Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
La Colombie réussit son retour face à l'Ouzbékistan
Absente en 2022, la Colombie a réussi son retour en Coupe du monde mercredi à Mexico. Les "Cafeteros" se sont imposés 3-1 contre l'Ouzbékistan, qui disputait son premier match dans un Mondial.
Dans un stade Azteca largement acquis à sa cause, la Colombie a marqué le coup pour son retour en Coupe du monde après avoir manqué l'édition 2022, en inscrivant l'un des plus beaux buts du tournoi jusqu'à présent. Les "Cafeteros" ont ouvert le score grâce à une superbe réussite digne des plus grands attaquants, du... latéral de Crystal Palace, Daniel Munoz, déviant acrobatiquement un service aérien parfait dans la surface signé Luis Diaz (40e).
Avant cela, les finalistes de la Copa America 2024 avaient déjà démontré leur supériorité face à des Ouzbeks trop timides pour le premier match de leur histoire dans un Mondial. Jhon Arias a offert un premier frisson aux Colombiens (17e), mais sa frappe n'a trouvé que le petit filet extérieur. Diaz, bien lancé en profondeur, a lui trop croisé sa tentative, heurtant le poteau dans un angle fermé (32e).
Une réaction vaine, puisque la Colombie s'est rapidement remise sur les bons rails grâce à une réussite de Luis Diaz (65e), véritable homme du match pour sa première apparition dans un Mondial et bien aidé par le travail de Gustavo Puerta. Jaminton Campaz a scellé la victoire des siens en inscrivant le 3-1 de la tête en toute fin de rencontre (90e+9).
La Colombie prend donc la tête du groupe K grâce à ces trois points et affrontera la RD Congo mardi, alors que l'Ouzbékistan défiera le Portugal.
"Si on gagne, on se sentira beaucoup mieux", déclare Murat Yakin
Murat Yakin est bien conscient que la Suisse ne peut pas se rater pour son deuxième match du Mondial, jeudi face à la Bosnie. "Si on gagne demain, on se sentira beaucoup mieux", a-t-il lâché à J-1.
"Evidemment, on s'attendait à mieux face au Qatar (réd: 1-1). On a perdu deux points qu'on aurait pu gagner. Mais j'ai confiance en mes joueurs, ils sont capables de supporter la pression. Si on gagne demain, on se sentira beaucoup mieux", a déclaré le sélectionneur lors de la conférence de presse de veille de match, au Los Angeles Stadium.
Murat Yakin a laissé entendre qu'il n'allait pas tout bousculer pour ce deuxième match, prévu à 21h00 en Suisse (12h00 heure locale). "Les titulaires ont fait du bon travail contre le Qatar. Ils se sont créé des occasions. Si on avait marqué quatre buts, on ne parlerait pas de l'âge des joueurs", a-t-il répondu lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il comptait amener un peu de jeunesse dans son onze de base.
"La Bosnie a toute sa place ici, elle possède d'excellents joueurs et on est prêts à les affronter, a enchaîné "Muri". Ce sera un match difficile, disputé, et il faudra être très attentif sur les balles arrêtées. Notre but: éviter de faire des erreurs et mettre la pression très tôt."
Il a assuré que l'ambiance était restée "excellente" malgré le match nul face au Qatar. "Ce n'était pas le résultat attendu, mais encore une fois, il faut prendre les choses comme elles viennent. Un point, c'est mieux que rien, alors restons concentrés, suivons notre plan de jeu et nous pourrons poser des problèmes à la Bosnie", a-t-il ajouté.
De nombreux fans bosniens sont attendus jeudi à Los Angeles. De quoi donner un avantage aux joueurs des Balkans? "Je ne pense pas, a répondu Freuler. Les supporters peuvent faire une différence dans les tribunes, mais pas sur le terrain."
Suisse - Bosnie: un scénario à réécrire à Hollywood
Après avoir gâché la fin de son premier opus, la Suisse a besoin d'une victoire jeudi contre la Bosnie, à Los Angeles. Y a-t-il meilleur décor pour réécrire le scénario de sa Coupe du monde?
Sur les hauteurs du Mount Lee, neuf célèbres lettres blanches dominent une mégapole tentaculaire, quadrillage de béton à perte de vue. Elles indiquent "Hollywood", terre de chefs-d'oeuvre et de séries B, là où les stars se révèlent, les carrières se brisent et les rédemptions s'écrivent.
C'est à quelques kilomètres au sud du Walk of Fame et de l'illustre Chinese Theatre que la Suisse va vivre le deuxième acte de son Mondial jeudi midi (21h00 en Suisse). La scène s'annonce tout aussi prestigieuse: l'ultramoderne Los Angeles Stadium, dont la construction achevée en 2020 a coûté plus de cinq milliards de dollars, un record pour un stade.
Fidèle à son habitude, le sympathique Bernois d'Augsbourg (24 ans) a affiché un optimisme sincère devant les journalistes, à J-2 d'un match capital pour la suite de la compétition. "L'équipe n'a pas changé depuis les qualifications", a assuré le milieu offensif. "On veut montrer à toute la Suisse, à tous les supporters qui ont été déçus après le premier match (réd: 1-1 contre le Qatar), que nous avons de la qualité, du talent et une bonne cohésion."
Une réaction - en fait, une victoire - est attendue pour éviter que la saga nord-américaine ne tourne à la catastrophe. En cas de défaite ou de match nul, il ne resterait plus qu'un duel à haut risque à Vancouver, chez l'un des pays hôtes, pour éviter l'humiliation d'une élimination précoce.
Ce ne sera que la deuxième affiche de l'histoire entre les deux pays. La première avait eu lieu en 2016 au Letzigrund et la Bosnie s'était imposée 2-0 grâce à des buts d'Edin Dzeko et Miralem Pjanic, à une époque où les deux joueurs étaient au sommet de leur carrière. Le buteur est toujours là, à 40 ans, mais il n'a pas joué la moindre minute vendredi à Toronto.
La principale force de la Bosnie réside dans son bloc compact. Sa défense centrale (Katic, Muharemovic) domine le jeu aérien et ses latéraux rugueux (Dedic, Kolasinac) ne se laissent que rarement déborder. Offensivement, elle est tout aussi redoutable dans les airs: quatre de ses cinq derniers buts (en six matches) ont été inscrits de la tête.
Les difficultés rencontrées par d'autres grosses nations lors de leur premier match ont aussi ramené un peu de nuance. Ni l'Espagne, ni la Belgique, ni l'Uruguay ne sont parvenus à s'imposer pour leur entrée en lice dans ce Mondial.
"Mais il faut tout de même être très clair: ce n'était pas suffisant", a tenu à souligner l'ancien joueur d'YB. "Il est évident que nous ne devons pas encaisser de but à la 94e minute. De plus, notre pressing vers l'avant n'était pas au point en deuxième mi-temps."
Après avoir analysé ses errances, l'équipe de Suisse assure être prête pour le tournage de son deuxième film, entre les palmiers de Venice Beach et les trottoirs d'Hollywood Boulevard. C'est le moment de briller... ou de disparaître de l'affiche. Lumières. Caméra. Action!
Le Ghana arrache la victoire contre le Panama
Le Ghana a arraché une courte victoire 1-0 mercredi face au Panama. Les Panaméens pensaient tenir leur premier point dans un Mondial, mais un but dans le temps additionnel a tout changé.
Au bout d'un match longtemps soporifique, les Ghanéens, bien plus entreprenants en seconde période, ont été récompensés de leurs efforts, quand Caleb Yirenkyi a poussé au fond des filets un centre de Brandon Thomas-Asante qui venait de déborder côté gauche (90e+5).
Pour sa deuxième participation après 2018 en Russie, où il avait concédé trois défaites, le Panama est passé tout près de décrocher le premier point de son histoire en Coupe du monde.
Mais après quelques occasions vaines de l'attaquant Jordan Ayew (65e), devenu mercredi à 34 ans le plus capé des Black Stars devant son frère Andre (121 sélections), et du défenseur Jonas Adjetey (74e), les Panaméens ont fini par céder.
Ayant assuré l'essentiel, le Ghana, pour qui le gardien de Saint-Gall Lawrence Ati Zigi est sorti sur blessure, va devoir préparer au mieux son prochain match prévu mardi à Boston face aux Anglais de Harry Kane.
Il récupèrera pour l'occasion le milieu de terrain Thomas Partey, resté en son camp de base aux Etats-Unis faute d'avoir obtenu un visa pour se rendre au Canada, car il fait l'objet d'accusations de viols et d'agression sexuelle portées par quatre femmes entre 2020 et 2022.
Les Black Stars prennent la deuxième place du groupe L derrière l'Angleterre, grande favorite, qui bénéficie d'une meilleure différence de buts après sa victoire (4-2) contre la Croatie plus tôt à Dallas.
L'Angleterre savoure sa revanche
Malgré quelques errements, l'Angleterre a entamé sa Coupe du monde du bon pied. A Dallas, la formation de Thomas Tuchel s'est imposée 4-2 devant la Croatie.
Les "Three Lions" ont ainsi pris leur revanche sur la défaite en demi-finale de la Coupe du monde 2018. Cette revanche, ils la doivent en premier lieu à la classe individuelle de leurs "stars". Harry Kane a ainsi signé un doublé, l'ouverture du score sur un penalty qu'il a dû retirer et une tête rageuse sur le 2-1, pour égaler le record des 10 buts inscrits par Gary Lineker en Coupe du monde sous le maillot de l'Angleterre.
Très souvent critiqué cette saison, Jude Bellingham a, quant à lui, signé le 3-2 juste après le repos après une action lumineuse sur le flanc droit. Enfin introduit à la 72e pour un Anthony Gordon un brin décevant, Marcus Rashford a scellé le score à la 85e. L’attaquant de Barcelone sera peut-être le "super sub" de Thomas Tuchel tout au long de cette Coupe du monde.
Si cette victoire n'est pas loin d'assurer déjà la première place d'un groupe qui comprend également le Ghana et le Panama, elle ne doit pas masquer quelques insuffisances dans les rangs anglais. Les deux buts croates inscrits avant la pause par Martin Baturina et par Petar Musa ont souligné les insuffisances de la défense. Trop vite mise hors de position, elle a été loin de procurer toutes les assurances voulues.
Mais la meilleure nouvelle pour Thomas Tuchel est bien la rage de vaincre qui anime Harry Kane. L'attaquant du Bayern Munich a pleinement répondu au doublé de Kylian Mbappé et au triplé de Lionel Messi de la veille. Le capitaine de l'Angleterre, buteur à 81 reprises désormais en sélection, est prêt à faire le match avec ses homologues français et argentin. Cela promet !
Le Portugal tenu en échec
Le Portugal a dû se contenter du nul (1-1) lors du match d'ouverture du groupe K face à la RDC au NRG Stadium de Houston. Les Congolais ont parfaitement bloqué Ronaldo et ses coéquipiers.
Avec Cristiano Ronaldo titulaire, le Portugal a ouvert le score dès la 6e. Sur un centre venu de la gauche de Pedro Neto, c'est la star du PSG João Neves qui a parfaitement repris de la tête le ballon en dépit de ses 174 centimètres pour tromper le gardien congolais et lancer idéalement la Seleção.
Pour leur retour à la Coupe du monde après 52 ans d'absence, les Congolais ont choisi de laisser le ballon aux joueurs de Roberto Martinez et ces derniers l'ont confisqué pendant 80% du temps. Mais sans véritable danger pour les Africains.
Les Léopards ont su profiter d'une fin de mi-temps au cours de laquelle les Lusitaniens vont faire preuve d'un peu trop de laxisme. A la suite d'un corner, Masuaku a pu adresser un centre repris de la tête par Wissa pour faire chavirer de bonheur les supporters de la RDC.
Les Lusitaniens ont un peu plus pressé lors des 45 dernières minutes, mais les joueurs de Sébastien Desabre ont tenu bon. A la 91e, Bruno Fernandes a eu une opportunité à un peu moins de vingt mètres des buts, mais son envoi a terminé à côté.
Tadej Pogacar assomme la course dès la première étape
La première étape du Tour de Suisse, disputée en Italie autour de Sondrio, a souri à Tadej Pogacar. Le patron du cyclisme mondial s'est échappé en solo à plus de 70 km de l'arrivée.
Retrouver la Suisse et l'envie de gagner. L'ogre slovène, déjà irrésistible sur le Tour de Romandie, a fait une Strade Bianche (2024 et 2026) lorsqu'il était parti à 80 bornes de l'arrivée. Peut-être est-ce l'air de la Valteline qui a chatouillé les ambitions du boss? Après un sprint intermédiaire, le leader d'UAE est parti tout seul et le reste du peloton ne l'a plus revu.
Derrière "Pogi", Richard Carapaz s'est détaché à environ 50 km de l'arrivée, mais l'Equatorien a fini à 2'14 du Slovène. Dans la dernière montée à 6 km de la ligne, Pogacar a de nouveau appuyé sur les pédales pour se tester. La chaleur devrait lui rappeler les conditions qu'il trouvera certainement en juillet lors du Tour de France où il cherchera à remporter une cinquième victoire.
Jeudi, les coureurs auront droit à une étape en circuit autour de Locarno. Il y aura le Monte Ceneri au début, puis dans les quinze derniers kilomètres deux ascensions casse-pattes vers Fanghi puis Orselina à 8,9% de moyenne.
Thoune hérite du Dinamo Zagreb
Thoune connaît le premier adversaire de sa campagne européenne. Le champion de Suisse affrontera le Dinamo Zagreb lors du deuxième tour de qualification pour la Ligue des champions.
En tirant le champion de Croatie, qui a aussi remporté la Coupe nationale, les joueurs de l'Oberland bernois ont sans doute hérité du tirage au sort le plus difficile qui soit. En Ligue des champions, les Croates ont manqué de peu la qualification pour les huitièmes de finale, uniquement en raison d’une différence de buts moins favorable que celle de Bruges.
Pour se qualifier pour la première fois pour la phase principale de la Ligue des champions, Thoune devra passer trois tours. Le match aller contre le Dinamo Zagreb aura lieu les 21 ou 22 juillet à Thoune, le match retour la semaine suivante dans la capitale croate.
Femke De Vries s'adjuge la première étape
La Néerlandais Femke De Vries a remporté mercredi la première étape du Tour de Suisse 2026 à Sondrio. Elle s'est imposée au sprint face à la Britannique Lauren Dickinson après une longue échappée.
De Vries a clairement montré qu'elle était la plus forte sur les routes de la Valteline, prenant part à l'échappée durant la majorité de l'étape. Marlen Reusser a pour sa part vécu une course plutôt tranquille.
Après un premier tri sur la côte de "Buglio in Monte" (2,8km à 10,1% de moyenne), franchie en tête par la Thurgovienne Steffi Häberlin, une échappée d'une douzaine de coureuses s'est formée. Celle-ci s'est égrainée sur le col de Triangia (4,2 km à 7,2%), avant que la dernière côte de la matinée ne laisse plus que De Vries et la Britannique Lauren Dickson en face-à-face.
Marlen Reusser, en difficulté dans les forts pourcentages de la dernière pente, a bien tenu pour rester dans le groupe des favorites jusqu'à l'arrivée, ne concédant que 38 secondes sur la tête, tout comme Häberli.
Wout Van Aert déclare forfait en raison d'une blessure
Le Belge Wout Van Aert ne prendra pas part au prochain Tour de France (4-26 juillet). Ceci en raison d'une blessure à un coude mal guérie, a annoncé mardi son équipe Visma-Lease a bike.
Vainqueur de dix étapes sur la Grande Boucle, le coureur de 31 ans avait abandonné vendredi avant le départ de la 6e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes à cause de cette même blessure. Van Aert a notamment remporté le classement par points du Tour de France en 2022.
"Quelques jours avant le Tour d'Auvergne-Rhône-Alpes, Van Aert a chuté lors d'un entraînement. Pendant la course, une infection s'est développée de manière inattendue au niveau de la plaie à son coude, le contraignant à abandonner", indique Visma-Lease a bike dans son communiqué.
"C'est bien sûr une grande déception. Le Tour de France est l'un de mes principaux objectifs chaque année", a déploré le triple champion du monde de cyclo-cross, cité dans le communiqué.
"En concertation avec l'équipe, nous avons conclu qu'il n'était pas envisageable, à ce stade, de prendre le départ du Tour en pleine forme", a-t-il regretté, espérant "pouvoir retrouver (s)on meilleur niveau plus tard dans la saison".
Vainqueur de Paris-Roubaix en avril, "WVA" devait être cet été une pièce maîtresse de Visma et un lieutenant précieux pour le Danois Jonas Vingegaard, en quête d'un troisième sacre sur le Tour de France.
Bernardo Silva s'engage au Real Madrid jusqu'en 2028
Bernardo Silva s'est engagé au Real Madrid pour les deux prochaines saisons, soit jusqu'en juin 2028, a annoncé mercredi le club espagnol. Il rejoindra les "Merengues" après la Coupe du monde.
Libre depuis son départ de Manchester City, où il a remporté 19 titres depuis son arrivée en 2017, dont une Ligue des champions en 2023, le milieu de terrain portugais de 31 ans va découvrir un nouveau championnat.
Après avoir brillé sur les pelouses anglaises, mais aussi à Monaco où il a remporté un titre de champion de France, le gaucher infatigable formé à Benfica va venir apporter sa justesse technique et sa vision du jeu hors pair dans l'entre-jeu du Real Madrid.
Avant de rejoindre la capitale espagnole, Bernardo Silva va disputer sa troisième Coupe du monde avec le Portugal, un Mondial 2026 qu'il débute justement mercredi face à la RD Congo.
Andreas Fischer quitte Ambri-Piotta
Ambri-Piotta a annoncé mercredi le départ de son désormais ex-CEO Andreas Fischer. L'ancien directeur des arbitres de Swiss Ice Hockey est remplacé par Ivan Fanconi, en provenance du HC Davos.
"Dans le cadre de sa restructuration stratégique, le Conseil d'administration d'Ambri-Piotta a décidé de mettre fin à sa collaboration avec son CEO actuel, Andreas Fischer", a indiqué le club léventin dans un communiqué. Les partis discutent des modalités de cette rupture de contrat, lequel courait initialement jusqu'au 31 décembre 2026.
Le Conseil d'administration a nommé Ivan Fanconi au poste de Directeur général. Directeur financier et des opérations du HC Davos, il travaillait pour le club grison depuis dix ans.
Avec Fischer dans le rôle de CEO, Ambri sort d'une saison très compliquée sportivement (13e place synonyme de play-out) comme en coulisses, marquée par plusieurs situations de crise. La plus marquante étant les départs du coach Luca Cereda et du directeur sportif Paolo Duca en octobre dernier, après que les dirigeants du club léventin eurent initié des contacts avec Christian Dubé pour prendre les rênes de l'équipe.
L'Autriche domine la Jordanie malgré une belle résistance
L'Autriche a réussi son entrée en lice à la Coupe du monde, mardi à Santa Clara. Elle s'est imposée 3-1 contre la Jordanie, qui disputait son premier match dans un Mondial.
L'ailier du Werder Brême Romano Schmid a ouvert le score d'une superbe frappe enroulée depuis l'orée de la surface venue se loger dans la lucarne opposée (21e). Il est ainsi devenu le deuxième joueur autrichien seulement à marquer à la fois dans un Euro (en 2024 contre les Pays-Bas) et une Coupe du monde.
La Jordanie n'a pas abdiqué, passant à nouveau proche de revenir au score lorsqu'Ali Olwan, bien placé dans la surface, s'est heurté au gardien autrichien Alexander Schlager à la 34e. Au retour des vestiaires, l'attaquant d'Al Sailiya (au Qatar) n'a toutefois pas manqué sa chance deux fois, concluant en solo un contre rapide grâce à une belle finition poteau rentrant (50e). De quoi rentrer dans l'histoire de sa nation, en inscrivant le premier but jordanien dans un Mondial.
Au bout du temps additionnel, les "Rouges" ont encore soigné leur différence de buts grâce à un pénalty transformé par Marko Arnautovic, à la suite d'une main dans la surface. C'est la 48e réalisation en sélection du joueur de l'Etoile Belgrade, meilleur buteur de l'histoire de son pays.
L'Autriche rejoint donc l'Argentine en tête du groupe J avec trois points et affrontera l'Albiceleste lundi (19h00 en Suisse). La Jordanie tentera pour sa part d'engranger ses premiers points face à l'Algérie (mardi 5h00 en Suisse).
Messi, auteur d'un triplé, et l'Argentine régalent
Le Mondial n'aurait pas pu mieux commencer pour l'Argentine, tenante du titre.
L'Albiceleste a dominé l'Algérie de l'ex-sélectionneur de la Suisse Vladimir Petkovic 3-0 mardi à Kansas City grâce à un triplé de Lionel Messi, qui rejoint ainsi le recordman Miroslav Klose avec désormais 16 buts inscrits en phase finale.
Premier joueur de l'histoire à disputer une sixième Coupe du monde - en attendant que Cristiano Ronaldo ne fasse son apparition dans la compétition avec le Portugal -, Lionel Messi voulait forcément marquer le coup, d'autant plus qu'il honorait sa 200e sélection. Il n'a pas tardé à faire vibrer ses bouillants supporters.
Très en jambes, même pas avare en replis défensifs, le lutin de bientôt 39 ans - il les fêtera le 24 juin - s'est illustré dès la 5e minute. Mais son but fut annulé par la VAR pour un hors-jeu, comme d'ailleurs celui inscrit par l'autre no 10 Farès Chaïbi moins de trois minutes plus tard.
Ce n'était toutefois que partie remise. A la 17e, l'octuple Ballon d'Or profitait d'un caviar de Rodrigo De Paul, dont la passe dans l'axe a transpercé deux lignes adverses, pour ouvrir la marque sur une frappe légèrement enroulée du pied gauche que le portier algérien Luca Zidane n'a pu qu'effleurer.
Vingt ans jour pour jour après avoir signé sa première réussite dans un Mondial à Gelsenkirchen face à l'équipe de Serbie et Montenegro, Leo Messi savourait son 14e but en phase finale. Il rejoignait ainsi Kylian Mbappé et Gerd Müller pour se retrouver à deux longueurs de Miroslav Klose.
L'attaquant de l'Inter Miami s'est rapproché un peu plus du recordman des buts marqués dans un Mondial à la 60e, en reprenant tranquillement un ballon mal repoussé par Luca Zidane sur un tir d'Alexis Mac Allister (2-0). Et sa frappe enroulée du gauche de la 76e lui a permis d'égaler l'Allemand.
L'Argentine, déjà impressionnante dans la zone AmSud lors des qualifications, a donc confirmé avec panache son statut de co-favorite de la compétition. Première équipe sud-américaine à décrocher un succès dans ce tournoi, elle disputera son deuxième match lundi prochain à Arlington au Texas, face à l'Autriche.
Une abondance de milieux qui vire au casse-tête
Xhaka, Freuler, Zakaria, Manzambi ou encore Aebischer: le point fort de l'équipe de Suisse est incontestablement son entrejeu. Mais cette abondance de milieux vire au casse-tête pour Murat Yakin.
Ce "problème de riche" vient du fait que la plupart des sélections nationales ne se composent pas comme un club, où les directeurs sportifs et a fortiori les entraîneurs construisent leur effectif précisément, poste par poste - en tout cas en théorie.
Regarder les effectifs du Mondial 2026, c'est constater certains déséquilibres: la France a une attaque prodigieuse (Mbappé, Dembélé, Olise, Doué, Cherki), le Portugal un milieu ultratechnique (Vitinha, Joao Neves, Bruno Fernandes, Bernardo Silva), l'Equateur une défense de fer (Pacho, Hincapié, Ordoñez).
Le coeur du problème, c'est que les sept sont avant tout des joueurs d'axe. Or, il n'y a que trois places pour eux dans un 4-3-3 et seulement deux dans un 3-4-3, les deux systèmes principalement utilisés par Murat Yakin.
Cela n'empêche visiblement pas le sélectionneur de vouloir aligner ses meilleurs joueurs ensemble sur le terrain. Aebischer piston, Manzambi ailier et plus dernièrement Zakaria arrière droit: le Bâlois n'est pas avare en inventions pour tenter de résoudre cette insoluble équation. "Si on a un surplus de milieux centraux, alors on essaie de trouver des positions et des systèmes qui fonctionnent", avait-il argumenté en mars lorsqu'il avait lancé Zakaria à ce poste inhabituel pour lui.
Le Fribourgeois incarne plus que les autres ce dépassement de fonction qu'impose le sélectionneur aux viennent-ensuite. Acteur majeur du dernier Euro en tant que piston, il a été aligné dans un rôle plus offensif face au Qatar (1-1), venant presser très haut à côté de Breel Embolo lorsque la Suisse n'avait pas le ballon.
Mais lui-même l'a souvent rappelé, il est avant tout "un milieu défensif". Ici, l'adjectif a son importance: Aebischer n'est pas un joueur très créatif et encore moins un buteur. Difficile de lui en vouloir d'avoir raté la meilleure occasion de la Suisse samedi, juste avant la pause.
C'est aussi pour cette raison que Yakin a décidé de lui confier le couloir droit samedi. S'il n'a pas été irréprochable défensivement (c'est de son côté que provient le centre menant à l'autogoal de Muheim), son entente avec Dan Ndoye a donné lieu à plusieurs situations intéressantes.
Le cas Johan Manzambi est peut-être le plus intéressant des trois. Sa polyvalence naturelle l'a conduit à découvrir tous les postes de l'entrejeu avec le SC Fribourg, mais jamais celui d'ailier, qui est une pure invention de Yakin.
La liberté que lui avait enfin confiée le sélectionneur lors de la préparation, où il a joué comme électron libre en soutien de l'attaque, avait suscité bien des promesses. Mais le Genevois de 20 ans n'a pas été titularisé samedi. En panne d'efficacité, la Suisse aurait bien besoin de sa créativité et de son sens du but jeudi contre la Bosnie (21h00 en Suisse).
