Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Michael Carrick garde les rênes de Manchester United
Manchester United a placé vendredi son destin entre les mains de Michael Carrick. L'ex-capitaine populaire devenu entraîneur intérimaire à succès est désormais chargé de stabiliser les Red Devils.
"Nous sommes ravis d'annoncer que Michael Carrick poursuivra dans son rôle d'entraîneur principal de notre équipe", a annoncé le club mancunien dans un communiqué.
"Depuis que je suis arrivé il y a 20 ans, je ressens la magie de Manchester United. Avoir la responsabilité de diriger ce club de football si spécial m'emplit d'une grande fierté", a réagi Carrick.
"Ces cinq derniers mois, ce groupe de joueurs a démontré qu'il était capable d'atteindre les niveaux de résilience, d'unité et de détermination exigés par le club. Il est maintenant temps d'avancer ensemble avec ambition. Manchester United et nos incroyables supporters méritent de se battre de nouveau pour les plus grands titres", a ajouté l'Anglais de 44 ans.
Les dirigeants s'étaient tournés en janvier, et jusqu'à la fin de la saison, vers cette figure bien connue d'Old Trafford pour ramener de la stabilité et de la sérénité après le mandat agité de Ruben Amorim.
A l'inverse du Portugais, au bilan décevant et aux déclarations parfois explosives, Carrick a réinjecté de la confiance, du calme et des idées plus claires au sein d'une équipe qui en avait bien besoin.
Son bilan affiche onze victoires en seize matches (pour trois nuls et deux défaites), en comptant celle obtenue dimanche contre Nottingham Forest (3-2) dimanche.
Carrick arrivait certes en terrain conquis. L'ancien milieu défensif a porté le maillot rouge à 464 reprises, entre 2006 et 2018, et remporté douze titres majeurs en douze ans (dont cinq en Premier League et une Ligue des champions), sous la baguette du légendaire Alex Ferguson.
Depuis le départ de l'Ecossais en 2013, le club détenu par la famille Glazer a enchaîné les déceptions sur le terrain et les échecs avec les entraîneurs.
Comme entraîneur principal et permanent, Carrick n'a pour expérience que deux années incomplètes à Middlesbrough, en deuxième division, entre octobre 2022 et juin 2025. Avec "Boro", il a atteint les barrages d'accession pour la Premier League dès sa première saison mais il a fini la suivante à la dixième place, ce qui a conduit à son renvoi.
La saison prochaine, il dirigera Manchester United sur la plus belle des scènes, en Ligue des champions, une différence de taille par rapport à l'intérim qui s'achève.
Le quadragénaire a en effet récupéré une équipe déjà éliminée des coupes nationales et absente des compétitions européennes, après une saison précédente terminée à la quinzième place. Il devra gérer un calendrier plus dense et des attentes, plus élevées.
Pep Guardiola quitte Manchester City après dix ans et 20 titres
Manchester City a confirmé vendredi le départ de son entraîneur Pep Guardiola. En dix ans, l'Espagnol a remporté 20 trophées avec les Cityzens, dont six Premier League et une Ligue des champions.
Le technicien de 55 ans fera sa dernière apparition sur le banc du club anglais dimanche contre Aston Villa, en championnat, avant d'endosser un rôle "d'ambassadeur" pour le City Football Group, a-t-il été précisé.
Guardiola avait débarqué en Angleterre en 2016 après trois saisons passées au Bayern Munich. Il a définitivement installé Manchester City parmi les plus grands clubs du football anglais, remportant le titre de champion dès sa deuxième saison en 2018.
Après un triplé historique en 2023 - Championnat, Coupe, Ligue des champions, la première de l'histoire du club - et un nouveau sacre en Premier League en 2024, City est tombé de son piédestal ces deux dernières saisons. Les Skyblues ont abandonné leur couronne à Liverpool l'an dernier, puis à Arsenal il y a quelques jours.
La Tessinoise Susan Bandecchi qualifiée pour Roland-Garros
La Tessinoise Susan Bandecchi va intégrer le tableau principal d'un tournoi du Grand Chelem pour la première fois de sa carrière. Elle s'est extraite des qualifications de Roland-Garros vendredi.
La Suissesse, classée 215e à la WTA, a obtenu son billet en balayant la Slovaque Viktoria Hruncakova (WTA 134) 6-1 6-2 en seulement 59 minutes de jeu. Elle n'avait atteint jusqu'ici qu'une seule fois le 3e tour des qualifications d'un Grand Chelem, également à Paris en 2021.
La joueuse de 27 ans revient de loin: elle avait dû sauver deux balles de match au 2e tour face à la Tchèque Dominika Salkova (115). Elle connaîtra en fin de journée son adversaire du 1er tour du tableau principal.
Avec Bandecchi, ce sont cinq Suissesses qui évolueront la semaine prochaine sur la terre battue de la Porte d'Auteuil. La Tessinoise rejoint Belinda Bencic (11), Viktorija Golubic (82), Simona Waltert (93) et Jil Teichmann (207, classement protégé).
Chez les hommes Leandro Riedi (ATP 121) doit disputer vers 13h00 son 3e tour des qualifications face au Français Pierre-Hugues Herbert (223). Pour l'instant, Stan Wawrinka est le seul Helvète présent dans le tableau principal de RG.
L'Angleterre sans Alexander-Arnold, Palmer ni Foden au Mondial
Le sélectionneur de l'Angleterrre Thomas Tuchel a dévoilé vendredi un groupe de 26 joueurs pour la Coupe du monde. N'y figurent pas Trent Alexander-Arnold, Harry Maguire, Phil Foden ni Cole Palmer.
L'invité surprise de la liste dévoilée par la fédération anglaise est Ivan Toney, avant-centre de 30 ans crédité de 32 buts en 32 matches cette saison dans le championnat saoudien avec Al-Ahli, appelé à être une doublure du capitaine Harry Kane au poste de no 9, avec Ollie Watkins.
Fidèle à sa ligne, Tuchel n'a pas convoqué le latéral droit du Real Madrid, Trent Alexander-Arnold (27 ans), passeur hors-pair au profil offensif, jugé inconsistant dans ses tâches défensives. A ce poste, le technicien allemand a préféré Reece James (Chelsea), Jarell Quansah (Leverkusen) et Tino Livramento (Newcastle).
Le poste de no 10 reviendra à Jude Bellingham ou Morgan Rogers, joueurs du Real Madrid et d'Aston Villa respectivement.
En défense centrale, Harry Maguire n'a pas été convoqué, malgré son expérience internationale (66 sélections, deux Mondiaux et un Euro disputés), sa seconde moitié de saison aboutie avec Manchester United et son précieux jeu de tête.
Ivan Toney est l'invité surprise de la liste même si Tuchel avait déjà convoqué l'avant-centre de 30 ans en juin 2025, quasiment sans lui donner de temps de jeu cependant.
L'ancien joueur de Brentford a terminé deuxième meilleur buteur du championnat d'Arabie saoudite cette saison et il est habitué à jouer sous de fortes chaleurs, un critère qui a pu entrer en compte avant la Coupe du monde disputée aux Etats-Unis.
Alvaro Arbeloa ne sera plus l'entraîneur du Real Madrid
L'entraîneur du Real Madrid Alvaro Arbeloa, arrivé en janvier pour remplacer Xabi Alonso, a confirmé vendredi qu'il allait quitter son poste. Le Portugais José Mourinho devrait lui succéder.
"J'espère que ce ne sera qu'un au revoir. Le Real est ma maison depuis vingt ans, à différentes fonctions. Ce sera mon dernier match cette saison sur le banc, je ne sais pas si ce sera le dernier de ma vie, car on ne sait jamais. Mais je vais essayer d'en profiter, en espérant le gagner", a déclaré Arbeloa en conférence de presse.
Passé de l'équipe réserve à l'équipe première après le licenciement de Xabi Alonso début janvier, Arbeloa avait regretté la semaine passée de ne pas être parvenu à aider le Real, condamné à une saison blanche, à "gagner des titres".
Son court mandat d'intérimaire a été marqué par une élimination précoce en huitièmes de finale de la Coupe du Roi contre Albacete (D2) et plusieurs défaites douloureuses en Liga (Getafe, Osasuna, Majorque) qui ont mis fin aux espoirs de titres du Real, distancé par le FC Barcelone qui a été sacré champion d'Espagne pour la deuxième année de suite.
Son bilan est plus honorable en Ligue des champions dans laquelle son équipe a été éliminée avec les honneurs par le Bayern Munich en quarts de finale, après avoir écarté Manchester City et Benfica aux tours précédents.
"Il a un très bon staff technique, il est très bien entouré. S'il revient à Madrid, il le fera avec ses gens de confiance. Je ne pense pas qu'il y ait de place pour moi", a-t-il expliqué.
Le champion du monde espagnol s'est dit "reconnaissant" d'avoir pu entraîner son club de coeur "pendant quatre mois", affirmant qu'il se sentait "meilleur entraîneur" que lors de son arrivée début janvier pour remplacer Xabi Alonso.
"Durant ces quatre mois, j'ai plus pensé au Real Madrid qu'à moi et je l'ai fait pour le bien du club. Il n'y a pas de retour en arrière, ni de place pour les regrets. J'ai fait de mon mieux, pas forcément à ma manière, mais de la meilleure façon possible. Le club ne m'a jamais posé des conditions, j'ai fait ce que je pensais bien, personne ne m'a demandé quoi que ce soit", a-t-il affirmé.
Montréal fait le break d'entrée face à Carolina
Montréal a lancé à la perfection sa finale de Conférence en NHL. Les Canadiens ont gagné 6-2 jeudi sur la glace de Carolina, infligeant leur première défaite aux Hurricanes dans ces play-off.
Meilleure équipe de la saison régulière à l'Est, victorieux en quatre matches de leurs deux premières séries, les Hurricanes sont redescendus sur terre jeudi. Les onze jours de repos auxquels ils ont eu droit après avoir "balayé" Philadelphie n'ont pas servi leurs desseins.
Vainqueurs de leurs deux premiers tours en sept matches, les Canadiens étaient quant à eux dans le bon tempo, trois jours après avoir vaincu Buffalo en prolongation dans l'acte VII. Les Habs ont pourtant pris un départ catastrophique, Seth Jarvis ouvrant la marque pour les Canes après 33 secondes de jeu seulement.
Mais la réaction montréalaise fut immédiate, et remarquable. Cole Caufield a inscrit le 1-1 après 1'00 de jeu. Et Phillip Danault, Alexandre Texier et Ivan Demidov ont également trouvé la faille dans le tiers initial pour permettre aux Habs de mener 4-1 après moins de douze minutes de jeu.
Les Canes ont certes pu recoller à 4-2 sur une réussite d'Eric Robinson à la 23e. Mais Jakub Dobes a répondu présent devant le filet québécois, effectuant 25 arrêts (contre seulement 16 pour son vis-à-vis Frederik Andersen). Et un doublé de Juraj Slafkovsky au troisième tiers a permis à Montréal d'assurer le coup.
Carolina a ainsi connu le même sort que Colorado, la meilleure équipe de la phase préliminaire à l'Ouest, qui a également connu la défaite à domicile face à Vegas dans le match I de sa finale de Conférence. Les Hurricanes seront déjà sous pression samedi pour l'acte II, également prévu à Raleigh.
Les Knicks mènent 2-0 face aux Cavs
Après leur remontée fantastique du match 1 achevée en prolongation, les New York Knicks ont enchaîné un deuxième succès bien plus tranquille face aux Cleveland Cavaliers.
Ils se sont imposés 109-93 jeudi pour mener 2-0 en finale de la Conférence Est de NBA.
La franchise new-yorkaise, poussée par ses bouillants supporters au Madison Square Garden, fait désormais clairement figure de favorite pour atteindre sa première finale NBA depuis 1999. Elle vise un premier titre depuis 1973.
Les Knicks n'ont plus perdu depuis qu'ils ont été menés 2-1 au 1er tour par les Atlanta Hawks, remportant neuf matches de suite. Après une remontée historique de 22 points dans le quatrième quart-temps mardi, le match de jeudi a été bien plus maîtrisé, avec un bon départ de Karl-Anthony Towns (18 points, 13 rebonds).
Les locaux menaient 53-49 à la pause avant de voir Josh Hart, habitué aux tâches de l'ombre, réussir sa meilleure soirée de play-off à la table de marque avec 26 points, 4 rebonds et 7 passes. Ils ont forcé la décision au troisième quart avec un partiel de 18-0 qui leur a permis de mener 71-52.
Donovan Mitchell (26 points) a aidé les visiteurs à revenir à 8 points au dernier quart, avant que les Knicks ne se détachent à nouveau. Les New-Yorkais ont largement dominé dans la raquette (58 points à 40), et les Cavs ont été affreusement maladroits: 9 sur 35 à 3 points, et 10 lancers francs ratés sur 32.
Les Cavaliers accueilleront les deux prochains matches samedi et lundi dans l'Ohio. Ils tenteront de se relever d'un déficit de 2-0, comme ils avaient su le faire au tour précédent face aux Detroit Pistons.
"On va ramener la Coupe à la maison", lance l'entraîneur du SLO
Le Stade Lausanne-Ouchy disputera dimanche à Berne la finale de la Coupe de Suisse face à Saint-Gall. Son entraîneur Dalibor Stevanovic s’est confié à Keystone-ATS avant ce rendez-vous décisif.
Grâce un parcours remarquable en Coupe de Suisse au cours duquel il a éliminé Grasshopper, Lucerne et Winterthour, le Stade Lausanne-Ouchy disputera la finale ce dimanche (14h) à Berne. Face à Saint-Gall, le club de Challenge League ne partira pas avec les faveurs de pronostics, mais espère une nouvelle fois créer la surprise contre une équipe de première division. Son entraîneur Dalibor Stevanovic a répondu aux questions de Keystone-ATS avant cette rencontre fatidique, qui pourrait marquer la fin de son passage chez les Stadistes.
Question: Dalibor Stevanovic, comment se passe cette semaine de préparation avant le match de dimanche?
"Après notre victoire samedi face à Neuchâtel Xamax (réd: 2-1), j'ai donné deux jours de congé à mes joueurs. Je souhaitais qu'ils se changent les idées après la fin du championnat, qu'ils se libèrent la tête un petit peu sans trop penser au football. Nous avons repris l'entraînement ce mardi sur synthétique. Finalement, on reste dans une routine. Nous ne voulons rien bousculer et garder la dynamique."
Q: Avez-vous réussi à prendre aussi du repos durant ces deux jours?
"Moi non. Le plus important c'est les joueurs. Moi et mon staff, nous avons bien bossé pendant ces deux jours. Nous avons analysé notre propre équipe, mais avons surtout concentré nos efforts sur St-Gall et savons exactement ce qui nous attend au Wankdorf."
Q: Vous avez terminé la saison avec trois victoires de rang, la dynamique dans le groupe est donc positive.
"Oui, nous avons très bien fini la saison. Lors des dernières journées, la quatrième place était l'objectif vu que les trois premiers avaient déjà creusé l'écart. Lorsque tu gagnes, l'atmosphère dans le groupe est meilleure, et ça se ressent à l'entraînement. Nous avons mérité ces victoires, je suis content d'avoir retrouvé cette efficacité."
Q: Avant la demi-finale remportée face à GC à la mi-avril, le SLO performait face aux meilleures équipes, et peinait face à celle du bas de classement. En cette fin de saison, le constat s'est inversé, comment expliquez-vous cela?
"C'est l'approche mentale et l'attitude des joueurs qui a changé. Ils sont mieux concentrés. J'ai beaucoup insisté sur le fait que les trophées se gagnent dans le sport professionnel par la constance. Nous avons beaucoup discuté en interne des hauts et des bas que nous avons traversés, et comment s'améliorer dans le futur. Les résultats obtenus sont bons et j'en suis heureux."
"Nous ne laissons pas la place à l'imprévu. Nous travaillons les tirs au but, les prolongations, même l'impact des décisions arbitrales et des supporters. Tout ça, ce sont des détails que nous ne pouvons pas laisser passer."
Q: Vous sortez d'un entraînement au Stade de la Tuilière, comment prépare-t-on spécifiquement un match sur pelouse synthétique?
"Nous nous entraînons toute la semaine sur un terrain synthétique. Les appuis sont différents que sur une pelouse naturelle, et il faut que l'équipe s'adapte. Ce sera la même chose pour St-Gall, qui joue sur gazon à domicile. Il faut aussi s'habituer au ballon de la Coupe de Suisse, qui est spécifique à la compétition."
"Pas besoin. Chacun de nous, moi inclus, sait à quoi nous jouons. Dans une carrière d'entraîneur ou de joueur, chaque trophée est important. En 125 ans, le SLO n'a pas réussi à en remporter, donc nous savons qu'en cas de succès nous entrerions dans l'histoire. Nous n'avons rien à perdre et tout à gagner."
Q: Vous êtes en fin de contrat avec le SLO. Avez-vous pris une décision sur votre avenir?
"Mes pensées ne sont qu'à Lausanne. Tant que je suis ici, je suis à 100% au SLO et pas ailleurs. Je vais parler avec la direction après la finale pour la suite."
Q: Que signifierait pour vous une victoire dimanche à Berne?
"Ce serait un plaisir immense. En tant que coach, je n'ai rien gagné pour l'instant. Ça serait le premier trophée, lors de ma deuxième saison en tant que coach. Nous allons nous donner à fond, et on va ramener la Coupe à la maison, comme disent les Français. Bien sûr, ça va être difficile, car nous jouons contre l'une des meilleures équipes de Suisse. Mais dès que l'arbitre sifflera le début du match à 14h, chaque formation aura des opportunités."
La Suisse s'est un peu compliqué la vie
Le bilan de l'équipe de Suisse demeure immaculé après cinq parties. Mais la victoire contre les Britanniques (4-1) a démontré que les joueurs de Cadieux ne peuvent pas la jouer "facile".
Après la rouste infligée à l'Autriche (9-0), beaucoup imaginaient un résultat similaire face à des Britanniques moins solides que les voisins germanophones. La Suisse a mitraillé le but de Mat Robson (41 lancers), avec notamment 11 tirs pour Timo Meier, pour "seulement" quatre réussites. les Helvètes se sont souvent compliqués la vie.
"Cinq matches, cinq victoires, c'est positif, a répondu Jan Cadieux quand on lui a demandé ce qu'il retenait. Il y a beaucoup de bonnes choses, mais ça ne sera pas tous les soirs un feu d'artifice où tout est parfait. Mais je retiens beaucoup de positif. Ceci dit, c'est une piqûre de rappel pour montrer que si l'on s'éloigne de qui on doit être et qui on veut être, c'est un peu plus difficile."
Est-ce les paroles qu'il a transmises aux joueurs? "J'ai dit d'autres choses (il sourit). Je pense qu'on était humble, c'est juste que l'on s'est compliqué la vie et j'ai davantage parlé du futur en disant que si on veut aller là où on ambitionne d'aller, il faut simplifier un peu le jeu."
Du côté des joueurs, le discours ne déviait pas de celui du coach. "Beaucoup de facteurs expliquent ce résultat, explique Janis Moser. Contre l'Autriche, on a marqué un peu facilement, on a eu de la chance. Ce soir, on a eu moins de chance. On n'a pas joué assez direct, ce que l'on avait su faire contre les Autrichiens."
S'il n'est pas difficile pour les joueurs de se mettre dans le rythme face à des adversaires qui évoluent sur un pied d'égalité, il est parfois moins évident de produire le même jeu face à des nations moins cotées. "C'est un peu le challenge, conclut le défenseur de Tampa Bay. Même si tu sens que tu es meilleur, tu dois quand même jouer simple et mettre les pucks sur le but. Je pense qu'on pense être meilleur à l'avenir." Réponse samedi contre les Hongrois.
Grasshopper reste en Super League, Aarau recalé
Grasshopper évoluera toujours en Super League la saison prochaine.
La troupe de Peter Zeidler s'est imposée 2-1 après prolongation face à Aarau dans le match retour du barrage de promotion/relégation jeudi au Letzigrund, après avoir fait match nul 0-0 à l'aller au Brügglifeld.
Engagé le 1er mai, l'ex-coach de Lausanne Peter Zeidler a donc rempli sa mission. Grasshopper, dont la dernière relégation remonte au printemps 2019, s'en sort pour la troisième année consécutive en barrage. Les Sauterelles avaient vaincu Thoune en 2024, et... Aarau l'an dernier.
Pour le FC Aarau, l'issue est cruelle. La troupe de Brunello Iacopetta semblait avoir fait le plus dur en allant s'imposer à Vaduz lors de l'avant-dernière journée de Challenge League. Et sa promotion semblait acquise lorsqu'elle a pu mener 2-0 face à Yverdon lors de la dernière ronde six jours plus tôt.
Mais les Argoviens ont une nouvelle fois flanché dans le "money time". Contraints au nul (2-2) par YS, ils ont laissé le FC Vaduz décrocher la promotion directe, avant d'échouer pour la troisième fois depuis leur dernière relégation (2015) au cours du barrage de promotion/relégation.
Dominateur durant la première demi-heure de jeu, GC a logiquement concrétisé en ouvrant la marque sur une réussite de Lovro Zvonarek (30e). Mais les Sauterelles n'ont pas semblé chercher à enfoncer le clou. Et Aarau a pu égaliser juste avant la pause, grâce à un somptueux retourné acrobatique d'Elias Filet (44e, 1-1).
L'expulsion à la 88e de Lee, coupable d'un coup de genou sur un adversaire à terre, aurait pu faire mal à Grasshopper. Mais Aarau a également été réduit à dix après qu'Obexer a été exclu (105e) pour un coup de pied dans le visage d'Abrashi. Et c'est un penalty transformé par le défenseur El Bachir Ngom (110e) qui a permis à GC de sauver sa peau devant plus de 18'000 spectateurs.
En battant les Britanniques, la Suisse se qualifie pour les quarts
Forte de son succès sur la Grande-Bretagne jeudi à Zurich au Championnat du monde à Zurich, la Suisse est qualifiée pour les quarts de finale. Les Helvètes ont maté les Britanniques 4-1.
La Suisse reçue 5 sur 5. Ultra favorite de cette partie, la formation à croix blanche a fait ce que l'on attendait d'elle. Il a juste manqué quelques buts de plus, contrairement à ce qui s'était passé contre l'Autriche.
Les hommes de Jan Cadieux ont logiquement ouvert très tôt les hostilités. Théo Rochette a eu une grosse occasion sur power-play à la 5e, puis Reto Berra, titularisé pour la première fois depuis son retour de pneumonie, a contré un essai de Davies à 4 contre 5.
La Suisse a finalement dû attendre la 6e pour voir les deux piliers de la sélection Josi et Niederreiter combiner pour l'ouverture du score. Le défenseur des Predators a parfaitement lancé l'attaquant des Jets qui a pu inscrire son premier but du tournoi après de nombreuses tentatives.
Les Helvètes ont naturellement poussé et ont manqué de précision à de multiples reprises. Comme souvent, il y a eu cette passe supplémentaire, mais les notes artistiques ne font pas partie du hockey sur glace.
On sent l'équipe de Suisse désireuse d'offrir du spectacle à ses fervents supporters. Et dans la patinoire, on voit le public prêt à s'enflammer dès que le puck tourne autour de la cage britannique. Le festival contre les Autrichiens a laissé des traces.
Histoire de pimenter l'histoire lors du troisième tiers, les Suisses ont passé 82 secondes en double infériorité numérique à la 44e, mais ils ont tenu bon. Il a toutefois fallu attendre la 53e pour voir le 4-1 signé Niederreiter. La Suisse n'a jamais tremblé ni douté, mais cette réussite est venue confirmer le succès helvétique. La statistique des tirs fut éloquente avec 41 tirs suisses pour seulement 13 envois britanniques.
Scène cocasse à la 59e lorsque les Britanniques ont cru marquer le 4-2 après une immense bourde de Berra, mais les arbitres ont annulé le but pour un hors-jeu. Ouf!
Teichmann arrache son ticket pour les demies
Jil Teichmann (WTA 207) s'est hissée dans le dernier carré du WTA 250 de Rabat.
La Seelandaise s'est imposée 6-1 5-7 7-6 (8/6) devant Yasmine Kabbaj (WTA 334) jeudi en quart de finale, après 3h07 de jeu et en ayant dû sauver trois balles de match.
La gauchère de 28 ans est passée par tous les états d'âme face à la Marocaine (22 ans), qui est présente dans le tableau principal grâce à une invitation. Après un premier set parfaitement maîtrisé (3 points perdus sur son service), elle s'est ainsi retrouvée à deux points de la victoire à 6-1 5-4 0/30 sur le service adverse.
Jil Teichmann, qui venait alors de gagner 10 points d'affilée, a toutefois manqué le coche au moment de porter l'estocade. Et les choses se sont encore gâtées dans la manche décisive: elle a dû écarter deux balles de match de manière consécutive à 5-4 40/15, à la relance, et une troisième à 6/5 au tie-break.
Jil Teichmann, qui a renversé la table en gagnant les trois derniers points du match, n'avait plus figuré dans le dernier carré d'un tournoi WTA depuis juillet 2025 à Iasi. L'ex-no 21 mondial - qui grimpera aux alentours de la 170e place grâce à cette demi-finale - avait même atteint la finale sur la terre battue roumaine.
Tous les espoirs lui sont par ailleurs permis au Maroc. Sa prochaine adversaire, la Croate Patra Marcinko (WTA 76), est largement à sa portée. Et les deux autres demi-finalistes, la Hongroise Panna Udvardy (WTA 68) et l'Ukrainienne Anhelina Kalinina (WTA 84), le sont tout autant.
Harry Maguire révèle sa non-sélection, se dit "sous le choc"
Harry Maguire n'a pas trouvé grâce aux yeux du sélectionneur anglais Thomas Tuchel pour la Coupe du monde 2026. L'expérimenté défenseur central s'est dit jeudi "sous le choc et complètement abattu".
L'entraîneur allemand dévoilera vendredi le groupe de 26 joueurs retenus pour le tournoi prévu aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada à partir du 11 juin. Mais il a commencé à prévenir ceux qui ne seront pas du voyage, comme Maguire.
"J'étais convaincu de pouvoir jouer un rôle majeur cet été pour mon pays après la saison que j'ai réalisée. La décision m'a laissé sous le choc et complètement abattu. Je souhaite le meilleur à tous les joueurs", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Maguire (33 ans) est redevenu un titulaire indiscutable à Manchester United durant la seconde moitié de saison sous la direction de Michael Carrick, entraîneur nommé en janvier en intérim après le renvoi de Ruben Amorim.
Le défenseur central aux 66 sélections a disputé deux éditions de Coupe du monde avec l'Angleterre, en 2018 et 2022. Il était titulaire durant l'Euro achevé sur une finale perdue en 2021, contre l'Italie, et a manqué la compétition suivante en 2024 sur blessure.
Le Canada bousculé, la Finlande déroule
Le Canada a perdu des plumes jeudi dans le groupe B du Championnat du monde. Les Nord-Américains ont battu la Norvège 6-5 après prolongation.
A Fribourg, on n'est pas passé loin d'un exploit historique pour les Norvégiens. Si Ryan O'Reilly n'avait pas égalisé à la 59e (5-5) alors que les Canadiens avaient sorti leur gardien, les Scandinaves auraient quitté la glace avec un sourire jusqu'aux oreilles.
Après quarante minutes, le score était de 3-3, et déjà assez embarrassant pour les joueurs à la feuille d'érable. Cozens a ensuite inscrit le 4-3 en infériorité numérique, et on imaginait que ce coup sur la tête des Vikings serait rédhibitoire. Sauf que deux déviations plus tard, les Norvégiens ont pu renverser la vapeur et ont bien failli réussir un truc.
Sauf qu'en prolongation à 3 contre 3, les Canadiens n'ont mis que 29 secondes pour boucler l'affaire grâce à Mark Scheifele pour son triplé, sur des passes de Bouchard et Celebrini. Le Canada repasse en tête de sa poule avec 11 points sur 12 possibles.
Les joueurs "suisses" des Leijonat se sont mis en évidence avec Björninen, Maenälanen et Merelä buteurs. Attention également au binôme Barkov-Granlund qui a offert le 5-1 à Lundell en avantage numérique au début du troisième tiers.
Vingt joueurs écourteront leurs obligations médiatiques vendredi
Au moins vingt joueurs, dont les nos 1 mondiaux Aryna Sabalenka et Jannik Sinner, ont prévu d'écourter leurs obligations médiatiques vendredi à Roland-Garros
Ils souhaitent ainsi protester contre la part selon eux trop faible des revenus qu'ils perçoivent en Grand Chelem, a appris jeudi l'AFP de source proche des joueurs.
Parmi eux, sept membres du top 10 masculin et sept membres du top 10 féminin, qui réclament depuis plus d'un an de percevoir 22% des revenus des quatre tournois phares du tennis mondial contre environ 15% actuellement, ont prévu de limiter à 15 minutes le temps accordé aux médias, selon cette source proche des joueurs engagés dans cette contestation.
Il s'agit de Jannik Sinner, Alexander Zverev, Felix Auger-Aliassime, Ben Shelton, Daniil Medvedev, Taylor Fritz et Alex De Minaur du côté des messieurs, auxquels s'ajouteront le Russe Andrey Rublev, le Norvégien Casper Ruud et le Tchèque Jakub Mensik.
Du côté des joueuses, Aryna Sabalenka sera rejointe par Elena Rybakina, Iga Swiatek, la tenante du titre à Paris Coco Gauff, Jessica Pegula, Elina Svitolina et Mirra Andreeva. La St-Galloise Belinda Bencic (WTA 11) a aussi prévu de s'associer au mouvement.
Les 20 joueurs impliqués donneront leur traditionnelle conférence de presse d'avant-tournoi, un exercice qui dure souvent moins de 15 minutes, avant d'écourter ou de renoncer aux interviews habituellement accordées dans la foulée aux détenteurs de droits du tournoi.
Ils espèrent ainsi faire pression sur les organisateurs de Roland-Garros avant une réunion prévue entre des représentants des joueurs et des cadres de la Fédération française (FFT), organisatrice du tournoi.
