Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Olise dynamite l'Irlande du Nord
Pour son dernier match de préparation avant le début de la Coupe du monde, la France a dominé l'Irlande du Nord 3-1. Michael Olise a réalisé un triplé.
Le joueur offensif du Bayern Munich a été intenable. C'est lui qui a ouvert le score à la 43e, juste avant la mi-temps. Le joueur né à Londres a été le plus prompt à jaillir sur un rebond.
De retour des vestiaires, la France a continué à attaquer et Olise a repris dans la surface de réparation un ballon du gauche en ne laissant aucune chance au portier nord-irlandais.
La réduction du score de Patrick Kelly (64e) permettra à Didier Deschamps d'avoir des choses à régler avant le début de la compétition. Olise lui est plutôt bien réglé, surtout que sa frappe enroulée du gauche à l'extérieur des seize mètres a fait mouche.
Comme en 2002, la France commencera son Mondial face au Sénégal le 16 juin. Elle défiera ensuite l'Iraq et la Norvège pour terminer.
Un feu de brousse menace le camp de base de la Suisse
Un feu de brousse menace le camp de base de l'équipe de Suisse lundi à San Diego. Le centre d'entraînement et hôtel de la sélection se trouvent dans la zone à risque. L'ASF suit la situation de près.
L'incendie s'est déclaré vers 9h30 (18h30 en Suisse) dans la Sorrento Valley, selon la chaîne d'informations locale ABC 10News. Il s'est rapidement propagé pour atteindre une surface d'une vingtaine d'hectares, dans cette zone broussailleuse située au sud de la Jewish Academy, où s'est entraînée l'équipe de Suisse lundi matin.
Les joueurs de Murat Yakin ont toutefois pu terminer leur séance sans souci avant de regarder leur hôtel, a précisé un attaché de de presse de l'ASF à Keystone-ATS. "La FIFA surveille la situation et nous a pour l'instant assuré qu'il n'y avait aucun problème pour nous", a expliqué cette même source.
La police de San Diego a émis des ordre d'évacuations pour plusieurs zones d'habitation situées non loin du feu, mais pas pour celle dans laquelle se trouve l'hôtel des Suisses. Celle-ci est toutefois concernée par une alerte orange, synonyme de grande vigilance.
Platini porte plainte contre Infantino pour trafic d'influence
Michel Platini a porté plainte lundi contre le patron de la FIFA Gianni Infantino. Ceci pour "dénonciation calomnieuse" et "trafic d'influence".
Il s'agit de sa riposte dans l'affaire qui a brisé en 2015 son ascension vers le sommet du football mondial, selon un communiqué. Cette plainte, qui vise également deux ex responsables de la FIFA, est assortie d'une constitution de partie civile et va donc "entraîner la désignation d'un juge d'instruction", précise l'ex-légende des Bleus.
Il avait déposé deux plaintes simples en 2018 puis 2021 dans le même dossier, respectivement pour dénonciation calomnieuse contre X puis pour trafic d'influence contre Gianni Infantino, toutes deux transmises à la justice suisse: la première a été considérée comme prescrite et la seconde classée sans suite en octobre dernier.
Le triple Ballon d'Or va parallèlement engager une procédure civile en responsabilité contre l'instance du foot mondial, "pour obtenir la réparation de l'ensemble des préjudices" liés "aux manoeuvres utilisées pour l'empêcher d'être élu président de la FIFA en 2015", explique-t-il.
"Je ne vais pas lâcher les gens qui m'ont fait du mal", promettait-il en mars dernier sur l'antenne de RMC, évoquant l'affaire d'escroquerie qui a précipité sa chute avant de se conclure par un acquittement définitif en Suisse, en août 2025.
Michel Platini estime que Gianni Infantino, qui fut son numéro deux à l'UEFA, mais aussi l'ex-directeur juridique de la FIFA Marco Villiger et l'ex-président de sa commission d'audit Domenico Scala, ont "oeuvré pour (l')écarter de la course à la présidence" de l'organisation, par des "accusations totalement infondées".
La révélation, à l'automne 2015, d'un paiement de deux millions de francs fait au Français par la FIFA quatre ans plus tôt, avait entraîné une succession de procédures disciplinaires puis pénales, au moment même où Michel Platini semblait idéalement placé pour prendre la tête de la FIFA.
La mise à l'écart de l'ex-capitaine des Bleus avait ouvert la voie à l'élection inattendue en février 2016 de son secrétaire général à l'UEFA, Gianni Infantino.
Le Valaisan a été reconduit sans opposition en 2019 et 2023, et briguera un nouveau mandat en mars prochain.
L'alerte de Xhaxa "n'a pas semé le trouble", assure Aebischer
La mise en garde de Xhaka après le nul contre l'Australie "n'a pas semé le trouble" au sein de l'équipe de Suisse. "C'était une bonne déclaration de sa part", a assuré Aebischer lundi à San Diego.
Le milieu de terrain fribourgeois (29 ans) est revenu sur les propos de son capitaine, qui a soutenu samedi, après la répétition générale contre les Socceroos (1-1), que la Suisse "devait se ressaisir" si elle ne voulait pas quitter le Mondial "après trois matches".
"On a tous vu son interview. C'était une bonne déclaration de sa part. C'est le capitaine, il veut que tout le monde soit à 100% pendant 90 minutes. On veut franchir cette étape pour devenir une grande équipe, pour réussir un grand tournoi", a estimé Aebischer lors d'une conférence de presse.
Le demi de Pise, qui ambitionne de jouer les premiers rôles au sein du onze de Murat Yakin, a affirmé que la sortie de Xhaka n'avait pas altéré l'ambiance au sein du groupe. "Ce genre de choses ne sème pas le trouble chez nous. Ça fait déjà longtemps qu'on est ensemble et il en faut un peu plus pour qu'on s'inquiète", a-t-il assuré.
Concernant un éventuel manque d'intensité à l'entraînement, le Singinois a aussi tenu à nuancer les propos de Xhaka: "Chaque joueur fonctionne différemment. Certains s'entraînent peut-être de manière un peu plus détendue, mais sont toujours prêts le jour du match. D'autres ont besoin de se donner à fond pendant la semaine pour être prêts le week-end."
Le voyage et l'adaptation au décalage horaire ont également joué un rôle non négligeable lors de la première semaine en Californie. "Ça été un petit sujet dans la gestion de la charge de travail", a relevé Aebischer. "C'est peut-être aussi pour cette raison que tout ne s'est pas déroulé comme Granit l'avait imaginé."
Federer disputera une exhibition à New York
Roger Federer va refouler le court Arthur-Ashe, où se déroulera l'US Open du 30 août au 13 septembre. L'homme aux 20 titres en Grand Chelem disputera une exhibition cinq jours avant le début du tournoi principal.
Le Bâlois de 44 ans fera son retour sur le court Arthur-Ashe lors d'un match d'exhibition aux côtés d'Andy Roddick, vainqueur de l'US Open 2003 et l'un de ses anciens rivaux, ainsi que d'autres légendes du tennis et vainqueurs du tournoi new-yorkais, comme Andre Agassi et John McEnroe. D'autres célébrités et surprises mémorables agrémenteront la soirée - qui débutera à 19h heure locale le mardi 25 août - promettent les organisateurs.
La dernière participation de Federer à Flushing Meadows remonte à 2019. Il reste le seul joueur (dames et messieurs confondus) à avoir remporté cinq titres consécutifs en simple (2004-2008) dans le tournoi.
"L'US Open a toujours été l'un des tournois les plus importants pour moi", a déclaré Federer, cité dans le communiqué des organisateurs. "Tant de moments inoubliables de ma carrière se sont déroulés à New York, et le court Arthur-Ashe occupe une place particulière dans mon cœur. Revenir ici et partager cette soirée avec Andy, Andre et John la rend encore plus spéciale. Je suis impatient de célébrer ces souvenirs, de revoir les fans et de passer une soirée inoubliable ensemble."
En janvier, l'homme aux 20 titres en Grand Chelem avait déjà effectué son retour à Melbourne lors de l'Australian Open pour y disputer un double d'exhibition avec Andre Agassi, ainsi que les Australiens Patrick Rafter et Lleyton Hewitt, tous anciens numéros un mondiaux.
Lassana Diarra a trouvé un accord avec la FIFA
L'ex-international français Lassana Diarra a trouvé un accord avec la FIFA, a appris l'AFP de source proche du dossier lundi.
Il réclamait 65 millions d'euros de dommages et intérêts à la Fédération internationale et à la Fédération belge dans une affaire liée aux droits des transferts
Le 4 octobre 2024, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), saisie par Lassana Diarra, avait jugé que des règles de la FIFA encadrant les mutations entre clubs étaient "contraires" au droit de l'Union européenne et "de nature à entraver la libre circulation" des footballeurs professionnels, bouleversant ainsi le système de transferts.
L'ancien joueur des Bleus (35 sélections) avait annoncé en octobre dernier se tourner vers la justice belge pour mettre en oeuvre l'arrêt de la CJUE.
Contactée par l'AFP, la FIFA a indiqué qu'"à la suite de l'accord global auquel ils sont parvenus, M. Lassana Diarra et la FIFA ont mis fin à toutes les procédures judiciaires les opposant", ajoutant que la FIFA "ne reconnait aucune faute, et n'a réalisé aucun paiement d'indemnité".
Les avocats de Lassana Diarra ont eux indiqué ne pas pouvoir faire de commentaire à ce stade.
Conséquence: le club belge de Charleroi avait finalement renoncé au recrutement du Français par crainte d'avoir à assumer une partie de ces pénalités, conformément au règlement de la FIFA étudié par la CJUE. A la suite de la décision de la CJUE appelée "arrêt Diarra", la FIFA a ajusté sa réglementation sur les transferts de joueurs.
La fondation Justice for Players s'est également lancée dans une action collective ("class action") visant à plus de justice dans les transferts, une initiative rejointe par différents syndicats nationaux de footballeurs professionnels, dont le syndicat français (UNFP).
Eriksen devrait "rapidement" sortir de l'hôpital
Christian Eriksen, qui porte un stimulateur cardiaque depuis un malaise en plein match en 2021 et qui s'est de nouveau effondré sur le terrain dimanche, "va bien".
Le milieu de terrain danois devrait "rapidement" sortir de l'hôpital, a dit lundi sa fédération.
"J'ai parlé avec Christian ce matin (lundi matin), et il va bien. Il est avec sa famille et a bon moral. On s'attend à ce qu'il puisse être rapidement autorisé à sortir et à rentrer chez lui", déclare le médecin de la sélection Morten Boesen cité dans un communiqué de la DBU publié sur les réseaux sociaux.
Aucune information sur la nature du malaise du joueur ni sur son impact sur sa carrière n'a été communiquée. "Nous prenons bien soin des joueurs et du staff et nous restons en contact régulier avec eux", ajoute simplement Boesen.
Agé de 34 ans, le joueur s'est effondré à la 64e minute d'un match amical opposant le Danemark à l'Ukraine. Les soigneurs ont aussitôt accouru auprès de lui et la rencontre, qui se disputait à Odense dans le centre du pays scandinave, a été arrêtée par l'arbitre un quart d'heure plus tard.
Après avoir reçu des soins, le milieu offensif s'est relevé et a quitté le terrain par ses propres moyens, avait précisé le médecin après l'incident. Il a ensuite été transporté au Centre hospitalier universitaire d'Odense.
Ce malaise a ravivé le souvenir du match d'ouverture de l'Euro 2021 à Copenhague lors duquel Christian Eriksen avait été victime d'un arrêt cardiaque. Il s'était ensuite fait implanter un défibrillateur sous-cutané et avait pu reprendre sa carrière début 2022, huit mois après l'accident.
Les Espagnols Yamal et Williams aptes, selon leur sélectionneur
Les jeunes ailiers espagnols Lamine Yamal et Nico Williams "seront disponibles" pour l'entrée en lice de la Roja à la Coupe du monde (11 juin-19 juillet).
Leur sélectionneur Luis de la Fuente l'a assuré dimanche.
Dynamiteurs de leur équipe au dernier Euro, le prodige du FC Barcelone et le virevoltant attaquant de Bilbao sont tous deux gênés à la cuisse gauche. L'ailier d'Osasuna Victor Munoz est également blessé mais sera lui aussi disponible contre le Cap-Vert. Ils n'ont pas fait le déplacement à Puebla, au Mexique, où la Roja jouera lundi un ultime amical contre le Pérou.
"Nous regrettons qu'ils ne soient pas avec nous, mais les services médicaux et les préparateurs physiques nous recommandaient de les laisser" au camp de base aux Etats-Unis, a expliqué en conférence de presse Luis de la Fuente. "Les trois seront disponibles pour le prochain match", donc le début de la Coupe du monde, a-t-il dit.
Yamal, 18 ans et tête d'affiche de l'Espagne, s'est blessé fin avril avec le Barça. Sans lui, les champions d'Europe ont concédé le nul en amical contre l'Irak, jeudi à La Corogne.
L'Espagne, championne d'Europe en titre, démarrera la compétition coorganisée par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique contre les Cap-Verdiens le 16 juin, dans le groupe H. En plus du Cap-Vert, la Roja se mesurera à l'Arabie saoudite et à l'Uruguay en poules.
Florentino Perez réélu président du Real Madrid jusqu'en 2030
Le président emblématique du Real Madrid Florentino Perez a été réélu dimanche soir jusqu'en 2030 pour un huitième mandat à la tête de la Maison Blanche.
Il était défié dans les urnes pour la première fois depuis 2009, par l'entrepreneur Enrique Riquelme.
"Nous avons gagné sur toutes les tables électorales, c'est-à-dire auprès de toutes les tranches d'âge, et nous avons obtenu le deuxième meilleur résultat de l'histoire", a déclaré Perez, 79 ans, félicité quelques secondes plus tôt par son rival avant la publication officielle des résultats.
Plusieurs sondages réalisés par des médias espagnols placent l'homme d'affaires largement en tête, avec entre 60 et 70% des votes des "socios" (supporters-actionnaires en Espagne), appelés aux urnes pour la première fois depuis 20 ans.
Ces élections anticipées avaient été convoquées par Perez lui-même lors d'une conférence de presse au terme d'une deuxième saison consécutive sans titre majeur, alors qu'il avait été réélu sans opposition pour la quatrième fois en janvier 2025.
Le président madrilène, en poste depuis 2009 après un premier mandat entre 2000 et 2006, a confirmé dans son discours que la première décision forte de son huitième mandat serait le retour de l'entraîneur portugais José Mourinho, 13 ans après son premier passage sur le banc merengue.
La voie royale pour la Suisse dans son groupe
Avec le Qatar, la Bosnie-Herzégovine et le Canada, trois adversaires n'ayant jamais atteint la phase à élimination directe, la Suisse a hérité du groupe le plus faible du Mondial 2026.
La première place doit être l'objectif de la sélection de Murat Yakin.
De nombreuses nations en rêvaient, mais c'est bien la Suisse qui a décroché le gros lot en décembre lors du tirage au sort de la phase de groupes. Placée dans le chapeau 2, elle a hérité d'une des trois nations organisatrices, le Canada et son statut de tête de série.
Si l'on se fie au classement FIFA - une hiérarchie toute relative puisque l'Italie, absente du Mondial depuis 2014, y est classée 12e -, le groupe B est de loin la plus faible des douze poules de l'édition 2026. La Suisse est 19e, le Canada 30e, le Qatar 55e et la Bosnie 65e.
Murat Yakin et ses hommes ont maîtrisé leur campagne qualificative, même s'ils ont dû attendre la dernière journée pour composter leur billet. Leur principal atout est sans doute la stabilité: le sélectionneur peut se baser sur un onze clairement établi et expérimenté, articulé autour de la colonne vertébrale Kobel-Akanji-Xhaka-Embolo.
La Suisse a brisé son plafond de verre à l'Euro, atteignant à deux reprises les quarts de finale. Parviendra-t-elle à le faire également sur la plus grande scène internationale, après avoir échoué tant de fois en huitièmes (1994, 2006, 2014, 2018 et 2022)?
La star de la sélection canadienne se nomme Alphonso Davies. Le latéral gauche du Bayern Munich (25 ans), gêné par des blessures depuis plusieurs mois, va toutefois manquer le match d'ouverture face à la Bosnie le 12 juin à Toronto.
Son entraîneur Jesse Marsch pourra en revanche compter sur Jonathan David, le meilleur buteur de l'histoire de la sélection (39 buts) à seulement 26 ans. L'attaquant de la Juventus sera la principale menace offensive du onze à la feuille d'érable.
Déjà présent il y a douze ans, l'inusable Edin Dzeko est la figure de proue des "Dragons". A 40 ans, le meilleur buteur de la sélection (148 capes, 73 buts) a une occasion d'entrer un peu plus dans la légende en qualifiant la Bosnie pour une première phase à élimination directe.
Mais le sélectionneur Sergej Barbarez, un ancien attaquant reconverti joueur de poker professionnel, peut également compter sur deux jeunes talents pour animer son attaque: Esmir Bajraktarevic (21 ans) et Kerim Alajbegovic (19 ans). Le deuxième s'est révélé cette saison à Salzbourg, marquant notamment un doublé contre Bâle en Europa League.
Les Grenat ont peiné pour obtenir leur billet, subissant de cuisantes défaites en qualification contre le Kirghizistan (3-1) et les Emirats arabes unis (5-0) qui ont coûté leur place à deux entraîneurs espagnols, Tintin Marquez et Luis Garcia. C'est leur compatriote Julen Lopetegui, ex-sélectionneur de la Roja, qui a finalement mené le Qatar à sa deuxième Coupe du monde.
Son équipe est composée exclusivement de joueurs évoluant dans le championnat qatarien, hormis l'arrière gauche Homam Al-Amim, qui joue en 2e division espagnole. Le meilleur joueur est sans aucun doute Akram Afif (126 sélections, 40 buts), qui n'a toutefois jamais réussi à s'imposer en Europe.
Xhaka agacé, Ndoye affûté: un bilan mitigé
La Suisse a livré une prestation en demi-teinte samedi face à l'Australie (1-1), à une semaine de son entrée en lice à la Coupe du monde.
Voici, en quatre points, ce qu'il faut retenir de ce dernier match de préparation.
Ce n'est pas la première fois que Xhaka formule ce genre de critiques. A l'automne 2023, alors que la Suisse pataugeait dans les qualifications pour l'Euro 2024, il avait publiquement critiqué le manque d'intensité dans les entraînements du sélectionneur Murat Yakin, avant que les deux hommes n'enterrent ensuite la hache de guerre.
Cette paix des braves semble maintenant s'effriter en Californie. "Muri" a en tout cas levé un sourcil lorsqu'il a entendu les déclarations de "l'autre" patron, celui du rectangle vert. Avant de nuancer en conférence de presse: "Granit vise la perfection et veut gagner chaque match. Mais j'en parlerai avec lui entre quatre yeux." Il faudra bien cela pour étouffer ces quelques flammes.
Car Zeki Amdouni, son remplaçant contre l'Australie, n'a pas convaincu. Le Genevois revient d'une sérieuse blessure au genou et cela s'est vu. "Zeki n'a pas complètement perdu ses idées, mais en match, on voit que ça prend un peu plus de temps. Il est sur la bonne voie, mais il a encore du chemin à faire", a déclaré Yakin à son sujet.
Pendant qu'Amdouni était en convalescence, Embolo est devenu une véritable machine à marquer avec l'équipe de Suisse. Le joueur du Stade rennais a marqué 9 buts sur ses 12 dernières capes. Soit autant que lors des quatre années précédentes. C'est dire son importance pour l'attaque helvétique.
"Quand on reçoit des passes de ce niveau-là de la part de Granit, ça aide à marquer des buts", relève celui qui compte désormais huit "pions" sous le maillot rouge à croix blanche. Et dont la place au sein du onze qui débutera contre le Qatar ne fait aucun doute.
"J'essaie d'être clinique devant le but, peu importe la position dans laquelle je me trouve. Mais j'aurais pu marquer deux ou trois buts de plus", a toutefois regretté l'ailier de 25 ans. "Je vais travailler dur cette semaine pour les mettre au fond samedi prochain."
Mais peu importe le système défensif dans lequel elle se présentera contre le Qatar, la Suisse devra faire très attention à son pressing. Comme la Jordanie, les Australiens ont marqué leur but en prenant de court un bloc suisse placé très haut sur le terrain.
Lorsque tout fonctionne, cette stratégie permet de récupérer le ballon dans la moitié de terrain adverse. Dans le pire des cas, le gardien Gregor Kobel peut se retrouver face à trois attaquants, comme face aux Socceroos.
"Nous ne voulons pas jouer un football timoré", s'est justifié Yakin. "J'ai des joueurs courageux qui défendent vers l'avant et cela m'a beaucoup plu, même si cela comporte certains risques. Mais il vaut mieux essayer ce genre de choses maintenant que lorsque ça deviendra sérieux", a-t-il ajouté. De quoi envisager une Suisse un poil plus conservatrice pour son entrée en lice.
Le Brésilien Wesley forfait et remplacé par Ederson
L'international brésilien Wesley, qui souffre d'une lésion musculaire, est forfait pour le Mondial 2026. Il sera remplacé dans le groupe par Ederson.
Agé de 22 ans, le latéral droit de l'AS Rome s'est blessé lors du match de préparation remporté samedi par le Brésil contre l'Egypte (2-1). Il a quitté le terrain en larmes.
Un examen IRM effectué dimanche "a constaté une lésion du muscle adducteur de la cuisse gauche", a précisé la Confédération brésilienne (CBF) dans un communiqué.
Agé de 26 ans, Ederson, milieu de terrain de l'Atalanta Bergame, a été appelé pour pallier son forfait et rejoindra le groupe lundi. Le Brésil lance son Mondial samedi contre le Maroc dans le choc du groupe C où figurent aussi l'Ecosse et Haïti.
Christian Eriksen s'effondre en plein match
Le Danois Christian Eriksen s'est effondré sur le terrain lors d'un match amical contre l'Ukraine dimanche à Odense. Il porte un défibrillateur depuis un malaise cardiaque survenu à l'Euro 2021.
Agé de 34 ans, le milieu de terrain est tombé au sol à la 64e minute de la partie. Le match a été arrêté par l'arbitre un quart d'heure plus tard.
Après avoir reçu des soins, Christian Eriksen s'est relevé et a rejoint l'ambulance par ses propres moyens. Selon le speaker du stade cité par des médias danois, "Eriksen se porte bien compte tenu des circonstances".
Zverev enfin sacré en Grand Chelem
Alexander Zverev est enfin un vainqueur de Grand Chelem.
L'Allemand de 29 ans, battu dans ses trois premières finales en Majeur, a remporté Roland-Garros en battant Flavio Cobolli 6-1 4-6 6-4 6-7 (5/7) 6-1 en finale dimanche.
La quatrième tentative fut donc la bonne pour Sascha Zverev. Comme Andre Agassi, Goran Ivanisevic ou Dominic Thiem avant lui, Alexander Zverev a débloqué son compteur en Grand Chelem après trois échecs subis en finale. Dont un en 2024 à Paris, où il avait mené deux sets à un face à Carlos Alcaraz avant de s'effondrer.
Le Hambourgeois, également battu en finale de l'US Open 2020 (par Dominic Thiem) et de l'Open d'Australie 2025 (par Jannik Sinner), a eu besoin de 4h16 pour s'imposer dimanche. Il a survolé les débats dans la manche décisive, Flavio Cobolli ne tenant pas le choc sur le plan physique.
Né un an après la dernière victoire d'un joueur allemand en Grand Chelem (Boris Becker à l'Open d'Australie 1996), le no 3 mondial fut le seul prétendant à tenir son rang à Paris. Il aura mieux résisté à la chaleur que le no 1 mondial Jannik Sinner, victime d'une défaillance majuscule au 3e tour, et s'est montré plus autoritaire contre les jeunes loups du circuit que Novak Djokovic (ATP 4), sorti au 3e tour par Joao Fonseca (29e).
Quelques jeux plus tard, Cobolli ne se faisait pas prier pour égaliser à une manche partout. Les fantômes des deux premières finales de Zverev en Grand Chelem (US Open 2020 et Roland-Garros 2024), perdues après avoir mené d'une ou deux manches, ressurgissaient soudain sur le Central parisien baigné de soleil.
A nouveau impérial au service, l'Allemand a cependant repris le contrôle du match dans la troisième manche. Menaçant sur quasiment tous les jeux de service de Cobolli, il a fini par trouver l'ouverture à 5-4 en sa faveur, sur un coup droit dans le couloir de l'Italien. Son bras s'est à nouveau tendu dans le quatrième set, mais ce coup de mou fut sans conséquence.
Serena doit "encore s'entraîner un peu plus" pour rejouer en simple
"Je dois probablement encore m'entraîner un peu plus si je veux jouer en simple", a reconnu dimanche Serena Williams lors d'une conférence de presse à Londres.
A 44 ans, l'Américaine s'apprête à reprendre la compétition dans le tournoi de double du Queen's.
"Pour le simple, je ne peux pas dire oui, je ne peux pas dire non. Pour l'instant, c'est non. Je sens que je dois probablement m'entraîner un peu plus si je veux jouer en simple", a détaillé l'Américaine aux 23 titres en Grand Chelem. "On verra si j'y arrive. Et si je n'y arrive pas, c'est que ce n'est pas mon chemin pour le moment", a ajouté l'Américaine.
Serena Williams a annoncé en début de semaine son retour à la compétition, d'abord en double au Queen's à partir de lundi, puis à Berlin la semaine suivante. Pour son premier match sur le gazon londonien, où elle sera associée à la Canadienne Victoria Mboko, elle affrontera mardi ou mercredi la paire composée de l'Américaine Nicole Melichar-Martinez et de la Néo-zélandaise Erin Routliffe, têtes de série no 3 du tableau.
Devant la presse dimanche, elle a expliqué avoir mûrement réfléchi son choix. "Ça n'a pas été une décision de dernière minute, mais c'est un engagement de dernière minute. La chose qui m'a le plus manquée, c'est juste l'ambiance et les voyages. J'ai littéralement joué au tennis toute ma vie. On finit par prendre ça pour acquis", a-t-elle souligné.
