Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Thoune hérite du Dinamo Zagreb
Thoune connaît le premier adversaire de sa campagne européenne. Le champion de Suisse affrontera le Dinamo Zagreb lors du deuxième tour de qualification pour la Ligue des champions.
En tirant le champion de Croatie, qui a aussi remporté la Coupe nationale, les joueurs de l'Oberland bernois ont sans doute hérité du tirage au sort le plus difficile qui soit. En Ligue des champions, les Croates ont manqué de peu la qualification pour les huitièmes de finale, uniquement en raison d’une différence de buts moins favorable que celle de Bruges.
Pour se qualifier pour la première fois pour la phase principale de la Ligue des champions, Thoune devra passer trois tours. Le match aller contre le Dinamo Zagreb aura lieu les 21 ou 22 juillet à Thoune, le match retour la semaine suivante dans la capitale croate.
Femke De Vries s'adjuge la première étape
La Néerlandais Femke De Vries a remporté mercredi la première étape du Tour de Suisse 2026 à Sondrio. Elle s'est imposée au sprint face à la Britannique Lauren Dickinson après une longue échappée.
De Vries a clairement montré qu'elle était la plus forte sur les routes de la Valteline, prenant part à l'échappée durant la majorité de l'étape. Marlen Reusser a pour sa part vécu une course plutôt tranquille.
Après un premier tri sur la côte de "Buglio in Monte" (2,8km à 10,1% de moyenne), franchie en tête par la Thurgovienne Steffi Häberlin, une échappée d'une douzaine de coureuses s'est formée. Celle-ci s'est égrainée sur le col de Triangia (4,2 km à 7,2%), avant que la dernière côte de la matinée ne laisse plus que De Vries et la Britannique Lauren Dickson en face-à-face.
Marlen Reusser, en difficulté dans les forts pourcentages de la dernière pente, a bien tenu pour rester dans le groupe des favorites jusqu'à l'arrivée, ne concédant que 38 secondes sur la tête, tout comme Häberli.
Wout Van Aert déclare forfait en raison d'une blessure
Le Belge Wout Van Aert ne prendra pas part au prochain Tour de France (4-26 juillet). Ceci en raison d'une blessure à un coude mal guérie, a annoncé mardi son équipe Visma-Lease a bike.
Vainqueur de dix étapes sur la Grande Boucle, le coureur de 31 ans avait abandonné vendredi avant le départ de la 6e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes à cause de cette même blessure. Van Aert a notamment remporté le classement par points du Tour de France en 2022.
"Quelques jours avant le Tour d'Auvergne-Rhône-Alpes, Van Aert a chuté lors d'un entraînement. Pendant la course, une infection s'est développée de manière inattendue au niveau de la plaie à son coude, le contraignant à abandonner", indique Visma-Lease a bike dans son communiqué.
"C'est bien sûr une grande déception. Le Tour de France est l'un de mes principaux objectifs chaque année", a déploré le triple champion du monde de cyclo-cross, cité dans le communiqué.
"En concertation avec l'équipe, nous avons conclu qu'il n'était pas envisageable, à ce stade, de prendre le départ du Tour en pleine forme", a-t-il regretté, espérant "pouvoir retrouver (s)on meilleur niveau plus tard dans la saison".
Vainqueur de Paris-Roubaix en avril, "WVA" devait être cet été une pièce maîtresse de Visma et un lieutenant précieux pour le Danois Jonas Vingegaard, en quête d'un troisième sacre sur le Tour de France.
Bernardo Silva s'engage au Real Madrid jusqu'en 2028
Bernardo Silva s'est engagé au Real Madrid pour les deux prochaines saisons, soit jusqu'en juin 2028, a annoncé mercredi le club espagnol. Il rejoindra les "Merengues" après la Coupe du monde.
Libre depuis son départ de Manchester City, où il a remporté 19 titres depuis son arrivée en 2017, dont une Ligue des champions en 2023, le milieu de terrain portugais de 31 ans va découvrir un nouveau championnat.
Après avoir brillé sur les pelouses anglaises, mais aussi à Monaco où il a remporté un titre de champion de France, le gaucher infatigable formé à Benfica va venir apporter sa justesse technique et sa vision du jeu hors pair dans l'entre-jeu du Real Madrid.
Avant de rejoindre la capitale espagnole, Bernardo Silva va disputer sa troisième Coupe du monde avec le Portugal, un Mondial 2026 qu'il débute justement mercredi face à la RD Congo.
Andreas Fischer quitte Ambri-Piotta
Ambri-Piotta a annoncé mercredi le départ de son désormais ex-CEO Andreas Fischer. L'ancien directeur des arbitres de Swiss Ice Hockey est remplacé par Ivan Fanconi, en provenance du HC Davos.
"Dans le cadre de sa restructuration stratégique, le Conseil d'administration d'Ambri-Piotta a décidé de mettre fin à sa collaboration avec son CEO actuel, Andreas Fischer", a indiqué le club léventin dans un communiqué. Les partis discutent des modalités de cette rupture de contrat, lequel courait initialement jusqu'au 31 décembre 2026.
Le Conseil d'administration a nommé Ivan Fanconi au poste de Directeur général. Directeur financier et des opérations du HC Davos, il travaillait pour le club grison depuis dix ans.
Avec Fischer dans le rôle de CEO, Ambri sort d'une saison très compliquée sportivement (13e place synonyme de play-out) comme en coulisses, marquée par plusieurs situations de crise. La plus marquante étant les départs du coach Luca Cereda et du directeur sportif Paolo Duca en octobre dernier, après que les dirigeants du club léventin eurent initié des contacts avec Christian Dubé pour prendre les rênes de l'équipe.
L'Autriche domine la Jordanie malgré une belle résistance
L'Autriche a réussi son entrée en lice à la Coupe du monde, mardi à Santa Clara. Elle s'est imposée 3-1 contre la Jordanie, qui disputait son premier match dans un Mondial.
L'ailier du Werder Brême Romano Schmid a ouvert le score d'une superbe frappe enroulée depuis l'orée de la surface venue se loger dans la lucarne opposée (21e). Il est ainsi devenu le deuxième joueur autrichien seulement à marquer à la fois dans un Euro (en 2024 contre les Pays-Bas) et une Coupe du monde.
La Jordanie n'a pas abdiqué, passant à nouveau proche de revenir au score lorsqu'Ali Olwan, bien placé dans la surface, s'est heurté au gardien autrichien Alexander Schlager à la 34e. Au retour des vestiaires, l'attaquant d'Al Sailiya (au Qatar) n'a toutefois pas manqué sa chance deux fois, concluant en solo un contre rapide grâce à une belle finition poteau rentrant (50e). De quoi rentrer dans l'histoire de sa nation, en inscrivant le premier but jordanien dans un Mondial.
Au bout du temps additionnel, les "Rouges" ont encore soigné leur différence de buts grâce à un pénalty transformé par Marko Arnautovic, à la suite d'une main dans la surface. C'est la 48e réalisation en sélection du joueur de l'Etoile Belgrade, meilleur buteur de l'histoire de son pays.
L'Autriche rejoint donc l'Argentine en tête du groupe J avec trois points et affrontera l'Albiceleste lundi (19h00 en Suisse). La Jordanie tentera pour sa part d'engranger ses premiers points face à l'Algérie (mardi 5h00 en Suisse).
Messi, auteur d'un triplé, et l'Argentine régalent
Le Mondial n'aurait pas pu mieux commencer pour l'Argentine, tenante du titre.
L'Albiceleste a dominé l'Algérie de l'ex-sélectionneur de la Suisse Vladimir Petkovic 3-0 mardi à Kansas City grâce à un triplé de Lionel Messi, qui rejoint ainsi le recordman Miroslav Klose avec désormais 16 buts inscrits en phase finale.
Premier joueur de l'histoire à disputer une sixième Coupe du monde - en attendant que Cristiano Ronaldo ne fasse son apparition dans la compétition avec le Portugal -, Lionel Messi voulait forcément marquer le coup, d'autant plus qu'il honorait sa 200e sélection. Il n'a pas tardé à faire vibrer ses bouillants supporters.
Très en jambes, même pas avare en replis défensifs, le lutin de bientôt 39 ans - il les fêtera le 24 juin - s'est illustré dès la 5e minute. Mais son but fut annulé par la VAR pour un hors-jeu, comme d'ailleurs celui inscrit par l'autre no 10 Farès Chaïbi moins de trois minutes plus tard.
Ce n'était toutefois que partie remise. A la 17e, l'octuple Ballon d'Or profitait d'un caviar de Rodrigo De Paul, dont la passe dans l'axe a transpercé deux lignes adverses, pour ouvrir la marque sur une frappe légèrement enroulée du pied gauche que le portier algérien Luca Zidane n'a pu qu'effleurer.
Vingt ans jour pour jour après avoir signé sa première réussite dans un Mondial à Gelsenkirchen face à l'équipe de Serbie et Montenegro, Leo Messi savourait son 14e but en phase finale. Il rejoignait ainsi Kylian Mbappé et Gerd Müller pour se retrouver à deux longueurs de Miroslav Klose.
L'attaquant de l'Inter Miami s'est rapproché un peu plus du recordman des buts marqués dans un Mondial à la 60e, en reprenant tranquillement un ballon mal repoussé par Luca Zidane sur un tir d'Alexis Mac Allister (2-0). Et sa frappe enroulée du gauche de la 76e lui a permis d'égaler l'Allemand.
L'Argentine, déjà impressionnante dans la zone AmSud lors des qualifications, a donc confirmé avec panache son statut de co-favorite de la compétition. Première équipe sud-américaine à décrocher un succès dans ce tournoi, elle disputera son deuxième match lundi prochain à Arlington au Texas, face à l'Autriche.
Une abondance de milieux qui vire au casse-tête
Xhaka, Freuler, Zakaria, Manzambi ou encore Aebischer: le point fort de l'équipe de Suisse est incontestablement son entrejeu. Mais cette abondance de milieux vire au casse-tête pour Murat Yakin.
Ce "problème de riche" vient du fait que la plupart des sélections nationales ne se composent pas comme un club, où les directeurs sportifs et a fortiori les entraîneurs construisent leur effectif précisément, poste par poste - en tout cas en théorie.
Regarder les effectifs du Mondial 2026, c'est constater certains déséquilibres: la France a une attaque prodigieuse (Mbappé, Dembélé, Olise, Doué, Cherki), le Portugal un milieu ultratechnique (Vitinha, Joao Neves, Bruno Fernandes, Bernardo Silva), l'Equateur une défense de fer (Pacho, Hincapié, Ordoñez).
Le coeur du problème, c'est que les sept sont avant tout des joueurs d'axe. Or, il n'y a que trois places pour eux dans un 4-3-3 et seulement deux dans un 3-4-3, les deux systèmes principalement utilisés par Murat Yakin.
Cela n'empêche visiblement pas le sélectionneur de vouloir aligner ses meilleurs joueurs ensemble sur le terrain. Aebischer piston, Manzambi ailier et plus dernièrement Zakaria arrière droit: le Bâlois n'est pas avare en inventions pour tenter de résoudre cette insoluble équation. "Si on a un surplus de milieux centraux, alors on essaie de trouver des positions et des systèmes qui fonctionnent", avait-il argumenté en mars lorsqu'il avait lancé Zakaria à ce poste inhabituel pour lui.
Le Fribourgeois incarne plus que les autres ce dépassement de fonction qu'impose le sélectionneur aux viennent-ensuite. Acteur majeur du dernier Euro en tant que piston, il a été aligné dans un rôle plus offensif face au Qatar (1-1), venant presser très haut à côté de Breel Embolo lorsque la Suisse n'avait pas le ballon.
Mais lui-même l'a souvent rappelé, il est avant tout "un milieu défensif". Ici, l'adjectif a son importance: Aebischer n'est pas un joueur très créatif et encore moins un buteur. Difficile de lui en vouloir d'avoir raté la meilleure occasion de la Suisse samedi, juste avant la pause.
C'est aussi pour cette raison que Yakin a décidé de lui confier le couloir droit samedi. S'il n'a pas été irréprochable défensivement (c'est de son côté que provient le centre menant à l'autogoal de Muheim), son entente avec Dan Ndoye a donné lieu à plusieurs situations intéressantes.
Le cas Johan Manzambi est peut-être le plus intéressant des trois. Sa polyvalence naturelle l'a conduit à découvrir tous les postes de l'entrejeu avec le SC Fribourg, mais jamais celui d'ailier, qui est une pure invention de Yakin.
La liberté que lui avait enfin confiée le sélectionneur lors de la préparation, où il a joué comme électron libre en soutien de l'attaque, avait suscité bien des promesses. Mais le Genevois de 20 ans n'a pas été titularisé samedi. En panne d'efficacité, la Suisse aurait bien besoin de sa créativité et de son sens du but jeudi contre la Bosnie (21h00 en Suisse).
Le Tour de Suisse mise sur un nouveau concept
Le Tour de Suisse, qui commence mercredi, se présente sous un nouveau jour. Pour accueillir Tadej Pogacar et Cie, les organisateurs misent sur un tout nouveau concept.
Pour sa 89e édition, le tour masculin ne compte désormais plus que cinq étapes. La course féminine, en revanche, est passée de quatre à cinq étapes et se déroule pour la première fois en parallèle à la course masculine, sur des parcours identiques ou similaires.
Les dames prendront le départ le matin, les messieurs l’après-midi. Le départ et l’arrivée se feront toujours au même endroit. "Cela nous permet d’offrir davantage au public et à nos partenaires", explique la PDG Gabriela Buchs. Elle est convaincue "que ce nouveau format est la bonne décision pour l’avenir, tant sur le plan sportif que stratégique".
Sur le plan financier, ce changement de cap permet de réduire d'environ deux millions de francs le budget, tout en limitant le déficit de la course féminine (plusieurs centaines de milliers de francs de pertes l'an passé).
D'un point de vue sportif, un Tour de Suisse raccourci évite le chevauchement avec le Tour Auvergne-Rhône-Alpes et permet d'accueillir certains des meilleurs coureurs de la planète. Tadej Pogacar, qui s'est fixé pour objectif de remporter au moins une fois chaque course importante du World Tour, est de la partie pour la première fois. Il sera défié par d'autres grands noms tels que Primoz Roglic, Mathieu van der Poel, Nairo Quintana ou Richard Carapaz.
Côté suisse, difficile d'espérer plus que de potentielles victoires d'étape, que pourraient décrocher Mauro Schmid ou Marc Hirschi, qui fait son retour après une fracture de la clavicule en avril. Pour le spécialiste du contre-la-montre Stefan Küng, le Tour arrive en revanche trop tôt après sa fracture du fémur.
Chez les femmes, tous les espoirs reposent d’abord sur Marlen Reusser. La gagnante de l’année dernière ne part toutefois pas favorite cette année, après plusieurs revers dus à des blessures. Elise Chabbey devrait quant à elle faire valoir ses atouts en montagne.
Le Tour de Suisse part mercredi de Sondrio, avant des étapes à Locarno, Bad Ragaz, Aarburg (contre-la-montre) et un final à Villars-sur-Ollon.
L'Angleterre entame son Mondial avec confiance
L'Angleterre aborde son premier match du Mondial contre la Croatie (mercredi 22h00 en Suisse) avec confiance. Autre nation parmi les favorites, le Portugal entre également en lice.
L'Angleterre a "le talent, la passion et la confiance". C'est ce qu'a déclaré lundi en conférence de presse l'ailier star d'Arsenal, Bukayo Saka, avant un premier choc contre la Croatie.
L'attaquant de 24 ans s'apprête à disputer une quatrième compétition majeure avec la sélection des "Three Lions", avec laquelle il a été quart-de-finaliste au Mondial 2022 et finaliste malheureux à l'Euro en 2021 et 2024.
"Quand je regarde autour de moi dans l'équipe (actuelle), je vois le talent que nous avons, la passion, la confiance. Nous avons de véritables gagnants, de vrais leaders. En y croyant, je pense que nous pouvons aller au bout", a déclaré Saka, auteur de 11 buts en 49 matches avec les Gunners toutes compétitions confondues cette saison.
En préparation, les Croates n'ont toutefois pas vraiment convaincu, s'inclinant 2-0 contre la Belgique et arrachant un succès 2-1 contre la Slovénie.
Opposée à la Seleçao pour son entrée en scène, la RD Congo dispute son premier Mondial depuis 1974, année où, sous le nom de Zaïre, elle avait réalisé un zéro pointé. Au cours d'une préparation compliquée par une épidémie d'Ebola, la sélection de Sébastien Desabre n'a remporté aucun de ses deux matches amicaux, disputés contre des équipes non qualifiées pour le Mondial (Danemark et Chili).
Nouveau visa pour Mehdi Torabi
Mehdi Torabi, dont le visa américain avait expiré après le premier match de l'équipe d'Iran à Los Angeles, en a reçu un nouveau, a annoncé mardi un responsable de la sélection.
L'attaquant pourra donc participer au reste de la Coupe du monde.
"Grâce aux démarches de la Fédération iranienne de football et à la coordination avec la FIFA, le joueur s'est vu délivrer aujourd'hui un nouveau visa à entrées multiples", a expliqué ce responsable dans un communiqué.
Son précédent visa n'était valable que pour une seule entrée aux Etats-Unis, et avait expiré lundi soir, après la rencontre entre l'Iran et la Nouvelle-Zélande. Un match qui s'est conclu sur un nul (2-2), et où il n'est pas entré en jeu.
Avec ce nouveau visa, l'attaquant "pourra sans problème accompagner l'équipe nationale iranienne lors de ses prochains matchs et sera en mesure de voyager avec le groupe jusqu'à la fin du tournoi".
Dans le groupe G, l'Iran doit jouer contre la Belgique dimanche à Los Angeles, puis affronter l'Egypte le 26 juin à Seattle.
Ce nouvel imbroglio concernant Mehdi Torabi a terni un peu plus ce Mondial difficile pour la sélection iranienne, confrontée à une multitude d'obstacles extra-sportifs. A cause de la guerre lancée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, sa participation a été incertaine jusqu'au bout.
Au lieu de séjourner en Arizona comme prévu, l'équipe s'est exilée à Tijuana, au Mexique, pour établir son camp de base. Les Etats-Unis ont refusé des visas à une quinzaine de membres de l'encadrement pour les matchs de poule sur leur sol.
Lundi soir, au moment de rentrer à Tijuana, le capitaine Mehdi Taremi et un membre du staff ont également rencontré des difficultés à l'aéroport de Los Angeles, au moment de leur départ, selon l'agence officielle iranienne Irna.
Haaland et la Norvège matent l'Irak
La Norvège a entamé de manière idéale son Mondial 2026. Les Vikings ont battu l'Irak 4-1 mardi à Boston grâce notamment à un doublé de leur superstar Erling Haaland.
Présente pour la première fois depuis 1998 (accession aux 8es de finale) dans une phase finale, la Norvège a cueilli face à l'Irak le troisième succès de son histoire seulement dans une Coupe du monde. Elle a passe ainsi devant la France, victorieuse 3-1 du Sénégal plus tôt dans la journée, en tête de la poule I.
Son numéro 9 Erling Haaland a frappé deux fois, se jetant tout d'abord au second poteau pour reprendre un centre de David Moller Wolfe (29e, 1-0) avant de profiter d'une mésentente entre un défenseur et le gardien irakiens pour s'offrir un doublé (43e, 2-1). L'attaquant de Manchester City en est désormais à 57 buts en 51 capes sous le maillot de la Norvège.
L'Irak, dont la seule précédente apparition en Coupe du monde remontait à l'édition 1986 au Mexique (trois défaites en trois matches), n'a rien lâché. Mais la réussite d'Aymen Hussein, auteur du 1-1 sur une reprise de la tête au terme d'une belle action collective (39e), fut la seule de la journée pour les Lions de la Mésopotamie.
La Norvège s'est mise définitivement à l'abri à la 76e lorsque le défenseur central du Genoa Leo Ostigard a inscrit de la tête le 3-1, sur un corner parfaitement botté par le milieu d'Arsenal Martin Odergaad. Un autogoal d'Aymen Hussein, mis sous pression par Kristian Thorstvedt, lui a permis de sceller le score au bout des arrêts de jeu (90+6e).
La troupe de Stale Solbakken, dont la dernière victoire en Coupe du monde avait été fêtée en 1998 face au Brésil, tentera d'assurer sa place en 16es de finale dès la 2e journée de ce groupe I, lundi prochain face au Sénégal à East Rutherford. L'Irak défiera pour sa part la France à Philadelphie.
La France et Mbappé matent le Sénégal
La France a bien commencé son Mondial. Favoris du groupe I, les Bleus ont dominé le Sénégal 3-1 à East Rutherford dans la banlieue de New York, avec un doublé de Mbappé.
La blessure de 2002 est effacée. Pas de mauvaise surprise cette fois et une équipe de France solide, même si la réduction du score sénégalaise de la 95e par le jeune Mbaye a pu crisper certains. Seulement dans l'enchaînement, Kylian Mbappé a sorti une frappe parfaite de 25 m pour redonner de l'air à ses couleurs.
Avant ce tourbillon émotionnel, la première mi-temps aurait pu servir de traitement pour les personnes incapables de trouver le sommeil. Et ce n'est bien entendu par la faute du Sénégal, mais bien de la France et sa constellation de stars. Le quatuor magique Doué-Dembelé-Mbappé-Olise a été terriblement brouillon, surtout la vedette du Real.
Les Sénégalais auraient même pu créer la surprise via Ismaila Sarr dans le temps additionnel de la première mi-temps, mais le joueur de Crystal Palace a expédié le ballon au-dessus du but de Maignan.
Didier Deschamps a dû se montrer persuasif, car les Tricolores ont montré un autre visage en deuxième période. A la 53e, c'est Michael Olise qui a testé les réflexes d'Edouard Mendy. Plus entreprenant, Mbappé a été au centre d'une action litigieuse autour de la 60e. Fauché par Mané dans la surface, l'attaquant du Real s'est retrouvé au sol et l'arbitre a estimé qu'il n'y avait pas penalty. Après avoir visionné la VAR, l'arbitre irano-australien de 48 ans est resté droit dans ses bottes, expliquant que c'est le joueur français qui avait initié le contact.
Mais "Kiks" s'est vengé. A la 66e, Michael Olise a sorti une merveille de passe pour son leader qui n'a pas manqué l'offrande pour inscrire son 13e but en Coupe du monde. Le 14e suivra à la 96e. Le Parisien dépasse Just Fontaine et Leo Messi, et rejoint Gerd Müller. Ne restent devant lui que Ronaldo (15) et Miroslav Klose (16). L'ancien joueur du PSG est en revanche le numéro un en équipe de France avec 58 réussites, soit une de plus qu'Olivier Giroud.
A la 82e, les Sénégalais ont vu Bradley Barcola, fraîchement entré, les prendre de vitesse pour un 2-0 imparable. Et même sans le 3-1 de Mbappé, ce but aurait été décisif.
Miro Muheim blessé et incertain pour le duel contre la Bosnie
Miro Muheim pourrait bien manquer le deuxième match du Mondial contre la Bosnie-Herzégovine. Le défenseur de l'équipe de Suisse souffre d'une légère blessure musculaire, a indiqué l'ASF.
La nature de sa blessure n'a pas été précisée, mais Muheim n'a pas été aperçu mardi lors de l'entraînement de la Suisse à San Diego. Pas sûr qu'il soit rétabli pour l'entraînement de mercredi, avant que la Suisse ne se rende à Los Angeles.
Pour Miro Muheim, le tournoi n'a pas débuté de la meilleure façon. Entré en jeu à la 89e samedi face au Qatar (1-1), le latéral gauche du SV Hambourg a inscrit l'autogoal égalisateur dans le temps additionnel.
Audrey Werro écrase le 800 m, Del Ponte 7e du 100 m
Audrey Werro a confirmé son temps de Stockholm. A Ostrava, la Fribourgeoise de 22 ans a remporté le 800 m tout en maîtrise en 1'54''45.
Quelques jours après son chrono stratosphérique en Suède (1'53''98), l'athlète de Belfaux se présentait en leader sur ce meeting du Continental Tour. Pas de Keely Hodgkinson pour la pousser cette fois-ci, mais une vieille connaissance des haies en la personne de Femke Broeders-Bol, qui a quitté sa discipline du 400 m haies pour se lancer sur le double tour de piste. Et autant dire que la Néerlandaise a du potentiel puisqu'elle a pris la deuxième place en 1'57''13.
Seulement tout devant, il y a Audrey Werro. Une Werro qui a confirmé son changement de statut et qui est désormais vue comme une superstar. Il faut dire que la Fribourgeoise, qui a à nouveau célébré son triomphe comme une lionne, n'est pas si loin que ça du record du monde et c'est ce qui fait saliver les gens et les patrons de meeting.
Impériale, Audrey Werro a suivi la lièvre Nikola Bisova qui est bien passée sous les 56 secondes, comme cela avait été demandé par la Suissesse. Femke Broeders-Bol a pu suivre ce rythme infernal jusqu'aux 600 m. Après ce fut Werro face au chrono. Et avec ses 1'54''45, elle se place 8e sur la liste des meilleurs temps de l'histoire. Exceptionnel de maturité.
