya (WTA 20). Elle mène 4-1 dans son face-à-face avec la Russe, qu'elle a notamment battue à deux reprises sur herbe en 2022. Mais elle reste sur une défaite, subie sur la terre battue de Rome en mai dernier.
Saibari s'engage avec le Bayern jusqu'en 2031
Ismael Saibari s'est engagé pour cinq ans soit jusqu'à l'été 2031 avec le Bayern, a annoncé mercredi le club munichois qui officialise son premier transfert estival.
L'international marocain est l'une des révélations du Mondial 2026 avec les Lions de l'Atlas.
"Depuis tout petit, on rêve de signer un contrat dans un club comme le Bayern. (...) Le Bayern joue chaque saison les plus grands titres comme la Ligue des champions, et je souhaite gagner autant de titres que possible", a souligné le milieu de terrain, cité dans un communiqué du "Rekordmeister".
Ismael Saibari (25 ans) a marqué trois buts dont un contre le Brésil lors de la phase de groupes, tout en étant décisif contre les Pays-Bas dans la séance de tirs au but lors de la qualification pour les 8es de finale. Le montant du transfert du PSV Eindhoven au Bayern n'a pas été communiqué. Mais selon les médias allemands et néerlandais, il s'élèverait autour de 50 millions d'euros.
Ditaji Kambundji au repos forcé
Ditaji Kambundji est au repos forcé pour plusieurs semaines, a annoncé mercredi son agence de management. La championne du monde du 100 m haies souffre d'une élongation à une cuisse.
La Bernoise de 24 ans s'est blessée dimanche dernier lors de l'échauffement précédant le meeting de la Ligue de Diamant de Paris. Une IRM a confirmé la nature de sa blessure, qui l'oblige notamment à renoncer aux meetings de Monaco (10 juillet) et de Lucerne (16 juillet).
"Heureusement qu'il ne s'agit que d'une petite blessure. (...) Nous devrions pouvoir rapidement la soigner", explique dans un communiqué Ditaji Kambundji, qui n'est pas certaine de pouvoir participer aux championnats de Suisse prévus les 25 et 26 juillet dans le stade du Letzigrund à Zurich.
"Les prochaines semaines s'annoncent certainement difficiles. Mais dans la vie d'une athlète, il faut aussi savoir s'adapter à la situation et en tirer le meilleur parti", explique encore la sportive suisse de l'année 2025.
Son grand objectif de la saison demeure les Championnats d'Europe, qui se dérouleront du 10 au 16 août à Birmingham. Ditaji Kambundji s'était parée d'argent lors des Européens 2024 en plein air à Rome, après avoir conquis le bronze en 2022.
Hischier prolonge pour 5 ans chez les Devils
Nico Hischier se plaît toujours autant dans le New Jersey.
Le centre valaisan a prolongé de cinq ans le contrat qui le liait initialement jusqu'en 2027 avec les Devils, a annoncé la franchise de Newark. Il touchera 11,7 millions de dollars par saison à partir de l'été 2027.
Certaines rumeurs l'avaient envoyé du côté des Canadiens de Montréal, notamment. Mais New Jersey continue bel et bien de miser sur son capitaine et no 13 Nico Hischier (27 ans), que la franchise de Newark avait choisi en 1re position lors de la draft de 2017.
Son salaire, le plus élevé de l'histoire pour un Suisse évoluant en NHL, est en nette augmentation. Son contrat actuel, qui porte sur sept ans, lui rapporte 7,25 millions par année. Soit moins par exemple que ce que touche son coéquipier appenzellois Timo Meier (8,8 millions par an pour huit ans, jusqu'en 2031).
En comparaison, le défenseur bernois Roman Josi, capitaine de longue date des Nashville Predators, ne gagne "que" 9 millions par an avec un bail de huit ans qui se terminera en 2028. L'attaquant saint-gallois de Los Angeles Kevin Fiala touche quant à lui 7,875 millions par saison.
Capitaine des Devils depuis février 2021, Nico Hischier sort d'une saison à 66 points en 82 matches, pour un différentiel total de -6. Il affiche 488 points - dont 199 buts - en 609 matches de saison régulière de NHL depuis ses débuts en 2017/18, plus 12 en 22 parties disputées dans le cadre des play-off.
L'équipe d'Iran de retour à Téhéran en terrain conquis
Fanfare et bouquets de fleurs: quelques centaines de supporters ont acclamé mercredi les joueurs de l'équipe d'Iran à leur retour à Téhéran, malgré une élimination précoce du Mondial.
"Iran, Iran!", entonne comme d'une seule voix ce comité d'accueil composé de jeunes enfants, de leurs parents mais aussi de fans inconditionnels, a constaté l'AFP. Certains agitent des drapeaux vert, blanc et rouge de l'Iran. D'autres arborent des bracelets aux couleurs nationales ou sont vêtus du maillot bleu de la "Team Melli".
L'enthousiasme est à son comble lorsqu'un animateur annonce que l'avion de l'équipe vient d'atterrir en provenance de Turquie. A leur descente, les joueurs sont accueillis par des musiciens en tenue militaire au son de l'hymne national.
Sont visibles parmi les supporters des portraits du gardien Alireza Beiranvand, devenu héros national pour ses arrêts décisifs contre la Belgique (0-0). Bien qu'invaincu dans le groupe G, avec trois nuls en autant de rencontres, l'Iran a été éliminé en phase de poules.
"Nous nous excusons tous devant vous, pour ne pas avoir pu nous qualifier (pour les 16es de finale) et vous procurer de la joie", a déclaré Alireza Beiranvand à son arrivée à l'aéroport Mehrabad de Téhéran.
"Nous méritions d'aller plus loin, mais ils nous ont vraiment compliqué la tâche", déplore le défenseur Ramin Rezaïan, en référence aux Etats-Unis, coorganisateur du Mondial et pays à l'origine avec Israël du déclenchement de la guerre contre l'Iran en février.
Jamais un pays hôte d'une Coupe du monde n'avait été en conflit ouvert avec une nation participante. Cette hostilité a pesé dans les préparatifs. La participation de l'Iran est restée incertaine jusqu'au bout. Et au lieu d'établir son camp de base en Arizona comme prévu, l'équipe a dû s'exiler à la dernière minute à Tijuana, le long de la frontière mexicaine.
Les Etats-Unis ont refusé d'accorder des visas à une douzaine de membres de son encadrement, dont le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj, ancien membre des Gardiens de la Révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington.
L'équipe, qui estime avoir été "maltraitée", a plusieurs fois fustigé les restrictions l'obligeant à arriver sur le sol américain, la veille de ses deux premiers matchs, au prix d'allers-retours fatigants avec le Mexique voisin.
Le grand espoir italien Palestra répond aux sirènes de Chelsea
Marco Palestra rejoint Chelsea en provenance de l'Atalanta Bergame, ont annoncé les deux clubs. Le défenseur international italien est présenté à 21 ans comme l'avenir de la Nazionale,
Palestra s'est engagé jusqu'en 2033 avec les Blues, a précisé le club londonien, 10e du dernier Championnat d'Angleterre qui sera désormais entraîné par Xabi Alonso. Selon le site spécialisé Transfermarkt, le montant du transfert du latéral droit est estimé à 57 millions d'euros.
Formé à l'Atalanta Bergame, Palestra a passé la saison dernière en prêt à Cagliari où il a explosé (37 matches, un but), pour décrocher le titre de meilleur défenseur de Serie A et ses deux premières sélections en équipe d'Italie. L'Inter Milan, obligé de rajeunir sa défense, en avait fait sa priorité, mais Palestra n'a pas hésité lorsque Chelsea s'est manifesté.
Les nos 1 mondiaux passent au 3e tour à Wimbledon
Les nos 1 mondiaux se sont qualifiés pour le 3e tour de Wimbledon. Mais tant Jannik Sinner qu'Aryna Sabalenka ont éprouvé des difficultés sur le gazon londonien mercredi.
Contraint de batailler durant cinq sets face à Miomir Kecmanovic pour son entrée en lice, Jannik Sinner a cette fois-ci passé l'épaule en trois manches. Mais il a eu besoin de deux tie-breaks pour prendre la mesure du Portugais Nuno Borges (ATP 48), battu 7-6 (7/4) 7-6 (7/2) 6-4 après 2h31 sur le Centre Court.
Nuno Borges a manqué le coche dans la seconde manche, lui qui s'est procuré une balle d'égalisation à un set partout à 5-4 sur son service après avoir signé le premier break de cette partie. Jannik Sinner a écarté le danger, avant de survoler le second jeu décisif puis de dominer la troisième manche.
Tenant du titre et grand favori du tournoi, Jannik Sinner n'a toutefois pas pleinement rassuré ses supporters, perdant deux fois son service malgré ses 21 aces. L'Italien, qui reste sur une élimination au 2e tour à Roland-Garros, cherchera à monter en puissance dans son 3e tour face à Jenson Brooksby (ATP 81).
Aryna Sabalenka, qui subira un test intéressant au 3e tour face à Jelena Ostapenko (WTA 31), s'est fait peur dans la deuxième manche après avoir survolé la première. Elle s'est retrouvée menée 5-2 par McCartney Kessler, qui a manqué quatre balles de set au total dont trois sur son propre service. La Bélarusse a su serrer sa garde dans le "money time" pour conclure sur sa troisième balle de match.
Serena Williams touchée à un genou, selon son entourage
L'Américaine Serena Williams s'est tordu un genou mardi au 1er tour de Wimbledon, selon une déclaration de son agente relayée mercredi par la presse britannique.
Sa capacité à disputer le double avec sa soeur aînée Venus est remise en question.
L'ex-no 1 mondial, qui disputait à 44 ans son premier match de simple depuis près de quatre ans, a été battu par Maya Joint (WTA 53) 6-3 6-7 (6/8) 6-3 mardi. A l'issue du match, Serena Williams s'est soustraite à ses obligations médiatiques, les organisateurs du tournoi affirmant qu'elle n'était "pas en mesure" de les honorer.
"Serena s'est tordu un genou à la fin du premier set et a été par conséquent dispensée de ses obligations médiatiques par le tournoi et les équipes médicales" du circuit féminin, a assuré mercredi Jill Smoller, l'agente de l'Américaine, dans une déclaration relayée par le quotidien britannique The Times, qui précise qu'elle serait blessée au genou droit.
"Elle a pu quitter le site mardi soir sans assistance et fait tout son possible pour être prête à jouer en double plus tard dans la semaine", a ajouté l'agente. Serena Williams et sa soeur Venus, 46 ans, ont reçu une invitation disputer le tournoi de double à Wimbledon, qui débute jeudi.
Dans une déclaration écrite communiquée aux médias par le tournoi en lieu et place de la conférence de presse d'après-match, la joueuse aux 23 titres en Grand Chelem a confié qu'elle avait trouvé "génial d'être de retour à Wimbledon". "Je ne m'y attendais pas. L'atmosphère était fantastique, ma sortie du court aussi. J'en ai profité, ça m'avait manqué et j'ai profité plus que jamais de ce moment", a-t-elle ajouté.
Coupe de Suisse: De belles affiches à l'issue du tirage au sort
L'Association suisse de football (ASF) a procédé mercredi au tirage au sort de la Coupe de Suisse dans la banlieue de Berne. Deux clubs romands de 2e ligue feront face à des équipes de 1re division.
Meilleure équipe romande de Super League la saison dernière, Sion se rendra à Chiètres (2e ligue) pour débuter la compétition. Les formations de l'Arc lémanique de première division, Servette et Lausanne, ont respectivement hérité de Bavois (Promotion League) et du FC Kosova Neuchâtel.
Le duel entre les Vaudois et le club de 2e ligue est l'un des plus déséquilibrés de ce tirage au sort. Le champion de Suisse Thoune sera également largement favori face aux Valaisans de 2e ligue de Saxon.
Vainqueur de la compétition pour la deuxième fois le 24 mai dernier, St-Gall entamera la défense de son titre face à Thalwil (1re ligue). Finaliste malheureux contre les Brodeurs, le Stade Lausanne-Ouchy ne devrait pas être inquiété par le CS Italien Genève, club de 2e ligue.
Les Jurassiens de Courtételle (1re ligue) auront l'honneur d'accueillir le FC Bâle, vainqueur à 14 reprises de la compétition. Pensionnaire de deuxième division, le demi-finaliste de l'édition précédente Yverdon se rendra à Terre-Sainte (2e ligue inter) pour débuter sa compétition. Finaliste en 2024, Bienne aura enfin fort à faire contre le vice-champion de Challenge League Aarau.
Bruno Genesio nommé entraîneur de Marseille
L'Olympique de Marseille a un nouvel entraîneur. Le club phocéen a annoncé mercredi dans un communiqué avoir nommé Bruno Genesio, ancien coach de Lyon, Lille ou Rennes.
Genesio, 59 ans, remplace Habib Beye, dont l'OM avait annoncé le départ mardi après seulement quatre mois en poste. "En choisissant de rejoindre l'Olympique de Marseille, Bruno Genesio montre son adhésion au projet porté par le club et son ambition de bâtir un groupe capable de s'inscrire durablement parmi les références du football français et européen", a écrit l'OM dans son communiqué.
Depuis plusieurs semaines déjà, le dossier Genesio à l'OM était annoncé comme réglé, ou presque, par plusieurs médias sportifs. Mais le club marseillais avait plusieurs urgences: ses passages devant la DNCG et l'instance de contrôle de l'UEFA ainsi que les discussions liées à la résiliation du contrat d'Habib Beye.
Alors que tous les clubs de L1 ont annoncé depuis longtemps leur date de reprise d'entraînement, l'OM était donc à la traîne mais va désormais pouvoir se mettre en ordre de marche.
"J'ai choisi de rejoindre l'Olympique de Marseille parce que j'ai été séduit par le défi qui m'a été présenté. L'OM est un club unique, avec une histoire exceptionnelle, une identité forte et des supporters dont la passion est reconnue bien au-delà de ses frontières", a déclaré Genesio, cité dans le communiqué du club.
Le technicien qui est donc chargé de lancer la transformation et la reconstruction de l'OM va diriger son quatrième club de L1, après avoir déjà occupé les bancs de Lyon (2015-2019), Rennes (2021-2023) et Lille (2024-2026), qu'il vient de quitter après deux saisons probantes.
"Les tirs au but, ce n'est pas une loterie", estime Fassnacht
Avant le 16e de finale entre la Suisse et l'Algérie, Christian Fassnacht évoque ses retrouvailles avec Vladimir Petkovic. Il explique aussi pourquoi une séance de tirs au but n'est pas une loterie.
Q: Christian Fassnacht, comment abordez-vous ces retrouvailles avec Vladimir Petkovic?
"C'est forcément quelque chose de particulier. Je me réjouis énormément de revoir Vlado dans ces circonstances. Cela s'inscrit aussi parfaitement dans l'histoire récente du football suisse: après toutes ces belles années passées avec lui, nous allons désormais nous affronter. C'est comme si la boucle était bouclée."
Q: Quelles sont les principales différences entre Vladimir Petkovic et Murat Yakin?
"Sur le plan du jeu, nous pratiquions un football plus direct et plus simple sous Vlado. Muri est sans doute un plus grand tacticien et il accorde encore davantage d'importance aux détails. J'avais aussi un peu moins d'échanges avec Vlado en raison de la langue. En revanche, ils ont une chose en commun: ils vivent et respirent le football."
Q: Et dans votre relation avec eux?
"Vlado échangeait surtout avec les cadres de l'équipe et jouissait d'une grande autorité en tant que véritable patron du groupe. Muri est probablement plus accessible et prend régulièrement le temps de discuter avec tous les joueurs. Les deux approches ont leurs avantages et leurs inconvénients."
Q: Vous étiez sur la pelouse lors de la victoire contre la France à l'Euro 2021, lorsque la Suisse était entraînée par Petkovic...
"Oui, ce genre de moment soude un groupe. Chaque fois que je revois ces images ou que l'on m'en parle, cela suscite encore beaucoup d'émotion. C'est pour vivre de tels instants que nous sommes devenus footballeurs."
Q: Quelles sont vos impressions sur l'Algérie?
"Le fait de jouer avec Jaouen Hadjam à Young Boys m'a permis d'avoir un aperçu du football algérien. Il reflète assez bien cette équipe: avec le ballon, ils sont extrêmement créatifs et très forts techniquement. Ils ont un côté 'foot de rue'. En contrepartie, ils peuvent parfois faire preuve d'un peu moins de rigueur défensive, ce qui pourrait jouer en notre faveur."
Q: Vous attendez-vous à une Algérie qui jouera surtout en contre ou qui cherchera à faire le jeu?
"Difficile à dire. Leur qualité technique saute aux yeux. Si nous récupérons le ballon, ils seront peut-être un peu moins présents défensivement que le Canada, par exemple. Mais cela reste une équipe expérimentée, dont les principales qualités sont offensives. Et Vlado saura parfaitement les préparer face à nous. Cela dit, si nous sommes à 100 %, je pense que nous pouvons atteindre le tour suivant."
Q: Comment avez-vous vécu l'élimination de deux favoris comme l'Allemagne et les Pays-Bas?
"C'était un avertissement pour tout le monde. Il n'y a plus de matches faciles. Si vous traversez un temps faible pendant 90 ou 120 minutes, vous êtes vite éliminés. C'était donc utile de voir ces rencontres et de constater à quel point tout peut basculer rapidement."
Q: Vous vous êtes dit qu'il faudrait peut-être travailler un peu les tirs au but?
"Pas seulement après ces matches. Nous avions déjà abordé le sujet en interne et consacré une séance à cette question. À mes yeux, une séance de tirs au but n'est pas une loterie. On peut s'y préparer dans une certaine mesure. J'ai d'ailleurs travaillé cet aspect avec quelqu'un au niveau des clubs."
Q: Que s'est-il dit lors de cette séance?
"Les entraîneurs nous ont donné plusieurs conseils: sur ce que le tireur peut faire, mais aussi sur la manière dont l'équipe peut l'aider. J'aimerais en dire davantage, mais cela reste interne. En tout cas, nous nous sommes préparés du mieux possible."
Q: Vous seriez prêt à tirer un penalty?
"Oui."
Q: Lors de la séance entre l'Allemagne et le Paraguay, on a vu Joshua Kimmich peiner pour trouver des volontaires. Qu'en avez-vous pensé?
"Avant un match, il est toujours plus facile de dire que l'on tirera un penalty. Mais lorsque le moment arrive vraiment, beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte: comment vous sentez-vous? Êtes-vous prêt à assumer cette responsabilité? Dans le cas de l'Allemagne, plusieurs millions de personnes suivent le match devant leur télévision. La pression est immense et, lors d'une séance de tirs au but, le tireur n'a quasiment rien à gagner."
Le Mexique ne laisse aucune chance à l'Equateur
Retardée d’une heure en raison d’un orage, la rencontre Mexique – Equateur a rappelé une vérité : cette équipe du Mexique tutoie pour l’instant la perfection.
Dans son antre du stade Azteca, le Mexique n’a laissé aucune chance à son adversaire pour s’imposer 2-0. Depuis le début du tournoi, la formation dirigée par Javier Aguirre a, ainsi, gagné ses quatre matches sans concéder le moindre but. On souhaite bon courage à son adversaire en huitième de finale, l’Angleterre ou la RD du Congo, pour trouver la faille dans une équipe qui peut vraiment nourrir les plus grandes ambitions.
Les Mexicains ont classé l’affaire juste après la demi-heure avec le 2-0 de Raul Gimenez. L’attaquant de Fulham a exploité une erreur à la relance de Joel Ordonez pour combiner avec son compère Julian Quinones et faire chavirer un stade toujours aussi volcanique. Neuf minutes plus tôt, c’est Quinones qui avait ouvert le score sur une rupture magnifique. Parti depuis son camp, le joueur d’Al-Quadiah a su effacer le Parisien Willian Pacho avant d’armer une frappe imparable au premier poteau.
Ces deux buts magnifiques sur les deux premiers tirs cadrés de la rencontre soulignent l’efficience des Mexicains. A n’importe quel moment, ils sont capables d’emballer la rencontre, de piquer l’adversaire. A 2-0, les Mexicains ont géré leur avantage sans trembler même si l’Equateur a eu le mérite de ne jamais renoncer.
Seulement, Moises Caicedo et ses coéquipiers sont restés loin du compte. L'expulsion du joueur d'Arsenal Piero HIncapié dans le temps additionnel pour avoir mis la main sur sa bouche au moment d'insulter un adversaire sonnait comme un triste épilogue pour une équipe qui avait fait chavirer tout un pays avec sa victoire contre l'Allemagne.
