Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Portland passe en play-off, Charlotte y croit encore
Les Portland Trail Blazers ont dominé les Phoenix Suns 114-110 en barrages afin de se qualifier pour les play-offs NBA.
Ils ont réussi une magnifique fin de match dans le sillage de l'Israélien Deni Avdija (41 points, 7 rebonds, 12 passes).
Portland affrontera les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama au premier tour des play-off. Phoenix pour sa part aura une dernière chance vendredi de rejoindre les play-off, en affrontant le vainqueur du duel entre les Los Angeles Clippers et les Golden State Warriors, programmé mercredi.
Charlotte affrontera vendredi à l'extérieur le perdant de la rencontre de mercredi entre Philadelphie et Orlando, qui offrira un dernier ticket pour les play-offs à l'Est.
Le Heat a réussi à tenir malgré la sortie sur blessure de son intérieur All-Star Bam Adebayo en début de deuxième quart-temps. Son remplaçant Kel'el Ware s'est montré à la hauteur (12 points, 19 rebonds), avant que Andrew Wiggins (27 points) et Davion Mitchell (28 points) ne fassent parler leur adresse, donnant l'avantage au Heat dans les dernières minutes.
Les Hornets se sont montrés grandement à la peine à trois points, leur force habituelle. Mais les frelons se sont accrochés et Coby White (19 points) a réussi à égaliser d'un tir lointain très difficile à 10 secondes de la sirène, pour arracher la prolongation, après avoir accusé six points de retard à 1'30 du terme.
Les locaux ont compté 5 points d'avance et la possession à 25 secondes de la fin des 5 minutes supplémentaires, mais Tyler Herro (23 points) a rentré un tir difficile puis LaMelo Ball (30 points, 10 passes) a cafouillé la balle, avant de faire faute sur Herro, impeccable aux lancers francs (3/3) pour offrir un point d'avance au Heat à 8 secondes du buzzer.
Ball s'est rattrapé en marquant vite de près avant un ultime contre de Miles Bridges (28 points) sur Mitchell pour sceller le score en faveur de Charlotte.
Holden: "Le joueur était en quelque sorte mon alter ego"
L'entraîneur Josh Holden réalise une saison brillante avec le HC Davos, qui s'est qualifié avec panache pour la finale des play-off où il affrontera Fribourg-Gottéron dès samedi.
"Nous nous sommes donné une devise: être des guerriers silencieux", lâche-t-il dans une interview accordée dimanche à Keystone-ATS.
Ce ne fut pas un coup de foudre, bien au contraire. Lorsque Josh Holden s'est tenu pour la première fois derrière le banc du HC Davos en tant qu’entraîneur, les fans ont déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire: "Connu pour être une figure honnie, nommé entraîneur principal, tu peux être une légende à Zoug, mais tu dois mériter d’être à Davos." C’était en septembre 2023.
Ancien joueur de... Gottéron, le natif de Calgary est devenu un héros à Zoug. C’est là qu’il a fait ses armes en tant qu’entraîneur, au poste d'assistant de Dan Tangnes, avant de rejoindre Davos. La première année, il a mené les Grisons à la 6e place et en quarts de finale des play-off, la deuxième année à la 5e place et en demi-finales, et maintenant à la 1re place et en finale.
- Josh Holden, vous souvenez-vous de ce qu’avaient écrit les fans du HCD lors de votre arrivée ?
(sourire) "A l’époque, je ne m’en étais pas rendu compte tout de suite, mais on m’avait mis au courant."
- Qu’en avez-vous pensé à l’époque ?
"Honnêtement, j’étais sans doute un peu naïf. Je pensais simplement venir à Davos pour aider ces gars à s’améliorer. Je savais bien que cela prendrait un certain temps. Mon objectif principal était de travailler dur et de gagner le respect des gens."
- Etiez-vous conscient de votre réputation en tant que joueur ?
(sourire) "Oui et non. Le métier d’entraîneur correspond certainement davantage à ma vraie nature. En tant que joueur, j’essayais de prendre mes distances; le joueur était en quelque sorte mon alter ego. Sur la glace, on crée quelque chose, on livre une performance, et oui, certaines des choses que je faisais étaient provocantes et visaient à semer la zizanie. Mais en tant qu’entraîneur, je suis plus proche de ce que je suis en tant que personne, en tant que père, en tant qu’ami. J’espérais que les gens verraient cette facette de moi et non pas celui que j’étais en tant que joueur."
- Vous avez ensuite rapidement convaincu les fans.
"Je pense que c'était mi-décembre lors de la première saison que nous avons commencé à remporter beaucoup de matches. Les premiers mois ont été difficiles, mais ensuite nous avons gagné la Coupe Spengler. Ça a été un tournant."
- Vous êtes Canadien de naissance et avez fait vos armes en tant qu’entraîneur sous la houlette de Dan Tangnes. Quelle philosophie vous correspond le mieux, la canadienne ou la suédoise ?
"Je dirais que la philosophie européenne me correspond davantage. En Amérique du Nord, on pratique davantage le +dump and chase+, c’est-à-dire envoyer le palet vers l’avant puis aller le récupérer. Le hockey européen mise davantage sur la possession du palet, c’est plus stratégique. On essaie de déstabiliser l’adversaire ou de trouver des espaces, c’est la partie qui me plaît beaucoup. Nous travaillons maintenant depuis quelques années avec les gars, et ils savent que nous sommes bons lorsque nous identifions les faiblesses de l’adversaire et que nous savons en tirer parti. L'autre chose qui m'importe, c'est l'esprit d'équipe. Chacun travaille pour l'équipe, mais chacun joue aussi avec intensité, un peu à la limite, mais sans aller trop loin."
- L'entraîneur des Zurich Lions, Marco Bayer, a constaté que votre équipe était difficile à déstabiliser, et que vous-même dégagez une grande sérénité.
"Je crois beaucoup à une présence calme sur le banc. Si je commence à crier tout le temps, les joueurs le ressentiront, ils s'essouffleront, serreront leur crosse plus fort, ce n'est pas bon. Quand les arbitres font quelque chose, que les fans à Zurich mettent l'ambiance ou que les médias écrivent quelque chose, il faut laisser ça derrière soi, passer à autre chose. Ces dernières années, nous nous sommes donné une devise: être des guerriers silencieux. C'est ce que nous voulons être."
- Cette année, vous semblez avoir trouvé la combinaison parfaite. Jusqu'à présent, ça n'aurait guère pu mieux se passer.
"Comme vous le dites. Nous nous sommes mis dans une excellente situation, qui nous permet de réaliser nos rêves. Nous avons remporté la qualification, la Coupe Spengler, et beaucoup de gars font aussi une bonne saison sur le plan personnel. Tout cela est nécessaire pour arriver là où nous en sommes aujourd'hui. Mais il reste encore du travail."
- Vous avez également bien géré les blessures, notamment celle de Michael Fora récemment. Comment va-t-il ?
"Le mieux est sans doute de dire que nous prenons les choses au jour le jour. Il n'a pas besoin d'être opéré, c'est une bonne chose. Mais ce n'est pas non plus si rose que ça."
- Ces cinq jours de pause avant le premier match de la finale samedi tombent à point nommé. Que faites-vous de tout ce temps libre ?
"Les joueurs ont deux jours de congé (lundi et mardi). Ça a été un combat difficile, les gars ont besoin de se reposer un peu. On se retrouve mercredi, le jeudi sera consacré à la récupération active, et vendredi, on examinera le plan de match pour Fribourg."
- Vous accordez-vous aussi un jour de repos ?
"Honnêtement, on réfléchit sans arrêt. On va commencer tout de suite à se pencher sur Fribourg et à se faire une idée de la stratégie. (il réfléchit) Ma femme est aux Etats-Unis en ce moment, son père vient d'avoir 80 ans. Elle revient lundi. Ce sera sympa quand elle sera de retour et qu'on pourra se détendre un peu."
- Evoquons votre adversaire en finale. Etes-vous surpris que Fribourg ait remporté la demi-finale aussi facilement ?
"Pas vraiment. Ils ont montré tout au long de la saison qu'ils formaient une équipe très solide. Je suis toutefois un peu surpris que Genève n'ait pas opposé plus de résistance. Mais c'était aussi un duel entre gardiens, et Fribourg l'a aussi remporté. C'est une équipe bien entraînée et bien structurée. Nous devons trouver un bon plan de jeu, l'essayer et le mettre en œuvre dès le premier match."
Arsenal et le Bayern Munich en position de force
Les deux derniers quarts de finale retour de la Ligue des champions se disputent mercredi dès 21h.
Arsenal et le Bayern abordent cette soirée dans une position idéale après s'être imposés mardi dernier à l'extérieur.
Les Gunners et le "Rekordmeister", qui avaient terminé aux deux premières places de la phase de Ligue, ont jusqu'ici poursuivi sur leur lancée. Mais les Londoniens marquent le pas en Premier League, où ils n'ont virtuellement plus que 3 points d'avance sur leur dauphin Manchester City.
Les hommes de Mikel Arteta restent d'ailleurs sur un inquiétant revers à domicile face à Bournemouth (1-2), qui a fait ressurgir le débat sur leur capacité à résister à la pression. Mais ils ont largement les moyens de passer l'épaule mercredi face au Sporting, qu'ils ont battu 1-0 à Lisbonne à l'aller, avant de songer à leur choc face à Manchester City dimanche prochain.
Le Bayern du coach belge Vincent Kompany se méfie forcément plus du grand Real Madrid de Kylian Mbappé, qui semble capable de renverser la table après sa défaite 2-1 à Santiago Bernabeu. Mais contrairement à Arsenal, les Bavarois n'ont pas à se soucier de ce qui les attend dans leur championnat national: leurs 12 points d'avance sur leur dauphin Dortmund leur permettent de se concentrer pleinement sur le choc face aux Merengues.
Pas de nouvelle remontada pour le Barça
Malgré deux buts inscrits très tôt, il n’y a pas eu de nouvelle remontada pour le FC Barcelone. Battus 2-0 au match aller sur leur pelouse, les Catalans ont logiquement été éliminés par l’Atlético.
Victorieux 2-1 à Madrid grâce aux réussites de Lamine Yamal (4e) et de Ferran Torres (24e), le FC Barcelone aura cédé sur un but marqué en contre d’Ademola Lookman à la 31e. Le transfuge de l’Atlanta a su profiter des largesses d’une équipe qui ne sait pas vraiment défendre et qui aura concédé 44 buts lors de cette campagne européenne. La sienne, en revanche, a su faire le dos rond malgré la contre-performance de Clément Lenglet, le défenseur central français qui a connu un début de match vraiment catastrophique.
L’Atlético affrontera en demi-finale le vainqueur de la confrontation entre Arsenal et le Sporting Lisbonne. Tout indique que sa route croisera celle des Londoniens. Mais avec cette culture du réalisme poussée à l’excès, l’Atlético peut croire en son étoile.
Le Russe a réussi un miracle sur sa ligne à la demi-heure pour maintenir les siens sur la ligne de flottaison. Comme l’an dernier avec Gianluigi Donnarumma, le PSG possède dans ses rangs un portier qui peut vraiment lui permettre de remporter cette Ligue des Champions. Il reste à espérer pour Luis Enrique que Nuno Mendes et Désiré Doué, blessés en cours de match, seront rétablis pour la demi-finale contre le Bayern Munich ou le Real Madrid.
Avec Mohamed Salah sur le banc au coup d’envoi mais introduit avant la pause après la grave blessure de Hugo Ekitiké – on redoute une rupture du tendon d’Achille pour le Français -, Liverpool est vraiment tombé les armes à la main. On n’ose imaginer le vent de folie qui aurait pu souffler sur Anfield Road si les Reds avaient ouvert le score.
Le grand soir d'Aurélie Csillag
La Suisse a cueilli un succès sans prix à Zurich. Elle a battu 3-1 la Turquie pour conserver le bon rythme sur la route tortueuse des qualifications pour le Mondial 2027 au Brésil.
Rafel Navarro peut remercier Aurélie Csillag. La joueuse de Liverpool a signé un doublé pour forcer la décision dans cette rencontre longtemps indécise. Elle a ouvert le score à la 49e avec une magnifique "Madjer" sur un centre d’Iman Beney. Elle a ensuite surgi à la 75e après un mauvais renvoi de la gardienne turque sur une frappe anodine de Geraldine Reuteler pour redonner l'avantage à ses couleurs. Quatre minutes plus tard, Viola Calligaris inscrivait le 3-1 pour classer cette fois définitivement l’affaire.
Avec cette victoire mille fois méritée pour le 400e match de leur histoire, les Suissesses s’avancent vers le match retour samedi en Turquie avec toutes les cartes dans leurs mains. Un nul leur assurera pratiquement la première place du groupe, synonyme de retour en Ligue A de la Ligue des Nations, et, surtout, un tirage au sort plus clément pour la deuxième phase de ce tour préliminaire. Même si elles ont dû attendre le dernier quart d’heure pour prendre le large, les joueuses de Rafel Navarro possèdent une marge vraiment conséquente sur les Turques.
Stan Wawrinka dans l'attente d'un sésame
107e joueur mondial, Stan Wawrinka aura besoin d’une wild card pour intégrer le tableau principal de Roland-Garros sans passer par le cap des qualifications. Le tournoi débutera le 24 mai.
Il semble bien improbable que les organisateurs ne délivrent pas au vainqueur de l’édition 2015 ce précieux sésame. Ils lui avaient accordé une telle faveur l'an dernier déjà.
Le cut pour l’admission direct s’est situé au 103e rang ATP occupé par l’Australien Rinky Hijikata. Deux joueurs ont fait jouer leur classement protégé : le Chinois Zhizhen Zang, 60e, et l’Australien Thanasi Kokkinakis, 84e.
Absente des courts depuis septembre dernier, Jil Teichmann (WTA 193) bénéficie également de son classement protégé, 89ë, pour être admise directement. Belinda Bencic (WTA 11), Viktorija Golubic (WTA 81) et Simona Waltert (WTA 92) seront les trois autres Suissesses présentes dans le tableau principal.
Swiss Olympic adresse un avertissement à Fischer
Swiss Olympic se dit "surprise et irritée" que le coach de l'équipe de Suisse Patrick Fischer ait participé aux JO 2022 sans être vacciné contre le Covid et en étant muni d'un certificat falsifié.
L'affaire a été rendue publique lundi soir.
Dans une prise de position obtenue par la chaîne SRF auprès de l'association faîtière du sport suisse, Swiss Olympic estime, bien qu'elle comprenne la situation personnelle de Patrick Fischer, que cette démarche représentait un risque considérable, tant pour l'entraîneur lui-même que pour son équipe et l'ensemble de la délégation suisse.
Swiss Olympic précise qu'elle n’avait pas eu connaissance du manquement de Fischer et qu'elle n'était pas non plus responsable de la vérification des certificats Covid présentés. Dans le même temps, la faîtière souligne que la transparence et la confiance mutuelle constituent des principes fondamentaux dans les relations avec les fédérations et les participants. Selon elle, Patrick Fischer a enfreint ces principes en lui fournissant de fausses informations.
L'UEFA rejette la plainte du Barça
L'UEFA a rejeté la plainte déposée par le FC Barcelone contre l'Atlético Madrid à la suite du match aller de Ligue des champions pour une main non sifflée dans la surface de réparation.
"La plainte est irrecevable", a expliqué l'instance dans un communiqué publié mardi à quelques heures du match retour.
Le Barça s'est incliné 2-0 sur sa pelouse au match aller et a dénoncé une erreur d'arbitrage lorsque, à la 55e minute, sur un renvoi anodin aux six mètres, le Madrilène Marc Pubill a pris le ballon de la main en pleine surface alors que son gardien Juan Musso venait de lui faire la passe.
L'arbitre roumain de la partie Istvan Kovacs n'a pas sifflé et l'assistance vidéo ne lui a rien signalé, provoquant la colère des joueurs et du staff barcelonais. L'Atlético menait alors 1-0 et l'entraîneur du Barça avait estimé que la faute de main aurait dû valoir carton rouge et pénalty. "Cela aurait pu totalement changer le match", avait fulminé Hansi Flick.
FC Zurich: Hediger viré, Koller prendra les rênes cet été
Nouveau coup de balai au FC Zurich.
Le club du président Ancillo Canepa, 10e du classement de Super League, a annoncé mardi le départ immédiat de son coach Dennis Hediger ainsi que l'arrivée cet été de Marcel Koller.
Dennis Hediger avait repris les rênes de l'équipe première à la fin octobre 2025 pour succéder de manière intérimaire à Mitchell van der Gaag, dont il était l'assistant. Il avait été confirmé dans cette fonction à la mi-novembre avant d'être promu entraîneur en chef à partir du 1er janvier.
Dennis Hediger avait dû composer début mars avec l'engagement d'un nouvel adjoint plus expérimenté, Carlos Bernegger. C'est d'ailleurs Bernegger qui assure l'intérim jusqu'au terme de la saison avant l'arrivée dès le 1er juin de Marcel Koller (65 ans).
Ancien international suisse, Marcel Koller reste sur une fructueuse expérience dans le club égyptien d'Al Ahly, qu'il avait quitté en avril 2025 pour son dernier poste à ce jour. Le Zurichois avait auparavant notamment entraîné la sélection autrichienne (2011-2017) puis le FC Bâle (août 2018 à août 2020).
Le vice-champion olympique Kagiyama fait une pause
Le vice-champion olympique et du monde Yuma Kagiyama a annoncé mardi qu'il ne prendrait pas part aux compétitions de la saison prochaine. Le Japonais souhaite se ressourcer.
"Je veux profiter de ce moment pour redécouvrir ce qui rend le patinage artistique si spécial, me lancer dans de nouveaux défis et réfléchir sur moi-même en me tournant vers l'avenir", explique le patineur de 22 ans sur les réseaux sociaux.
Yuma Kagiyama précise que durant cette période il compte patiner dans des spectacles sur glace et qu'il a "quelques projets à l'étude". "Les dernières saisons ont été très frustrantes pour moi, j'ai traversé des moments difficiles, mais je suis heureux d'avoir terminé la saison sur une note positive", ajoute-t-il.
Kagiyama a remporté la médaille d'argent des Jeux olympiques de Milan Cortina en février derrière le Kazakhe Mikhail Shaidorov, puis de nouveau la médaille d'argent aux Mondiaux de Prague le mois dernier derrière Ilia Malinin. Il avait également conquis l'argent aux JO de Pékin en 2022.
Pas de play-off pour Josi et les Predators
Tout est dit dans la lutte pour les play-off en NHL après les matches disputés lundi soir.
Battus par San Jose, les Predators de Roman Josi ne joueront pas les séries finales. Les Jets de Nino Niederreiter sont également éliminés.
C'est la victoire des Kings, privés jusqu'au terme de la saison de Kevin Fiala, qui a scellé cette course aux play-off dans la Conférence Ouest. Los Angeles a validé son ticket en s'imposant 5-3 à Seattle, prenant ainsi trois longueurs d'avance sur Nashville qui n'a plus qu'un match à jouer en saison régulière. Anaheim se retrouve également du bon côté de la barre.
Les Kings se sont assuré la deuxième "wildcard" disponible à l'Ouest en gagnant sept de leurs neuf derniers matches. A l'inverse, Nashville n'a gagné que quatre de ses dix dernières parties. Lundi, les Predators se sont inclinés 3-2 face aux Sharks, chez qui Philipp Kurashev était à nouveau surnuméraire. Roman Josi a réussi un assist pour son 55e point de la saison.
Les huit qualifiés sont également connus dans la Conférence Est, où une seule place restait à attribuer. Celle-ci revient aux Philadelphia Flyers, qui ont mis tout le monde d'accord en s'imposant 3-2 aux tirs au but face à Carolina. Ils affronteront Pittsburgh au 1er tour des play-off. Tampa Bay connaît également déjà son adversaire: le Lightning se frottera aux Canadiens de Montréal en quart de finale de Conférence.
Genève a été trop généreux en défense
La saison de Genève-Servette a pris fin dimanche soir à Fribourg au terme d'un acte V des demi-finales des play-off de National League où les Aigles ont fait trop de cadeaux.
Selon le directeur sportif grenat, Marc Gautschi, trop peu de Genevois ont joué à leur niveau.
Dans les couloirs de St-Léonard, les Genevois passent devant la presse la mine basse. De la déception, forcément, et des regrets, évidemment. Les deux staff se serrent la main et les Genevois souhaitent tout le meilleur à leur adversaire.
Puis le directeur sportif Marc Gautschi se présente afin de tirer un premier bilan de cette saison. “Je ne pense pas que l'on mérite d'aller en finale après ces prestations en demi-finale, reconnaît l'ancien défenseur. Je ne pense pas que Fribourg a fait quelque chose de fou. Nous avons eu une chance de passer, mais nous n'avons pas joué notre meilleur hockey. Fribourg a été plus intelligent en attendant nos erreurs.”
On sait que le hockey est un jeu d'erreurs et cette série romande nous l'a effectivement bien rappelé. Lors de ce cinquième acte, les Genevois ont offert bien trop de cadeaux aux Dragons. Noël avant (ou après) l'heure. Difficile dans ces conditions de prétendre à davantage. Les quatre premières réussites fribourgeoises furent le résultat de grossières fautes genevoises.
“Evidemment, vous gardez à l'esprit ces grosses défaites sous la direction de Yorick Treille, mais à la moyenne de points on était quand même dans le top 6. Je peux dire que l'on a commencé bizarrement. Je pense que si tu veux aller au titre, tu as besoin que les trois quarts de l'équipe jouent au-dessus de leur potentiel", souligne Gautschi.
"De notre côté, je pense qu'à part Simas Ignatavicius, personne n'a surpassé les attentes. Soit ils étaient au niveau, soit en dessous. Surtout en play-off. Le Coultre et Verboon ont augmenté leur niveau en séries, mais cela n'a pas suffi. A Fribourg, je pense que quatre à six joueurs ont eu la meilleure saison de leur carrière, et juste avec ça tu vas assez loin”, poursuit-il.
Dans les rangs servettiens, on a également mis l'emphase sur l'importance d'une première ligne 100% Suomi qui a tiré l'équipe vers le haut. Markus Granlund a fini meilleur compteur de la saison régulière avec 54 points. Jesse Puljujärvi (52) et Sakari Manninen (45) ont eux aussi terminé dans le top 6. L'importance s'est toutefois transformée en dépendance, et les autres attaquants n'ont pas su se mettre au diapason.
“On va être clair, on dispose des meilleurs étrangers de la ligue et au final on est là en grande partie grâce à eux, explique encore Marc Gautschi. En play-off, on le sait bien, ce sont les joueurs de troisième et quatrième lignes qui font la différence. Bertschy joue très bien en ce moment, Biasca aussi, Schmid est blessé mais il a connu une belle saison et Berra a été élu meilleur gardien de la saison. Les joueurs suisses ont fait la différence pour Gottéron.”
"Avec les noms et la qualité des joueurs à notre disposition, nous avons pris beaucoup trop de buts. Et je ne parle pas de Charlin (Stéphane, le gardien). Défensivement, nous n'étions pas au taquet. Nous avons encaissé trop de buts en box-play. Nous avons accumulé les erreurs. Après, bien sûr que les joueurs suisses qui peuvent inscrire 30 ou 40 points sont rares sur le marché et très recherchés. Et c'est ce qui nous manque un peu.”
Est-ce à dire que c'est vers ces perles rares que le directeur sportif genevois espère se tourner? “Nous avons signé des joueurs que nous allons annoncer d'ici quelques semaines, conclut Gautschi. Et les opportunités existent toujours. Des clubs ne sont peut-être pas heureux avec leur effectif actuel, alors on pourrait se parler au téléphone. Après, ils ne répondent pas toujours quand ils voient mon numéro, parce qu'ils commencent à me connaître", sourit-il.
Quarts de finale: Atlético et PSG en position de force
Les matches retour des quarts de finale de la Ligue des champions figurent au menu de la semaine. L'Atlético Madrid et le PSG abordent leur rencontre de mardi (21h) en position de force.
Les Colchoneros du coach Diego Simeone sont allés s'imposer 2-0 sur la pelouse du FC Barcelone mercredi dernier à l'aller, grâce à des réussites de Julian Alvarez (45e) et d'Alexander Sörloth(70e). Les Madrilènes ont encore une fois témoigné d'un réalisme extrême.
Les Catalans ont quant à eux manqué leur affaire, se retrouvant même en infériorité numérique dès la 44e minute après l'expulsion de Pau Gubarsi. Avec notamment Lamine Yamal dans ses rangs, l'équipe de Hansi Flick a les moyens de renverser la tendance, mais cela s'annonce bien compliqué face à la défense de fer de l'Atlético.
La situation du Paris St-Germain, tenant du trophée, est moins envieuse que celle des Madrilènes. Les hommes de Luis Enrique auraient en effet dû s'imposer plus nettement à l'aller, mais ils ont manqué d'efficacité dans le dernier geste et doivent se contenter des deux buts signés Doué (11e) et Kvaratskhelia (65e).
Liverpool, qui avait déjà été éliminé par les Parisiens la saison passée (en 8e de finale, aux tirs au but), jouera sa saison mardi soir. Mais les Reds, 5es de Premier League, ont-ils vraiment les moyens d'enflammer ce match face au redoutable PSG ?
Qualifications du Mondial: Les Suissesses doivent confirmer
La semaine à venir est décisive pour l'équipe de Suisse dames dans le groupe B2 des qualifications du Mondial 2027.
Les joueuses du coach Rafel Navarro affronteront deux fois la Turquie, qui comme elles a gagné ses deux premiers matches.
Le premier duel entre les deux favorites de cette poule est programmé mardi à 19h à Zurich, le deuxième samedi en Turquie. La mission des Suissesses est claire: s'imposer à deux reprises pour poursuivre le parcours sans faute souhaité par leur sélectionneur avant le début de cette campagne.
Lia Wälti et ses coéquipières ont rempli jusqu'ici leur contrat en battant l'Irlande du Nord 2-0 à Lausanne avant de s'imposer 4-1 à Malte en mars, sans toutefois convaincre pleinement. La Turquie a pour sa part dominé Malte 3-0 avant de l'emporter plus difficilement en Irlande du Nord (1-0).
Quart de finaliste de son Euro en 2025, l'équipe de Suisse a, pour mémoire, tout intérêt à remporter son groupe en inscrivant un maximum de points au passage. Cela lui permettrait d'éviter un adversaire trop dangereux dans le premier des deux tours de barrage prévus cet automne en matches aller/retour.
PL: Noah Okafor voit double face à Manchester United
Leeds s'est imposé 2-1 face à Manchester United lors de la 32e journée de Premier League grâce à Noah Okafor. L'international suisse des Whites a inscrit un doublé en 1re période.
Laissé au repos lors du dernier rassemblement de l'équipe de Suisse fin mars à cause d'une légère blessure, l'attaquant a fait état de son talent face à la formation qui occupe la troisième place du classement. A Old Trafford, le Bâlois de 25 ans a ouvert la marque dès la 5e en reprenant un centre de Jayden Bogle.
Pour sa 6e réussite de la saison, Okafor a récidivé à la 29e d'un tir puissant juste en dehors de la surface de réparation, légèrement dévié par le défenseur central mancunien Leny Yoro. Il s'agit du premier doublé inscrit par le Suisse depuis son arrivée à Leeds en août 2025. Réduits à 10 dès la 56e, les hommes de Michael Carrick ont réduit la marque par Casemiro à la 69e, qui a inscrit de la tête le 2-1.
Grâce à cette victoire, Leeds (15e) compte six points d'avance sur le premier relégable Tottenham, 18e avec 30 points. En face, cette défaite laisse ManU à 15 unités du leader Arsenal, alors qu'il ne reste que six matches à disputer en Premier League.
