Sport
Sport en direct

Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT

epa10515355 Slovenian rider Tadej Pogacar of UAE Team Emirates celebrates while crossing the finish line to win the seventh stage of the Paris-Nice cycling race over 142,80km from Nice to Col de la Co ...
Image: sda
Sport en direct

Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT

Elles sont là, elles sont fraîches! Les infos sportives à ne pas rater.
02.03.2023, 16:3111.03.2023, 17:32
team watson / ats

Neymar, un dernier penalty et des larmes

Neymar a joué dimanche son dernier match avec le Brésil
Neymar a joué dimanche son dernier match avec le BrésilImage: KEYSTONE/AP/Seth Wenig

Eliminé par la Norvège (2-1) en 8e de finale du Mondial, Neymar a joué dimanche à East Rutherford son dernier match sous le maillot du Brésil.
Cette partie a été ponctuée d'un torrent de larmes, après avoir marqué un penalty qui a vainement réduit l'écart.
Assis sur la pelouse du MetLife Stadium, le no 10, en pleurs, était entouré de ses coéquipiers venus le réconforter. Mais il est resté inconsolable: son rêve de remporter la Coupe du monde, seul trophée manquant à sa carrière, venait de s'évanouir sous les coups de boutoir d'Erling Haaland, auteur d'un doublé en fin de match.
"J'ai essayé, j'ai essayé. Maintenant, c'est fini. Ça a commencé ici, ça s'achève ici", a déclaré "Ney" au site Globo Esporte. C'est en effet dans l'enceinte new-yorkaise qu'il avait entamé sa carrière internationale 16 ans plus tôt, lors d'un match amical remporté (2-0) face aux Etats-Unis avec son premier but en prime.
Plombé par des problèmes physiques ces dernières années, le joueur de Santos a finalement été sélectionné par Carlo Ancelotti pour le Mondial en Amérique du Nord. Mais, arrivé avec une blessure au mollet droit, il a peu joué, n'entrant en jeu qu'en seconde période de deux des cinq matchs disputés par la Canarinha.
Sa 130e et dernière sélection, Neymar l'a validée à la 67e minute du match, quand le sélectionneur italien a décidé de le sortir du banc pour suppléer Gabriel Martinelli. Son premier dribble fut raté, sa première passe aussi, peut-être un excès d'émotion alors que le public venait d'immortaliser l'instant en sortant les smartphones.
Les minutes se sont égrainées sans qu'il parvienne à redonner du souffle et de l'inspiration à l'attaque de son équipe, à l'image de ce dribble forcé dans la surface au milieu d'une forêt de jambes norvégiennes.
Dernier record Alors, avec l'élimination galopante, la frustration l'a gagné et Neymar a un peu craqué. D'abord en étant l'auteur d'une vilaine semelle sur Odegaard (90+5), ensuite en allant bousculer d'autres Norvégiens accourus vers eux. Il hérita d'un carton jaune mérité.
Cette action peu à son avantage allait-elle être la dernière trace laissée par Neymar ? Non. Car un coup de coude d'Ostigard sur le visage de Casemiro a été sanctionné d'un penalty, le deuxième du match pour la Seleçao, frustrée d'avoir manqué le coche en première période quand Bruno Guimaraes avait vu son tir repoussé par Orjan Nyland (13e).
Alors, dans ces dernières secondes du temps additionnel, alors que la victoire avait de toute façon choisi le camp de la Norvège, l'attaquant de 34 ans ne s'est pas fait prier pour le tirer.
Mais juste avant, dans un climat devenu de plus en plus électrique sur le terrain, il a eu des mots échangés avec Nyland, qui a tenté de le perturber en faisant mille gestes désordonnés sur sa ligne. Il en fallait plus pour priver l'idole brésilienne de son 80e but en sélection, record amélioré, avec un plat du pied à contre-pied.
Sauver l'honneur de la Canarinha, qui échoue à ce stade précoce pour la première fois depuis 1990, ne consolera pas Neymar. Et ce but vain n'aura eu la valeur que d'un adieu aux larmes, dans une compétition qui ne lui aura jamais réussi (demi-finaliste sans jouer car blessé en 2014, quart de finaliste en 2018 et 2022).

McIntosh bat le plus vieux record du monde

Summer McIntosh a battu dimanche le plus vieux record du monde de la natation féminine
Summer McIntosh a battu dimanche le plus vieux record du monde de la natation féminineImage: KEYSTONE/AP/Graham Hughes

La Canadienne Summer McIntosh a battu le plus vieux record du monde féminin de la natation, celui du 200 m papillon. Elle a nagé en 2'01''65 dimanche lors des championnats nationaux à Montréal.
Etabli en octobre 2009 à l'ère des combinaisons en polyuréthane, rapidement interdites, le précédent chrono de la Chinoise Liu Zige (2'01''81) aura donc tenu près de 17 ans. Summer McIntosh possédait avant la course quatre des cinq meilleures performances de l'histoire, mais butait encore sur la marque de référence.
La Canadienne de 19 ans a remporté trois titres olympiques à Paris en 2024, dont celui du 200 m papillon, et huit titres mondiaux depuis 2022, dont trois fois sur 200 m papillon, le premier à 15 ans en 2022.
Summer McIntosh, qui s'entraîne au Texas avec Léon Marchand auprès de Bob Bowman, l'ancien mentor de Michael Phelps, possède aussi les records du monde du 400 m nage libre, du 200 m 4 nages et du 400 m 4 nages.

Les "Three Lions" éliminent le Mexique

Jude Bellingham: un doublé en deux minutes.
Jude Bellingham: un doublé en deux minutes.Image: KEYSTONE/AP/Fernando Llano

Après soixante ans sans le moindre titre, l’Angleterre peut à nouveau rêver en couleur. A Mexico, les "Three Lions" ont livré une performance XXL pour se hisser en 1/4 de finale de la Coupe du monde.
La formation de Thomas Tuchel s’est imposée 3-2 devant le Mexique pour obtenir le droit de défier la Norvège d’Erling Haaland samedi à Miami. Retardée d’une heure en raison des intempéries, cette rencontre aura tenu toutes ses promesses. Marquée notamment par l’expulsion justifiée de Jarell Quansah (54e) qui a contraint les Anglais à défendre à dix pendant plus de 45 minutes et par deux penalties qui ne souffrent aucune contestation, elle fut la plus prenante jouée depuis le début du tournoi.
L’Angleterre peut dire merci à Jordan Pickford et à Jude Bellingham. Le gardien a réussi deux arrêts magnifiques sur des têtes de Raul Jimenez (15e et 45e) à des instants cruciaux de la rencontre. Quant au joueur du Real Madrid, il a signé un doublé en l’espace de deux minutes (36e et 38e) pour placer son équipe sur les bons rails.
Passeur sur le 2-0 et maître de ses nerfs pour transformer le penalty du 3-1 (60e), Harry Kane a, lui aussi, parfaitement tenu son rang. Auteur de six buts désormais dans cette Coupe du monde, le capitaine n’est qu’à une longueur des trois "fantastiques", on veut parler de Lionel Messi, Kylian Mbappé et Erling Haaland.
Inscrire un septième but pour rejoindre leur table n’était pas vraiment l’objectif premier d'Harry Kane en fin de rencontre. Il s’est plutôt efforcé d’être le premier défenseur face aux incessantes vagues mexicaines avant d’être remplacé à la 90e. C’est donc du banc que le capitaine a entendu le coup de sifflet final après... 11 minutes de temps additionnel. Un coup de sifflet comme une délivrance. Comme l’espoir aussi de briser cette malédiction vieille de 60 ans qui veut fait croire que l’Angleterre ne gagnera plus jamais.



Portugal-Espagne, affiche de première classe à Dallas

Le Portugal et l'Espagne vont disputer un 8e aux allures de finale avant l'heure, lundi (21h) à Dallas. Et au centre de l'équation, un duel entre Vitinha et Pedri, deux des meilleurs milieux au monde.
Les deux voisins européens sont assis à la même table des favoris pour le titre, comme l'Argentine et la France, mais l'un d'eux devra rendre son tablier à l'issue du duel texan, disputé dans l'antre des Dallas Cowboys à Arlington.
Ils y arrivent avec une dynamique différente: les Portugais ont écarté la Croatie avec difficulté (2-1) au tour suivant, tandis que la Roja a enfin montré un visage conquérant et dominant contre l'Autriche (3-0), après un premier tour majoritairement traversé sur la pointe des pieds.
Les champions d'Europe en titre sont montés en puissance et ils n'ont toujours pas encaissé le moindre but en quatre matches, en grande partie grâce à la muraille qu'ils ont érigée dans l'entrejeu.
Le sélectionneur Luis de la Fuente a la chance de compter sur la technique délicieuse de Pedri (23 ans) du FC Barcelone, et sur l'abattage acharné de Rodri (30 ans), enfin débarrassé semble-t-il des blessures qui l'ont freiné ces derniers mois avec Manchester City. "C'était exceptionnel et incroyable de le voir pour la première fois en direct", a déclaré, admiratif, le sélectionneur de l'Autriche, Ralf Rangnick, après la leçon de football donnée par le Ballon d'or 2024.
"Bataille de la possession" Le Portugal, lui, dispose du brillant binôme du PSG, Vitinha et Joao Neves, épaulé par le capitaine de Manchester United, Bruno Fernandes. La concentration de talents au mètre carré est telle que Bernardo Silva, nouvelle recrue du Real Madrid, n'a pas sa place parmi les titulaires.
Dès lors, ce match entre "deux équipes qui aiment récupérer le ballon rapidement" va à coup sûr "se jouer sur la bataille de la possession dans l'entrejeu", a pronostiqué Kieran Gibbs, ancien défenseur anglais d'Arsenal, sur le plateau de la chaîne "ESPN". En zoomant encore davantage, il devrait y avoir une belle confrontation entre Pedri et Vitinha, deux milieux créatifs doués pour déjouer le pressing le plus intense.
Dans le podcast "The Rest Is Football" qu'il anime, l'ex-international anglais Gary Lineker donne sa préférence à l'Espagnol. Son invité, Joe Cole, pense lui que "Vitinha est le meilleur milieu au monde à l'heure actuelle", un avis partagé par Micah Richards. Certes, "Pedri donne l'impression que tout est facile, tout est fluide", a jugé l'ex-défenseur de Manchester City. Mais "Vitinha apporte peut-être un peu plus dans les zones offensives quand l'équipe en a besoin".
Lamine Yamal contre Nuno Mendes En attaque, justement, les deux camps comptent aussi des individualités de haute volée, à commencer par le meilleur buteur espagnol du Mondial, Mikel Oyarzabal, et le capitaine vétéran portugais, Cristiano Ronaldo.
A 41 ans, le quintuple Ballon d'or exilé en Arabie saoudite "n'est pas le même que celui d'il y a six ou sept ans au Real Madrid, à l'apogée de sa carrière", a souligné samedi le gardien espagnol Unai Simon. "Mais nous devons l'éloigner le plus possible de la surface de réparation. Cristiano est un joueur décisif quand il y pénètre."
Si la confrontation entre "CR7" et le portier de l'Athletic Bilbao sera à surveiller de près, il y aura d'autres confrontations directes qui risquent de faire encore plus d'étincelles.
Dans les couloirs, le très en vue défenseur espagnol Marc Cucurella devrait croiser le fer avec l'ailier Pedro Neto, son ancien coéquipier à Chelsea. Et de l'autre côté, le rapide et puissant latéral parisien Nuno Mendes sera chargé de contenir les fulgurances de Lamine Yamal.
Cette affiche fera forcément une victime parmi ces deux prétendants au titre. Celui qui en sortira vivant affrontera les Etats-Unis ou la Belgique en quarts de finale, le 10 juillet à Los Angeles.

Premier choc pour les Etats-Unis face à la Belgique en 8es

Après un début de tournoi réussi, les Etats-Unis font face à leur premier choc contre la Belgique lundi à Seattle. Ceci avec leur attaquant Folarin Balogun, dont la suspension a été annulée.
Sorti premier d'un groupe abordable, vainqueur sans trembler de la Bosnie en 16e de finale (2-0), le tout en développant un jeu séduisant, Team USA s'avance vers le véritable révélateur de son tournoi en 8e de finale. Une élimination à ce stade le rendrait décevant, quand une qualification signerait déjà une compétition réussie avec un quart de finale, comme en 2002, le record du pays dans l'ère moderne.
Pour atteindre ce premier objectif, les Etats-Unis défient la Belgique, un bastion du foot européen qui semble en déclin, mais garde encore quelques ressources. Le Sénégal a pu en témoigner avec une élimination au tour précédent (3-2 ap) en ayant mené 2-0 jusqu'à la 85e.
A la peine pour sortir du groupe G (deux nuls, une victoire), au bord du gouffre en 16es, les Diables Rouges ont montré des signes de fébrilité collective, mais conservent un grand gardien (Thibaut Courtois), des milieux d'expérience (Kevin De Bruyne, Youri Tielemans) et une flèche qui doit se relancer devant (Jérémy Doku).
Balogun sera finalement présent Les Etats-Unis peuvent s'avancer confiants, d'autant plus qu'ils ont appris dimanche que la suspension de leur attaquant en forme Folarin Balogun (3 buts dans le tournoi) avait été annulée par la FIFA.
Un petit motif d'inquiétude reste toutefois avant la rencontre de lundi. Les supporters se souviennent encore de la raclée infligée par la Belgique 5-2 fin mars à Atlanta.
Dans un pays où le "soccer" masculin reste un sport mineur, Team USA semble avoir enclenché un début d'engouement populaire, et évolue dans des stades pleins à l'ambiance joyeuse qui fait écho aux sourires affichés par le staff et les joueurs.
Pochettino a chanté à pleins poumons après la qualification le classique "Take Me Home, Country Roads" de John Denver, devenu le tube signature d'une sélection lancée sur une bonne dynamique.

Mondial 2026: la Norvège d'Haaland sort un Brésil décevant

Haaland ouvre le score de la tête au coeur de la défense brésilienne
Haaland ouvre le score de la tête au coeur de la défense brésilienneImage: KEYSTONE/AP/Stephen K.H. Moyes

La Norvège s'est qualifiée pour les quarts de finale du Mondial 2026. A New York, elle a battu le Brésil 2-1 grâce à un doublé de l'inévitable Haaland (79e/90e). Neymar a réduit le score (100e/pen).
Si Haaland, auteur de deux superbes réussites en fin de match, a pris une part importante dans ce succès, le gardien Nyland a été l'autre match winner des Norvégiens. Il a littéralement écoeuré les quintuples champions du monde en multipliant les arrêts.
Penalty manqué La première mi-temps n'a pas réservé beaucoup d'émotions entre deux équipes qui n'ont pas voulu prendre de risques. Dans ces conditions, les occasions de marquer ont été rares.
Le Brésil en a eu deux, dont une énorme: un penalty accordé par la VAR pour une faute d'Ayer sur Cunha. Mais Bruno Guimaraes a vu son tir être détourné par Nyland (14e). Le portier norvégien a signé un autre arrêt décisif face à Vinicius (40e). En face, Alisson n'a dû intervenir qu'une fois, sur un essai d'Odegaard bien servi par Haaland (45e).
Endrick rate Il a fallu attendre la 59e pour avoir une action intéressante après la pause. Une passe lumineuse de Vinicius a lancé Endrick seul face au but, mais le jeune attaquant, qui venait de relayer Cunha, a totalement manqué son affaire. Cette occasion a réveillé les Brésiliens.
Peu après, Nyland s'est encore illustré sur une volée de Rayan (62e) puis devant Bruno Guimaraes (63e). Les Norvégiens ont répliqué avec deux centres dangereux devant la cage d'Alisson, mais Haaland n'a pas pu être trouvé.
Carlo Ancelotti s'est alors décidé à miser sur le vétéran Neymar (68e), pour le plus grand plaisir des supporters brésiliens. Ce pari ne s'est pas avéré gagnant, même si la star a transformé un deuxième penalty au bout des arrêts de jeu alors que tout était déjà perdu.
Haaland signe un doublé Ce sont les Norvégiens qui ont failli ouvrir le score sur un essai de Schjelderup bien dévié par le portier auriverde (75e). Le même joueur s'est ensuite mué en passeur pour la tête d'Haaland (79e), qui a transformé sa première vraie occasion. Rebelote à la 90e, avec un tir inarrêtable du grand avant-centre qui a plongé le Brésil dans le désespoir.
Les quintuples champions du monde devront donc encore patienter au moins quatre ans avant de partir à la conquête d'une sixième étoile. Ils n'ont plus gagné la compétition depuis 2002.
Les Norvégiens affronteront en quart de finale le vainqueur du duel entre le Mexique et l'Angleterre. Avec leur arme fatale Haaland, qui a déjà inscrit sept buts dans le tournoi, ils ont le droit de rêver...

Bencic prend la porte

Belinda Bencic avait atteint les quarts de finale l'an passé à Wimbledon.
Belinda Bencic avait atteint les quarts de finale l'an passé à Wimbledon.Image: KEYSTONE/EPA/TOLGA AKMEN

Belinda Bencic (WTA 11) a pris la porte au stade des 8es de finale à Wimbledon. La Saint-Galloise s'est inclinée 4-6 6-3 6-4 contre l'Américaine Coco Gauff (WTA 7) après un combat de 2h19 dimanche.
Après une longue attente en raison de la durée des matches joués précédemment sur le Court no 1 - le coup d'envoi de la partie, à 20h40 heure locale, ayant d'ailleurs battu le record du lancement le plus tardif de l'histoire de Wimbledon - les deux joueuses ont livré un long combat. Trop irrégulière, Bencic n'a toutefois pas su tenir le rythme lorsque son adversaire a haussé son niveau dès le début de la deuxième manche.
Après une entame de match compliquée, la Saint-Galloise est montée en puissance. De plus en plus à l'aise face à une adversaire coupable de trop nombreuses fautes directes, la championne olympique de 2021 a enlevé la première manche grâce à un break pour mener 5-4.
Gauff hausse le niveau Gauff a alors réglé la mire, surtout sur son coup droit, défaillant au premier set. Bencic s'est quant à elle crispée, commettant à son tour trop d'erreurs et perdant la deuxième manche.
Rebelotte dès le début du troisième set, où la Suissesse de 29 ans a perdu d'entrée son service. Elle a rapidement débreaké, mais a une nouvelle fois laissé filer sa mise en jeu droit derrière, sans réussir à combler son retard.
Demi-finaliste l'an dernier sur le gazon londonien, Bencic recule provisoirement au 14e rang mondial après ce revers. Coco Gauff affrontera la 4e joueuse mondiale Jessica Pegula pour son premier quart de finale sur le gazon londonien.

Le carton rouge de l'Américain Balogun annulé

Folarin Balogun a inscrit trois buts dans cette Coupe du monde.
Folarin Balogun a inscrit trois buts dans cette Coupe du monde.Image: KEYSTONE/EPA/BENJAMIN FANJOY

La FIFA a annulé dimanche le carton rouge reçu lors des 16es de finale de la Coupe du monde par l'attaquant américain Folarin Balogun. Il pourra disputer lundi les 8es de finale contre la Belgique.
Balogun avait été exclu mercredi dernier lors du 16e de finale contre la Bosnie-Herzégovine pour avoir marché sur une jambe du défenseur Tarik Muharemovic à la réception d'un saut.
Dans la foulée, le président américain Donald Trump a remercié la FIFA "d'avoir réparé une grave injustice", sur sa plateforme Truth Social.
La commission de discipline de la FIFA a expliqué dans un communiqué avoir modifié la sanction, la faisant passer "d'un match de suspension ferme à un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an."
Dès le lendemain du match contre la Bosnie, l'affaire avait pris une tournure politique, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio affirmant que les joueurs américains s'étaient fait "entuber" avec cette décision de l'arbitre.
"Ils se sont fait entuber avec ce carton rouge. Il faudrait une procédure d'appel pour ça. C'est probablement trop tard pour ça, n'est-ce pas?", avait déclaré le secrétaire d'Etat lors d'une discussion informelle avec la presse.
Auteur de trois buts depuis le début du tournoi, l'attaquant américain de Monaco (Ligue 1) a été déterminant jusqu'ici dans le parcours des Etats-Unis au Mondial qu'ils co-organisent.
Son absence contre la Belgique aurait été préjudiciable à Team USA, mais le joueur sera bien autorisé à disputer ce 8e de finale à Seattle lundi.

Novak Djokovic bat le record de Federer et file en quarts

Novak Djokovic s'est imposé en quatre sets face au qualifié Roman Safiullin.
Novak Djokovic s'est imposé en quatre sets face au qualifié Roman Safiullin.Image: KEYSTONE/AP/Brian Inganga

Novak Djokovic s'est sorti du piège Roman Safiullin (ATP 132) pour atteindre les quarts de finale à Wimbledon. Il a battu le Russe 7-6 (8-6) 6-3 3-6 6-3 dimanche.
Le Serbe dépasse ainsi le record de 105 victoires sur le gazon londonien, qu'il co-détenait avec Roger Federer. Tout n'a pourtant pas été simple pour le no 8 mondial, qui était mené 5-2 dans la première manche et a perdu le troisième set avant de conclure.
Issu des qualifications, Safiullin était venu à bout de l'Argovien Jérôme Kym au troisième et dernier tour de celles-ci, après avoir sauvé une balle de match. Djokovic affrontera pour sa part le vainqueur du match entre Auger-Aliassime et Davidovich-Fokina en quarts.
Chez les dames, la 4e joueuse mondiale Jessica Pegula a remporté un duel 100% américain contre sa cadette Iva Jovic (WTA 16, 18 ans seulement) 4-6 6-3 6-1.
En atteignant les quarts de finale à l'All England Club, Pegula (32 ans) égale sa meilleure performance à Wimbledon, trois ans après s'être déjà hissée au même stade du tournoi. Elle jouera une place dans le dernier carré contre la Saint-Galloise Belinda Bencic (WTA 11) ou sa compatriote Coco Gauff (WTA 7), qui n'a encore jamais dépassé les huitièmes sur le gazon londonien.
Le deuxième billet pour les quarts de finale a été décroché par Karolina Muchova (WTA 9), qui a battu 7-5, 5-7, 6-3 sa compatriote tchèque Barbora Krejcikova (WTA 38), sacrée à Wimbledon en 2024.

Isaac Del Toro remporte la 2e étape

Isaac del Toro. à droite, l'a emporté devant son chef Tadej Pogacar, à gauche
Isaac del Toro. à droite, l'a emporté devant son chef Tadej Pogacar, à gaucheImage: KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT

Isaac Del Toro a enlevé la deuxième étape du Tour de France dimanche entre Tarragone et Barcelone sur 168,5 km. Tadej Pogacar a fini 2e, alors que Jonas Vingegaard a conservé le maillot jaune.
Démonstration de force de l'équipe UAE dans cette deuxième étape catalane. Tadej Pogacar avait les moyens de l'emporter, mais il s'est montré magnanime en offrant la victoire à son lieutenant mexicain.
La formation UAE a contrôlé les derniers kilomètres et on imaginait volontiers une attaque du patron dans la troisième et dernière montée vers le château de Montjuic, mais cela ne s'est pas passé ainsi et UAE a attendu la toute dernière ascension sur 700 mètres pour démontrer sa puissance.
Pogacar a donc laissé gagner son coéquipier et derrière le Slovène on retrouve Remco Evenepoel puis Jonas Vingegaard qui conserve le maillot jaune. Mais grâce aux bonifications, Pogacar est revenu à 6'' du Danois. Evenepoel est 3e à 15'' et Del Toro 4e à 16''.
Avant cet emballage final passionnant, une échappée a tenté de se faire la belle, mais le peloton ne l'a jamais laissée vraiment se développer.
Le peloton va quitter l'Espagne lundi pour rentrer en France sur une étape de 195,9 km entre Granollers et Les Angles dans les Pyrénées-Orientales. Quatre ascensions sont au programme, trois de 3e catégorie et une de première. La montée vers Les Angles est de 3e catégorie avec les 1700 derniers mètres à 6,7%.

Charles Leclerc s'impose après une course à rebondissements

Charles Leclerc (16) a devancé son coéquipier Lewis Hamilton, qui termine troisième après un coup stratégique manqué en fin de course.
Charles Leclerc (16) a devancé son coéquipier Lewis Hamilton, qui termine troisième après un coup stratégique manqué en fin de course.Image: KEYSTONE/AP/Morgan Harlow

Charles Leclerc (Ferrari) a remporté dimanche un Grand Prix de Silverstone animé. Le Monégasque a devancé George Russell et son coéquipier Lewis Hamilton.
Leclerc décroche ainsi sa neuvième victoire, la première depuis le Grand Prix d'Austin en octobre 2024. Il a notamment profité des déboires techniques de Kimi Antonelli, qui n'a terminé que 16e.
L'Italien, parti en tête sur la grille, avait, comme souvent cette saison, complètement manqué son départ, lors duquel il a vu les deux Ferrari le dépasser. Ce n'était toutefois que le début des problèmes pour le jeune pilote Mercedes, leader du championnat du monde.
A dix tours de l'arrivée, alors qu'il avait repris la deuxième place à Hamilton, Antonelli a subi un problème technique que ses mécaniciens ont mis du temps à détecter. Il est d'abord rentré au stand pour changer d'aileron avant, un arrêt inutile puisque le problème se situait en réalité vers sa suspension avant-gauche.
Stratégie ratée pour Hamilton Les déboires de Mercedes ont profité à Ferrari, alors que Leclerc, en tête, voyait fondre son avance. Malgré ses cinq secondes de pénalité à la suite d'un faux départ, Hamilton pensait quant à lui se diriger vers la deuxième place.
C'est alors que Max Verstappen a encore pimenté la fin de course en sortant tout seul de piste, terminant dans les graviers après une perte de maîtrise. La voiture de sécurité a fait son apparition et le Britannique est rentré au stand. Un choix qui ne s'est pas avéré payant, puisque la "safety car" est restée déployée jusqu'à la fin, ne laissant pas l'occasion au septuple champion du monde de reprendre sa deuxième place.
Au classement du championnat du monde, George Russell, qui a vécu une course tranquille tout en profitant de ces faits de course, revient à 7 longueurs de son coéquipier.

"Les insultes, je m'en serais bien passé", regrette Deschamps

Didier Deschamps se serait passé des insultes lors du match contre le Paraguay
Didier Deschamps se serait passé des insultes lors du match contre le ParaguayImage: KEYSTONE/AP/Martin Meissner

Didier Deschamps n'a pas voulu accabler l'arbitrage du 8e de finale du Mondial face au Paraguay (1-0). Mais le sélectionneur français a regretté les insultes échangées au cours d'un match engagé.
"Je ne vais pas critiquer l'arbitre, mais on finit le match avec trois cartons jaunes alors que j'ai vu beaucoup de choses. Je ne vais pas critiquer le Paraguay, chaque équipe joue comme elle peut mais les insultes, je m'en serais bien passé. Le plus important, c'est qu'il n'y ait pas d'embrouilles à la fin. Mais c'est de la littérature puisqu'on est qualifiés", a déclaré Deschamps en conférence de presse à l'issue d'une partie très heurtée remportée sur un penalty transformé par Kylian Mbappé en seconde période.
"C'était un match engagé, agressif avec beaucoup de temps morts mais les joueurs étaient préparés à ça. Je suis content que les joueurs aient gardé leur maitrise, ça va servir d'expérience. On savait qu'on allait avoir un match particulier. Je suis convaincu que ça nous servira. On a gardé nos nerfs et c'était quelque chose qui était essentiel. C'était un match (où il fallait mettre les mains) dans le cambouis", a ajouté le technicien. Les Bleus seront opposés au Maroc en quart de finale, jeudi à Foxborough.
Le sélectionneur argentin du Paraguay Gustavo Alfaro a lui défendu le style de jeu accrocheur de son équipe. "Sur le terrain, nous nous battons comme des lions et défendons ce que nous estimons être à nous, a-t-il indiqué en conférence de presse. Il nous a fallu 16 ans pour retrouver la Coupe du monde. Mbappé, lui, est devenu champion du monde dès sa première participation, a atteint la finale lors de la deuxième et, aujourd'hui, il est en lice pour le titre de meilleur buteur."
"Je n'ai pas de doute que cette Coupe du monde nous a rendus meilleurs bien que je sois triste d'être éliminé parce que j'espérais que l'on puisse aller plus loin", a-t-il également affirmé.

Le Brésil et l'Angleterre face à des outsiders en feu

Le Brésil va se mesurer, en 8e de finale du Mondial 2026, à la solide Norvège d'Erling Haaland. L'Angleterre devra quant à elle faire face à la furia mexicaine.
Les quintuples champions du monde, qui rêvent depuis 2002 d'une sixième étoile, ont montré du mieux dans leur jeu au fil des matches. La rencontre à venir contre la Norvège s'annonce encore plus compliquée.
La Norvège, a souligné le technicien italien, "est très forte sur les coups de pied arrêtés" avec "des joueurs très bien préparés physiquement". Et il se méfie d'Erling Haaland, auteur de cinq buts dans le tournoi, "l'un des meilleurs joueurs du monde".
Le Brésil n'a jamais battu la Norvège (deux défaites et deux nuls). Il n'a pas non plus vaincu une équipe européenne en match à élimination directe de Coupe du monde depuis 2002, lorsqu'il a conquis sa cinquième étoile en finale contre l'Allemagne.
Et au Mondial 98 en France, les Vikings avaient battu la Selaçao (2-1) en phase de groupes pour se qualifier pour les 8es de finale - sa meilleure performance - tout en infligeant au Brésil sa première défaite en Coupe du Monde depuis 1990.
Entre altitude et ambiance hostile, l'Angleterre aura fort à faire Mollassons depuis le début du Mondial 2026, les "Three Lions" défient un Mexique bouillant dans son stade Azteca. Un choc qui s'annonce brutal entre l'altitude et la ferveur populaire qui porte "El Tricolor".
Après un 16e de finale pénible face à la RD Congo (2-1) et un jeu qui n'a pas convaincu depuis son entrée en lice contre la Croatie (4-2), l'Angleterre, l'une des grandes nations du foot, a peut-être perdu son statut de favorite du match face au Mexique, auteur de quatre succès consécutifs sans encaisser un but. L'affiche, indécise, propose l'un des premiers chocs à enjeu majeur du tournoi.
Les Mexicains, coorganisateurs de la compétition, seront poussés par plus de 80'000 personnes dans le mythique stade Azteca, celui des finales 1970 et 1986, que les Anglais n'ont pas fréquenté depuis leur défaite historique face à l'Argentine de Diego Maradona (2-1), et sa "main de Dieu" le 22 juin 1986.

Mondial 2026: la France se sort du piège paraguayen

Mbappé marque sur penalty
Mbappé marque sur penaltyImage: KEYSTONE/AP/Matt Rourke

La logique a finalement été respectée à Philadelphie, où la France a battu le Paraguay 1-0 en 8e de finale de la Coupe du monde. Mais sa victoire a été bien plus difficile à décrocher que prévu.
Cette partie fermée à triple tour s'est en effet décidée sur un penalty de Mbappé à la 70e. Cette réussite a permis aux Français de se sortir du piège tendu par les Paraguayens.
Ceux qui pensaient que les Bleus n'allaient faire qu'une bouchée de leurs adversaires ont dû se rendre à l'évidence. Le Paraguay est passé maître dans l'art de faire déjouer l'opposition, comme il l'avait déjà montré en 16e de finale contre l'Allemagne.
Disposés en un 5-4-1 ultra-défensif, très agressif dans les duels et souvent à la limite de la régularité, les Sud-Américains ont sérieusement déréglé la jouerie habituelle des Français. Avec des espaces très réduits en raison du bloc bas adverse, ceux-ci n'ont pas trouvé de solution dans les trente derniers mètres.
Chaleur étouffante La chaleur étouffante - 38 degrés au coup d'envoi - n'a évidemment pas simplifié la tâche des joueurs, qui ont peiné à mettre du rythme et de l'intensité. Et les individualités de Didier Deschamps n'ont longtemps pas été en mesure non plus de faire la différence.
Il a fallu l'introduction de Doué à la place d'un Barcola décevant pour que la situation se décante enfin. Quelques minutes après son entrée en jeu, il a obtenu via la VAR un penalty que Mbappé ne s'est pas fait prier pour transformer (70e). Avec son 19e but en Coupe du monde, le capitaine français est ainsi revenu à une longueur de Lionel Messi, détenteur du record.
La France affrontera le Maroc en quart de finale le 9 juillet à Boston. Ce sera un remake de la demi-finale de l'édition 2022, qui avait souri aux Bleus (2-0).
Personne ne regrettera l'élimination du Paraguay. Cette équipe n'est vraiment pas agréable à voir jouer. Elle n'a strictement rien montré sur le plan offensif, son unique objectif étant de maintenir le 0-0 et de spéculer sur les tirs au but.

Bousculé, le Maroc s'en sort et élimine le Canada

Le doublé d'Azzedine Ounahi a sorti le Maroc d'une situation compliquée.
Le doublé d'Azzedine Ounahi a sorti le Maroc d'une situation compliquée.Image: KEYSTONE/EPA/SAM WASSON

Le Maroc a été bousculé, mais il sera bien au rendez-vous des quarts de finale du Mondial 2026. Les Lions de l'Atlas ont mis fin à la belle histoire du Canada en s'imposant 3-0, samedi à Houston.
Demi-finaliste en 2022, le Maroc devient ainsi la première nation africaine à se qualifier deux fois de suite pour les quarts de finale en Coupe du monde. Les Lions de l'Atlas peuvent remercier leur milieu de terrain Azzedine Ounahi, dont le doublé les a sortis d'une situation compliquée.
Pour la première fois de son histoire à ce niveau de la compétition, le Canada a répondu présent en commençant la rencontre avec une intensité impressionnante. Le score de 3-0 paraît finalement très sévère pour les Candiens. Tanitoluwa Oluwaseyi aurait même pu ouvrir le score dès la 11e, mais le gardien marocain Yassine Bounou s'est interposé du bout du pied en face-à-face avec l'attaquant de Villareal.
Le Maroc perd Saibari Bousculé, le Maroc perdait encore son homme fort Ismael Saibari (3 buts dans le tournoi) sur blessure à la 22e. Les Lions de l'Atlas ont vécu une première période difficile, au cours de laquelle les cartons jaunes (6), ont été plus nombreux que le total des tirs des deux équipes (5).
Les Marocains ont toutefois repris leurs esprits après la pause. Sur l'une de leurs premières occasions du match, les hommes de Mohamed Ouhabi ont marqué cinq minutes après le retour des vestiaires grâce à une belle frappe d'Azzedine Ounahi après une combinaison sur coup franc.
Le Canada a jeté ses dernières forces dans la bataille pour revenir, en vain. Dans les dix dernières minutes, le milieu de terrain de Gérone s'est retrouvé à la conclusion d'une contre-attaque parfaitement menée (82e) pour signer un doublé - ses deux premiers buts en Coupe du monde -, avant que Soufiane Rahimi ne scelle le score dans les dernières secondes.
Au tour suivant, les Lions retrouveront une redoutable équipe de France ou l'outsider paraguayen, qui s'affrontent plus tard samedi.

Le roi du football Pelé est décédé
Video: watson
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
L'Argentine prend un gros risque avec Messi
Dans ce Mondial, l'Albiceleste – qui défie l'Egypte mardi (18h) en 8e de finale – est très dépendante de sa superstar Lionel Messi. Une tactique assumée, mais risquée.
La folle soirée de vendredi à Miami où l'Argentine a été proche d'un fiasco monumental en 16e de finale du Mondial face au Cap-Vert (3-2, a.p.) a montré une nouvelle fois la dépendance des champions du monde à Leo Messi.
L’article