Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Une 36e victoire pour Fanny Smith
Pour son retour en Coupe du monde, Fanny Smith a enlevé son 36e succès à Craigleith au Canada. Il s'agit toutefois de sa première victoire de la saison.
En finale, la Vaudoise n’a pas pris un bon départ, mais elle a remonté progressivement et est parvenue à rattraper la Canadienne Hannah Schmidt sur une piste bien plus difficile que celle de Livigno aux JO. L’Italienne Jole Galli a pris la troisième place, tandis que Saskja Lack, 4e, a manqué de peu son cinquième podium en carrière.
La Villardoue de 33 ans, qui a fait face à plusieurs blessures cette saison, avait pris une pause après son argent olympique à Livigno et avait déclaré forfait pour la course de Montafon. Elle est revenue au Canada sur un parcours où elle conserve de bons souvenirs avec trois victoires et une 4e place en quatre participations. Elle a signé son 89e podium en Coupe du monde.
Smith a profité également de l’absence de la leader de la Coupe du monde Sandra Näslund. La Suédoise, qui avait déjà remporté huit succès cette saison, a été éliminée en qualification.
Chez les messieurs, le succès est revenu au Français Youri Duplessis‐Kergomard. Ryan Regez a été le meilleur Suisse avec une 6e place.
Dimanche, de nouvelles épreuves sont au programme.
Milan - San Remo: Tadej Pogacar gagne malgré une chute
Tadej Pogacar a enfin inscrit Milan - San Remo à son imposant palmarès. Le champion du monde slovène, pourtant tombé à 32 km de l'arrivée, a battu l'Anglais Tom Pidcock au sprint au terme des 298 km.
La "Primavera" a donc enfin souri à l'ogre du cyclisme mondial. Ses espoirs ont failli s'envoler dans une chute avant la montée de la Cipressa. "J'ai cru que tout était fini sur le moment. Mais mon équipe a fait un travail extraordinaire pour me ramener devant", a déclaré le vainqueur.
Marqué sur le côté gauche, le Slovène est revenu aux avant-postes en six km. Il a fait le vide dans la Cipressa, où seuls Pidcock et le Néerlandais Mathieu van der Poel ont pu prendre son sillage.
Pogacar (27 ans) a ensuite fait craquer Van des Poel, vainqueur sortant, dans l'ascension du Poggio. Mais Pidcock a résisté jusqu'au bout. Le sprint pour la victoire a été très serré, le champion du monde prenant l'avantage pour une demi-roue.
Il a ainsi enlevé le 11e Monument de sa carrière, égalant le Belge Roger De Vlaeminck. Seul un autre Belge, le légendaire Eddy Merckx, a fait mieux avec 19 succès.
Pogacar avait été rapidement privé d'un de ses lieutenants. L'Argovien Jan Christen, en forme en ce début de saison, a été pris dans une chute après 55 km et il a été contraint à l'abandon.
Superbe 2e place pour Noemi Rüegg à Sanremo
Les Suissesses tiennent la forme en ce début de saison. Après Elise Chabbey, victorieuse sur les Strade bianche, c'est Noemi Rüegg qui s'est illustrée en terminant 2e de Milan-Sanremo samedi.
La Zurichoise de 24 ans n'a été battue que par la double championne du monde sur route, Lotte Kopecky, au terme des 156 km d'un parcours reliant Genova et Sanremo. Elle s'est inclinée pour quelques centimètres face à la Belge au sprint.
La déception se lisait sur le visage de Noemi Rüegg, qui avait déjà brillé l'an dernier sur cette même course (3e place). La 7e de la course sur route des JO de Paris 2024, victorieuse du Tour Down Under en début d'année, possède un profil idéal pour Milan-Sanremo avec ses qualités de grimpeuse et de sprinteuse.
Cette course s'est jouée dans la montée vers le Poggio, peu avant l'arrivée. Un groupe de cinq coureuses a alors réussi à se détacher, conservant son maigre avantage jusqu'à l'arrivée. Lotte Kopecky s'est montrée la plus rapide dans l'emballage final pour triompher pour la première fois à Sanremo.
Descente dames: victoire et globe pour Pirovano
Laura Pirovano est intenable en cette fin de saison.
L'Italienne a fêté son troisième succès consécutif en Coupe du monde de descente samedi lors des finales à Kvitfjell, cueillant ainsi le globe de la discipline. Meilleure Suissesse, Corinne Suter a terminé 6e.
Cette issue est improbable. Laura Pirovano, qui s'est imposée avec 0''15 d'avance sur la championne olympique Breezy Johnson (2e), n'était jamais montée sur un podium avant le 6 mars dernier. Elle devient à la surprise générale la troisième Italienne à conquérir le globe de descente après Isolde Kostner et Sofia Goggia.
Laura Pirovano (28 ans) a connu le déclic sur "sa" neige du Val di Fassa, deux semaines plus tôt. Elle y a triomphé à deux reprises en descente, les 6 et 7 mars, avec à chaque fois 0''01 d'avance sur sa dauphine, pour prendre les commandes du classement de la discipline.
Et l'Italienne n'a pas flanché à Kvitfjell. La pression était il est vraie moindre sur ses épaules après que sa principale rivale, Emma Aicher, avait manqué son affaire. L'Allemande, 5e de cette descente à 0''37 de la gagnante, échoue au final à 83 points de Laura Pirovano. Elle accuse en outre 95 longueurs de retard sur Mikaela Shiffrin au général.
Leader de l'équipe de Suisse de vitesse, Corinne Suter a manqué la troisième marche du podium, occupée par Kira Weidle-Winkelmann, pour 0''23. Cet exercice 2025/26 se termine sans doute trop tôt pour la Schwytzoise, qui s'est classée 1re, 8e, 3e et donc 6e des quatre descentes disputées depuis la fin des JO. Décevante 22e place pour Malorie Blanc, qui espère surtout briller dimanche en super-G.
Descente messieurs: von Allmen 2e derrière Paris
Franjo von Allmen a décroché samedi son premier podium depuis son triplé olympique. Le Bernois a terminé 2e de la descente des finales de la Coupe du monde à Kvitfjell, derrière Dominik Paris.
Le triple médaillé d'or de Milan-Cortina a été devancé de 0''19 par l'Italien de 36 ans, qui a une nouvelle fois maîtrisé son sujet sur la piste norvégienne. Dominik Paris s'est imposé pour la septième fois à Kvitfjell, la cinquième en descente.
Le médaillé de bronze de la descente des JO 2026 a ainsi atteint la barre des 20 victoires en Coupe du monde dans la discipline-reine. Seul la légende autrichienne Franz Klammer a fait mieux en descente chez les messieurs, avec 25 succès.
Franjo von Allmen, qui fut le seul à concéder moins de 0''60 à Dominik Paris, saura se contenter de ce 2e rang. Il n'avait pas brillé depuis la fin des JO, terminant 6e de la descente de Garmisch avant de connaître l'élimination à Courchevel.
Le Bernois a ainsi cueilli son 15e podium sur le Cirque blanc, le neuvième en descente, et le septième déjà dans cet exercice 2025/26. Il termine au 2e rang de la Coupe du monde de descente, derrière un Marco Odermatt décevant samedi (7e à 0''92).
Deuxième meilleur Suisse, Alexis Monney a terminé 4e de cette course, à 0''66 du vainqueur et à 0''06 de Vincent Kriechmayr. Le Fribourgeois finit 7e du classement de la discipline, en retrait par rapport à sa 3e place finale lors de la Coupe du monde 2024/25.
Un 60 m haies de rêve pour Ehammer
Simon Ehammer a frappé fort lors de la première épreuve de la deuxième journée de l'heptathlon aux Mondiaux en salle de Torun.
L'Appenzellois a couru le 60 m haies en 7''52, soit le meilleur temps jamais réalisé dans cette discipline lors d'un heptathlon.
Ce chrono lui rapporte 1106 points, soit plus que les 8m15 réussis vendredi à la longueur (1099). Il lui permet de reprendre le large après cinq épreuves: Simon Ehammer possède 214 points d'avance sur son dauphin américain Kyle Garland. Avec 4804 points au total, il est toujours sur les bases du record de Suisse (6506 points) et du record d'Europe de Sander Skotheim (6558).
Un accord "historique" sur les revenus trouvé avec les joueuses
Un accord financier qualifié d'"historique" a été trouvé entre la WNBA, la ligue féminine nord-américaine, et le syndicat des joueuses.
Les deux parties l'ont annoncé vendredi, après des mois d'âpres négociations.
La nouvelle convention collective, qui va être signée pour sept saisons et entrera en vigueur dès 2026, lie pour la première fois les revenus des joueuses à un pourcentage du revenu total de la ligue, en pleine expansion.
La commissionnaire de la WNBA Cathy Engelbert, durement critiquée à l'automne dernier par les joueuses, a salué "un moment fondateur pour la WNBA et ses 30 ans d'histoire, ainsi que pour le sport professionnel féminin".
L'accord, décrit comme "historique" dans un communiqué commun, permet aux joueuses de "reprendre possession de leur valeur et de leur futur, au côté d'une ligue qui grandit grâce à elles", souligne la présidente du syndicat des joueuses Nneka Ogwumike, dix fois All-Star du championnat.
Les revenus des joueuses doivent grandement augmenter. Le plafond salarial doit ainsi passer de 1,5 million de dollars en 2025 à 7 millions de dollars par équipe dès 2026, avec une projection à 11 millions de dollars en 2032.
Le montant maximal qu'une joueuse peut percevoir passera à 1,4 million de dollars annuels contre environ 250'000 dollars en 2025, avec une projection à 2,4 millions en 2032. Le salaire moyen devrait passer de 120'000 à 583'000 dollars annuels, jusqu'à 1 million de dollars en 2032, le minimum passant lui de 66'000 à 270'000 dollars annuels dès en 2026.
La nouvelle convention doit encore être ratifiée par une majorité des joueuses et par le conseil d'administration de la WNBA. Le championnat doit reprendre le 8 mai avec deux nouvelles équipes, Toronto et Portland, portant le total à 15 franchises.
OKC ne se rendra pas à la Maison Blanche
Le Thunder, sacré champion NBA l'an passé, ne se rendra pas à la Maison Blanche comme le veut la tradition. Oklahoma City évoque des problèmes "de calendrier", écrivent plusieurs médias vendredi.
"Nous avons été en contact avec la Maison Blanche et nous sommes reconnaissants de nos échanges, mais le calendrier ne fonctionnait tout simplement pas", a déclaré la franchise auprès de The Athletic notamment.
Le Thunder, en tête de la Conférence Ouest à l'approche de la fin de la saison régulière, joue à Washington sur le parquet des Wizards samedi, son seul déplacement de la saison dans la capitale. OKC se rendra ensuite à Philadelphie lundi.
Les champions NBA sont conviés à la Maison Blanche depuis la visite des Boston Celtics en 1963, mais la tradition n'a pas toujours été respectée ces dernières années, dans un geste politique. Les Golden State Warriors avaient émis des réserves quant à une visite auprès de Donald Trump lors de son premier mandat en 2017.
Le dirigeant républicain avait alors déclaré avoir retiré l'invitation, comme en 2018 lors de leur nouveau sacre. La franchise californienne avait en revanche bien rendu visite à Joe Biden en 2022 lors de son dernier titre.
Plusieurs équipes professionnelles américaines avaient décliné une visite à la Maison Blanche lors du premier mandat de Trump, qui a récemment accueilli en grande pompe l'équipe nationale masculine de hockey sur glace championne olympique à Milan.
L'Avalanche, première équipe qualifiée pour les play-off
L'Avalanche est devenue vendredi la première équipe à valider son ticket pour les play-off de NHL. Colorado s'est assuré une place dans les séries finales en allant s'imposer 4-1 à Chicago.
Leader de la Conférence Ouest, la franchise de Denver a atteint la barre des 100 points grâce à cette victoire, sa 45e en 68 matches. Colorado compte 4 longueurs d'avance sur les Dallas Stars de Lian Bichsel, 2es de la très relevée Central Division.
L'Avalanche s'appuie notamment sur sa superstar Nathan MacKinnon. Le centre canadien a réussi trois assists vendredi. Il en est désormais à 114 points (dont 45 buts), soit 1 de moins que le meilleur compteur de la ligue Connor McDavid.
Sauf miracle, les Devils de Nico Hischier, Timo Meier et Jonas Siegenthaler ne joueront en revanche pas les play-off. Battu 2-1 à Washington vendredi, New Jersey reste à 12 points de la 8e place à l'Est, alors qu'il lui reste 13 matches à disputer.
Les Rockets stoppent les Hawks
Houston a dominé Atlanta 117-95 vendredi en NBA. Les Rockets ont ainsi mis fin à la belle série des Hawks, qui restaient sur onze victoires consécutives.
Clint Capela n'a guère eu l'occasion de s'exprimer sur le plan offensif face à son ancienne équipe. Le pivot genevois des Rockets a eu droit à 14 minutes de jeu, réussissant 3 points et 5 rebonds. Mais il a fait son job, terminant avec un différentiel de +8.
Houston, qui restait pour sa part sur deux défaites consécutives face aux Lakers, ont forcé la décision dans un troisième quart remporté 39-22. De 62-54 à la mi-temps, le score est passé à 101-76 à l'issue du troisième quart-temps.
Auteur de 25 points et 6 passes décisives, Kevin Durant fut une nouvelle fois l'homme du match pour les Rockets. La franchise texane (42 victoires-27 défaites) s'accroche à la 4e place de la Conférence Ouest, mais la lutte s'annonce chaude avec Denver (43-28) et Minnesota (43-28).
Une 11e victoire d'affilée pour les Suissesses
L'équipe de Suisse a conclu le Round Robin du championnat du monde dames de Calgary sur une 11e victoire consécutive vendredi.
La skip Xenia Schwaller et ses équipières se sont imposées 7-3 devant la Suède, qu'elles pourraient retrouver au stade des demi-finales.
Les néophytes Selina Rychiger, Fabienne Rieder, Selina Gafner et Xenia Schwaller, dont la seule défaite dans cette phase préliminaire a été concédée lors de son premier match face au Japon, ont maîtrisé leur sujet face à la Suède d'Isabelle Wranaa.
Les joueuses du CC Grasshopper Club Zurich ont pris d'entrée les commandes avec un coup de deux dans le premier end. Elles ont assommé leurs adversaires en inscrivant trois points dans la sixième manche pour mener 6-2. La Suède a abandonné après le huitième end.
Les Suissesses pourraient donc retrouver les Suédoises en demi-finales samedi (dès 23h heure suisse). Quatrième du Round Robin, la Suède se mesurera en quart de finale à la Corée du Sud, que la Suisse avait difficilement battue 7-6 dimanche dernier.
Un quart lémanique au demeurant très équilibré
Dès samedi, Genève et Lausanne vont se retrouver en quarts de finale des play-off de National League, pour leur première série disputée dans l'élite.
Et au moment d'évaluer forces et faiblesses, les deux formations sont très proches.
Vingt-six ans après, Genève et Lausanne se retrouvent dans une série de quarts de finale des play-off. En 2000, les deux clubs végétaient en deuxième division, et le GSHC était sorti vainqueur de ce duel en quatre manches (3-1).
En 2026, le contexte est très différent. Les deux organisations ont travaillé juste depuis des années et font partie des ténors de la catégorie. Genève a soulevé la coupe de champion en 2023, alors que le LHC a perdu les deux dernières finales face à Zurich.
Cette saison, les Lions sont partis comme des avions, mais l'année 2026 fut plus compliquée avec tout de même une qualification directe pour les play-off grâce à cette sixième place. Parti plus doucement, Genève a dû se séparer de Yorick Treille en route pour mettre Ville Peltonen à la barre avant de voir un changement et des Aigles atteindre leur vitesse de croisière. Tout ne fut pas parfait, mais le GSHC est devenu très solide à domicile pour finalement terminer la saison régulière au troisième rang.
Mais attention, résumer Genève à sa première ligne serait une erreur, comme le rappelle le capitaine grenat Noah Rod, soldat dévoué du quatrième trio: "Chacun a son rôle dans l'équipe. C'est évident qu'ils amènent quelque chose, mais les autres lignes sont tout aussi nécessaires à la bonne marche du groupe."
Dans le camp genevois, le fait d'avoir manqué les play-off lors des deux dernières saisons donne des raisons supplémentaires aux joueurs d'être excités. "Affronter Lausanne ajoute un petit truc en plus sur le plan des émotions, pour nous c'est génial", glisse Rod.
A Lausanne, on trépigne également. Geoff Ward dispose d'un groupe au complet. Le capitaine Damien Riat raconte que les joueurs ont mis l'emphase sur "l'exécution". Le Genevois évoque également "l'intensité et les émotions qui vont ressortir". "C'est le meilleur moment de la saison, où l'on se lève chaque matin pour aller gagner un titre", précise-t-il.
Et ce derby, comment le vit-il, lui l'ancien de la maison grenat? "Honnêtement, ma réponse va peut-être vous surprendre, mais cela ne me fait pas grand-chose. C'est une série comme une autre. Lors des deux dernières saisons, on a joué des derbies contre Fribourg. On a appris à se concentrer sur nous. Un sentiment de revanche? Non, juste l'envie de remporter chaque match."
Reconnaître la valeur de l'adversaire ne signifie pas qu'on le craint. Des lignes adverses de très grande qualité, Ward en a vu passer une kyrielle. Lorsqu'il a remporté la Coupe Stanley en tant qu'assistant en 2011 avec Boston face à Vancouver, les Bruins faisaient face à une ligne de parade composée des jumeaux Henrik et Daniel Sedin et du Québécois Alex Burrows, et ils avaient trouvé le moyen de gagner. "Cela arrive souvent d'affronter une excellente ligne, estime Ward. Honnêtement, je peux penser à une super ligne de chaque adversaire que l'on a rencontré en play-off."
Hors de question toutefois de disséquer l'adversaire devant la presse. Geoff Ward et Ville Peltonen gardent ça pour les séances tactiques avec leurs protégés. Lorsque l'on évoque l'avantage de la glace pour Genève, le coach du LHC ne s'en émeut vraiment pas: "On va vraiment y aller un match à la fois. Ils ont ce match "en plus", mais lors des play-off, je ne pense pas que cela joue un aussi grand rôle." Vivement que le duel commence pour pouvoir juger autre chose que des mots.
Descente: Pirovano pour un globe inattendu
Les finales de la Coupe du monde démarrent samedi, à Kvitfjell, avec les descentes.
Si Marco Odermatt est déjà assuré de remporter le petit globe de la discipline chez les messieurs, qui seront en lice à 10h45, le suspense est entier chez les dames.
Laura Pirovano mène la Coupe du monde de la spécialité avant l'ultime descente de la saison (à 12h30) avec 28 points d'avance sur Emma Aicher, laquelle peut également encore espérer déloger Mikaela Shiffrin de la 1re place du général dans ces finales. Elle est une leader plus qu'inattendue.
L'Italienne de 28 ans a en effet pris les commandes grâce à son doublé signé deux semaines plus tôt à Val di Fassa, où elle s'était imposée à chaque fois avec un centième d'avance sur sa dauphine. Ce double exploit est de taille: son meilleur résultat en Coupe du monde était auparavant une 4e place.
En pleine forme, Corinne Suter espère jouer les trouble-fête. La Schwytzoise a enchaîné trois podiums en six courses après des JO compliqués pour elle, avec notamment une victoire dans la première descente de Soldeu. Sixième du super-G de Val di Fassa, la Valaisanne Malorie Blanc espère quant à elle retrouver également le top 10 en descente.
SL: Sion peut assurer sa place dans le top 6
Les trois premiers matches de la 31e journée de Super League figurent au programme samedi. Deux clubs romands sont en lice: Sion et Servette.
Le FC Sion, qui accueille St-Gall à 20h30, a l'occasion d'assurer définitivement sa place dans le top 6 (Championship Group). Les Valaisans restent sur un succès au Letzigrund face à Zurich. Les joueurs de Didier Tholot pointent au 5e rang, à égalité avec Young Boys avec une marge de 9 unités sur Lucerne et Lausanne à trois matches de la séparation en deux groupes.
Condamné au Relegation Group, le Servette FC reçoit pour sa part Grasshopper à 18h. Les Grenat n'ont désormais plus qu'un objectif, assurer au plus vite le maintien. Enfin, le leader Thoune se déplace à Zurich pour y affronter à 18h également le FCZ, 10e du classement à 2 points de Servette. Les Thounois abordent cette journée avec 16 longueurs d'avance sur leur dauphin St-Gall et 21 sur Lugano (3e).
Pogacar pour briser la malédiction
A quatre reprises déjà, Tadej Pogacar a frôlé la victoire à Milan-Sanremo, sans parvenir à ses fins. L'ogre slovène devrait réparer cette anomalie samedi.
La malédiction qui pèse sur le champion du monde Tadej Pogacar lors de la classique printanière préoccupe même la légende du cyclisme Eddy Merckx. Le "Cannibale", détenteur du record de victoires dans "La Classicissima" avec sept succès, a même donné à son héritier quelques conseils sur le moment idéal pour lancer une attaque. Le talent exceptionnel slovène s'en inspirera-t-il ?
En tout cas, Tadej Pogacar a fait régulièrement des détours vers l’Italie depuis son domicile de Monaco pour s'entraîner. Il doit connaître le final par cœur. Le Slovène aurait même gravi la Cipressa, l’avant-dernière ascension avec une pente moyenne de 4,2 % sur 5,6 km, en 8 minutes et 51 secondes à l'entraînement. Ce serait six secondes de mieux que lors de la course de l'année dernière.
"J'ai déjà remporté le Tour quatre fois, et quant à savoir si je le remporterai une cinquième fois... Je pense qu'il y a une plus grande différence entre zéro et un qu'entre quatre et cinq", a ainsi déclaré Tadej Pogacar, avant de souligner: "Remporter Milan-Sanremo et Paris-Roubaix serait un moment fort de ma carrière. Si jamais je gagnais ces courses, je penserais qu'on ne pourrait pas faire beaucoup mieux dans une carrière."
Et "MVDP" est à nouveau en grande forme. Il vient tout juste de remporter deux étapes de la Tirreno-Adriatico, après s'être également montré imbattable pour ses débuts sur route cette saison, lors de la classique Omloop Nieuwsblad fin février. Et son huitième titre mondial de cyclocross - un record - était une question d'honneur.
"Il n'y a plus grand-chose à faire", déclare Mathieu van der Poel avant son nouveau duel avec Tadej Pogacar, à qui il donne néanmoins l'espoir de mettre fin à la malédiction. "L'année dernière, il était déjà tout près. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne remporte la course."
Dans la Cipressa, Pogacar avait creusé un petit écart l'année dernière, mais van der Poel avait réussi à revenir. Et au sprint, le champion du monde 2023 est pratiquement imbattable. D'ailleurs, Eddy Merckx lancerait l'attaque décisive seulement dans la dernière ascension, le Poggio: "Même s'il est capable de longues échappées, à Sanremo, la probabilité de se faire rattraper est nettement plus élevée", a déclaré la légende belge à la "Gazzetta dello Sport".
"Je cours Milan-Sanremo uniquement pour Tadej", a assuré le Mexicain, qui sera également le principal soutien de Pogacar lors du Tour de France. Un jour, il devrait prendre la relève. Mais cela pourrait prendre du temps. Selon son directeur sportif Mauro Gianetti, Pogacar est "plus fort que jamais", comme il l'a déclaré après sa victoire dans les Strade Bianche il y a un peu plus de deux semaines. Cela devrait porter ses fruits au printemps.
Tadej Pogacar souhaite également disputer et remporter à nouveau les autres grandes classiques: le Tour des Flandres et Liège-Bastogne-Liège. A l'instar de Merckx, qui a déjà souligné par le passé: "C'est mon héritier. C'est aussi un tueur sur le vélo."
C'est Mauro Schmid qui a les meilleures chances de s'illustrer. Chez les femmes, les espoirs helvétiques reposent sur Noemi Rüegg, qui n'avait dû s'incliner l'année dernière que devant la reine du sprint Lorena Wiebes et Marianne Vos, pour terminer troisième.
