Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Wawrinka éliminé au 1er tour de Roland-Garros pour sa dernière
Stan Wawrinka (ATP 113) a fait ses adieux à Roland-Garros lundi. Le Vaudois de 41 ans s'est incliné 6-3 3-6 6-3 6-4 face au Néerlandais Jesper de Jong, 106e mondial, au 1er tour du tournoi parisien.
L'ex-no 3 mondial a manqué de réussite dans les moments-clés pour sa dernière sur la terre battue de la Porte d'Auteuil, et ce malgré les encouragements d'un public français largement acquis à sa cause. Il n'a converti que deux de ses dix balles de break, insuffisant pour battre un joueur de seize ans son cadet.
Le "lucky-loser" néerlandais ressemblait pourtant à un adversaire plus abordable que le Français Arthur Fils (ATP 20), qui a déclaré forfait samedi. Après avoir perdu le premier set, Wawrinka a d'ailleurs bien réagi dans le deuxième malgré plusieurs balles de break manquées.
Le triple vainqueur en Grand Chelem a ensuite fait jeu égal jusqu'au bout d'un match qui a duré plus de trois heures. Mais il a concédé le break de trop tant dans la troisième que dans la quatrième manche.
Servette Chênois fait un pas vers le titre
Servette Chênois a fait un premier pas vers le titre national lundi à Berne. Les Genevoises se sont imposées 2-1 sur la pelouse d'YB, en match aller de la finale des play-off de Women's Super League.
Victorieuses de la Coupe de Suisse face à ce même adversaire en mars, les Servettiennes ont fait la différence grâce à un doublé de l'attaquante suédoise Therese Simonsson. La joueuse de 28 ans a frappé dès la 5e sur un coup-franc a priori anodin, mais dont la trajectoire a surpris la gardienne bernoise, avant de corser l'addition sur une frappe croisée imparable en deuxième période (69e).
La Suédoise a toutefois permis aux joueuses de la capitale de garder l'espoir en fin de match. Sa main largement décollée du corps a offert un penalty à YB, lequel a été parfaitement transformé par la Bosnienne Maja Jelcic (90e).
Sacré en 2021 et en 2024, Servette Chênois s'avance toutefois comme le favori du match retour, prévu vendredi au Stade de Genève (19h00). Les Bernoises devront quant à elles sortir le grand jeu pour renverser leur bête noire et remporter un 13e titre national.
Roland-Garros: Bandecchi et Teichmann passent un tour
Les Suissesses ont réussi leur entrée en lice à Roland-Garros lundi. Jil Teichmann (WTA 170) s'est qualifiée pour le 2e tour, tout comme Susan Bandecchi (WTA 215), issue des qualifications.
Jil Teichmann, récente demi-finaliste à Rabat (WTA 250), a confirmé son retour en forme. Présente dans le tableau principal du Grand Chelem parisien à la faveur d'un classement protégé, la Seelandaise s'est imposée 6-4 6-4 face à Liudmila Samsonova (WTA 27) en 1h37.
Face à la tête de série no 20, la Biennoise a rapidement pris le match à son compte en menant 4-1, avant de voir la Russe revenir à 4-3. Mais la Suissesse, qui s'était hissée en 16es de finale en 2022 à la Porte d'Auteuil, a parfaitement su capitaliser sur les erreurs de son adversaire pour remporter la manche 6-4 à sa première tentative.
Auteure de 40 fautes directes sur la partie, Samsonova n'a pas pu renverser la rencontre lors du 2e set. Elle a rendu les armes dès la première balle de match. Au tour suivant, Teichmann affrontera la Polonaise Magdalena Frech (WTA 46), qui n'a jamais remporté deux matches d'affilée dans le tableau principal à Paris.
La joueuse de 27 ans a sauvé pas moins de huit balles de break sur la rencontre face à la 33e mondiale. Cette dernière avait pourtant remporté son premier titre lors du WTA 500 de Merida sur court en dur fin février.
Dans le set décisif, Bandecchi a profité d'un passage à vide de l'Espagnole pour mener 5-2, avant de conclure 6-4 sur sa 2e balle de match. Elle affrontera l'Australienne Daria Kasatktina (WTA 53) au tour suivant.
Tour d'Italie: Vingegaard ne se voit pas courir jusqu'à 35 ans
Jonas Vingegaard, en tête du Tour d'Italie, ne se voit "pas courir jusqu'à 35 ans" a-t-il confié lundi. Le Danois dit "prendre année après année" et envisage de finir sa carrière chez Visma.
"Depuis mon crash (au Tour du Pays Basque) en 2024, je prends année après année. Tant que je prends du plaisir, je continue. A ce stade, je ne me vois pas prendre ma retraite. Mais je ne me vois pas courir jusqu'à 35 ans. Je vais avoir trente ans (le 10 décembre prochain, NDLR) donc il ne me reste pas tant d'années que ça", a déclaré le double vainqueur du Tour de France 2022 et 2023 lors d'une visioconférence de presse à la troisième journée de repos du Giro.
"Je pense terminer ma carrière dans cette équipe", a ajouté le leader de Visma-Lease a bike, alors que des rumeurs évoquent un possible intérêt de la formation britannique Ineos renforcée par l'arrivée d'un co-parraineur danois, l'entreprise de technologie Netcompany.
Au Giro, où il a déjà remporté trois étapes et mène le classement général avec plus de deux minutes d'avance, Vingegaard s'estime "dans une excellente forme" qu'il pense pouvoir "améliorer encore en vue du Tour" de France (4-26 juillet) où il croisera le fer avec Tadej Pogacar qui l'a largement dominé ces deux dernières éditions.
"On va viser au moins une étape de plus, je ne vous dirai évidemment pas laquelle. On est là aussi pour honorer la course et, maintenant que j'ai le maillot rose, j'ai envie de gagner avec. Mais on va choisir nos jours avec soin car je pense aussi déjà au Tour de France. Courir à fond toutes les étapes rendrait les choses plus difficiles que nécessaire", a-t-il expliqué.
Hors de question donc a priori de faire comme Pogacar qui avait remporté six étapes en 2024 avant de gagner ensuite aussi le Tour de France. "Je ne me compare pas à Tadej. Je le connais un peu, c'est quelqu'un de très sympa, mais je me concentre sur moi", a souligné le Danois qui considère l'Autrichien Felix Gall comme son principal rival au Giro.
Interrogé sur les objectifs qu'il aimerait accomplir d'ici la fin de sa carrière, il a dit: "je n'ai pas encore gagné toutes les courses d'une semaine, ce serait vraiment quelque chose de sympa".
Gkolomeev nage le 50 m nage libre plus vite que le record du monde
Le Grec Kristian Gkolomeev a nagé le 50 m nage libre en 20''81, soit plus vite que le record du monde, dimanche à Las Vegas lors des Enhanced Games.
Cette compétition controversée autorise et encadre le dopage, suscitant des inquiétudes pour la santé des athlètes.
Cette performance, qui dépasse le record du monde officiel de Cameron McEvoy établi en mars dernier en 20''88, ne sera pas homologuée par les instances officielles. Les athlètes des Enhanced Games sont autorisés à prendre des produits dopants et les nageurs peuvent porter des combinaisons intégrales en polyuréthane, interdites dans les compétitions officielles.
"C'était une superbe course... Je l'ai fait", a déclaré Gkolomeev, qui empoche une prime d'un million de dollars pour ce record non officiel. "Je vais continuer. Peut-être que l'année prochaine, je le battrai à nouveau", a-t-il ajouté. La grande majorité des participants, parmi lesquels les nageurs médaillés olympiques James Magnussen, Cody Miller et Ben Proud, ont pu prendre testostérone, hormone de croissance, peptides, stéroïdes anabolisants et autres substances interdites.
Chaque gagnant d'épreuve a empoché 250'000 dollars et une performance au-delà d'un record du monde était accompagnée d'une prime d'un million de dollars. Ces Jeux améliorés ont été dénoncés comme dangereux par les instances mondiales du sport, qui ont déclaré qu'elles ne reconnaîtraient pas les records établis lors de cette manifestation.
Messi sort prématurément, crainte de blessure
Lionel Messi a demandé à sortir dimanche lors d'un match de l'Inter Miami contre Philadelphie en MLS. Une sortie qui inquiète les fans argentins à moins de trois semaines de la Coupe du monde.
La star de 38 ans a quitté le terrain à la 73e minute après s'être tenu derrière la jambe gauche. Dans des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, Messi semble néanmoins marcher normalement vers le tunnel. La raison exacte de sa sortie, pour son dernier match dans le championnat nord-américain avant le Mondial, n'était pas connue.
Le Mondial 2026, coorganisé par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, démarrera le 11 juin et s'étendra jusqu'au 19 juillet. Les Argentins, dans le groupe J avec l'Algérie, la Jordanie et l'Autriche, y défendront leur couronne conquise en 2022 au Qatar à partir du 16 juin.
L'octuple Ballon d'or s'était une nouvelle fois distingué dimanche avant son remplacement, délivrant deux passes décisives à German Berterame pour contribuer au succès spectaculaire des Floridiens 6-4.
S'il figurait dans la liste finale du sélectionneur Lionel Scaloni, Messi prendrait part à son sixième Mondial. L'attaquant, qui fêtera ses 39 ans dans un mois, avait montré des signes de gêne dès la 70e. Il a quitté le terrain après avoir reçu des soins au bord de la pelouse pour sa jambe gauche, et après une brève conversation avec son entraîneur Guillermo Hoyos.
Vegas enfonce le clou face à Colorado
Vegas n'est plus qu'à un succès d'une qualification pour la finale de la Coupe Stanley. Les Golden Knights ont battu Colorado 5-3 dimanche pour mener 3-0 en finale de la Conférence Ouest de NHL.
Meilleure équipe de la Ligue en saison régulière, Colorado a certainement pris un coup sur la tête dimanche. L'Avalanche a en effet entamé de manière idéale ce match 3 en s'offrant trois longueurs d'avance (3-0) après 13'15. Un avantage qui a tenu jusqu'à la fin du premier tiers-temps.
Colorado, qui enregistrait le retour de son défenseur-vedette Cale Makar (absent sur blessure lors des deux premiers matches de la série), a en revanche cédé très vite dans la période médiane. Mark Stone - lequel avait manqué les cinq derniers matches de Vegas - a réduit l'écart après seulement 19'' de jeu au deuxième tiers.
Ce but, marqué en supériorité numérique, a tout changé. Vegas - où le portier bernois Akira Schmid était à nouveau surnuméraire - a ainsi pu égaliser à 3-3 dès la 33e minute. Et l'attaquant tchèque Tomas Hertl a marqué le but de la victoire à la 49e, Brett Howden scellant le score dans un filet désert à 59'' de la fin.
L'Avalanche, qui n'avait perdu qu'un match dans ses deux premiers tours de play-off, espère toujours devenir la première équipe depuis 2013 (Chicago) à soulever la Coupe Stanley après avoir gagné le Trophée du Président remis à la meilleure équipe de la saison régulière.
Mais sa tâche s'annonce herculéenne. Dans toute l'histoire des play-off de NHL, seules quatre équipes ont remporté une série après avoir été menées 3-0. La dernière formation à avoir réalisé cet exploit est les Los Angeles Kings, qui avaient renversé San Jose au 1er tour en 2014.
Les Spurs dominent le Thunder et reviennent à 2-2
San Antonio a largement battu le Thunder d'Oklahoma City 103-82, dimanche à domicile, pour égaliser à 2-2 en finale de la Conférence Ouest de NBA. Victor Wembanyama a marqué 33 points pour les Spurs.
Le Français de 22 ans, qui n'a joué que 31 minutes afin d'être reposé en vue d'une série qui s'annonce longue, a réussi 11 tirs sur 22 tentés, dont 3 sur 7 à trois points. Il a également pris 8 rebonds, offert 5 assists et effectué 3 contres dans un match quasiment à sens unique pour les Spurs, qui visent leur première qualification pour la finale NBA depuis leur dernier sacre en 2014.
"C'était la première fois que nous étions menés dans cette série. Nous avons simplement réagi. Il n'y a rien d'extraordinaire à cela. Ce n'était pas de la magie. Nous avons simplement fait ce qu'il fallait faire", a commenté "Wemby", qui a attribué la domination des Spurs au fait d'avoir regardé "beaucoup de vidéos, pratiquement sans arrêt, ces dernières 24 à 48 heures".
"Je dois trouver des moyens pour avoir un impact sur le jeu de plusieurs façons. J'ai beaucoup de responsabilités, mais je suis prêt à les assumer. Nous allons tous devoir faire des choses que nous n'avions pas prévues", a encore expliqué Victor Wembanyama. Mais "la série est loin d'être terminée", a-t-il ajouté, alors que l'acte V de la série est prévu mardi en Oklahoma. "Il nous faut encore six victoires avant de pouvoir nous reposer."
Kevin Fiala: "J'étais tout proche d'un retour"
Blessés, Kevin Fiala et Jonas Siegenthaler sont malgré tout présents avec l’équipe de Suisse. Les deux stars de NHL apportent leur soutien, ce qui démontre la grande cohésion du groupe.
En t-shirt et en short en zone mixte, Kevin Fiala raconte ce qui s'est passé ces derniers jours. Après que le médecin des Los Angeles Kings lui a donné le feu vert pour voyager en Suisse mercredi, l’attaquant a sauté dans un avion le soir même. "Je suis très reconnaissant de pouvoir être ici", s'empresse-t-il de préciser.
Fiala s’est fracturé le bas de la jambe gauche en février lors des JO face au Canada. Il a cependant rapidement regardé vers l'avant, s’est fixé de nouveaux objectifs et a travaillé dur pour pouvoir effectuer son retour cette saison. Trois jours avant le début du Mondial, vendredi dernier, il était encore sur la glace. "J’étais tout proche", explique-t-il.
A la question de savoir s’il avait voulu disputer ce Mondial et que les Kings avaient dit non, il répond: "C’est compliqué, je ne veux pas entrer dans les détails. Mais au final, c’est mieux ainsi, cela ne devait pas se faire. J’ai lutté jusqu’à la semaine dernière pour participer au Mondial, c'est pour cela qu'il a été encore plus difficile de l'accepter. Un rêve s’est envolé, Je suis passé d'un fol espoir à une grande déception."
L'an dernier, lui et sa femme Jessica ont perdu un enfant. Heureusement, la vie leur a offert ce deuxième enfant qui est né en mars dernier. "Accepter est très, très important. Je ne peux pas être triste pendant un ou deux mois, surtout pas avec deux enfants."
L’opération a été réalisée aux Etats-Unis. Vendredi, il est revenu et a rejoint l’équipe. On ne voit qu'un pansement au cou. "Tout s'est passé comme prévu, j'ai maintenant un nouveau cou", rigole le Zurichois. Il se plaît aussi à décrirer son rôle actuel au sein de la sélection: "Je suis l’homme à tout faire. Je n’ai pas de fonction précise. Je suis là pour aider les gars et le staff, sur la glace comme en dehors. Je suis disposé à tout faire."
Siegenthaler n’est toutefois pas logé avec l’équipe, tout comme Fiala, qui vit dans un autre hôtel avec sa femme et ses enfants. Andrea Glauser, également blessé, soutient lui aussi la sélection sur place. Cela démontre cet esprit d'équipe qui unit les Suisses. "Certains se connaissent depuis les juniors, appuie Siegenthaler. Aux derniers Mondiaux, nous avions en grande partie la même équipe. C'est pour cette raison que nous, les blessés, sommes aussi ici."
Pour Fiala, l’équipe de Suisse est "une grande famille. On a l’impression que chaque année, nous nous rapprochons encore davantage. Pour moi, il était très, très important de ne pas manquer ce Mondial à domicile, même blessé. Si j’ai été utile, je ne sais pas. J’apporte simplement mon amour, mon énergie, ma puissance."
Contre la Grande-Bretagne jeudi, Fiala a encouragé ses coéquipiers à Zurich en tant que supporter de luxe et il a été impressionné par l’ambiance: "J’ai assisté à beaucoup de Mondiaux et c’était la meilleure atmosphère que j’aie jamais vécue." Qui sait, peut-être que ce public enthousiaste, après quatre médailles d’argent mondiales depuis 2013, est enfin la pièce manquante vers le titre.
Une finale de rêve entre Servette Chênois et YB
Qui des joueuses d'YB ou de Servette Chênois seront sacrées championnes de Suisse? Les deux meilleures équipes de la Women's Super League s'affrontent lundi et vendredi en finale des play-off.
Les Bernoises, championnes en titre, défient la meilleure équipe de la saison. Les Genevoises sont sorties vainqueures de la phase qualificative en n'ayant perdu qu'un seul match sur l'ensemble de l'exercice, contre Bâle. En demi-finale, Servette Chênois a dominé le FC Zurich 6-0 sur l'ensemble des deux matches. De son côté, YB s'est également qualifié avec autorité en battant Saint-Gall 4-1.
Voir les deux meilleures équipes de Suisse venir de Berne et Genève n'a rien de surprenant. Ces deux formations s'étaient déjà retrouvées en finale de la Coupe de Suisse. Un succès étriqué 1-0 avait alors offert le trophée à Servette.
Wübbenhorst faisait ainsi déjà allusion à une statistique que les Bernoises préféreraient sans doute ignorer. YB n'a plus battu Servette depuis 21 matches. Et en remontant davantage, le constat est encore plus sombre: depuis la montée de Servette en première division en 2018, les deux équipes se sont affrontées à 26 reprises toutes compétitions confondues. YB ne s'est imposé qu'une seule fois, en août 2019. En plus des 20 victoires servettiennes, dont une en Coupe aux tirs au but, on compte cinq matches nuls.
Pas de quoi s'inquiéter, estiment toutefois les Bernoises. "Nous avons un compte à régler avec cette équipe", affirme Giulia Schlupp sur la chaîne YouTube du club. Et une chose est claire: YB n'a pas à se cacher. Sa nouvelle qualification pour la finale constitue déjà un succès, surtout si l'on considère que plusieurs joueuses cadres, dont l'internationale suisse Iman Beney, ont quitté le club l'été dernier.
Et GC a déjà montré, en éliminant Servette en quart de finale des play-off l'an dernier, que les Genevoises peuvent vaciller. Le match aller de lundi dira si YB est capable d'en faire autant au Wankdorf et de prendre l'avantage avant le retour prévu le 29 mai.
Roland-Garros: Wawrinka en lice vers 13h
Stan Wawrinka (ATP 113) entamera son dernier Roland-Garros lundi. Le Vaudois de 41 ans disputera son 1er tour sur le Court Simonne-Mathieu, aux alentours de 13h.
Vainqueur de l'édition 2015 du Majeur parisien, Stan Wawrinka affrontera le "lucky loser" néerlandais Jesper De Jong (ATP 106) dans le deuxième match programmé sur ce court, le troisième plus grand du complexe de la Porte d'Auteuil, après un simple dames. Il s'agira de leur premier affrontement.
Trois Suissesses entreront par ailleurs en lice dans cette deuxième journée de compétition. Jil Teichmann (WTA 170) et la qualifiée Susan Bandecchi (WTA 215) joueront dès 11h, face respectivement à la Russe Liudmila Samsonova (WTA 27) et à l'Espagnole Cristina Bucsa (WTA 33). Quant à Viktorija Golubic (WTA 82), elle devrait en découdre avec la Hongroise Panna Udvardy (WTA 59) vers 15h.
F1: Antonelli remporte sa 4e victoire de suite
L'Italien Kimi Antonelli a remporté dimanche le GP du Canada. Ceci au terme d'un duel jusqu'à la mi-course avec son coéquipier britannique George Russell, qui a dû abandonner sur casse mécanique.
Antonelli, un prodige du sport automobile, signe ainsi sa 4e victoire de suite en cinq Grands Prix, devant le septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton (Ferrari), deuxième, et le détenteur de quatre couronnes avec Red Bull, le Néerlandais Max Verstappen, troisième. "Ça a été un peu chaud" mais "c'est une merveilleuse victoire", s'est exclamé l'Italien depuis son cockpit.
"George a été très rapide ce week-end", a ensuite reconnu Antonelli, promettant après quatre victoires de suite (Chine, Japon, Miami et Canada) de "continuer à relever le niveau" en qualifications et en course contre ses concurrents Russell et les pilotes Ferrari, Red Bull et McLaren.
George Russell, qui menait le début de la course après être parti en pole position, avait abandonné au 30e tour sur un problème mécanique du bloc moteur à moitié thermique, à moitié électrique. "Tout s'est simplement éteint sans prévenir. Le moteur s'est arrêté et plus d'électronique", a-t-il commenté.
La Mercedes de Russell a filé tout droit dans l'herbe et s'est arrêtée. Le Britannique a alors jeté sur la piste une pièce de son habitacle et a tapé de ses poings sur sa monoplace, manifestant ouvertement sa colère.
"Je suis fier de mon week-end avec la pole, le sprint et la course en tête quand je me suis arrêté. Il n'y a rien de plus que j'aurais pu faire, mais je suis sacrément agacé par ce qui s'est passé", a ajouté Russell, répétant qu'il avait "aimé" se battre contre Antonelli en course.
Le Britannique de 28 ans avait passé presque la moitié de la course à doubler et à se faire repasser, parfois même en se frôlant avec son jeune rival Antonelli, 19 ans.
Les deux hommes s'étaient déjà battus âprement sur la piste du circuit de Montréal samedi lors de la course sprint, provoquant même la colère du jeune prodige italien qui avait accusé son aîné de l'avoir "poussé hors" de la piste.
Djokovic cède un set mais passe au 2e tour
Malmené en début de match, le Serbe Novak Djokovic (ATP 4), s'est qualifié pour le 2e tour de Roland-Garros. Il a battu dimanche le Français Giovanni Mpetshi Perricard (83e) 5-7 7-5 6-1 6-4.
Toujours en quête d'un 25e titre record en Grand Chelem à 39 ans, Djokovic arrive sur la terre battue sans aucune victoire cette année sur cette surface exigeante.
Il avait avant d'arriver à Paris perdu son seul match sur l'ocre cette saison, contre le Croate Dino Prizmic (72e) à Rome.
Face à Mpetshi Perricard, l'ex-no 1 mondial a d'abord souffert en subissant les services foudroyants du Français, qui s'est offert le set grâce à trois aces dans le même jeu.
Dans la deuxième manche, le Lyonnais de 22 ans a sauvé neuf balles de break avant de céder sur la dixième, la quatrième balle de set du Serbe dans le jeu.
"GMP" a ensuite accusé le coup, bien moins tranchant au service et dans ses coups. Il n'en fallait pas plus pour "Nole" qui a expédié le 3e set en à peine plus de 20 minutes.
Si le Lyonnais a un temps mieux résisté dans le quatrième set, Djokovic l'a poussé à la faute en montant au filet et en jouant sur son revers. Il s'est imposé grâce à un coup droit surpuissant en 2h51.
Il affrontera au 2e tour un autre Français, Valentin Royer (74e), vainqueur facile du Bolivien Hugo Dellien (144e) 6-4 6-2 6-2.
Les adieux de Conte, l'implosion du Milan, Côme en C1
Naples sans coach, l'AC Milan perd pied et Côme va découvrir la Ligue des champions: même si l'Inter était assuré de son 21e scudetto, la 38e et dernière journée du Calcio n'a pas manqué de piquant.
C'était annoncé et cela a été au confirmé au cours d'une conférence de presse surréaliste: après deux saisons, Antonio Conte va quitter Naples avec qui il a remporté le titre en 2025. Pour son dernier match aux commandes du Napoli, Conte a vu son équipe s'imposer face à l'Udinese (1-0) et finir à onze points de l'Inter, contrarié la veille à Bologne (3-3).
Le moment clé de cette journée, redouté par les tifosi napolitains, s'est joué bien après le coup de sifflet final. Au cours d'une conférence de presse en forme de discussion, parfois tendue, avec le président et propriétaire du club Aurelio De Laurentis, Conte, 56 ans, a fait ses adieux à Naples.
Malgré le retour d'une blessure au visage de Luka Modric, le Milan, sifflé par ses supporters au coup de sifflet final, a chuté à la 5e place et devra se contenter de l'Europa League. Car dans le même temps, l'AS Rome s'est imposée à Vérone 2-0 et Côme a dominé la Cremonese 4-1.
La Roma, pour la première saison en charge de Gian Piero Gasperini, a terminé sur le podium (3e, 73 pts) et disputera la C1 pour la première fois depuis 2018/19.
Plus fort encore, Côme, qui évoluait encore en Serie B en 2023/24, va découvrir la compétition-reine du football européen. Avec Cesc Fabregas, son entraîneur convoité par les plus grands clubs européens? C'est la question qui taraude les tifosi de l'ambitieux club lombard. Cette 38e journée a scellé le sort de la Cremonese, qui, un an après avoir été promue, va retrouver la Serie B, avec Pise et Vérone.
Ce dernier dimanche de la saison a été aussi marqué par des incidents entre supporters avant le derby de Turin entre le Torino et la Juventus, qui ont fait un blessé grave aux abords du Stade olympique. Le coup d'envoi du match a été retardé d'une heure, mais même si elle s'impose, la Juve devra se contenter de la Ligue Europa la saison prochaine.
Chelsea privé d'Europe, Tottenham se maintient, West Ham chute
Chelsea, 10e de Premier League, ne jouera pas l'Europe la saison prochaine. Ceci à l'inverse de Bournemouth et Sunderland, qualifiés pour l'Europa League à l'issue de l'ultime journée.
Huitièmes avant le week-end, une place qui les qualifiait pour la Conférence League, les Blues ont reculé de deux rangs après leur défaite 2-1 sur la pelouse de Sunderland, à dix contre onze.
Le futur entraîneur, Xabi Alonso, n'aura donc que la Premier League et les coupes nationales pour terrain de jeu.
C'est un déclassement assez brutal pour le riche club de l'ouest londonien, vainqueur de la Conférence League et de la Coupe du monde des clubs en 2025, et qui a disputé la Ligue des champions cette saison.
A l'inverse, le promu Sunderland termine à une splendide 7e place synonyme d'Europa League.
Relégués en 2017 en Championship (2e div.), puis en League One (3e div.) l'année d'après, les Black Cats n'ont connu l'Europe qu'une fois et brièvement, jusqu'au deuxième tour de la Coupe des vainqueurs de coupe durant la saison 1973-1974.
Bournemouth a conforté sa 6e place, également qualificative pour l'Europa League, en alignant un 18e match sans défaite en championnat, dimanche à Nottingham Forest (1-1). Brighton, lourdement battu par Manchester United (3-0), prend la 8e place et jouera donc la Conférence League la saison prochaine.
Les Spurs du nord de Londres terminent à la 17e place, la première non relégable, avec seulement deux points d'avance sur West Ham (18e, 39 pts), relégué malgré son large succès 3-0 contre Leeds au même moment.
