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Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT

epa10515355 Slovenian rider Tadej Pogacar of UAE Team Emirates celebrates while crossing the finish line to win the seventh stage of the Paris-Nice cycling race over 142,80km from Nice to Col de la Co ...
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Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT

Elles sont là, elles sont fraîches! Les infos sportives à ne pas rater.
02.03.2023, 16:3111.03.2023, 17:32
team watson / ats

Manzambi, Ndoye et la défense centrale dans la lumière

Johan Manzambi est la r関閘ation suisse du Mondial
Johan Manzambi est la r関閘ation suisse du MondialImage: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

L'équipe de Suisse a avant tout brillé par sa force collective au Mondial. Mais quatre joueurs se sont tout de même nettement distingués: Manuel Akanji, Nico Elvedi, Dan Ndoye et Johan Manzambi.
Gardien Gregor Kobel
Avec cette Coupe du monde, Gregor Kobel est définitivement sorti de l'ombre de son prédécesseur Yann Sommer. Le Zurichois a vécu son grand moment face à la Colombie, lorsqu'il a repoussé le tir au but de Cucho Hernandez. À 28 ans, il peut encore progresser dans son jeu au pied, mais il a affiché de la sérénité tout au long du tournoi.
Défense Manuel Akanji
Sa grossière erreur après à peine une minute lors du match d'ouverture contre le Qatar restera sa seule véritable faute du tournoi. Manuel Akanji a une nouvelle fois été le patron de la défense et s'est également illustré par la qualité de ses relances. À 30 ans, il demeure indispensable en sélection, même si son nouveau penalty raté devrait lui coûter son statut de tireur.
Nico Elvedi
Nico Elvedi n'avait pas disputé la moindre minute à l'Euro 2024. Plus tard, il avait même été temporairement écarté de la sélection. Un électrochoc pour le défenseur de 29 ans, qui a engagé un préparateur physique et modifié son alimentation. Un investissement payant: Elvedi s'est montré très solide dans les duels et a réalisé un tournoi de grande qualité.
Luca Jaquez
Aligné à la surprise générale au poste de latéral droit lors du dernier match de groupe contre le Canada, Luca Jaquez a bien rempli sa mission après des débuts hésitants. Il est à l'origine des actions menant aux deux buts suisses. Une blessure musculaire l'a ensuite privé de la suite de la compétition.
Miro Muheim
Son premier grand tournoi avec la Suisse a mal commencé avec un but contre son camp face au Qatar. Après une blessure, Miro Muheim est entré en jeu en 8e puis en quart de finale. Combatif et généreux, il n'a toutefois pas toujours dégagé une totale assurance.
Ricardo Rodriguez
Comment fait-il? Ricardo Rodriguez semble toujours le même qu'il y a douze ans et continue de faire le job sur le flanc gauche. Le seul signe que le temps passe: il a été remplacé à trois reprises. Vu son niveau, il ne devrait avoir aucune peine à trouver un nouveau club.
Silvan Widmer
Il espérait sans doute davantage de cette Coupe du monde. Titulaire au poste de latéral droit durant les qualifications, Silvan Widmer a perdu sa place au profit de Denis Zakaria au fil du tournoi. Entré en jeu à quatre reprises, il n'a pas montré qu'il méritait davantage.
Denis Zakaria
Avant le tournoi, il avait rappelé que son poste de prédilection restait celui de sentinelle, tout en assurant vouloir aider l'équipe où qu'on lui demande de jouer. Promesse tenue: Denis Zakaria a commencé et terminé la compétition comme latéral droit. Il s'en est si bien acquitté que ses coéquipiers l'ont vite renommé "Denis Alves". Il est tout à fait possible qu'il continue à évoluer à ce poste en sélection.
Milieu Michel Aebischer
Comme il y a deux ans en Allemagne, Michel Aebischer semblait destiné à jouer un rôle important et a livré un excellent match contre le Qatar. Mais il a ensuite dû céder sa place à l'impressionnant Johan Manzambi, avant d'être victime d'une blessure musculaire qui l'a privé du quart de finale.
Remo Freuler
Le doyen de l'équipe a été le joueur qui a le plus couru durant le tournoi. Son travail est souvent discret, mais Remo Freuler ferme les espaces grâce à son activité défensive et apporte régulièrement de bonnes idées offensives. Il a annoncé après le quart de finale qu'il souhaitait poursuivre sa carrière internationale. Son avenir en club reste incertain.
Ardon Jashari
Après une courte apparition en phase de groupes, Ardon Jashari a été chargé de faire oublier l'absence de Johan Manzambi en 8e de finale. Remplacé à la pause, le joueur de 23 ans doit encore trouver pleinement sa place au sein de l'équipe nationale.
Johan Manzambi
Pendant longtemps, cette Coupe du monde a été la sienne. Johan Manzambi a éclaboussé de son talent le deuxième match contre la Bosnie, avant de s'imposer au poste de numéro 10. Benjamin du groupe, il a confirmé lors des rencontres suivantes, terminant le tournoi avec trois buts et deux passes décisives. Cruel coup du sort: une blessure à l'entraînement avant le 8e de finale l'a également privé du quart. Il devrait devenir cet été le joueur le plus cher de l'histoire du football suisse.
Fabian Rieder
Une blessure subie au début du tournoi, combinée à l'émergence de Johan Manzambi, l'a cantonné à un rôle moins important qu'à l'Euro 2024. Fabian Rieder s'est distingué par son travail défensif, mais a souvent manqué d'efficacité ou d'inspiration dans les derniers mètres. Même sur coups de pied arrêtés, la réussite lui a échappé.
Djibril Sow
Milieu de formation, Djibril Sow a été utilisé à plusieurs reprises sur l'aile. Compte tenu de ce repositionnement, il a rempli sa mission de manière satisfaisante, sans toutefois briller. Après 56 sélections, il attend toujours son premier but avec la Suisse.
Granit Xhaka
Sur le plan du jeu, le capitaine n'a pas toujours évolué à son meilleur niveau. Désormais identifié comme le moteur de la sélection suisse, Granit Xhaka a souvent fait l'objet d'un marquage très serré, ce qui lui a valu davantage de pertes de balle qu'à l'accoutumée. Son rôle de leader est en revanche resté essentiel. Sa sortie médiatique au début du tournoi a alimenté un débat sur la communication au sein du groupe, avant qu'il ne s'impose une nouvelle fois comme le patron incontesté de l'équipe. Premier Suisse à atteindre les 150 sélections, il a également laissé paraître toute son émotion après la qualification historique pour les quarts de finale.
Attaque Zeki Amdouni
Blessé durant quasiment toute la saison en club, Zeki Amdouni ne pouvait guère espérer un rôle important en sélection. Il est tout de même entré en jeu à quatre reprises et a transformé avec assurance son tir au but face à la Colombie.
Breel Embolo
Son expulsion contre l'Argentine, après un deuxième carton jaune reçu pour simulation, a éclipsé un tournoi pourtant réussi. Arrivé en retard au camp d'entraînement de San Diego en raison de problèmes de visa, Breel Embolo a inscrit deux buts, délivré deux passes décisives et provoqué une expulsion contre la Bosnie. Seul en pointe, il a parfaitement su conserver les ballons et faire jouer ses partenaires, tout en encaissant de nombreux coups. Il a quitté le terrain en larmes lors du quart de finale.
Dan Ndoye
Très critiqué en début de tournoi pour ses nombreuses occasions manquées, Dan Ndoye s'est complètement libéré à partir des matches à élimination directe. Grâce à sa vitesse, le Vaudois a souvent laissé ses adversaires sur place, inscrit deux buts et convaincu également par son engagement défensif.
Ruben Vargas
Grâce à un but et une passe décisive contre la Bosnie, Ruben Vargas a retrouvé une place de titulaire. Auteur d'un excellent tournoi, il s'est malheureusement blessé juste avant le 8e de finale. Entré en jeu malgré tout, il a gardé son sang-froid lors de la séance de tirs au but et envoyé la Suisse en quart de finale de Coupe du monde pour la première fois depuis 1954.
Eray Cömert, Christian Fassnacht, Cedric Itten et Noah Okafor ont tous joué moins d'une mi-temps. Aurèle Amenda, Yvon Mvogo et Marvin Keller n'ont pas disputé la moindre minute.

Pogacar et la chaleur, le double assommoir

Pogacar et la canicule ont assommé le Tour de France
Pogacar et la canicule ont assommé le Tour de FranceImage: KEYSTONE/EPA

A presque mi-parcours, Tadej Pogacar a posé sa grosse patte d'ours slovène sur le Tour de France. Sous la canicule, l'intérêt semble désormais se concentrer sur la lutte pour le podium.
Une étape "sans public" à cause des incendies dans les Pyrénées-Orientales, une autre raccourcie en raison de la canicule en Corrèze, des coureurs et des spectateurs qui suffoquent jour après jour sous une chaleur de lézard: cette 113e édition rentrera dans les annales comme la première, mais sans doute pas la dernière, affectée à ce point par le réchauffement climatique, qui pose un défi potentiellement existentiel à l'épreuve.
Depuis le Grand Départ à Barcelone, le 4 juillet, le thermomètre n'est jamais descendu en-dessous des 30 degrés et a souvent frôlé voire dépassé les 40 degrés. Les coureurs affrontent la fournaise avec l'impassibilité de vieux guerriers apaches, assistés, il est vrai, par une machine logistique impressionnante comprenant des tonnes de glace et même des matelas réfrigérants.
Pour autant, le peloton est fatigué et attendait la journée de repos, lundi dans le Cantal, comme un chamelier guette l'oasis dans le désert. Après neuf étapes, huit coureurs sur 176 ont abandonné ou fini hors-délais, un record à ce stade de la compétition depuis 2022 où ils étaient onze à avoir mis la flèche, en partie à cause du Covid. Mais il n'y a pas que la chaleur qui assomme le peloton.
Pogacar facile Double vainqueur aux Angles et à Gavarnie-Gèdre, Tadej Pogacar a tapé fort sur la tête de ses rivaux pour creuser un gouffre inédit après neuf étapes avec 2'42 d'avance sur son habituel dauphin Jonas Vingegaard. "Jusque-là, tout va bien. Hormis la chaleur, c'est un de mes Tours les plus plaisants", souligne le quadruple vainqueur, en lice pour égaler le record d'Anquetil, Merckx, Hinault et Indurain.
Plus que jamais, il apparaît intouchable, sans faille, à l'abri de toute défaillance comme celle de 2022 dans le col du Granon. "J'ai bien sûr progressé depuis, je suis plus mûr. Mais le plus grand changement est la manière dont l'équipe s'est améliorée en termes de nutrition et d'hydratation. Ce Tour est une fournaise et la température de mon corps est moins élevée qu'en 2022", a expliqué le double champion du monde vendredi à Bordeaux.
L'impression de facilité dégagée n'en réveille pas moins les inévitables doutes qui l'accompagnent depuis le début de sa carrière, sans qu'aucun élément concret ne permette de remettre en cause sa probité. Pour beaucoup, le match est déjà plié, même s'il reste encore le plus gros de la montagne, dès mardi dans les monts du Cantal pour l'étape du 14-Juillet, les Vosges et ensuite les Alpes à partir de dimanche.
"Nouveau monde" pour Seixas "Il peut se passer plein de choses encore", temporise Mauro Giannetti, le manager de la formation UAE du Slovène. "Mais c'est vrai que c'est une très belle première semaine pour l'équipe dans son ensemble" qui a également gagné avec Isaac del Toro dès le deuxième jour à Barcelone.
La domination de "Pogi" est exacerbée par la puissance de ses hommes qui roulent à l'avant comme s'ils ne pouvaient pas s'en empêcher, sans que la concurrence ne comprenne trop pourquoi, alors que les dirigeants d'UAE se perdent eux-mêmes dans des explications contradictoires.
Du coup, l'intérêt se déporte principalement sur la lutte pour le podium. Pas loin derrière Vingegaard, ils sont cinq à se tenir en 33 secondes - dans l'ordre Del Toro, Remco Evenepoel, Juan Ayuso, Paul Seixas et Florian Lipowitz - et tous visent le podium.
Y compris Seixas, même s'il va, comme le résume son directeur sportif Julien Jurdie, "découvrir un nouveau monde" puisque le phénomène de 19 ans n'avait encore jamais dépassé les huit jours de course.
Jusque-là, le jeune Français, très protégé des médias et du public par son équipe Decathlon CMA CGM, tient son rang en montagne, passant le Tourmalet en troisième position derrière Pogacar et Vingegaard.
Alors qu'il a formulé comme seul objectif le "meilleur classement général possible", un Top 10 est, sauf accident, en très bonne voie - il a 5'35 d'avance sur le onzième, Tobias Johannessen - et il peut rêver plus haut.
La bataille s'annonce passionnante face à Vingegaard, qui dit ne pas avoir abdiqué, la doublette de Red Bull Evenepoel-Lipowitz, qui a déjà commencé à se chamailler, Ayuso, qui ne fait pas de bruit mais répond présent, et surtout Del Toro, l'autre prodige, que Pogacar pourrait bien avoir envie d'aider tellement le Slovène se promène dans cette 113e édition.

Slaven Bilic nommé sélectionneur de la Croatie

Slaven Bilic reprend les rênes de la Croatie
Slaven Bilic reprend les rênes de la CroatieImage: KEYSTONE/EPA/ANTONIO BAT

Slaven Bilic a été nommé lundi sélectionneur de la Croatie.
L'ancien international succède à Zlatko Dalic, démissionnaire à la suite de l'élimination des Croates en 16es de finale du Mondial, a annoncé la Fédération nationale (HNS).
Bilic, 57 ans, dirigera pour la deuxième fois la sélection nationale, après avoir occupé le poste de 2006 à 2012. "Sur proposition du président de la HNS, Marijan Kustic, le comité exécutif a nommé à l'unanimité Slaven Bilic sélectionneur de l'équipe nationale de Croatie", a indiqué la fédération sur le réseau social X.
Zlatko Dalic, 59 ans, qui avait conduit depuis sa prise de fonction en 2017 les coéquipiers de Luka Modric à une finale historique de Coupe du monde en 2018, perdue face à la France, puis à la demi-finale au Mondial suivant en 2022, a démissionné mercredi. Le jeudi précédent, la Croatie avait échoué à se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial 2026, butant sur le Portugal, vainqueur 2-1 au bout d'une rencontre haletante.

Kilian Feldbausch s'incline d'entrée

Kilian Feldbausch n'a pas su saisir l'opportunité de remporter un premier succès sur le circuit principal.
Kilian Feldbausch n'a pas su saisir l'opportunité de remporter un premier succès sur le circuit principal.Image: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Kilian Feldbausch (ATP 262) n'a pas trouvé la clé à l'occasion de sa 1re apparition dans un tableau final de l'ATP Tour.
Le Genevois s'est incliné 6-1 1-6 6-3 face au Serbe Miomir Kecmanovic (59) lundi au Swiss Open de Gstaad.
Invité par les organisateurs du tournoi de l'Oberland bernois, Feldbausch a confirmé les attentes placées en lui, bousculant un adversaire qui avait été défait en cinq sets par le no 1 mondial Janik Sinner à Wimbledon. Après avoir concédé un premier set à sens unique, le droitier de 20 ans a profité de l'effondrement de Kecmanovic pour remporter la 2e manche, où il a été porté par un deuxième service irréprochable (100% de réussite!).
Dans le set décisif, Feldbausch a manqué une balle de break pour mener 2-0, avant de lui-même concéder son service au 5e jeu. Le vainqueur du tournoi Challenger à Kosice fin mai n'a ensuite pas réussi à renverser le cours de la partie, et a rendu les armes après 1h39 et un nouveau jeu de service perdu, son 5e du match.

Sinner s'offre un 5e titre majeur et un 2e Wimbledon

Jannik Sinner a défendu victorieusement son titre à Wimbledon
Jannik Sinner a défendu victorieusement son titre à WimbledonImage: KEYSTONE/EPA/NEIL HALL

Jannik Sinner est désormais un double vainqueur de Wimbledon.
Le no 1 mondial a défendu victorieusement son titre sur le gazon londonien en matant Alexander Zverev 6-7 (7/9) 7-6 (7/2) 6-3 6-4 en finale.
Grand favori à sa propre succession à Church Road, Jannik Sinner n'a donc pas failli et peut savourer son cinquième titre majeur. L'Italien de 24 ans a ainsi effacé sa désillusion de Roland-Garros où, victime de la canicule, il avait été sorti dès le 2e tour alors qu'il était également l'homme à battre.
Jannik Sinner, qui visait un premier sacre sur la terre battue parisienne un mois plus tôt, a cette fois-ci pleinement su profiter de l'absence de son grand rival Carlos Alcaraz, blessé depuis de longues semaines. A l'exception d'un 1er tour où il s'était retrouvé mené deux sets à un par Miomir Kecmanovic, il a maîtrisé son sujet.
Aucun break concédé Sacré pour la première fois en Grand Chelem à Roland-Garros, Alexander Zverev a pourtant entamé de manière idéale cette finale, remportant une première manche de haut vol après avoir écarté une balle de set. Mais l'Allemand n'a pas pu maintenir le niveau de jeu nécessaire pour vaincre le no 1 mondial.
Impérial dans le second jeu décisif, Sinner a mis un premier coup sur la tête de son adversaire en signant le premier break du match pour mener 5-3 au troisième set. En remportant un point sur lequel il avait glissé. Dans le jeu précédent, Zverev avait lui-même glissé sur l'unique balle de break qu'il s'est procurée...
L'Allemand, qui dépassera Carlos Alcaraz pour pointer au 2e rang mondial, n'a rien lâché. Mais il a fini par concéder une deuxième fois son service, à 3-3 dans la quatrième manche. Et Jannik Sinner a conservé jusqu'au bout cet avantage, concluant la partie d'un coup droit gagnant sur sa première balle de match après 3h46 de lutte.

"Nous sommes surtout méga méga fiers", assure Peter Knäbel

Peter Knäbel est avant tout "méga, méga fier" du parcours de l'équipe de Suisse
Peter Knäbel est avant tout "méga, méga fier" du parcours de l'équipe de SuisseImage: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Un bilan positif malgré la frustration. C'est ce qu'ont dressé les dirigeants de l'ASF une courte nuit après l'élimination de l'équipe de Suisse en quart de finale du Mondial devant l'Argentine.
"Oui, nous sommes évidemment tristes. Mais nous sommes surtout méga méga fiers." Telle est la phrase sur laquelle le président de l'ASF Peter Knäbel a souhaité conclure une conférence de presse de bilan tenue dimanche matin à Kansas City.
Assis entre le sélectionneur Murat Yakin et le directeur des équipes nationales Pierluigi Tami, Peter Knäbel semblait moins affecté que les autres par le crève-coeur survenu douze heures plus tôt. Il a souhaité retenir la fierté d'avoir offert aux plus jeunes supporters suisses "des moments qu'ils n'oublieront jamais."
La pilule était un peu plus dure à avaler pour Pierluigi Tami, qui vivait son dernier tournoi avant sa retraite prévue en septembre. Il a joué un rôle primordial dans la progression de la Suisse depuis son entrée en fonctions en 2019. Visiblement affecté par cette issue cruelle, il ne comprenait toujours pas l'expulsion de Breel Embolo.
"La conduite de l'arbitre ne m'a pas plu. J'aurais préféré que le règlement soit appliqué de la même manière aux deux équipes. On ne peut pas dire qu'il a gardé une ligne cohérente. Certes, ce sont des détails. Mais si nous, en tant qu'équipe, nous devons soigner ces détails, alors les arbitres aussi doivent le faire", a-t-il déclaré.
Murat Yakin continue Comme son président, Tami a malgré tout assuré avoir "savouré" ce dernier tournoi, ce premier quart de finale disputé par la Suisse en Coupe du monde depuis 1954 qui montre que la Suisse est sur "le bon chemin". Il a relevé les nombreux changements que l'ASF a entrepris après l'échec du Mondial 2022.
"Nous avons énormément appris de nos erreurs au Qatar et nous sommes désormais sur le bon chemin. Nous avions déjà vu des signaux positifs à l'Euro 2024. Aujourd'hui, je peux le dire: je suis fier de la façon dont la Suisse joue au football", a-t-il lâché.
Sous contrat avec l'ASF jusqu'en 2028, Murat Yakin a quant à lui affirmé son envie de poursuivre sa mission. "C'est une énorme fierté pour moi d'entraîner cette équipe et je ne me vois pas du tout prendre un autre chemin. Je me réjouis de voir ce que le futur nous réservera", a déclaré le sélectionneur.
Le futur, c'est d'abord le retour en Suisse. La sélection s'envolera lundi en début d'après-midi et atterrira mardi vers 10h15 à Zurich. Une célébration avec les supporters suisses est prévue à 12h00 sur la Turbinenplatz.

Mathieu Van der Poel s'impose en Corrèze

Mathieu Van der Poel s'impose avec une rare maitrise à Ussel.
Mathieu Van der Poel s'impose avec une rare maitrise à Ussel.Image: KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT

Mathieu Van der Poel a remporté à Ussel la 9e étape du Tour de France, raccourcie de trente kilomètres en raison de la canicule. Le Néerlandais a témoigné d'une maitrise absolue.
Sous une chaleur écrasante en Corrèze, le coureur de 31 ans de al formation Alpecin a logiquement surclassé sur la ligne ses trois compagnons d'échappée: le Norvégien Tobias Johannessen, le Britannique Tom Pidcock et le Français Alex Baudin.
A la veille de la première journée de repos, le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 2'42'' sur le Danois Jonas Vingegaard. Les deux hommes ont terminé avec tous les autres favoris dans un peloton d'une quarantaine de coureurs, à six secondes seulement du vainqueur.

Dylan Dietrich, le cinquième homme

Gstaad est pr黎 pour une grande semaine de tennis.
Gstaad est pr黎 pour une grande semaine de tennis.Image: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Il y aura cinq Suisses dans le tableau principal du Swiss Open de Gstaad. Dylan Dietrich (ATP 694) a, en effet, passé le cap des qualifications.
Formé à la rude école du championnat universitaire américain, le Zurichois de 21 ans a déjoué les pronostics lors de son deuxième et dernier tour contre Thiago Monteiro (ATP 292). Il s'est imposé 3-6 6-3 6-3 devant le gaucher brésilien pour fêter sa première qualification dans un tournoi ATP Tour. Il aura droit à un derby mardi au 1er tour face à Jérôme Kym (ATP 196).
Stan Wawrinka (ATP 109) entrera également en lice mardi contre le Portugais Jaime Faria (ATP 98). Pour leur part, Kilian Feldbausch (ATP 288) et Dominic Stricker (ATP 343) joueront lundi, respectivement contre le Serbe Miomir Kecmanovic (ATP 50) et l'Espagnol Jaume Munar (ATP 44).

Marc Marquez roi du Sachsenring

Une victoire de plus pour Marc Marquez.
Une victoire de plus pour Marc Marquez.Image: KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER

Marc Marquez (Ducati) a remporté le Grand Prix d'Allemagne de MotoGP, 11e manche sur 22 de la saison. L'Espagnol a réussi un festival sur son circuit fétiche du Sachsenring.
Le champion du monde en titre a ainsi égalé deux records détenus par la légende italienne Giacomo Agostini, à savoir le nombre de victoires dans une même épreuve (13) et le nombre de succès sur un même circuit dans la catégorie reine (10).
Le Catalan s'est ainsi relancé dans la course au titre juste avant la trêve estivale et reste plus que jamais en lice pour conserver sa couronne puisqu'il est revenu à 18 points de son compatriote Jorge Martin (Aprilia), cinquième dimanche.
Parti en pole position, le septuple champion du monde de MotoGP a fait la course en tête de bout en bout et n'a jamais tremblé, surtout après la chute de son frère Alex Marquez (Ducati-Gresini). Il a finalement devancé les deux Aprilia-Trackhouse du Japonais Ai Ogura, désormais deuxième du championnat, et de l'Espagnol Raul Fernandez.

"Le football a perdu", regrette Murat Yakin

Comme ses joueurs, Murat Yakin avait de la peine à comprendre la décision de l'arbitre d'exclure Breel Embolo.
Comme ses joueurs, Murat Yakin avait de la peine à comprendre la décision de l'arbitre d'exclure Breel Embolo.Image: KEYSTONE/AP/Ed Zurga

Après la défaite de la Suisse contre l'Argentine en quart de finale du Mondial, Murat Yakin a contesté l'expulsion de Breel Embolo. L'interprétation du règlement est selon lui "incompréhensible".
Pour le sélectionneur suisse, le deuxième carton jaune reçu par l'attaquant à la 72e minute a constitué le véritable tournant du match. "Jusque-là, nous dominions notre adversaire", a déclaré Yakin en conférence de presse. "À dix contre onze, le match a évidemment changé."
Le technicien suisse n'a pas remis en cause la simulation reprochée à Embolo. Il a en revanche critiqué la ligne adoptée par l'ensemble du corps arbitral. Selon lui, plusieurs fautes argentines - "coups de coude, coups de tête, semelles" - étaient restées impunies.
"Puis l'arbitre a distribué un carton jaune pour une action qui ne méritait jamais un avertissement. Au final, c'est nous qui sommes punis pour une erreur de l'arbitre", a résumé Yakin.
La frustration de l'entraîneur était évidente. Il regrettait surtout qu'un match jusque-là très disputé ait été influencé de manière décisive par une intervention extérieure. "Aujourd'hui, c'est le football qui a perdu", a-t-il lancé.
Embolo "anéanti" Yakin a également pris la défense d'Embolo. Selon lui, l'attaquant avait énormément subi dans les minutes précédentes et s'était sacrifié pour l'équipe. En larmes après son expulsion, il était "complètement anéanti", a raconté le sélectionneur, qui l'a brièvement revu après la rencontre.
"Breel s'est toujours mis au service de l'équipe durant tout le tournoi. Il a été sévèrement sanctionné pour une erreur. Lui faire porter la responsabilité de notre élimination serait absurde", a insisté Yakin.
Malgré cette issue douloureuse, le sélectionneur a dit éprouver "une immense fierté" après le parcours de son équipe, qualifiée pour les quarts de finale de Coupe du monde pour la première fois depuis 1954. "Aujourd'hui encore, nous avons tenu tête au champion du monde en titre jusqu'à la dernière minute et, avant l'expulsion, le momentum était clairement de notre côté."
La défaite après l'interruption du VAR n'en était que plus difficile à accepter. "Nous ne méritions pas d'être éliminés de cette manière", a conclu Murat Yakin.

Remo Freuler: "Je ne sais pas ce que cet arbitre fait ici"

La décision de M. Pinheiro d'exclure Breel Embolo (à gauche) a provoqué la colère des Suisses.
La décision de M. Pinheiro d'exclure Breel Embolo (à gauche) a provoqué la colère des Suisses.Image: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

La colère dominait dans le camp suisse après la défaite en quart de finale du Mondial contre l'Argentine (3-1 ap). Remo Freuler ne comprenait la décision de l'arbitre d'exclure re Breel Embolo.
Q: Remo Freuler, ce carton rouge a-t-il tout changé?
"Oui, évidemment. Quand on doit ensuite joueur 50 minutes en infériorité numérique contre l'Argentine, on peut dire que c'est déterminant. Je ne comprends pas que la VAR puisse intervenir dans une telle situation, dans un tel match."
Q: Pouvez-vous développer votre point de vue?
"C'est tout simplement un désastre. A vrai dire, je ne sais pas ce que cet arbitre fait ici. Il y a tellement de petites fautes qui ne sont pas consultées. L'arbitre regarde ces deux secondes, mais l'action dure au moins dix secondes. En première mi-temps, les Argentins se sont aussi laissé tomber sur plusieurs situations. Pourquoi n'intervient-on pas sur celles-là? Je ne comprends vraiment pas."
Q: Vous vous êtes magnifiquement bien battu. Que ce serait-il passé si vous aviez joué tout le match à 11?
"C'est pour ça que c'est encore plus dur à avaler. Quand l'adversaire est meilleur, on se dit: "D'accord, vous avez mérité votre victoire." Mais je pense qu’aujourd’hui, toute la Suisse a vu que nous avons très bien joué, avec passion, avec technique. C’est pour ça que ça fait encore plus mal d’être éliminé, après avoir réalisé un tel match."
Q: On avait l'impression qu'une place en demi-finale était à portée...
"Avant le tournoi, on avait dit qu’on voulait réussir la meilleure Coupe du monde de notre histoire. Au final, an a mérité notre place en quart de finale et on a montré qu'on aurait très bien pu atteindre les demi-finales."
Q: Est-ce que vous êtes quand même fiers de votre parcours?
"Tout de suite après le match, je pense que c’est surtout la déception qui prédomine. Et même un peu de colère, si je peux me permettre, vu la façon dont le match s’est déroulé. Avec un peu de recul, on pourra probablement porter un regard un peu différent sur cette Coupe du monde. Mais pour l’instant, on est surtout déçus."

Un cruel dénouement pour une Suisse héroïque

Le dépit de Granit Xhaka après le 3-1 argentin
Le dépit de Granit Xhaka après le 3-1 argentinImage: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

L'aventure de la Suisse à la Coupe du monde a pris fin samedi à Kansas City. Héroïque après la terrible expulsion de Breel Embolo, elle a finalement cédé face à l'Argentine en prolongations (3-1).
Les regrets de Kansas City seront sans doute encore plus grands que ceux de São Paulo. Comme en 8e de finale du Mondial il y a douze ans, la Suisse a cédé devant l'Argentine après avoir livré un formidable combat.
Des buts de Julian Alvarez (112e) et de Lisandro Martinez (120e+1) sont venus crucifier une équipe qui aurait vraiment pu le faire sans un fait de jeu improbable, cette expulsion d'Embolo survenue juste après l'égalisation de Dan Ndoye (67e). A ce moment-là, on croyait bien que la Suisse allait renverser l'Argentine. Mais l'Albiceleste, toujours miraculée, reste en course pour un deuxième sacre consécutif.
Bien avant ce cruel dénouement, la Suisse avait bien entamé la rencontre. Mais après seulement dix minutes, c'est bien l'Argentine qui était devant au score. Le "coupable"? Lionel Messi, dont le corner parfaitement botté est arrivé pile sur la tête d'Alexis Mac Allister. Il a manqué quelques centimètres à Djibril Sow, aligné d'entrée par Murat Yakin, pour empêcher le milieu argentin de tromper Gregor Kobel (10e).
La Suisse dominait Toujours privée de Johan Manzambi, la troupe de Yakin a longtemps été autant inoffensive qu'en 8e de finale face à la Colombie. A la mi-temps, elle n'affichait qu'un seul tir cadré au compteur malgré une domination assez claire: une frappe de Sow à l'orée de la surface qu'Emiliano Martinez n'a eu aucun problème à capter (20e). La seule véritable alerte pour l'Albiceleste fut cette poussette de Lisandro Martinez dans le dos d'Embolo non sanctionnée d'un penalty (31e).
Tout a changé au retour des vestiaires, avec une Suisse toujours plus entreprenante, franchement dominatrice, et enfin dangereuse. Profitant des espaces laissés par les Argentins, elle a pu tester les réflexes de Martinez. D'abord avec deux têtes d'Embolo bien captées par le portier argentin (60e/65e), puis une frappe lointaine de Xhaka à ras de terre (66e).
C'est finalement de Dan Ndoye qu'est venue la lumière. Servi par Xhaka sur la gauche, le Vaudois a parfaitement combiné avec Ricardo Rodriguez. Un une-deux plus tard, il pouvait ajuster Martinez du pied droit (67e). La Suisse égalisait, et c'était mérité.
Les larmes d'Embolo Mais alors qu'elle avait le vent dans le dos, un coup du sort est venu lui couper les ailes. L'action semble anodine: à mi-terrain, Embolo tombe après un coup de Leandro Paredes et l'Argentin est averti. Mais la simulation de l'attaquant bâlois, qui a initié son plongeon avant le contact, n'a pas échappé à la VAR, laquelle peut désormais appeler l'arbitre lorsqu'un jaune a été adressé à tort. M. Pinheiro est donc revenu sur sa décision et a sanctionné Embolo pour sa simulation. Sauf que le no 7 avait déjà été averti avant la mi-temps. Résultat: carton rouge.
Dévasté, Embolo devait quitter la pelouse en larmes, consolé par ses coéquipiers. Le carton rouge était d'autant plus terrible qu'Amdouni était en train d'enlever sa chasuble, sans doute pour le suppléer. Mais le changement n'est pas arrivé, et la Suisse allait finir à 10.
Elle a malgré tout réussi à tenir 30 minutes pour arracher les prolongations, regroupée en 5-3-1, alors que les Argentins ont eu deux grosses occasions: un tir de Messi du pied droit venu frôler le poteau de Kobel (90e+2) et un autre de Lisandro Martinez bien capté par le gardien suisse (90e+9).
Alvarez libère le stade Héroïque, la Suisse a encore tenu 25 minutes, avant de finir par craquer. Il a toutefois fallu un but magnifique de Julian Alvarez pour battre un Kobel qui avait retardé l'échéance jusque-là. Alvarez a envoyé le ballon dans la lucarne suisse pour faire rugir les dizaines de milliers de supporters argentins. Et briser le rêve de toute la Suisse. Martinez a ajouté le troisième sur une contre-attaque finale.
Le bilan n'en reste pas moins positif pour cette équipe de Suisse qui a atteint l'objectif qu'elle s'était fixé: réaliser la meilleure Coupe du monde de son histoire. Atteindre les quarts de finale en gagnant deux matches à élimination directe, c'était bel et bien du jamais vu. La prochaine étape, pas moins ardue, sera de conserver sa place dans le top 8 mondial.

Libéré après Roland-Garros, Zverev peut-il confirmer?

Après son sacre libérateur à Roland-Garros, Alexander Zverev, futur no 2 mondial, affronte l'inarrêtable Jannik Sinner en finale de Wimbledon dimanche. L'Allemand va-t-il confirmer?
Avec le no 1 mondial Jannik Sinner et son futur dauphin Alexander Zverev à l'affiche, la finale de Wimbledon oppose dimanche les deux meilleurs joueurs de la saison. Le sacre libérateur de l'Allemand à Roland-Garros pourrait rendre le duel plus indécis.
Avant Roland-Garros, où Zverev a enfin décroché à 29 ans le trophée majeur qui l'obsédait, le patron italien du circuit serait sans doute parti largement favori du match pour le titre sur le gazon londonien.
Quadruple vainqueur de tournois du Grand Chelem et tenant du titre à Londres, vainqueur des cinq premiers Masters 1000 de l'année, Sinner (24 ans) a remporté dix de ses quatorze duels contre son aîné, dont les neuf derniers. Il a en outre gagné les six derniers sans lui lâcher un set.
Battre le no 1 mondial en finale d'un Grand Chelem permettrait toutefois à Zverev de commencer à installer l'idée d'un match à trois, ou à quatre selon la longévité de Novak Djokovic qui continue de chasser un 25e trophée majeur à 39 ans.
Mieux que Murray et Medvedev? Depuis le début de la quinzaine, l'Allemand n'a concédé que deux sets: le premier lors de son entrée en lice contre le Belge Alexander Blockx (ATP 36), le second en huitièmes face au Tchèque Jiri Lehecka (ATP 14).
Sinner a lui aussi égaré deux manches, au premier tour contre le Serbe Miomir Kecmanovic (ATP 50), laborieusement éliminé en cinq sets, avant de ne plus rien lâcher.
Si Zverev réussissait l'exploit de battre le maître italien dimanche, il deviendrait le premier joueur de l'ère Open (inaugurée en 1968) à remporter le Grand Chelem qui succède immédiatement à celui où il a conquis son premier trophée majeur.
Une performance que ni Andy Murray, ni Daniil Medvedev n'ont réussi à accomplir, échouant tous deux en finale à Melbourne après avoir triomphé à l'US Open.

Une bévue fatale

Toute la détresse d'Oerjan Nyland après le deuxième but de Jude Bellingham qui s'en va célébrer.
Toute la détresse d'Oerjan Nyland après le deuxième but de Jude Bellingham qui s'en va célébrer.Image: KEYSTONE/AP/Rebecca Blackwell

Ce n’est plus la Coupe du monde des gardiens ! Au lendemain de la bévue du Belge Senne Lammens, Orjan Haskjold Nyland a précipité la défaite 2-1 de la Norvège face à l’Angleterre à Miami.
A l’entame des prolongations, celui qui fut le héros de la victoire contre le Brésil a repoussé dans les pieds de Jude Bellingham une frappe de Morgan Rogers qui n’avait rien de fatale. Déjà auteur de l’égalisation dans le temps additionnel de la 1ère mi-temps, le joueur du Real Madrid pouvait donner l’avantage à ses couleurs avec son sixième but dans cette Coupe du monde
Arraché dans la souffrance comme ceux face à la RD du Congo et au Mexique, ce succès offre aux "Three Lions" une nouvelle qualification pour les demi-finales huit ans après celle obtenue en Russie. Mais ils devront élever considérablement le curseur mercredi à Atlanta pour continuer à rêver. Thomas Tuchel a, toutefois, deux raisons de croire que le destin peut sourire à son équipe. Jude Bellingham marche littéralement sur l’eau et il peut vraiment forcer la décision à tout moment. Par ailleurs, on voit mal Harry Kane livrer mercredi une performance aussi terne que lors de ce quart de finale...
Pickford sauvé par sa transversale Eprouvés sans doute par la touffeur de Miami, les Anglais ont énormément souffert dans le temps réglementaire avec une seconde période très largement dominée par les Norvégiens. Au fil des minutes, Erling Haaland et ses coéquipiers ont su tisser leur toile pour être bien près de forcer la décision avant les prolongations. Un but de Torbjörn Heggem était, ainsi, annulé à la 55e pour une faute préalable d’Haaland avant que Pickford ne soit sauvé par la transversale sur une tête de Kristoffer Ajer (75e).
Après une première demi-heure qui a surtout ressemblé à une partie d’échecs avec des Norvégiens soucieux de bien défendre en 4-1-4-1, la rencontre avait connu son premier tournant : l’ouverture du score de la Norvège à la 36e par Andreas Schjelderup dont le tir, le centre plutôt, a abusé un Jordan Pickford bien fébrile. C’est Harry Kane, pressé par Patrick Berg, qui a perdu le ballon pour permettre à l’adversaire de créer un déséquilibre dans ce match si fermé.
L’Angleterre avait le bonheur d’égaliser juste avant la pause sur une prouesse de Jude Bellingham. Servi par Anthony Gordon à l’orée de la surface, le joueur du Real Madrid signait un enchaînement de toute beauté pour recoller au score. Avant de sceller l'issue de cette rencontre grâce au coup de pouce presque providentiel de Nyland.

Argentine - Suisse: Vargas encore sur le banc, Sow remplace Jashari

Djibril Sow était entré en jeu à la mi-temps contre la Colombie.
Djibril Sow était entré en jeu à la mi-temps contre la Colombie.Image: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Ruben Vargas ne commencera pas le quart de finale du Mondial entre l'Argentine et la Suisse samedi à Kansas City. Djibril Sow remplace quant à lui Ardon Jashari en soutien de Breel Embolo.
Il s'agit du seul changement par rapport aux onze joueurs titulaires lors du 8e de finale contre la Colombie (0-0, 4-3 tab). A Vancouver, Sow avait déjà pris la place de Jashari à la mi-temps, un changement qui avait fait du bien à la troupe de Murat Yakin.
Touché à l'entraînement avant Suisse - Colombie, Vargas n'est semble-t-il toujours pas capable de disputer un match en entier. A moins que Yakin ne préfère le faire entrer en cours du jeu pour faire une différence. Face aux Cafeteros, l'ailier était entré à la 90e et avait réussi le tir au but décisif pour envoyer la Suisse en quart de finale.
Fabian Rieder devrait débuter sur une aile, avec Dan Ndoye de l'autre côté et Breel Embolo en pointe. Granit Xhaka et Remo Freuler forment comme de coutume le double pivot, devant une défense à quatre avec Zakaria, Akanji, Elvedi et Rodriguez. Kobel gardera le but suisse, évidemment.
Côté argentin, Lionel Scaloni aligne la même équipe qui s'est imposée contre l'Egypte au bout du suspense (3-2). Lionel Messi et accompagné de Julian Alvarez en attaque, alors que l'attaquant de l'Inter Milan Lautaro Martinez est sur le banc.
La composition de l'Argentine: Emiliano Martinez; Molina, Romero, Lisandro Martinez, Tagliafico; Paredes; De Paul, Fernandez, Mac Allister; Messi, Alvarez.
La composition de la Suisse: Kobel; Zakaria, Elvedi, Akanji, Rodriguez; Freuler, Xhaka, Sow; Rieder, Embolo, Ndoye.

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