Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Visma l'emporte à Barcelone, Vingegaard premier maillot jaune
L'équipe Visma a remporté la première épreuve du Tour de France, un contre-la-montre par équipe qui s'est déroulé samedi à Barcelone. Jonas Vingegaard enfile le premier maillot jaune.
Déjà un peu de suspense sur ce Tour de France puisque ce n'est pas Tadej Pogacar, 3e à 12'', qui endosse le maillot jaune, mais bien son grand rival Jonas Vingegaard. Même sans Wout van Aert, l'équipe Visma a pu placer dans un fauteuil son leader danois, double vainqueur du Tour en 2022 et 2023.
Vingegaard s'est montré le plus rapide sur le parcours de 19,6 km passant notamment devant la Sagrada Familia, avant d'arriver au sommet de la colline de Montjuic, qui a fait office de juge de paix. Le Danois a profité de la nouvelle formule. L'organisateur ASO a en effet trouvé une petite "faille" dans le règlement. Les temps ne sont désormais plus pris lors du passage du 4e ou 5e coureur, mais individuellement. Cela permet d'avoir les stars qui terminent seules en se dépouillant pour aller chercher le meilleur chrono.
Et Vingegaard a finalement devancé Ganna, pourtant grand spécialiste de l'effort solitaire, d'un peu plus de 8'', et Tadej Pogacar de 12''. Le Français Paul Seixas est 10e à 39''.
Les coureurs vont rester en Espagne dimanche avec une étape de 168,5 km entre Tarragone et Barcelone.
Kimi Antonelli devance Leclerc et Hamilton à Silverstone
Le jeune Italien Kimi Antonelli (Mercedes), leader du Championnat du monde de F1, partira en pole position dimanche au Grand Prix de Grande-Bretagne. Il devance les deux Ferrari.
Antonelli, 19 ans, devance les Ferrari du Monégasque Charles Leclerc, 2e à 175 millièmes, et du Britannique Lewis Hamilton, septuple champion du monde qui court à domicile sur le circuit mythique de Silverstone.
Le coéquipier d'Antonelli, le Britannique George Russell, n'a pas fait mieux que quatrième et est constamment supplanté par le jeune Italien depuis le début du week-end à Silverstone.
Le Français Isack Hadjar (Red Bull) complète ce top 5 des qualifications.
Hamilton, sept fois champion du monde et adulé à Silverstone, où il s'est imposé neuf fois (avec McLaren et Mercedes), s'est déclaré "heureux" d'être sur la 3e marche du podium des qualifications. Pour lui, les Ferrari "n'ont pas le rythme des Mercedes, mais nous comblons lentement notre retard".
Serena Williams déclare forfait en double en raison d'une blessure
L'Américaine Serena Williams a annoncé samedi son forfait pour le tournoi de doubles de Wimbledon. Elle devait y participer aux côtés de sa soeur Venus, mais souffre d'une blessure à un genou.
"J'ai le coeur brisé d'être contrainte de déclarer forfait pour le double", a dit l'ex-no 1 mondiale, qui s'est blessée mardi lors de sa défaite au premier tour de Wimbledon face à l'Australienne Maya Joint, pour son premier match de simple en près de quatre ans.
"Revenir à la compétition a été un véritable bonheur, et la chance de jouer à nouveau aux côtés de Venus signifiait beaucoup pour moi. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour être prête, mais malheureusement, mon genou n'est tout simplement pas encore prêt pour la compétition", a développé Serena Williams dans un message accompagné de photos, dont l'une montre quatre grosses seringues remplies d'un liquide jaune.
"La photo des seringues montre le liquide qu'on a prélevé de mon genou après mon match en simple... aïe! La bonne nouvelle, c'est que mon genou ne devrait plus gonfler ou produire autant de liquide à l'avenir", a-t-elle poursuivi.
Reste à savoir si Serena Williams sera sur pied pour l'US Open (31 août-13 septembre), à condition qu'elle reçoive une invitation des organisateurs comme ça a été le cas à Wimbledon.
L'Américaine est restée évasive: "Tout ce que je peux dire, c'est +restez connectés, bientôt près de chez vous!+"
Aurélien Tchouaméni forfait pour le huitième face au Paraguay
La France devra faire sans Aurélien Tchouaméni face au Paraguay. Le milieu de terrain est blessé à une cuisse.
Le milieu de terrain de l'équipe de France et du Real Madrid, Aurélien Tchouaméni, gêné à la cuisse, est forfait pour le 8e de finale du Mondial 2026 face au Paraguay samedi à Philadelphie. Une source proche des Bleus l'a confirmé à l'AFP, après une information de RMC Sports.
Tchouaméni, prévu pour être titulaire au milieu de terrain aux côtés d'Adrien Rabiot, a ressenti une gêne au niveau de la cuisse lors du dernier entrainement de l'équipe vendredi, l'empêchant de disputer la rencontre. Il devrait être remplacé par Manu Koné.
La no 2 mondiale Elena Rybakina éliminée au troisième tour
Elena Rybakina a été éliminée samedi au 3e tour de Wimbledon par la Belge Elise Mertens (WTA 27) 7-6 (7-4) 6-1. Elle abandonne provisoirement ses espoirs de prendre la tête du classement de la WTA.
Couronnée à Wimbledon en 2022 mais éliminée au même stade de la compétition l'an dernier, la Kazakhstanaise de 27 ans pouvait en cas de bon parcours sur le gazon londonien s'installer pour la première fois au sommet du classement et supplanter la Bélarusse Aryna Sabalenka.
Rybakina était déjà sortie très tôt à Roland-Garros le mois dernier, battue au deuxième tour par l'Ukrainienne Yuliia Starodubtseva 3-6 6-1 7-6 (7-4). A Londres, elle avait déjà été bousculée au premier tour par la Française Loïs Boisson (WTA 154), qui l'avait poussée à une troisième manche où elle avait dû remonter un break de retard.
En atteignant les huitièmes de finale, Mertens égale pour sa part sa meilleure performance en simple à Wimbledon et affrontera en huitièmes de finale la Tchèque Marie Bouzkova (WTA 23).
Hüberli/Brunner en quarts de finale
Parmi les trois duos suisses féminins engagés dans le tournoi Elite16 de Gstaad, seules Tanja Hüberli et Nina Brunner sont encore en lice. Elles se sont qualifiées samedi pour les quarts de finale.
Les médaillées de bronze aux Jeux olympiques de 2024 se sont imposées haut la main 21-11 21-12 face aux Américaines Geena Urango/Megan Rice. Elles vont désormais retrouver les Néerlandaises Katja Stam/Raïsa Schoon, qu'elles avaient battues en deux sets vendredi à l'issue de la phase de poules.
Pour les deux autres équipes suisses féminines, le tournoi s'est terminé en huitièmes de finale: toutes deux ont été éliminées par des duos américains. Les sœurs bernoises Anouk et Zoé Vergé-Dépré, qui avaient décroché l’année dernière la 3e place, se sont inclinées face à Betsi Flint/Kylie Deberg après un tie-break dramatique au cours duquel elles ont laissé filer deux balles de match, sur le score de 21-19 14-21 20-22.
Joana Mäder et Leona Kernen se sont également inclinées face à Megan Kraft/Kelly Cheng en trois sets, sur le score de 21-14 17-21 9-15.
Kimi Antonelli remporte la course sprint de Silverstone
Leader du championnat du monde, Kimi Antonelli, a remporté la petite course sprint du Grand Prix de Grande-Bretagne. L'Italien a devancé Lewis Hamilton, pourtant parti en pole position à Silverstone.
"Allez, allez!", s'est exclamé le pilote Mercedes à la radio en franchissant la ligne d'arrivée en vainqueur après avoir dépassé le Britannique et sa Ferrari à mi-course des 17 tours (100 kilomètres) de l'épreuve d'environ une demi-heure.
"J'ai poussé aussi fort que possible, j'ai donné absolument tout", a dit Hamilton, 41 ans, qui avait réalisé la pole position pour 11 millièmes devant Antonelli, et s'était montré le plus rapide en essais libres vendredi devant son public britannique et de tifosi de Ferrari.
Le champion du monde en titre, Lando Norris, lui aussi Britannique, finit troisième et son compatriote George Russell, qui brigue une première couronne mondiale avec sa Mercedes, n'a pas fait mieux que quatrième.
Alexander Yakovenko de retour à Bienne
Alexander Yakovenko est de retour à Bienne. Le défenseur russo-kazakh de 28 ans s'est engagé pour cinq ans avec le club seelandais.
Après une année dans la capitale, Yakovenko retrouve la glace qu'il a griffée pendant quatre saisons de 2021 à 2025. Il avait notamment disputé la finale en 2023 avec Bienne contre Genève.
Défenseur offensif, Yakovenko n'a inscrit que 12 points (3 buts) en 30 parties avec les Ours. Il a été nettement plus performant avec Bienne, par exemple lors de l'exercice 2021/22 lorsqu'il a compilé 29 points en 41 matches.
Dans le communiqué, Bienne précise également que Yakovenko pourrait devenir suisse d'ici deux ans environ. Il ne compterait évidemment plus comme joueur importé s'il recevait le passeport à croix blanche.
Zeki Amdouni avant tout heureux de retrouver les terrains
Zeki Amdouni est revenu juste à temps d'une grave blessure pour disputer la Coupe du monde avec la Suisse. Entré en jeu contre l'Algérie, il est avant tout heureux de retrouver les terrains.
Il y a presque un an, l'attaquant genevois subissait un sévère coup d'arrêt: une rupture des ligaments croisés du genou droit en pleine intersaison. Il venait de revenir à Burnley, en Angleterre, après un prêt fructueux d'un an au Portugal, à Benfica (10 buts).
Ce fut aussi un coup dur pour Murat Yakin, qui avait fait d'Amdouni un titulaire après l'Euro 2024. La Suisse n'a pas eu besoin de lui pour se qualifier pour la Coupe du monde, mais le sélectionneur a gardé un lien étroit avec le Genevois, qui avait notamment rendu visite à l'équipe lors du rassemblement de mars à Bâle.
"Bien sûr, la Coupe du monde est toujours restée dans un coin de ma tête, mais après une telle blessure, neuf mois d'absence, ma priorité était surtout de retrouver le terrain", explique Zeki Amdouni, qui s'est confié à Keystone-ATS après la victoire contre l'Algérie (2-0).
"Ce qui est important pour moi, c'est de montrer que malgré ma longue absence, je suis toujours capable d'aider l'équipe et que je n'ai rien perdu de mes qualités", dit-il.
L'avant-centre a participé à la qualification des Suisses pour les 8es de finale en remplaçant Breel Embolo à la 83e. "Je suis entré pour essayer de garder la balle, d'obtenir des fautes et de faire respirer l'équipe. Je pense qu'on l'a très bien fait avec les autres entrants", s'est-il réjoui.
Barré par Embolo, titulaire incontestable à la pointe de l'attaque, Amdouni (31 sélections, 11 buts) doit se contenter d'un statut de remplaçant. L'attaquant de 25 ans mesure tout de même le "rêve de pouvoir vivre ce genre de compétition", lui qui n'avait pas été retenu pour le Mondial 2022 au Qatar.
L'ancien attaquant du FC Bâle souligne également la "super bonne" ambiance qui règne dans cette équipe de Suisse, qui cherchera mardi à écrire l'histoire en ralliant les quarts de finale d'un Mondial pour la première fois depuis 1954. "On va essayer de continuer à faire rêver tous les Suisses qui nous regardent", glisse-t-il.
Les discussions pour son avenir, lui qui est sous contrat jusqu'en 2028 avec Burnley, Zeki Amdouni les garde pour plus tard. "Pour l'instant, je me concentre uniquement sur la Coupe du monde, sur ma mission ici avec l'équipe, dit-il. Après, il y aura les vacances et on pourra penser à la suite."
La Colombie élimine le Ghana et prend rendez-vous avec à la Suisse
La Colombie a pris rendez-vous avec la Suisse. Les Cafeteros ont vaincu un Ghana inoffensif 1-0 en 16es de finale du Mondial vendredi à Kansas City grâce à un but de Jhon Arias à la 14e.
A l'image des Helvètes la veille, l'équipe de Nestor Lorenzo a maîtrisé son adversaire pour se hisser en huitièmes de finale et affronter les hommes de Murat Yakin. Elle tentera de se qualifier pour la deuxième fois pour les quarts après l'édition 2014, où elle avait subi la loi du Brésil (2-1).
Après un début de match rugueux durant lequel les deux formations ont dû effectuer un changement sur blessure, le Colombien Arias a rapidement ouvert la marque en prenant le contrepied du gardien de St-Gall Lawrence Ati Zigi. Face au bloc bas ghanéen, Luis Diaz a eu de nombreuses occasions de creuser le score avant la mi-temps, mais s'est heurté au portier des Black Stars à la 20e et a manqué le cadre de peu à la 39e.
Malgré le manque de réalisme offensif affiché par les Cafeteros vendredi, les Suisses devront se méfier d'une équipe invaincue en phase de groupes et qui n'a encaissé qu'un but en quatre matches. Avec l'élimination du Ghana, l'Egypte et le Maroc sont les dernières équipes africaines en lice dans ce Mondial, alors que neuf d'entre elles étaient en lice dans ces 16es de finale.
Gare au coup de chaud pour les Bleus
Sous une chaleur étouffante à Philadelphie, l'équipe de France, brillante à ce jour, va tenter samedi (23h en Huisse) de franchir l'obstacle du Paraguay pour atteindre les quarts de finale du Mondial.
Les troupes de Didier Deschamps ont jusqu'ici enchanté le tournoi en survolant le groupe I de main de maître (trois victoires en trois matches) avant une démonstration de force en 16e de finale face à la Suède (3-0). De quoi effrayer leurs adversaires.
Avec aux manettes la superstar Kylian Mbappé, buteur inarrêtable (6 buts), et Michael Olise, génial créateur, secondés par le Ballon d'Or Ousmane Dembélé (4 réalisations), les Français ont déjà marqué de leur empreinte cette Coupe du monde. Il s'agit donc de ne pas rater un rendez-vous largement à leur portée avant d'entrer enfin dans le dur au prochain tour en se frottant au vainqueur de Maroc-Canada.
Les Paraguayens, qui ont créé la première sensation de la compétition en sortant l'Allemagne aux tirs au but (1-1 ap, 4-3 tab), n'ont pas sur le papier les ressources pour enrayer la formidable machine française et l'empêcher de poursuivre sa route vers un troisième sacre. Mais les Bleus peuvent tout de même s'attendre à des secousses contre l'Albirroja, bien décidée à ne pas se laisser marcher facilement sur les pieds.
Comme lors du fameux 8e de finale de l'édition 1998, conclu par le but en or de Laurent Blanc en prolongation (1-0), le Paraguay, rompu au combat et à l'art de défendre, va dresser un mur devant les Tricolores avec la ferme intention de rendre la partie irrespirable.
Deschamps, le capitaine des champions du monde 98, a souvent répété qu'il n'évoquait jamais ses souvenirs avec ses hommes. Mais il sait très bien à quel genre de scénario il risque d'être confronté.
La canicule qui sévit actuellement sur la moitié est des Etats-Unis sera aussi une donnée fondamentale de la rencontre. Le thermomètre devrait grimper à 36° au moment du coup d'envoi à 17h (23h en France) avec un fort taux d'humidité.
Vers un 5e sacre de Tadej Pogacar?
Le 113e Tour de France s'élancera ce samedi de Barcelone. Au-delà de la domination écrasante de Tadej Pogacar sur le peloton, décryptage d'un parcours exigeant et des principaux favoris.
Les 184 coureurs au départ de Barcelone s'apprêtent à avaler près de 3333 km de route et 54'000 m de dénivelé, répartis en 21 étapes. En guise d'amuse-bouche, ils auront droit au premier contre-la-montre par équipe organisé en ouverture du TdF depuis 1971. Au terme de cet exercice collectif de 20 km dans les rues du chef-lieu catalan, un temps individuel sera attribué à chaque coureur pour désigner le premier maillot jaune de cette édition 2026.
Avec pas moins de huit étapes de montagne et cinq arrivées au sommet, la difficulté est au rendez-vous, et culminera en dernière semaine. Le peloton ne franchira le sommet du Tour que lors de l'avant-dernière étape, avec le col du Galibier (2642 m) en guise de juge de paix avant l'arrivée traditionnelle sur les Champs-Elysées à Paris. A noter qu'un seul chrono individuel est au programme le 21 juillet, au lendemain de la 2e et dernière journée de repos entre Evian et Thonon-les-Bains (26,1 km). Deux jours auparavant, les Genevois auront l'occasion d'apercevoir la caravane du Tour pour la première fois depuis 1992 sur les pentes du Salève.
Derrière lui, le Danois Jonas Vingegaard se présente une nouvelle fois comme son concurrent le plus sérieux. Le double vainqueur de l'épreuve (2022, 2023) a remporté le Giro fin mai, le dernier Grand Tour qui manquait à son palmarès, après s'être imposé sur Paris-Nice et le Tour de Catalogne. Mais il reste sur deux échecs cuisants sur la course mythique du mois de juillet, et devra se passer de son lieutenant Wout van Aert, forfait. Contrairement à 2024 et 2025, le leader de la formation "Visma-Lease a bike" aborde la Grande Boucle en pleine possession de ses moyens, et compte bien en profiter pour réaliser un doublé Giro - Tour inédit depuis...2024 et un certain Pogacar.
L'Allemand Florian Lipowitz, 3e de l'édition 2025, aura également sa carte à jouer. Bombardé co-leader de la formation Red Bull - Bora pour sa 2e participation à la Grande Boucle, il a fait le plein de confiance en remportant le Tour de Slovénie il y a une dizaine de jours. Ce pur grimpeur, adepte d'un rythme régulier, n'avait concédé "que" vingt secondes hors bonifications sur Pogacar lors du récent Tour de Romandie, terminant juste derrière l'ogre slovène. Le coureur de 25 ans a terminé sur le podium des quatre dernières courses à étapes où il s'est aligné, et peut passer un cap durant ce mois de juillet.
Le Canada, souverain en terres américaines face au Maroc?
Le Canada tentera de prolonger sa belle histoire en Coupe du monde contre le Maroc samedi (19h en Suisse) à Houston. Avec en vue un possible quart de finale face à la redoutable équipe de France.
Demi-finalistes au Mondial 2022 et récents champions d'Afrique sur tapis vert (une décision contestée par le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport), les Lions de l'Atlas ont l'expérience pour aborder ce rendez-vous texan en position de force.
Ils peuvent aussi compter sur des individualités talentueuses à tous les étages, du gardien Yassine Bounou à l'attaquant Ismael Saibari, révélation du tournoi et nouvelle recrue du Bayern Munich, en passant par le capitaine Achraf Hakimi et la perle lilloise Ayyoub Bouaddi.
Au tour précédent, les Marocains ont lutté à Monterrey pour se défaire des Pays-Bas (1-1, 3-2 tab), au bout d'une fatigante prolongation et d'une séance de tirs au but épuisante nerveusement.
Les "Canucks" tenteront de frapper un grand coup, précisément le jour où les États-Unis célèbrent l'Independence Day, leur fête nationale, à grands renforts de feux d'artifice.
Ce serait un sacré clin d'oeil pour le sélectionneur Jesse Marsch, ancien milieu de terrain américain à la deuxième carrière fragmentée, faite de courts passages à Leipzig et Leeds et d'expériences plus abouties à New York et Salzbourg, et d'une grande déception avec la "Team USA".
L'entraîneur de 52 ans pensait se voir confier les clés de la sélection en 2024, mais la fédération a fait volte-face et jeté son dévolu sur l'Argentin Mauricio Pochettino.
Mondial: L'Argentine met fin au rêve du Cap-Vert dans la douleur
L'Argentine est venue à bout dans la douleur du Cap-Vert en 16es de finale du Mondial vendredi à Miami. L'Albiceleste a battu les Requins bleus 3-2 ap grâce à un autogoal de Diney Borges à la 111e.
L'Argentine a enchaîné un dixième match sans défaite en Coupe du monde, mais son plan de jeu orienté autour de Lionel Messi a montré ses limites. Dans une prolongation au scénario fou, Sidny Lopes Cabral a permis aux siens de revenir une 2e fois au score à la 103e, 11 minutes après que Lisandro Martinez a cru sauver la nation triple championne du monde en inscrivant le 2-1 sur un corner tiré par Lionel Messi.
C'est encore le capitaine de l'Albiceleste qui a forcé la décision sur corner. Le malheureux Diney Borges a dévié le cuir au fond de ses propres filets de la tête, mettant fin au rêve des Cap-Verdiens qui ont tutoyé l'exploit face au tenant du titre.
Fébriles, les Argentins ne sont pas parvenus à maîtriser la rencontre, laissant les Requins bleus tirer à 16 reprises, dont cinq frappes cadrées. Passée proche de la correction, la sélection de Lionel Scaloni devra montrer un autre visage face à l'Egypte en huitièmes de finale mardi à Atlanta (18h en Suisse).
Le no 10 a écrit une nouvelle page de sa légende en inscrivant son 20e but en Coupe du monde, un record absolu. L'octuple Ballon d'Or s'est imposé une nouvelle fois comme l'atout offensif indispensable de son équipe, lui qui a marqué lors des huit derniers matches de l'Argentine dans cette compétition, performance également inédite.
Deroy Duarte a égalisé d'une frappe à bout portant à la 59e, tandis que Messi s'est heurté à Vozinha quatre minutes plus tard. Repliés dans leur surface, les Cap-Verdiens ont opposé une défense héroïque pour maintenir le score à un partout. Roberto "Pico" Lopes a éteint l'incendie en s'interposant sur un bon centre de Messi (80e), tandis que Vozinha s'est encore interposé sur un coup-franc tiré par "la Pulga" dans le temps additionnel.
L'Egypte s'offre son billet pour les 8es aux tirs au but
L'Egypte a décroché son billet pour les 8es de finale de la Coupe du monde aux tirs au but, après une rencontre pauvre en occasions. Les Pharaons ont battu l'Australie (1-1, 4-2 tab) vendredi.
Les Egyptiens auraient toutefois pu s'éviter de vivre la pression inhérente à une séance de tirs au but. Après l'ouverture du score d'Emam Ashour (13e), Omar Marmoush a manqué un face-à-face qui aurait permis à son équipe d'aborder la seconde période bien plus sereinement. Les Pharaons ont encore eu une énorme occasion de tuer le match, lorsque Rami Rabia a vu le gardien Patrick Beach détourner sa tête d'un magnifique arrêt réflexe dans les arrêts de jeu (90e+4).
A la place, les Australiens ont pris confiance, se montrant bien plus entreprenants en seconde période. Les "Socceroos" ont profité d'un cadeau de Mohamed Hany, buteur contre son camp, pour égaliser (55e). Le malheureux - déjà auteur d'un csc lors du premier match contre la Belgique - est ainsi devenu le deuxième joueur de l'histoire de la Coupe du monde à marquer deux fois dans ses propres filets lors d'une même édition depuis 1966.
Ce succès permet aux coéquipiers de Mo Salah de passer un tour dans une phase à élimination directe pour la première fois de leur histoire en Coupe du monde, eux qui n'avaient disputé qu'un 8e de finale en... 1934. En 8e, ils affronteront mardi (18h en Suisse) l'Argentine ou le Cap-Vert.
