Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Mondial 2026: l'Espagne bat la France en demi-finale
L'Espagne s'est qualifiée avec brio pour la finale de la Coupe du monde. A Dallas, la Roja a battu la France 2-0 grâce à des buts d'Oyarzabal (22e/penalty) et Pedro Porro (58e).
Dès la première période, l'Espagne a dominé, avec une impressionnante maîtrise collective notamment au milieu du terrain sous la régie de Rodri et Ruiz. La Roja a su annihiler la redoutable armada offensive des Bleus grâce à un gros pressing, une solidarité de tous les instants, un positionnement impeccable et un jeu de passes d'une précision diabolique.
Les Français ont ensuite connu un autre coup dur avec la sortie sur blessure de Saliba (29e). Offensivement, les hommes de Didier Deschamps n'ont pas trouvé la solution: pas le moindre tir cadré au moment de rentrer aux vestiaires.
Les Bleus ont bien tenté de se rebeller, avec deux essais non cadrés de Mbappé (64e/67e), mais rien de plus. En ce 14 juillet, ce sont les Espagnols qui ont pris la Bastille et fait chuter de haut l'équipe qui faisait pourtant figure de grande favorite du tournoi. Mais elle a échoué dès son premier véritable test sérieux. Ses grands leaders ont tous failli sans exception.
Ce sera seulement la deuxième fois que l'Espagne disputera la finale de la Coupe du monde, après son sacre de 2010 en Afrique du Sud. Comme à l'époque, la Roja tentera d'enchaîner après avoir gagné l'Euro deux ans plus tôt. Et signe du destin, elle avait déjà sorti la France en demi-finale en 2024 en Allemagne: l'Argentine et l'Angleterre sont prévenues...
Mason Greenwood quitte Marseille pour Fenerbahçe
L'attaquant anglais Mason Greenwood s'est engagé avec Fenerbahçe pour un transfert de 39 millions d'euros, a annoncé le club turc. Il quitte Marseille après deux saisons et 48 buts marqués.
Co-meilleur buteur de Ligue 1 pour sa première saison à Marseille avec 21 réalisation, Mason Greenwood a disputé la Ligue des champions avec l'OM la saison dernière, mais quitte le club après une deuxième partie de saison où il a été moins en vue.
Sanctionné par l'UEFA d'une amende de 10 millions d'euros et soumis à un contrôle de ses transferts et de sa masse salariale par la DNCG, l'OM est dans l'obligation de réaliser des ventes cet été pour rééquilibrer des finances dans le rouge, après avoir achevé l'exercice 2025/26 à la 5e place et manqué la qualification en Ligue des champions.
La vente de Greenwood, un des principaux actifs de l'OM, était attendue et devrait être suivie d'autres départs, le nouveau président marseillais Stéphane Richard ayant annoncé début juillet que le club devait "changer de modèle" afin de "réinventer un OM en contrôle de ses finances.".
Waltert battue au 1er tour à Iasi
Simona Waltert (WTA 81) n'a pas su enchaîner après sa finale disputée dimanche dans le Challenger de Bastad. La Grisonne a été battue dès le 1er tour du WTA 250 d'Iasi en Roumanie.
Waltert s'est inclinée 6-1 6-4 devant la Polonaise Katarzyna Kawa (WTA 142) mardi en début de soirée pour subir sa quatrième défaite consécutive dans un 1er tour sur le circuit principal (après Rabat, Roland-Garros et Wimbledon). Son dernier succès sur le WTA Tour remonte au mois de mai à Rome.
Nettement dominée dans un premier set où elle avait pourtant signé le break d'entrée, Simona Waltert a semblé en mesure de renverser la table, elle qui a mené 4-2 service à suivre dans la deuxième manche. Mais elle a perdu les quatre derniers jeux d'un match qui a duré 81 minutes.
Wawrinka sorti dès le 1er tour à Gstaad
Stan Wawrinka (ATP 117) a fait ses adieux au tournoi de Gstaad mardi soir. Le Vaudois de 41 ans s'est incliné 6-7 (8/10) 6-4 6-4 devant le Portugais Jaime Faria (ATP 92) au 1er tour.
Finaliste en 2005 sur la terre battue de l'Oberland bernois, Stan Wawrinka a pourtant eu sa chance dans la manche décisive. Il a, ainsi, bénéficié de trois balles de break consécutives à 0/40 dans le premier jeu, puis d'une autre à 2-2.
Mais Jaime Faria, qui avait signé l'unique break du deuxième set dans le dernier jeu, a écarté à chaque fois le danger. Stan Wawrinka a ensuite tenu le choc jusqu'à 4-4. Mais, comme dans la deuxième manche, il a concédé l'unique break à 5-4.
Le triple vainqueur de Grand Chelem a joué de malchance dans le dernier jeu. A 15/30, il a vu un retour de coup droit de son adversaire se transformer en amortie gagnante grâce à l'aide du filet. Jaime Faria n'a pas laissé passer sa chance, concluant sur sa première balle de match d'un smash gagnant après 2h38 de lutte.
Tombeur du 44e mondial Jaume Munar lundi, Dominic Stricker (ATP 360) connaît par ailleurs son adversaire du 2e tour. Le gaucher bernois se frottera au Kazakhe Alexander Shevchenko (ATP 100) jeudi avec pour enjeu une place en quart de finale.
Youri Tielemans rejoint Manchester United
Manchester United a officialisé mardi l'arrivée du milieu de terrain belge Youri Tielemans, qui évoluait à Aston Villa en Premier League. Le montant du transfert est estimé à 41 millions d'euros.
Le capitaine de la Belgique (29 ans), qui a participé à la Coupe du monde avec les Diables Rouges, s'est engagé pour cinq saisons avec les Red Devils. Après avoir passé deux ans à l'AS Monaco, il évolue en Premier League depuis 2019, lorsqu'il a rejoint Leicester, avant de porter les couleurs d'Aston Villa ces trois dernières saisons.
"C'est dur de décrire à quel point je suis fier de rejoindre Manchester United, a déclaré Tielemans dans un communiqué du club. Signer dans un club si spécial c'est incroyable. C'est l'aboutissement d'années de dévouement depuis que je suis tombé amoureux du football."
Éliminé en quarts du Mondial par l'Espagne vendredi, Tielemans avait permis à la Belgique de renverser le Sénégal en 16e de finale grâce à un doublé à la fin du temps réglementaire dont un pénalty au bout de la prolongation.
Masarova sortie d'entrée à Athènes
Rebeka Masarova (WTA 166) a été sortie dès le 1er tour du WTA 250 d'Athènes.
La Bâloise s'est inclinée 4-6 6-2 7-6 (12/10) devant la Française Carole Monnet (WTA 205) mardi, après avoir manqué une balle de match.
Battue au 2e tour du Challenger de Contrexeville la semaine passée, Rebeka Masarova n'a donc pas su profiter d'un tirage au sort favorable sur les courts en dur de la capitale grecque. Elle n'a pas gagné le moindre match dans un tableau final sur le circuit principal depuis son accession au 3e tour du WTA 1000 de Rome en mai.
La Bâloise, qui aurait défié la double vainqueure de Grand Chelem Barbora Krejcikova (WTA 32) en cas de succès, a pourtant entamé idéalement cette partie. Largement dominée dans le deuxième set, elle a en outre trouvé les ressources pour effacer à deux reprises un break de retard dans la troisième manche.
Mais Rebeka Masarova a flanché dans le "money time", après avoir pourtant mené 3/1 dans un jeu décisif interminable. Elle a alors perdu cinq points d'affilée, écartant ensuite trois balles de match consécutives avant de manquer elle-même une opportunité de conclure à 7/6.
Ce tie-break a d'ailleurs épousé un scénario improbable. Il a en effet été interrompu à 7/7 - pendant une vingtaine de minutes - en raison d'une panne dans le système électronique qui remplace les juges de ligne... Rebeka Masarova a ensuite effacé trois autres balles de match, avant de céder sur la septième.
Leandro Trossard quitte Arsenal pour Besiktas
L'ailier international belge Leandro Trossard, champion d'Angleterre et finaliste de la Ligue des champions avec Arsenal la saison passée, quitte les Gunners pour rejoindre le club turc de Besiktas.
Après trois saisons et demie sous les couleurs d'Arsenal (36 buts et 34 passes décisives en 174 matches), Trossard (31 ans) a été "autorisé à se rendre à Istanbul pour passer une visite médicale et effectuer les démarches administratives pour son transfert", a écrit le club du nord de Londres dans un communiqué.
Tandis que les Gunners annoncent avoir trouvé un "accord sur le montant du transfert" avec Besiktas, le club stambouliote a partagé sur X un cliché du joueur vêtu de son nouveau maillot noir et blanc au côté du président du club Serdal Adali. Trossard a atteint avec la Belgique les quarts de finale du Mondial, où il a inscrit deux buts.
Pogacar enfonce le clou au Lioran
Tadej Pogacar s'est imposé, comme on pouvait s'y attendre, en solitaire mardi au Lioran lors de la 10e étape du Tour de France.
Le Slovène conforte donc son maillot jaune grâce à cette 24e victoire d'étape sur la Grande Boucle.
Le double champion du monde sur route a remporté dans la station de ski du Lioran, dans le Massif Central, sa troisième victoire d'étape sur ce Tour 2026. Il a attaqué à 15,5 km de l'arrivée, dans la partie finale du très raide col du Pertus, pour reprendre l'Equatorien Richard Carapaz, échappé.
Tadej Pogacar a franchi la ligne avec 32'' d'avance sur Remco Evenepoel et 34'' sur Paul Seixas, une nouvelle fois épatant. Deuxième du classement général à désormais 3'36 du Slovène, Jonas Vingegaard a terminé seulement septième, à 44''.
Meilleur Suisse au général, Yannis Voisard a une nouvelle fois parfaitement tenu le choc, dans une étape qui comportait pas moins de sept ascensions répertoriées. Le Jurassien de la formation suisse Tudor a fini 16e de l'étape à 3'05 et grimpe au 16e rang du général, à 15'36 du leader.
Balogun savait qu'il y aurait "beaucoup de controverse"
"Heureux" d'avoir pu jouer le 8e de finale du Mondial contre la Belgique, l'attaquant américain Folarin Balogun a dit qu'il savait que cette décision "allait causer beaucoup de controverse".
"Ma réaction initiale était d'être heureux d'être de retour dans l'équipe, a déclaré Balogun sur le plateau de la chaîne américaine CBS. Mais quand j'ai commencé à y réfléchir, je savais que cela allait causer beaucoup de controverse. Et je pouvais presque voir chez mes coéquipiers un peu de nervosité, car c'était quelque chose d'unique".
En 16e de finale, l'attaquant monégasque avait écopé d'un carton rouge pour avoir marché sur une jambe du défenseur bosnien Tarik Muharemovic, une décision selon lui injuste, a-t-il expliqué: "Quand (un geste) n'est pas intentionnel, ça ne devrait jamais être un carton rouge."
Initialement suspendu pour le 8e de finale contre les Diables rouges, Balogun avait vu à la surprise générale sa peine être commuée en "un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an" par la commission de discipline de la FIFA.
"J'ai essayé de me concentrer du mieux que je pouvais à mesure qu'on approchait du match. Mais c'était difficile, il y a eu beaucoup de bruit extérieur, et c'est difficile à éviter", a ajouté le joueur de 25 ans, finalement titulaire lors d'un 8e de finale largement remporté par la Belgique (4-1).
Accueil des Suisses: entre fierté et retenue
L'équipe de Suisse a été acclamée pour son retour au pays après sa qualification historique pour les quarts de finale de la Coupe du monde. L'euphorie n'est toutefois pas au rendez-vous à Zurich.
Lorsque Johan Manzambi, la révélation du tournoi, a été interrogé sur son parcours riche en émotions - il a été élu deux fois meilleur joueur du match avant de devoir suivre les deux derniers matches depuis les tribunes en raison d’une contusion à un genou -, il a répondu: "Malheureusement, je me suis blessé, mais mes coéquipiers s'en sont quand même bien sortis." L'un des supporters présents s'est alors écrié: "Bien, mais pas très bien."
Cette remarque reflète l'accueil réservé à l’équipe mardi à midi. Certes, la Turbinenplatz, d'une superficie d'environ 14'000 mètres carrés et située dans l'un des quartiers les plus animés de Zurich, était bien remplie et certains, venus parfois de loin, étaient arrivés tôt pour s'assurer les meilleures places près de la scène.
Mais on ne ressentait pas de grande euphorie. Comparé à l'accueil réservé aux Norvégiens lundi à Oslo, où environ 90'000 supporters étaient présents, celui de Zurich s'est avéré modeste. La Norvège, tout comme la Suisse, a écrit une page de l'histoire du football national en se qualifiant pour les quarts.
On avait d'ailleurs l'impression que cet accueil relevait davantage d'une obligation. Après avoir atterri à l'heure prévue, vers 10h15, l'équipe a été conduite en bus vers un hôtel situé près de la Turbinenplatz. Avec un quart d'heure de retard, à 12h16, c'est d'abord l'ensemble du staff qui est monté sur scène.
Puis ce fut au tour de Murat Yakin de prendre la parole. Il a notamment déclaré: "Nous aurions aimé rester une semaine de plus (aux États-Unis), mais c'est bien sûr aussi agréable de pouvoir rentrer chez soi dans ces conditions. Nous avons vu de belles images montrant que l'on faisait la fête partout en Suisse. C'est admirable que les gens se soient levés à 3, 4 ou 5 heures du matin. Nous en avons tous eu la chair de poule."
En descendant de l'avion, Embolo portait une capuche rabattue sur sa casquette; sur scène, il ne portait plus qu'une casquette et cachait ses yeux derrière des lunettes de soleil. Sur une pancarte, on pouvait lire: "Breel, on est derrière toi - pas seulement quand tu gagnes. Merci pour ton engagement." Trois cœurs y étaient également dessinés. Ces messages d'encouragement ont sans doute fait du bien au Bâlois.
Le capitaine Granit Xhaka a eu le dernier mot au sein de l'équipe suisse: "Le fait qu'il y ait autant de monde ici ne va pas de soi, nous avons ressenti ce soutien. J'espère que nous avons pu vous rendre heureux." Le milieu de Sunderland a ajouté qu'ils n'avaient pas de joueurs de grand nom, mais en revanche beaucoup d'esprit d'équipe et d'énergie au sein de l'équipe.
"C'est ce qui caractérise la Suisse. C'est difficile de réaliser ce que nous avons accompli. Nous le ferons probablement pendant les vacances, quand nous aurons un peu ralenti le rythme. Dans l'ensemble, ce fut un bon tournoi. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli. Avec un peu de chance, nous aurions pu aller encore plus loin, mais cela fait partie du jeu. Nous acceptons les choses telles qu'elles se sont passées."
Par la suite, toute l'équipe a lancé des petits ballons dans la foule, avant que les joueurs ne quittent la scène, protégés de la foule, au bout d'une bonne demi-heure. Le car de l'équipe attendait devant l'hôtel. Place désormais à des vacances bien méritées.
Kym s'adjuge le derby suisse
Jérôme Kym (ATP 186) a remporté le derby suisse programmé au 1er tour du Swiss Open de Gstaad. L'Argovien est venu à bout du Zurichois Dylan Dietrich (ATP 618) 7-6 (7/3) 2-6 7-6 (7/5) mardi.
Quart de finaliste l'an dernier sur la terre battue de l'Oberland bernois, Jérôme Kym a eu besoin de 2h30 pour vaincre son compatriote, qui disputait son premier match sur le circuit principal. Il se frottera à Ignacio Buse (ATP 33) ou Stefanos Tsitsipas (ATP 85) au 2e tour.
Le duel n'a pas été aussi déséquilibré que la différence de classement ne pouvait laisser imaginer. Issu des qualifications, Dylan Dietrich a opposé une très belle résistance, parvenant même à breaker Jérôme Kym dès le troisième jeu de la partie pour prendre les commandes.
Présent dans le tableau principal à la faveur d'une invitation, Kym a recollé dans le sixième jeu avant de s'imposer au tie-break 7/3. Malmené dans le deuxième set, le géant argovien (198 cm) a également fait la différence au jeu décisif dans la troisième manche.
Jérôme Kym a conclu cette partie sur sa première balle de match, grâce à un retour gagnant, réussissant alors le seul mini-break de ce second tie-break. Il avait frisé la correctionnelle lorsque Dylan Dietrich s'était procuré trois balles de break à 4-3 en faveur du Zurichois dans le dernier set.
Stricker: "J'étais moi-même un peu surpris"
Dominic Stricker a brillamment remporté son premier tour au Swiss Open à Gstaad lundi. Le Bernois savait qu'il était prêt, mais son niveau l'a lui-même surpris.
Stricker ne sort pas de nulle part: il s'était hissé en huitièmes de finale de l'US Open en 2023, a fait partie du top 100 mondial et s'était adjugé en 2020 le tournoi junior de Roland-Garros. Ce qu'il a produit lundi soir sur la terre battue de Gstaad fait sans aucun doute partie de ce qu'il a réalisé de mieux.
Tombé à la 360e place du classement mondial, le Bernois de 23 ans a tenu en échec le spécialiste de terre battue et tête de série no 8 Jaume Munar (ATP 44). Service impeccable, coups droits puissants, montées au filet subtiles: jusqu'au score de 6-2 2-0, il a livré une partie quasi parfaite. "Franchement, j'étais moi-même un peu surpris de mon niveau", a déclaré Stricker durant un entretien accordé à Keystone-ATS.
Il a ensuite connu un léger creux, concédant son premier break de la partie. Mais le Suisse a gardé son sang-froid et a conclu la rencontre à 6-4.
Ce brillant exploit à Gstaad confirme toutefois le sentiment de Stricker avant le tournoi: il est à nouveau au top physiquement et prêt à se sublimer. "Je me sens à nouveau très bien sur le terrain, même si je rencontre encore parfois quelques difficultés avec mon jeu", a-t-il indiqué.
Dans l'Oberland bernois, tout a fonctionné sans accroc. "Chacun sait que j'ai le niveau, mais pouvoir le montrer ce jour-là devant ce public fantastique, c'est bien sûr super. C'est agréable de pouvoir à nouveau prendre le départ", s'est-il réjoui.
Il est clair que Dominic Stricker, le Suisse le plus talentueux de ces dernières années, peut à nouveau aborder l'avenir avec optimisme. À court terme, il souhaite accumuler un maximum de points à Gstaad puis la semaine prochaine lors du Challenger de Zoug, afin d'améliorer son classement et de pouvoir participer aux qualifications de l'US Open.
L'ex-international suisse Yann Sommer s'engage au Club Bruges
L'ex-international suisse Yann Sommer s'est engagé pour 3 saisons avec le Club Bruges, a annoncé mardi le club champion de Belgique sur X.
Le gardien de but était libre de contrat après son départ de l'Inter Milan fin juin.
Le portier helvète de 37 ans (94 sélections), qui avait pris sa retraite internationale après l'Euro 2024, a passé 10 ans au Borussia Mönchengladbach avant de rejoindre le Bayern Munich en janvier 2023 pour remplacer Manuel Neuer, gravement blessé.
Ces deux dernières saisons, il avait porté le maillot de l'Inter, remportant deux titres de champion d'Italie et atteignant la finale de la Ligue des champions (perdue 5-0 face au PSG) en 2025.
A Bruges, où il disputera la Ligue des champions, Sommer prend la succession du Belge Simon Mignolet qui a mis fin à sa carrière de joueur.
Quel objectif à l'Euro 2028? Le futur de la Suisse en 4 questions
Après son élimination en quart de finale de la Coupe du monde, l'équipe de Suisse va attaquer une nouvelle campagne qui doit la mener jusqu'à l'Euro 2028. Avec quels joueurs et quel objectif?
Tour d'horizon des prochaines échéances en quatre questions.
On peut se poser "la" question. Combien d'équipes sont encore clairement supérieures à la Suisse? Sans doute la France et l'Espagne, peut-être l'Angleterre, toutes dans le dernier carré du présent Mondial. L'Argentine? Difficile de l'affirmer après le crève-coeur de Kansas City.
La Suisse est bien encadrée par un staff ultraprofessionnel. Sa force collective et sa stabilité en ont fait l'une des huit meilleures équipes du monde. Il lui manque probablement quelques individualités capables de faire basculer un match. Johan Manzambi semble être fait de ce bois et le Genevois a cruellement manqué à ses coéquipiers après sa blessure. Peut-être sera-t-il celui qui rapprochera encore un peu plus la Suisse des sommets.
Et maintenant? "Ce tournoi et le précédent (réd: l'Euro 2024) ont montré que la Suisse était capable d'atteindre les demi-finales, voire la finale, d'une grande compétition", estime le directeur des équipes nationales Pierluigi Tami.
À écouter parler le dirigeant tessinois, et à voir la frustration des joueurs d'être passé si proche du dernier carré, comme il y a deux ans contre l'Angleterre, on veut bien croire qu'il s'agit de leur nouvel objectif. Avant cela, il s'agira toutefois de faire le job lors des qualifications pour l'Euro 2028, qui se déroulera au Royaume-Uni et en Irlande.
Remo Freuler (34 ans) était un candidat potentiel, mais l'intéressé a affirmé à la SRF son souhait de continuer. Des doutes concernent encore les latéraux Ricardo Rodriguez et Silvan Widmer, tous deux âgés de 33 ans. Le premier a encore de la marge sur son rival Miro Muheim. Le deuxième a perdu sa place au profit de Denis Zakaria lors de ce Mondial, et d'autres jeunes loups (Athekame, Britschgi) toquent à la porte du flanc droit.
Il ne fait aucun doute que Granit Xhaka continuera de porter le brassard de capitaine ces prochaines années. A 33 ans, le recordman de sélections (153) veut croire qu'il peut mener la Suisse encore plus loin. Il sera là en 2028 et il n'est même pas déraisonnable de l'imaginer prolonger sa carrière internationale jusqu'au Mondial du centenaire en 2030.
Murat Yakin est quant à lui sous contrat jusqu'à l'été 2028 et a maintenu sa "fierté" et son "envie" de diriger la sélection. Les équipes de Suisse seront, en revanche, chapeautées par un nouveau directeur à la rentrée, puisque Pierluigi Tami va prendre sa retraite.
La Suisse doit frapper fort, car cette Ligue des nations servira à déterminer les chapeaux du tirage au sort des qualifications pour l'Euro 2028. Leur présence en Ligue B signifie que les Helvètes ne pourront briguer, au mieux, qu'une place dans le pot 2.
Ce tirage au sort se déroulera le 6 décembre à Belfast, en Irlande du Nord. Les qualifications débuteront soit en en mars, soit en septembre prochain, en fonction de si la Suisse se retrouve dans un groupe de quatre ou de cinq.
France-Espagne, une finale avant l'heure
La première demi-finale du Mondial est bien une finale avant la lettre. Championne d'Europe en titre, l'Espagne se frotte au favori de ce tournoi, la France, mardi à Arlington (21h heure suisse).
La tache des Bleus s'annonce titanesque face à la Roja, ses techniciens et son collectif à nul autre pareil, le tout magnifié par un attaquant d'à peine 19 ans, Lamine Yamal. Mais après avoir enchanté le tournoi par leur jeu spectaculaire et offensif, les coéquipiers de Kylian Mbappé comptent bien célébrer à leur manière le 14 juillet, avec un succès de prestige en guise de feu d'artifice.
Ils s'avancent conquérants vers ce rendez-vous, sûrs de leurs forces et bien décidés à poursuivre leur splendide aventure nord-américaine jusqu'à l'ultime rencontre prévue le 19 juillet au MetLife Stadium d'East Rutherford, contre le vainqueur d'Argentine-Angleterre, et à ramener une troisième étoile à la maison après 1998 et 2018 pour offrir à Deschamps des adieux en grande pompe.
Les Français ont déjà accompli un sacré exploit en atteignant de nouveau le dernier carré. Mais en cas d'accession à la finale, après celle remportée en 2018 et la défaite aux tirs au but en 2022 face aux Argentins de Lionel Messi, ils entreraient véritablement dans l'histoire de la compétition: seules deux nations ont réussi une telle performance, l'Allemagne entre 1982 et 1990 et le Brésil entre 1994 et 2002.
Ce serait alors la cinquième finale sur les huit dernières éditions pour un pays naguère moqué pour être le champion du monde des matches amicaux mais en passe de devenir une référence de la discipline, au même titre que la Seleçao et la Mannschaft.
Mais la victoire chevillée au corps, Didier Deschamps ne se contentera pas de telles statistiques, ni son capitaine Kylian Mbappé. La superstar l'a martelé juste après le succès contre le Maroc (2-0) et la qualification pour les demi-finales: pour que la France entre définitivement dans les annales, il lui faudra soulever le trophée tant convoité dans moins d'une semaine près de New York.
"J'ai été champion du monde (en 2018) et vice-champion du monde (en 2022). Cette équipe n'a été ni championne du monde ni vice-championne du monde. les équipes fortes sont celles qui gagnent et pour l'instant, je ne vois pas de coupe dorée à côté de moi", a-t-il déclaré.
Mais cette année, Deschamps et ses joueurs se présentent avec de sérieux atouts: une attaque flamboyante portée par un trio magique Mbappé-Dembélé-Olise et une défense solidement ancrée autour de la charnière centrale Dayot Upamecano-William Saliba, qui n'a encaissé que deux buts en six sorties.
Lamine Yamal n'a lui pas encore ébloui cette Coupe du monde (1 but, aucune passe décisive), laissant Dani Olmo ou Mikel Oyarzabal (4 réalisations) s'illustrer. Mais il a déjà lancé le match par médias interposés.
"Si la France doit craindre quelqu'un, c'est nous. C'est nous qui les avons éliminés la dernière fois. On verra bien ce qui se passera, mais on n'a pas peur", a-t-il affirmé vendredi à la télévision espagnole TVE après avoir obtenu avec la Roja le ticket pour les demi-finales contre la Belgique (2-1).
"Il ne faut avoir peur de personne, rester dans cette humilité et ne pas tomber dans ce piège, surtout à ce moment de la compétition", lui a répondu dimanche le défenseur remplaçant Ibrahima Konaté.
Mbappé le Madrilène, déjà auteur de huit buts, voudra à n'en pas douter répliquer à l'ailier du Barça sur le terrain. Hors de question pour le capitaine de s'arrêter aux portes de la finale, lui qui a tout misé sur son épreuve fétiche après une saison sans titre au Real et veut continuer à écrire sa légende et celle de l'équipe de France.
