Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
"On a été un ton en-dessous", reconnaît Didier Deschamps
Il faut "reconnaître qu'aujourd'hui (mardi) on a été un ton en-dessous": Didier Deschamps l'a avoué après la défaite de la France en demi-finale du Mondial contre l'Espagne (2-0) à Dallas.
"Il y a beaucoup de déception. Les joueurs sont anéantis parce qu'on avait beaucoup d'ambition, même s'il faut être aussi logique et reconnaître qu'aujourd'hui on a été un ton en dessous sur le plan technique face à une équipe qui a bien maîtrisé son sujet et plus. Mais c'est d'abord de notre faute, je veux pas accuser qui que ce soit", a commenté Deschamps sur M6.
Il s'est aussi interrogé sur le niveau de l'arbitre du match, le Salvadorien Ivan Barton : "Est-ce que l'arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? (...) Je ne vais pas y répondre. Ce n'est pas parce qu'on a perdu que je dis ça. Il y a eu pas mal de situations, souvent en notre défaveur aussi, mais la première raison c'est forcément parce qu'on a été un peu en-dessous et moins dangereux offensivement qu'on aurait pu l'être avec quelques erreurs techniques, des passes qui auraient pu amener des situations, des occasions".
Mais "il faut l'accepter, c'est le très haut niveau, même si ça fait mal. Je ne veux pas jeter tout ce qui a été fait, mais sur ce match-là, voilà, l'Espagne a montré quelque chose de plus", a-t-il encore dit.
Didier Deschamps, qui dirigera pour la dernière fois les Bleus samedi lors du match pour la 3e place après 14 ans passés à la tête de l'équipe de France s'est aussi dit "fier" de son parcours. "Il y a eu 2018 (le titre de champion du monde), la finale en 2022, on a maintenu la sélection française à un niveau très haut. C'est ainsi. Ce n'est pas un moment de bonheur ce soir mais il faut accepter la décision du match", a-t-il expliqué.
La France a perdu contre la "meilleure équipe du monde"
La France a perdu (2-0) en demi-finale du Mondial-2026 face à la "meilleure équipe du monde", a estimé le sélectionneur de l'Espagne Luis de la Fuente.
Celui-ci a souligné que son équipe progressait de match en match.
La Roja a donné une leçon aux Bleus et s'est imposée grâce à des buts de Mikel Oyarzabal (22e sur penalty) et de Pedro Porro (58e) à Arlington, près de Dallas. Elle accède pour la deuxième fois à la finale de la Coupe du monde, après l'Afrique du Sud en 2010, où elle avait remporté son unique titre mondial.
"Nous avons affronté l'une des meilleures sélections du monde, mais en face il y avait la meilleure équipe du monde, c'est essentiel: on est une équipe", a déclaré l'entraîneur en conférence d'après-match. "Je suis vraiment constamment surpris par ce dont cette équipe est capable. Elle s'améliore d'un match à l'autre (...) La marge de progression, je vous le répète souvent, est infinie et (les joueurs) le démontrent à chaque fois", a-t-il ajouté.
Le sélectionneur a assuré que le beau jeu de l'Espagne tenait aux "valeurs", notamment de travail et de sacrifice, prônées par une génération "exceptionnelle" de footballeurs. "L'équipe interprète parfaitement toutes les séquences du jeu", a-t-il poursuivi. "Nous n'avions aucun doute que, en restant nous-mêmes, nous allions faire beaucoup de mal à la France", a-t-il expliqué. Il s'agissait de "chercher ces espaces, trouver des joueurs qui se positionnaient parfaitement derrière ces premiers joueurs qui allaient au pressing."
"Nous connaissons très bien la France, nous connaissons très bien son potentiel, mais nous savons aussi comment le limiter et le contrer", a-t-il ajouté.
Dimanche, l'Espagne se disputera la finale de la Coupe du monde contre le vainqueur du duel entre l'Argentine et l'Angleterre, qui se joue mercredi à Atlanta. "Nous nous battrons, évidemment, comme il se doit, pour décrocher le titre", a assuré De la Fuente.
L'Angleterre défie l'Argentine en demi-finale
L'Angleterre et l'Argentine, tenante du titre, s'affronteront mercredi à Atlanta (21h heure suisse) pour déterminer le deuxième finaliste de la Coupe du monde.
Pour l'Angleterre, ce serait la première finale depuis son unique titre remporté en 1966; pour Lionel Messi, ce serait la troisième en six participations.
Après la victoire en quarts de finale contre la Suisse (3-1 après prolongation), Lionel Messi veut mener l'Argentine en finale à Atlanta pour la troisième fois lors des quatre dernières Coupes du monde. L'Angleterre n'est plus allée aussi loin depuis son titre remporté il y a 60 ans.
Sous la houlette de Gareth Southgate, l'Angleterre avait déjà atteint les demi-finales en 2018. Avec Thomas Tuchel, l'équipe semble encore plus proche. Mais pour décrocher un deuxième titre mondial, il faudra élever le curseur par rapport au quart de finale contre la Norvège (2-1 après prolongation). Après le match, Tuchel a critiqué le fait que son équipe s’était compliquée la tâche par des négligences. Elle ne pourra pas se permettre de telles erreurs face à Lionel Messi et ses coéquipiers.
Les Gauchos ne se sont toutefois pas montrés vraiment convaincants ces dernières semaines. Ce sont plutôt les coups de génie de Messi qui ont permis à l’équipe de rester dans la compétition. Que ce soit face à l’outsider du Cap Vert, contre l’Égypte ou face à la Suisse, l’Argentine s’est retrouvée à chaque fois au bord de l’élimination. Le sélectionneur Lionel Scaloni ne devrait toutefois pas procéder à de nombreux changements. Contre la Suisse, il a aligné le onze vainqueur au tour précédent contre l’Égypte (3-2).
"Mon message est le suivant: c’est un match de football, rien d’autre", a déclaré Scaloni à la veille de la rencontre. Une association argentine d’anciens combattants a également souligné dans une lettre ouverte que "le sport n’est pas la guerre: cette demi-finale est un événement sportif d’envergure mondiale, ni une revanche armée ni une compensation historique."
Mondial 2026: l'Espagne bat la France en demi-finale
L'Espagne s'est qualifiée avec brio pour la finale de la Coupe du monde. A Dallas, la Roja a battu la France 2-0 grâce à des buts d'Oyarzabal (22e/penalty) et Pedro Porro (58e).
Dès la première période, l'Espagne a dominé, avec une impressionnante maîtrise collective notamment au milieu du terrain sous la régie de Rodri et Ruiz. La Roja a su annihiler la redoutable armada offensive des Bleus grâce à un gros pressing, une solidarité de tous les instants, un positionnement impeccable et un jeu de passes d'une précision diabolique.
Les Français ont ensuite connu un autre coup dur avec la sortie sur blessure de Saliba (29e). Offensivement, les hommes de Didier Deschamps n'ont pas trouvé la solution: pas le moindre tir cadré au moment de rentrer aux vestiaires.
Les Bleus ont bien tenté de se rebeller, avec deux essais non cadrés de Mbappé (64e/67e), mais rien de plus. En ce 14 juillet, ce sont les Espagnols qui ont pris la Bastille et fait chuter de haut l'équipe qui faisait pourtant figure de grande favorite du tournoi. Mais elle a échoué dès son premier véritable test sérieux. Ses grands leaders ont tous failli sans exception.
Ce sera seulement la deuxième fois que l'Espagne disputera la finale de la Coupe du monde, après son sacre de 2010 en Afrique du Sud. Comme à l'époque, la Roja tentera d'enchaîner après avoir gagné l'Euro deux ans plus tôt. Et signe du destin, elle avait déjà sorti la France en demi-finale en 2024 en Allemagne: l'Argentine et l'Angleterre sont prévenues...
Mason Greenwood quitte Marseille pour Fenerbahçe
L'attaquant anglais Mason Greenwood s'est engagé avec Fenerbahçe pour un transfert de 39 millions d'euros, a annoncé le club turc. Il quitte Marseille après deux saisons et 48 buts marqués.
Co-meilleur buteur de Ligue 1 pour sa première saison à Marseille avec 21 réalisation, Mason Greenwood a disputé la Ligue des champions avec l'OM la saison dernière, mais quitte le club après une deuxième partie de saison où il a été moins en vue.
Sanctionné par l'UEFA d'une amende de 10 millions d'euros et soumis à un contrôle de ses transferts et de sa masse salariale par la DNCG, l'OM est dans l'obligation de réaliser des ventes cet été pour rééquilibrer des finances dans le rouge, après avoir achevé l'exercice 2025/26 à la 5e place et manqué la qualification en Ligue des champions.
La vente de Greenwood, un des principaux actifs de l'OM, était attendue et devrait être suivie d'autres départs, le nouveau président marseillais Stéphane Richard ayant annoncé début juillet que le club devait "changer de modèle" afin de "réinventer un OM en contrôle de ses finances.".
Waltert battue au 1er tour à Iasi
Simona Waltert (WTA 81) n'a pas su enchaîner après sa finale disputée dimanche dans le Challenger de Bastad. La Grisonne a été battue dès le 1er tour du WTA 250 d'Iasi en Roumanie.
Waltert s'est inclinée 6-1 6-4 devant la Polonaise Katarzyna Kawa (WTA 142) mardi en début de soirée pour subir sa quatrième défaite consécutive dans un 1er tour sur le circuit principal (après Rabat, Roland-Garros et Wimbledon). Son dernier succès sur le WTA Tour remonte au mois de mai à Rome.
Nettement dominée dans un premier set où elle avait pourtant signé le break d'entrée, Simona Waltert a semblé en mesure de renverser la table, elle qui a mené 4-2 service à suivre dans la deuxième manche. Mais elle a perdu les quatre derniers jeux d'un match qui a duré 81 minutes.
Wawrinka sorti dès le 1er tour à Gstaad
Stan Wawrinka (ATP 117) a fait ses adieux au tournoi de Gstaad mardi soir. Le Vaudois de 41 ans s'est incliné 6-7 (8/10) 6-4 6-4 devant le Portugais Jaime Faria (ATP 92) au 1er tour.
Finaliste en 2005 sur la terre battue de l'Oberland bernois, Stan Wawrinka a pourtant eu sa chance dans la manche décisive. Il a, ainsi, bénéficié de trois balles de break consécutives à 0/40 dans le premier jeu, puis d'une autre à 2-2.
Mais Jaime Faria, qui avait signé l'unique break du deuxième set dans le dernier jeu, a écarté à chaque fois le danger. Stan Wawrinka a ensuite tenu le choc jusqu'à 4-4. Mais, comme dans la deuxième manche, il a concédé l'unique break à 5-4.
Le triple vainqueur de Grand Chelem a joué de malchance dans le dernier jeu. A 15/30, il a vu un retour de coup droit de son adversaire se transformer en amortie gagnante grâce à l'aide du filet. Jaime Faria n'a pas laissé passer sa chance, concluant sur sa première balle de match d'un smash gagnant après 2h38 de lutte.
Tombeur du 44e mondial Jaume Munar lundi, Dominic Stricker (ATP 360) connaît par ailleurs son adversaire du 2e tour. Le gaucher bernois se frottera au Kazakhe Alexander Shevchenko (ATP 100) jeudi avec pour enjeu une place en quart de finale.
Youri Tielemans rejoint Manchester United
Manchester United a officialisé mardi l'arrivée du milieu de terrain belge Youri Tielemans, qui évoluait à Aston Villa en Premier League. Le montant du transfert est estimé à 41 millions d'euros.
Le capitaine de la Belgique (29 ans), qui a participé à la Coupe du monde avec les Diables Rouges, s'est engagé pour cinq saisons avec les Red Devils. Après avoir passé deux ans à l'AS Monaco, il évolue en Premier League depuis 2019, lorsqu'il a rejoint Leicester, avant de porter les couleurs d'Aston Villa ces trois dernières saisons.
"C'est dur de décrire à quel point je suis fier de rejoindre Manchester United, a déclaré Tielemans dans un communiqué du club. Signer dans un club si spécial c'est incroyable. C'est l'aboutissement d'années de dévouement depuis que je suis tombé amoureux du football."
Éliminé en quarts du Mondial par l'Espagne vendredi, Tielemans avait permis à la Belgique de renverser le Sénégal en 16e de finale grâce à un doublé à la fin du temps réglementaire dont un pénalty au bout de la prolongation.
Masarova sortie d'entrée à Athènes
Rebeka Masarova (WTA 166) a été sortie dès le 1er tour du WTA 250 d'Athènes.
La Bâloise s'est inclinée 4-6 6-2 7-6 (12/10) devant la Française Carole Monnet (WTA 205) mardi, après avoir manqué une balle de match.
Battue au 2e tour du Challenger de Contrexeville la semaine passée, Rebeka Masarova n'a donc pas su profiter d'un tirage au sort favorable sur les courts en dur de la capitale grecque. Elle n'a pas gagné le moindre match dans un tableau final sur le circuit principal depuis son accession au 3e tour du WTA 1000 de Rome en mai.
La Bâloise, qui aurait défié la double vainqueure de Grand Chelem Barbora Krejcikova (WTA 32) en cas de succès, a pourtant entamé idéalement cette partie. Largement dominée dans le deuxième set, elle a en outre trouvé les ressources pour effacer à deux reprises un break de retard dans la troisième manche.
Mais Rebeka Masarova a flanché dans le "money time", après avoir pourtant mené 3/1 dans un jeu décisif interminable. Elle a alors perdu cinq points d'affilée, écartant ensuite trois balles de match consécutives avant de manquer elle-même une opportunité de conclure à 7/6.
Ce tie-break a d'ailleurs épousé un scénario improbable. Il a en effet été interrompu à 7/7 - pendant une vingtaine de minutes - en raison d'une panne dans le système électronique qui remplace les juges de ligne... Rebeka Masarova a ensuite effacé trois autres balles de match, avant de céder sur la septième.
Leandro Trossard quitte Arsenal pour Besiktas
L'ailier international belge Leandro Trossard, champion d'Angleterre et finaliste de la Ligue des champions avec Arsenal la saison passée, quitte les Gunners pour rejoindre le club turc de Besiktas.
Après trois saisons et demie sous les couleurs d'Arsenal (36 buts et 34 passes décisives en 174 matches), Trossard (31 ans) a été "autorisé à se rendre à Istanbul pour passer une visite médicale et effectuer les démarches administratives pour son transfert", a écrit le club du nord de Londres dans un communiqué.
Tandis que les Gunners annoncent avoir trouvé un "accord sur le montant du transfert" avec Besiktas, le club stambouliote a partagé sur X un cliché du joueur vêtu de son nouveau maillot noir et blanc au côté du président du club Serdal Adali. Trossard a atteint avec la Belgique les quarts de finale du Mondial, où il a inscrit deux buts.
Pogacar enfonce le clou au Lioran
Tadej Pogacar s'est imposé, comme on pouvait s'y attendre, en solitaire mardi au Lioran lors de la 10e étape du Tour de France.
Le Slovène conforte donc son maillot jaune grâce à cette 24e victoire d'étape sur la Grande Boucle.
Le double champion du monde sur route a remporté dans la station de ski du Lioran, dans le Massif Central, sa troisième victoire d'étape sur ce Tour 2026. Il a attaqué à 15,5 km de l'arrivée, dans la partie finale du très raide col du Pertus, pour reprendre l'Equatorien Richard Carapaz, échappé.
Tadej Pogacar a franchi la ligne avec 32'' d'avance sur Remco Evenepoel et 34'' sur Paul Seixas, une nouvelle fois épatant. Deuxième du classement général à désormais 3'36 du Slovène, Jonas Vingegaard a terminé seulement septième, à 44''.
Meilleur Suisse au général, Yannis Voisard a une nouvelle fois parfaitement tenu le choc, dans une étape qui comportait pas moins de sept ascensions répertoriées. Le Jurassien de la formation suisse Tudor a fini 16e de l'étape à 3'05 et grimpe au 16e rang du général, à 15'36 du leader.
Balogun savait qu'il y aurait "beaucoup de controverse"
"Heureux" d'avoir pu jouer le 8e de finale du Mondial contre la Belgique, l'attaquant américain Folarin Balogun a dit qu'il savait que cette décision "allait causer beaucoup de controverse".
"Ma réaction initiale était d'être heureux d'être de retour dans l'équipe, a déclaré Balogun sur le plateau de la chaîne américaine CBS. Mais quand j'ai commencé à y réfléchir, je savais que cela allait causer beaucoup de controverse. Et je pouvais presque voir chez mes coéquipiers un peu de nervosité, car c'était quelque chose d'unique".
En 16e de finale, l'attaquant monégasque avait écopé d'un carton rouge pour avoir marché sur une jambe du défenseur bosnien Tarik Muharemovic, une décision selon lui injuste, a-t-il expliqué: "Quand (un geste) n'est pas intentionnel, ça ne devrait jamais être un carton rouge."
Initialement suspendu pour le 8e de finale contre les Diables rouges, Balogun avait vu à la surprise générale sa peine être commuée en "un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an" par la commission de discipline de la FIFA.
"J'ai essayé de me concentrer du mieux que je pouvais à mesure qu'on approchait du match. Mais c'était difficile, il y a eu beaucoup de bruit extérieur, et c'est difficile à éviter", a ajouté le joueur de 25 ans, finalement titulaire lors d'un 8e de finale largement remporté par la Belgique (4-1).
Accueil des Suisses: entre fierté et retenue
L'équipe de Suisse a été acclamée pour son retour au pays après sa qualification historique pour les quarts de finale de la Coupe du monde. L'euphorie n'est toutefois pas au rendez-vous à Zurich.
Lorsque Johan Manzambi, la révélation du tournoi, a été interrogé sur son parcours riche en émotions - il a été élu deux fois meilleur joueur du match avant de devoir suivre les deux derniers matches depuis les tribunes en raison d’une contusion à un genou -, il a répondu: "Malheureusement, je me suis blessé, mais mes coéquipiers s'en sont quand même bien sortis." L'un des supporters présents s'est alors écrié: "Bien, mais pas très bien."
Cette remarque reflète l'accueil réservé à l’équipe mardi à midi. Certes, la Turbinenplatz, d'une superficie d'environ 14'000 mètres carrés et située dans l'un des quartiers les plus animés de Zurich, était bien remplie et certains, venus parfois de loin, étaient arrivés tôt pour s'assurer les meilleures places près de la scène.
Mais on ne ressentait pas de grande euphorie. Comparé à l'accueil réservé aux Norvégiens lundi à Oslo, où environ 90'000 supporters étaient présents, celui de Zurich s'est avéré modeste. La Norvège, tout comme la Suisse, a écrit une page de l'histoire du football national en se qualifiant pour les quarts.
On avait d'ailleurs l'impression que cet accueil relevait davantage d'une obligation. Après avoir atterri à l'heure prévue, vers 10h15, l'équipe a été conduite en bus vers un hôtel situé près de la Turbinenplatz. Avec un quart d'heure de retard, à 12h16, c'est d'abord l'ensemble du staff qui est monté sur scène.
Puis ce fut au tour de Murat Yakin de prendre la parole. Il a notamment déclaré: "Nous aurions aimé rester une semaine de plus (aux États-Unis), mais c'est bien sûr aussi agréable de pouvoir rentrer chez soi dans ces conditions. Nous avons vu de belles images montrant que l'on faisait la fête partout en Suisse. C'est admirable que les gens se soient levés à 3, 4 ou 5 heures du matin. Nous en avons tous eu la chair de poule."
En descendant de l'avion, Embolo portait une capuche rabattue sur sa casquette; sur scène, il ne portait plus qu'une casquette et cachait ses yeux derrière des lunettes de soleil. Sur une pancarte, on pouvait lire: "Breel, on est derrière toi - pas seulement quand tu gagnes. Merci pour ton engagement." Trois cœurs y étaient également dessinés. Ces messages d'encouragement ont sans doute fait du bien au Bâlois.
Le capitaine Granit Xhaka a eu le dernier mot au sein de l'équipe suisse: "Le fait qu'il y ait autant de monde ici ne va pas de soi, nous avons ressenti ce soutien. J'espère que nous avons pu vous rendre heureux." Le milieu de Sunderland a ajouté qu'ils n'avaient pas de joueurs de grand nom, mais en revanche beaucoup d'esprit d'équipe et d'énergie au sein de l'équipe.
"C'est ce qui caractérise la Suisse. C'est difficile de réaliser ce que nous avons accompli. Nous le ferons probablement pendant les vacances, quand nous aurons un peu ralenti le rythme. Dans l'ensemble, ce fut un bon tournoi. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli. Avec un peu de chance, nous aurions pu aller encore plus loin, mais cela fait partie du jeu. Nous acceptons les choses telles qu'elles se sont passées."
Par la suite, toute l'équipe a lancé des petits ballons dans la foule, avant que les joueurs ne quittent la scène, protégés de la foule, au bout d'une bonne demi-heure. Le car de l'équipe attendait devant l'hôtel. Place désormais à des vacances bien méritées.
Kym s'adjuge le derby suisse
Jérôme Kym (ATP 186) a remporté le derby suisse programmé au 1er tour du Swiss Open de Gstaad. L'Argovien est venu à bout du Zurichois Dylan Dietrich (ATP 618) 7-6 (7/3) 2-6 7-6 (7/5) mardi.
Quart de finaliste l'an dernier sur la terre battue de l'Oberland bernois, Jérôme Kym a eu besoin de 2h30 pour vaincre son compatriote, qui disputait son premier match sur le circuit principal. Il se frottera à Ignacio Buse (ATP 33) ou Stefanos Tsitsipas (ATP 85) au 2e tour.
Le duel n'a pas été aussi déséquilibré que la différence de classement ne pouvait laisser imaginer. Issu des qualifications, Dylan Dietrich a opposé une très belle résistance, parvenant même à breaker Jérôme Kym dès le troisième jeu de la partie pour prendre les commandes.
Présent dans le tableau principal à la faveur d'une invitation, Kym a recollé dans le sixième jeu avant de s'imposer au tie-break 7/3. Malmené dans le deuxième set, le géant argovien (198 cm) a également fait la différence au jeu décisif dans la troisième manche.
Jérôme Kym a conclu cette partie sur sa première balle de match, grâce à un retour gagnant, réussissant alors le seul mini-break de ce second tie-break. Il avait frisé la correctionnelle lorsque Dylan Dietrich s'était procuré trois balles de break à 4-3 en faveur du Zurichois dans le dernier set.
Stricker: "J'étais moi-même un peu surpris"
Dominic Stricker a brillamment remporté son premier tour au Swiss Open à Gstaad lundi. Le Bernois savait qu'il était prêt, mais son niveau l'a lui-même surpris.
Stricker ne sort pas de nulle part: il s'était hissé en huitièmes de finale de l'US Open en 2023, a fait partie du top 100 mondial et s'était adjugé en 2020 le tournoi junior de Roland-Garros. Ce qu'il a produit lundi soir sur la terre battue de Gstaad fait sans aucun doute partie de ce qu'il a réalisé de mieux.
Tombé à la 360e place du classement mondial, le Bernois de 23 ans a tenu en échec le spécialiste de terre battue et tête de série no 8 Jaume Munar (ATP 44). Service impeccable, coups droits puissants, montées au filet subtiles: jusqu'au score de 6-2 2-0, il a livré une partie quasi parfaite. "Franchement, j'étais moi-même un peu surpris de mon niveau", a déclaré Stricker durant un entretien accordé à Keystone-ATS.
Il a ensuite connu un léger creux, concédant son premier break de la partie. Mais le Suisse a gardé son sang-froid et a conclu la rencontre à 6-4.
Ce brillant exploit à Gstaad confirme toutefois le sentiment de Stricker avant le tournoi: il est à nouveau au top physiquement et prêt à se sublimer. "Je me sens à nouveau très bien sur le terrain, même si je rencontre encore parfois quelques difficultés avec mon jeu", a-t-il indiqué.
Dans l'Oberland bernois, tout a fonctionné sans accroc. "Chacun sait que j'ai le niveau, mais pouvoir le montrer ce jour-là devant ce public fantastique, c'est bien sûr super. C'est agréable de pouvoir à nouveau prendre le départ", s'est-il réjoui.
Il est clair que Dominic Stricker, le Suisse le plus talentueux de ces dernières années, peut à nouveau aborder l'avenir avec optimisme. À court terme, il souhaite accumuler un maximum de points à Gstaad puis la semaine prochaine lors du Challenger de Zoug, afin d'améliorer son classement et de pouvoir participer aux qualifications de l'US Open.
