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Audrey Werro écrase le 800 m, Del Ponte 7e du 100 m
Audrey Werro a confirmé son temps de Stockholm. A Ostrava, la Fribourgeoise de 22 ans a remporté le 800 m tout en maîtrise en 1'54''45.
Quelques jours après son chrono stratosphérique en Suède (1'53''98), l'athlète de Belfaux se présentait en leader sur ce meeting du Continental Tour. Pas de Keely Hodgkinson pour la pousser cette fois-ci, mais une vieille connaissance des haies en la personne de Femke Broeders-Bol, qui a quitté sa discipline du 400 m haies pour se lancer sur le double tour de piste. Et autant dire que la Néerlandaise a du potentiel puisqu'elle a pris la deuxième place en 1'57''13.
Seulement tout devant, il y a Audrey Werro. Une Werro qui a confirmé son changement de statut et qui est désormais vue comme une superstar. Il faut dire que la Fribourgeoise, qui a à nouveau célébré son triomphe comme une lionne, n'est pas si loin que ça du record du monde et c'est ce qui fait saliver les gens et les patrons de meeting.
Impériale, Audrey Werro a suivi la lièvre Nikola Bisova qui est bien passée sous les 56 secondes, comme cela avait été demandé par la Suissesse. Femke Broeders-Bol a pu suivre ce rythme infernal jusqu'aux 600 m. Après ce fut Werro face au chrono. Et avec ses 1'54''45, elle se place 8e sur la liste des meilleurs temps de l'histoire. Exceptionnel de maturité.
Golubic poursuit sa route
Viktorija Golubic (WTA 76) a passé le premier tour sur le gazon de Nottingham. La Zurichoise de 33 ans a dominé l'Américaine Sofia Kenin (WTA 104) 6-2 4-6 6-3.
Issue des qualifications où elle venait de battre...Kenin, Golubic a donc eu la chance d'affronter la vainqueure de l'Open d'Australie 2020 une deuxième fois en trois jours. Victorieuse 6-3 6-4 en 1h16 lors de ce premier duel, Golubic a cette fois dû s'employer davantage.
Après un premier set sans encombres, la Zurichoise a d'emblée cédé son service et n'a pas réussi à se ménager une balle de break au cours d'un deuxième set perdu 6-4. Menant ensuite rapidement 3-0, Golubic a failli craquer alors qu'elle menait 5-3. mais elle a su effacer les deux balles de break contre elle pour finalement s'imposer sur sa première balle de match.
Elle défiera la Turque Zeynep Sonmez (WTA 61) au prochain tour.
Masarova bute sur Siniakova
Rebeka Masarova (WTA 141) a vu son parcours berlinois se terminer au premier tour. La Bâloise de 26 ans a été battue sur le gazon allemand par la Tchèque Katerina Siniakova (WTA 34) 6-2 6-4.
Issue des qualifications, Masarova a cette fois trouvé à qui parler. Menée 2-1 après avoir perdu son service, Masarova a manqué deux balles de break pour revenir à 2-2 et elle a lâché dans le premier set.
Au cours de la seconde manche, elle a perdu une seule fois son engagement, mais n'est pas parvenue à se procurer la moindre balle de break. La Tchèque a conclu sur sa deuxième balle de match. Siniakova affrontera Jessica Pegula au tour suivant.
Les premières rencontres des Romands sont connues
La Swiss Football League a publié mardi le calendrier des dix premières journées de la saison 2026/27 de Super League. Lausanne et Servette se retrouveront en septembre pour un premier derby.
Le samedi 25 juillet, soit moins d'une semaine après la finale de la Coupe du monde, marquera le retour de la Super League. Le Lausanne-Sport, qui recevra Grasshopper en étant dirigé par son nouvel entraîneur Luka Elsner, et Servette, qui accueillera Bâle, ouvriront cette nouvelle saison avec des rencontres prévues à 18h00.
Le FC Sion, quatrième de la saison écoulée, se déplacera le lendemain à Berne pour affronter Young Boys (14h00). Le champion Thoune se rendra pour sa part en Suisse centrale et affrontera Lucerne, samedi à 20h30.
Comme l'indique la SFL, elle publiera les horaires des journées 11 à 22 durant la seconde moitié du mois de septembre. Les rencontres des journées 23 à 33 seront fixées pendant la trêve hivernale.
La Challenge League débutera dès le vendredi 24 juillet avec une journée complète. Yverdon Sport se déplacera chez le relégué Winterthour, tandis qu'Etoile Carouge recevra Aarau. Neuchâtel Xamax et le Stade Lausanne-Ouchy débuteront également devant leur public, respectivement face à Kriens et au Stade Nyonnais.
Une wild-card pour Stan Wawrinka à Londres
Stan Wawrinka fera ses adieux à Wimbledon dans le tournoi principal. Le Vaudois a reçu mardi une invitation des organisateurs.
Wawrinka, qui a remporté trois titres en Grand Chelem mais jamais Wimbledon, y jouera une dernière fois avant sa retraite. Son meilleur résultat au tournoi londonien est un quart de finale, un palier qu'il a atteint en 2015 (défaite contre Richard Gasquet) et en 2014 (éliminé par Roger Federer).
Le Bulgare Grigor Dimitrov, contraint à l'abandon par une blessure en 2025 alors qu'il malmenait le no 1 mondial Jannik Sinner, bénéficie également d'une invitation.
Toutes les autres wild-cards des tableaux de simple ont été attribuées à des joueurs et joueuses britanniques, deux invitations restant à attribuer chez les messieurs et une chez les dames.
En double, Alexander Bublik et Nick Kyrgios ont été conviés par les organisateurs. Joueurs parmi les plus spectaculaires du circuit, le Kazakhstanais et l'Australien sont également d'excellents joueurs sur gazon: Bublik a remporté deux fois le tournoi de Halle (2023, 2025) et Kyrgios s'est hissé en finale de Wimbledon en 2022.
Venus et Serena Williams disputeront le double ensemble
Serena et Venus Williams feront équipe en double à Wimbledon. Elles ont reçu mardi une invitation des organisateurs.
Les deux soeurs, qui ont repris leur carrière après une longue pause à l'été 2025 pour Venus (bientôt 46 ans), et début juin au tournoi du Queen's pour Serena (44 ans), ont remporté 14 tournois du Grand Chelem en double. Elles ont remporté ensemble Wimbledon à six reprises, pour la dernière fois en 2016.
Si Venus s'est parfois alignée en simple depuis son retour sur le circuit, sa cadette n'a jusqu'à présent que rejoué en double. Associée à Victoria Mboko au Queen's, Serena Williams a passé un tour avant d'être contrainte au forfait par une blessure de la Canadienne.
La lauréate de 23 titres du Grand Chelem (en simple) doit entamer plus tard dans la journée de mardi son deuxième tournoi depuis sa reprise, aux côtés de la Tchèque Karolina Muchova au WTA 500 de Berlin.
Antonio Rüdiger prolonge au Real Madrid jusqu'en 2027
Antonio Rüdiger poursuit l'aventure avec le Real Madrid. Le club merengue a annoncé mardi la prolongation d'une saison du contrat du défenseur international allemand.
"Le Real Madrid et Antonio Rüdiger se sont mis d'accord sur la prolongation du contrat de notre joueur, qui restera au club jusqu'au 30 juin 2027", a indiqué le Real dans un communiqué.
Le défenseur central de 33 ans, qui dispute actuellement la Coupe du monde, avait rejoint le géant espagnol en provenance de Chelsea en 2022, après avoir joué pour Stuttgart et la Roma.
Avec Madrid, Rüdiger a remporté la Liga et la Ligue des champions en 2024 ainsi que la Coupe du roi en 2023.
"Nous sommes l'équipe la plus maltraitée du Mondial"
La sélection iranienne a dit lundi être "la plus maltraitée" de la Coupe du monde. Elle a dénoncé "un désastre" logistique, en référence aux difficultés rencontrées pour accéder aux Etats-Unis.
"Nous sommes l'équipe la plus maltraitée de toute la Coupe du monde", a asséné le sélectionneur Amir Ghalenoei lors d'une conférence de presse après le match nul (2-2) de son équipe face à la Nouvelle-Zélande, lors de son premier match du Mondial à Los Angeles.
Après des mois d'incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient, l'Iran participe bien au tournoi mais a déplacé à la dernière minute son camp de base au Mexique, plutôt que de s'installer dans l'Arizona, et a vu les Etats-Unis refuser des visas à une quinzaine de membres de sa délégation.
L'attaquant Mehdi Taremi a lui expliqué en zone mixte devoir repartir dès lundi soir à Tijuana (Mexique) avec son groupe, avant de revenir à Los Angeles pour affronter la Belgique dimanche. "C'est beaucoup de stress pour les joueurs, nous avons peu de soutien, je pense que la FIFA aurait pu mieux faire."
"Nous sommes fatigués de cette situation, nous avons eu de nombreux problèmes ces derniers mois, on veut juste la paix, la joie, ce sont les slogans de la FIFA, non?", a-t-il ajouté.
L'attaquant vedette de 33 ans a révélé que le président de la FIFA Gianni Infantino avait rendu visite aux joueurs dans le vestiaire.
"On lui a demandé les mêmes choses (...) il veut aider, mais il y a d'autres problèmes" qui les entravent, a-t-il dit sans mentionner directement l'administration américaine.
Taremi a aussi remercié "les supporters de Los Angeles", qui ont poussé fort derrière la Team Melli. De nombreux membres de la communauté iranienne locale ont toutefois manifesté leur hostilité à la République islamique, tout en encourageant les joueurs.
Dino Toppmöller nouvel entraîneur de Lens
Lens a annoncé mardi l'arrivée pour deux ans de l'entraîneur allemand Dino Toppmöller. Il succède à Pierre Sage, parti à Crystal Palace.
Réputé pour être francophile, cet ancien adjoint de Julian Nagelsmann à Leipzig (2020-2021) puis au Bayern Munich (juillet 2021-mars 2023) a connu sa seule expérience d'entraîneur principal au haut niveau à Francfort (juillet 2023-janvier 2026).
A 45 ans, il aura la lourde tâche de relayer Pierre Sage, qui a emmené Lens jusqu'à sa première Coupe de France et à la deuxième place de la Ligue 1 au terme de la saison écoulée.
"Dino a exactement le profil que nous recherchions, affirme le directeur sportif lensois Jean-Louis Leca dans le communiqué du club. C'est un entraîneur qui a dirigé 45 rencontres européennes, qui connaît la Ligue des champions, qui parle plusieurs langues dont le français et qui a la réputation de faire progresser les jeunes joueurs (...) Dino est un adepte de la défense à trois et sa volonté de produire un football tourné vers l'avant colle à notre ADN."
Hervé Renard nouveau sélectionneur de la Tunisie
Hervé Renard dirigera la Tunisie pour le reste de la Coupe du monde. Le président de la Fédération tunisienne a officialisé mardi l'arrivée du technicien français.
Si Mondher Kebaier avait été nommé pour assurer l'intérim dans un premier temps, c'est finalement Hervé Renard qui devient sélectionneur de la Tunisie. Cette décision résulte de la déroute des Aigles de Carthage contre la Suède (5-1) dimanche, lors de leur entrée en lice dans la compétition.
"Le président de la Fédération tunisienne de football Moez Nassari a annoncé qu'un accord officiel avait été conclu avec l'entraîneur français Hervé Renard pour qu'il prenne les rênes de l'équipe nationale de football jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2026", a annoncé la télévision publique tunisienne.
"Renard arrivera mardi à Monterrey où il dirigera la première séance d'entraînement avec l'équipe" basée au Mexique durant ce Mondial, a ajouté le média officiel.
Le natif d'Aix-les-Bains a notamment dirigé l'Arabie Saoudite lors du dernier Mondial, où les Saoudiens avaient créé la surprise en battant l'Argentine, future championne du monde, 2-1. Il a également été sélectionneur du Maroc et de la Côte d'Ivoire, entre autres nations africaines.
L'Iran et la Nouvelle-Zélande dos à dos
La Nouvelle-Zélande et l'Iran ne sont pas parvenus à se départager lundi lors de leur baptême du feu dans le Mondial 2026. Les deux équipes ont fait match nul 2-2 lundi à Los Angeles.
Après des semaines d'incertitudes et de polémiques autour de l'obtention d'un visa d'entrée pour les Etats-Unis, la sélection iranienne a finalement pu disputer le premier de ses trois matches de la phase de groupe planifié sur le sol américain. Pour son entrée en matière, elle faisait face à la plus faible de cette Coupe du monde, du moins selon le classement FIFA (réd. la Nouvelle-Zélande y figure au 85e rang, l'Iran au 20e).
Les Kiwis ont rapidement ouvert la marque à la 6e grâce à un tir à bout portant d'Elijah Just. Discrète jusqu'alors, la "Team Melli" est parvenue à semer le trouble dans la défense des Océaniens à la 32e, lorsque le vétéran de 26 ans Ramin Razaeian a égalisé d'une reprise de l'extérieur du pied.
Dans cette rencontre décousue, Just a réalisé le doublé à la 54e pour permettre à l'équipe à la fougère argentée de reprendre les devants. Huit minutes plus tard, Mohammad Mohebi a ramené le score à deux partout d'une tête imparable pour le portier néo-zélandais Max Crocombe.
A la faveur du match nul 1-1 entre l'Egypte et la Belgique, toutes les équipes sont à égalité dans le groupe G avec un point. Dimanche, l'Iran reviendra à Los Angeles pour y affronter la Belgique, tandis que la Nouvelle-Zélande croisera le fer avec l'Egypte à Vancouver.
Femke Broeders-Bol attendue pour ses débuts sur 800m
La star néerlandaise Femke Broeders-Bol est attendue mardi soir à Ostrava pour son tout premier 800m en extérieur. Elle y affrontera la Fribourgeois Audrey Werro.
Double médaillée de bronze olympique (2021, 2024) derrière l'intouchable Sydney McLaughlin-Levrone et double championne du monde (2023, 2025) du 400m haies, Femke Broders-Bol avait annoncé à l'automne clore le chapitre des haies basses pour débuter celui du demi-fond, "un grand changement plein d'incertitudes".
"Je pense qu'elle va surprendre beaucoup de monde sur ce premier mois de compétition", affirme auprès de l'AFP son coach, le Fribourgeois Laurent Meuwly.
Huit mois plus tard, elle s'apprête à prendre mardi à Ostrava le départ de son tout premier 800m en extérieur. "Il y a beaucoup d'excitation parce que ça a été une longue période sans compétition, souligne Meuwly. On a hâte du nouveau challenge."
Pour passer d'une discipline à l'autre, Femke Broeders-Bol (elle s'est mariée au printemps avec le perchiste belge Ben Broeders) a dû s'armer de patience. Patience d'abord en raison d'une blessure au pied qui a écourté sa saison hivernale, réduite à un premier et unique 800m lors du meeting de Metz (1'59''07).
Patience ensuite quand elle a dû s'abstenir de courir pendant plusieurs semaines pour se soigner: "on a fait beaucoup de vélo, de crosstrainer (vélo elliptique)", explique l'ancien entraîneur-chef des équipes suisses de sprint, de haies et de relais. Un mal pour un bien selon lui puisque son athlète a ainsi pu faire "beaucoup de volume en aérobie".
Dès sa première course mardi, elle sera confrontée à la crème de la crème d'une discipline en pleine ébullition, avec à ses côtés au départ la Fribourgeoise Audrey Werro, devenue début juin la troisième meilleure performeuse de l'histoire sur la distance (1'53''98).
"Physiquement, je ne me fais pas de soucis et je pense qu'elle va surprendre beaucoup de monde sur ce premier mois de compétition", affirme Laurent Meuwly, qui voit Broeders-Bol capable de courir "en 1'56" dès sa première sortie, "et très rapidement 1'55, 1'54".
Sur le papier, la Néerlandaise a des qualités de vitesse inédites sur 800m: un record personnel sur 200m (22''64) digne d'une finale européenne et un record du monde sur 400m en salle en 49''17, quasiment deux secondes de mieux que les temps de référence déjà solides d'Audrey Werro (51''03) et de la championne olympique britannique Keely Hodgkinson (51''14).
"Pour Femke, passer au 400m en 56 secondes (les allures du top niveau mondial), c'est lent", souligne Meuwly.
"Femke est très analytique, elle regarde beaucoup de courses pour voir les placements, les décisions tactiques, ça l'intéresse beaucoup mais c'est sûr que c'est là qu'elle est en-dessous des autres et qu'elle va devoir faire ses armes", relève le coach.
"Elle n'a fait qu'un 800m dans sa vie, Audrey (Werro) et Keely (Hodgkinson) ont dû en faire une centaine", ajoute-t-il.
Reste à savoir si Broeders-Bol pourra rivaliser dès cette année avec Werro et Hodgkinson, bien parties pour se livrer une bataille afin de battre le plus vieux record du monde de l'athlétisme (1'53''29 par la Tchèque Jarmila Kratochvilova en 1983).
"Si elles sont toutes les trois en finale à Birmingham (aux championnats d'Europe en août), ça va être intéressant de voir la stratégie de course, savoure déjà le coach suisse. Dans tous les cas, j'espère que ça va nous amener de belles courses jusqu'à Los Angeles en 2028 (pour les Jeux olympiques)!"
Dans les coulisses des "espions" de l'équipe de Suisse
Trois analystes vidéo figurent dans le staff de Murat Yakin à la Coupe du monde. Leur mission consiste à identifier les forces et les faiblesses de tous les adversaires de l'équipe de Suisse.
Dans quelle direction aime partir le Canadien Tajon Buchanan lorsque son équipe lance une attaque? Quelle erreur de placement commet le plus souvent le Bosnien Tarik Muharemovic? Quel geste technique le Qatarien Yusuf Abdurisag affectionne-t-il particulièrement? Voilà le genre de questions auxquelles Kevin Ehmes, Adnan Alicajic et Julian Lauer se sont consacrés intensivement ces derniers mois.
Ils ont épluché des données, effectué des recherches de fond et visionné d'innombrables vidéos afin de préparer l'équipe de Suisse à ses adversaires du Mondial.
Pour chacun des 26 joueurs figurant dans les effectifs du Qatar, de la Bosnie-Herzégovine et du Canada, ils ont réalisé des montages vidéo mettant en lumière ses points forts et ses points faibles. Même lorsqu'un joueur ne devrait pratiquement pas fouler la pelouse, les trois analystes collectent des informations à son sujet et les synthétisent.
Les vidéos durent généralement une à deux minutes pour les remplaçants et trois à quatre minutes pour les cadres. "Que les joueurs regardent ensuite tout cela dans le détail est une autre histoire", sourit Kevin Ehmes. Certains emportent par exemple leur tablette sur leur vélo stationnaire pour visionner les séquences.
Le premier, citoyen de Sainte-Croix, s'était notamment occupé des analyses vidéo lors de l'Euro féminin 2025 pour la Suisse. Lauer avait auparavant collaboré avec Ehmes et occupait récemment le poste d'entraîneur-adjoint au FC Augsbourg.
Pour le Mondial, les tâches ont été réparties: Ehmes s'est chargé du Qatar, Lauer s'est concentré sur le Canada et Alicajic de la Bosnie-Herzégovine, notamment en raison de ses origines. Ce dernier lit d'ailleurs attentivement la presse bosnienne pour se tenir informé des dernières nouvelles entourant cette sélection.
La majeure partie du travail s'effectue désormais au bureau. Grâce à la quantité considérable de données et d'images vidéo disponibles aujourd'hui, il n'est plus nécessaire de multiplier les déplacements. A ses débuts, Kevin Ehmes s'était par exemple rendu à deux reprises aux Îles Féroé pour analyser un futur adversaire. Pour une sélection plus mystérieuse comme le Qatar, certains matches amicaux ont toutefois été observés sur place.
Les trois analystes récoltent aussi des données sur les éventuels adversaires des 16es de finale. Avec l'élargissement du tournoi et le nouveau format, pas moins de 28 équipes peuvent encore se retrouver sur la route de la Suisse. Une tâche gigantesque qui les oblige à solliciter l'aide de collaborateurs de l'ASF restés au pays.
Il reste en contact permanent avec Alicajic et Lauer, installés en tribune, qui lui transmettent leurs observations en direct. Il lui arrive parfois d'être tellement absorbé par l'analyse d'une situation de jeu qu'il en oublie même de célébrer un but.
Mais ce type d'analyse approfondie ne fait pas l'unanimité partout. Les critiques rappellent volontiers qu'au football, le hasard - ou ce fameux "momentum" propre au sport - conserve une importance majeure. Un tir dévié, une expulsion précoce ou un éclair de génie individuel peuvent réduire à néant la préparation la plus méticuleuse en l'espace de quelques secondes.
Ehmes, Alicajic et Lauer s'interrogent eux aussi régulièrement sur leur influence réelle sur les résultats. "Nous sommes conscients des limites de notre travail", reconnaît Ehmes. "Nous essayons de préparer les choses du mieux possible afin d'augmenter les probabilités de succès. Mais au final, tout se joue dans les pieds des joueurs sur le terrain."
La France et l'Argentine entament leur Mondial
La France et son armada offensive entament leur Mondial mardi (21h en Suisse) avec un premier défi contre le Sénégal. Les Bleus se présentent une nouvelle fois parmi les favoris, comme l'Argentine.
Kylian Mbappé, Ousman Dembélé, Désiré Doué, Bradley Barcola, Michael Olise, Rayan Cherki... La liste des éléments offensifs de l'équipe de France a de quoi faire frémir chacune des 48 nations de cette Coupe du monde 2026. Mais pour le sélectionneur Didier Deschamps, choisir le quatuor offensif qui offrira stabilité et efficacité à son 4-2-3-1 s'apparente aussi à un casse-tête.
En face, le Sénégal n'arrive pas vraiment avec plus de certitudes. Vainqueurs sur le terrain de la Coupe d'Afrique des nations puis dépossédés de leur couronne après une finale chaotique contre le Maroc, les Sénégalais ont vécu une préparation agitée en raison de l'incertitude entourant le sort de leur sélectionneur Pape Thiaw, qui n'a toujours pas prolongé un contrat pourtant terminé en février.
Si elle reste sur la même dynamique en ayant remporté la Copa America en 2024 avant de survoler les qualifications, l'Albiceleste peut aussi compter sur une forte stabilité: 17 des 26 champions du monde il y a quatre ans sont à nouveau présents cette année.
Mondial: L'Uruguay bute sur l'Arabie saoudite
L'Arabie saoudite a accroché l'Uruguay 1-1 lundi à Miami à l'occasion de son entrée en lice dans le Mondial 2026. Les Faucons ont mené jusqu'à 10 minutes du terme, avant de concéder l'égalisation.
Dans la torpeur du chef-lieu floridien, l'Arabie saoudite a cru pendant 80 minutes réitérer son exploit de l'édition 2022, où elle avait infligé une défaite retentissante à l'Argentine (2-1). Malgré une excellente prestation de son gardien Mohammed Al Owais, la sélection saoudienne a fini par céder sur une réussite de par Maximiliano Araujo, mais obtient un match nul inattendu.
Après un début de rencontre où la Celeste est restée inoffensive malgré la possession de balle, le coéquipier de Cristiano Ronaldo à Al-Nassr Abdulelah Al Amri a ouvert la marque à la 41e, profitant d'un ballon relâché par le portier uruguayen Fernando Muslera. Surprise, la sélection de Marcelo Bielsa s'est cependant montrée plus en verve au retour des vestiaires.
Après le match nul surprise entre l'Espagne championne d'Europe et le Cap-Vert (0-0), toutes les équipes du groupe H se retrouvent à égalité. L'Arabie saoudite, 61e nation mondiale selon le classement FIFA, peut espérer se qualifier pour la phase à élimination directe pour la première fois depuis la Coupe du monde de 1994.
Désormais, les Faucons vont retrouver une Espagne forcément revancharde dimanche à Atlanta, tandis que les protégés de Marcelo Bielsa restent en Floride pour affronter le Cap-Vert.
