Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Inquiétude pour Manzambi, Vargas et Sow, touchés à l'entraînement
La Suisse va peut-être affronter la Colombie mardi en 8es de finale du Mondial sans trois joueurs importants. Johan Manzambi, Ruben Vargas et Djibril Sow ont dû écourter leur entraînement à J-1.
Complètement inattendue, cette triple mauvaise nouvelle a été annoncée en ouverture de la conférence de presse d'avant-match lundi au BC Place de Vancouver. "Manzambi, Vargas et Sow n'ont pas pu terminer l'entraînement ce matin", a déclaré Adrian Arnold, responsable de la communication de l'ASF. Il a précisé que les trois joueurs allaient passer des examens complémentaires dans l'après-midi.
Depuis son entrée en jeu lors du deuxième match contre la Bosnie, Johan Manzambi a été le meilleur joueur offensif de la Suisse. Le Genevois a déjà marqué trois buts et délivré deux passes décisives. Ruben Vargas compte lui deux réussites et un assist depuis le début du tournoi. Djibril Sow a été titularisé contre le Canada et était entré en jeu face à la Bosnie.
Si ce triple forfait devait se confirmer, la Suisse pourrait bien affronter les Cafeteros avec cinq joueurs en moins, puisque Luca Jaquez et Michel Aebischer sont toujours incertains.
"Ça fait partie du football, ça fait partie de la vie. Notre façon de jouer ne va pas changer. Quoiqu'il arrive, nous jouerons avec la meilleure équipe à notre disposition. Et peut-être que dans quelques heures je serai de meilleure humeur", a ajouté le sélectionneur, en espérant que ces blessures soient sans gravité.
"On sait que ces joueurs sont très importants. Pour qu'ils jouent, ils devront être à 100%, sinon ça serait une très mauvaise idée de les faire jouer. Et s'ils sont absents, ça donnera la possibilité à d'autres joueurs de montrer leur talent", a encore déclaré Yakin.
Si ce gros coup dur devait se confirmer, il renverrait directement aux jours précédents le 8e de finale du Mondial 2022. Affaiblie par une grippe qui avait circulé au sein de la sélection, elle avait été balayée par le Portugal (6-1).
"Il y a quatre ans, la situation était très différente, a toutefois assuré Murat Yakin. Des joueurs étaient malades sur la pelouse, car ils n'avaient pas pu se remettre à temps. Cette fois, tous ceux qui entreront sur le terrain demain seront en bonne santé."
L'Espagne s'impose sur le fil et prend le quart
L’Espagne est en quarts de finale de la Coupe du monde. La Roja a dominé le Portugal 1-0 à Arlington dans un duel tendu entre les cousins de la péninsule ibérique.
Il a fallu un coup franc joué intelligemment et très rapidement par les champions d'Europe pour débloquer la situation et éviter un match partant en prolongations. Au terme d'un superbe jeu à une touche, c'est Mikel Merino qui a marqué le but de la victoire à la 91e. Cette réussite a fait le bonheur des Ibères et le malheur de Cristiano Ronaldo qui a disputé son dernier match lors d'un Mondial.
Les Espagnols furent les premiers à se procurer une belle occasion par Mikel Oyarzabal à la 8e, mais l'attaquant de la Real Sociedad a manqué le but en tirant de peu à droite du poteau. Les Ibères ont à nouveau alerté le gardien portugais Diego Costa à la 16e. Lamine Yamal a tenté sa fameuse frappe enroulée du gauche, mais le portier lusitanien a repoussé. Le ballon est retombé dans les pieds d'Alex Baena qui a frappé du droit et obligé Diego Costa à une nouvelle parade décisive, cette fois du bras droit en extension.
Les Espagnols ont continué à pousser, mais le Portugal a répondu. Cristiano Ronaldo a d’ailleurs obligé Unai Simón à un arrêt spectaculaire à la 37e sur une reprise dans la surface, après un ballon mal repoussé. Le tournant aurait pu intervenir juste avant la pause, quand Nuno Mendes a trouvé une position intéressante à l’entrée de la surface, mais son tir a été dévié sur la transversale par un défenseur espagnol.
L'entraîneur espagnol du Portugal, Roberto Martinez, a tenté de dynamiser la rencontre en effectuant assez rapidement ses cinq changements, mais ce sont finalement les Espagnols qui ont eu le dernier mot. Les joueurs de de la Fuente affronteront le vainqueur de la rencontre entre les Etats-Unis et la Belgique.
Mbappé: propos "abjects" et "racistes" d'une sénatrice paraguayenne
La ministre française des Sports Marina Ferrari se dit lundi "scandalisée". Ceci après les propos "abjects" et "racistes" tenus par une sénatrice paraguayenne envers Kylian Mbappé.
Des propos faisant suite à la défaite (1-0) du Paraguay en 8e de finale du Mondial. "Cet abruti n'a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. Tu aurais dû lui faire un doigt d'honneur, Orlando Gill (réd: le gardien du Paraguay, NDLR). Je le fais au Sénat et il ne se passe rien", a écrit la sénatrice Celeste Amarilla sur X/Twitter.
"Un Camerounais issu de la colonisation, s'efforçant désespérément de passer pour un Français, rancunier, nouveau riche, arrogant et laid. Il était nerveux et mort de peur pendant tout le match, à l'image de toute son équipe; ils n'ont même pas réussi à marquer un but, ils ont gagné grâce à un coup de chance...", écrit-elle encore dans une autre publication toujours sur X/Twitter.
"Je suis absolument scandalisée par les propos de la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla. La France condamne avec la plus grande fermeté les attaques racistes dont Kylian Mbappé a été la cible", a réagi Marina Ferrari dans une déclaration transmise à la presse.
"Ces propos sont abjects, indignes et d'autant plus inacceptables qu'ils émanent d'une responsable politique. Face au racisme, nous ne resterons pas silencieux. En s'en prenant à Kylian Mbappé, la sénatrice s'attaque à tout ce que notre capitaine incarne et à tout ce que notre pays défend: la liberté, l'égalité et la fraternité", estime la ministre des Sports.
Elle dit apporter "tout [son] soutien à notre capitaine, à notre sélectionneur et à l'ensemble de l'équipe de France".
Samedi, un penalty de Kylian Mbappé avait délivré l'équipe de France et scellé la qualification des Bleus pour les quarts de finale du Mondial, au terme d'une partie irrespirable face à la très rugueuse défense du Paraguay. La mansuétude de l'arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev, jugé permissif face aux nombreux actes d'antijeu des Sud-Américains, a été au coeur des débats.
"Injustifiable", l'affaire Balogun exaspère le foot européen
La goutte d'eau après des années d'agacement? En plein Mondial, la suspension par la FIFA du carton rouge à l'Américain Folarin Balogun, après intervention de Trump, fait réagir l'Europe du foot.
"Nous exprimons notre stupeur face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable", qui "a franchi une ligne rouge", a commenté l'UEFA dans un communiqué d'une rare sévérité.
Sans la moindre explication de fond, la FIFA a annoncé dimanche que l'attaquant Folarin Balogun, exclu en 16e de finale pour avoir marché sur une jambe du défenseur bosnien Tarik Muharemovic, serait finalement éligible pour affronter la Belgique mardi à Seattle à 2h du matin.
Sa commission de discipline, dont tous les membres sont choisis par l'exécutif de la FIFA et validés par son Congrès, a commué sa suspension ferme en "un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an".
Face au déluge de critiques, Gianni Infantino a confirmé lundi avoir été appelé par Donald Trump, comme venait de l'annoncer le président américain. Mais il a assuré lui avoir répondu que les instances de la FIFA étaient "indépendantes", niant en creux toute intervention personnelle.
L'UEFA, dans son texte, ne fait même pas allusion à ce coup de fil, mais rappelle les bases d'une "compétition équitable, honnête et transparente": "une suspension automatique minimale d'un match à la suite d'un carton rouge n'est pas une option laissée à la discrétion des instances", tance l'organisation.
"Inutile de se raconter des histoires, cette décision a un évident parfum politique (...) C'est objectivement un précédent extrêmement dangereux", déplore ainsi le nouveau président de la fédération italienne, Giovanni Malago, sur la station Rai Radio 1.
Prédécesseur d'Infantino à la tête de la FIFA, Sepp Blatter rappelle lui que "les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques". "Si un président des Etats-Unis intervient auprès du président de la FIFA - et qu'un joueur est soudainement blanchi avant un match à élimination directe de la Coupe du monde -, la question est inévitable: Quo vadis (Où vas-tu, NDLR), FIFA ?", poursuit-il sur X/Twitter.
Quant à Michel Platini, sa réaction tient en un mot: "Honteux", a dit l'ancien patron de l'UEFA, qui accusait en janvier Gianni Infantino d'avoir "viré autocrate depuis la pandémie" de Covid.
"La cohérence de la FIFA, c'est le fait du prince: c'est la manifestation de la manière dont elle fonctionne. On est choqué mais on ne peut plus être surpris", résume un familier des instances internationales.
Lors du tirage au sort du Mondial en décembre dernier, la remise à Donald Trump d'un "prix FIFA de la paix" inventé pour l'occasion avait suscité incrédulité et railleries en coulisses - mais parmi les 211 fédérations membres de la FIFA, seuls les Norvégiens avaient demandé des comptes.
"Tout le monde s'en accommode, en calculant le rapport bénéfice/risque pour lui-même de s'opposer à la FIFA", poursuit la même source. Or, avec des montants en perpétuelle hausse distribués aux fédérations, le calcul est vite fait.
Sauf que le rapprochement avec Donald Trump dépasse les manoeuvres habituelles pour flatter le pays hôte, déjà visibles quand Gianni Infantino avait tenté de maintenir le vice-Premier ministre russe Vitali Moutko au Conseil de la FIFA, en 2017, contre son propre comité d'éthique.
L'épisode Balogun, estime Simon Chadwick, spécialiste en géopolitique du sport, est "parfaitement cohérent avec la conception trumpienne" qui remplace les règles par des "deals" fondés sur un rapport de force.
Faire du Mondial 2026 "un accroc temporaire", entre pauses fraîcheur et arbitrage à géométrie variable, "serait naïf", poursuit-il: "Cette Coupe du monde est un point de bascule".
La Suisse s'incline en Turquie
Pas de surprise à Istanbul. La Suisse s'est inclinée 95-72 pour son sixième et dernier match des qualifications à la Coupe du monde 2027.
Comme face à la Serbie à Fribourg, la troupe d'Ilias Papatheodorou a tenu bon pendant les vingt premières minutes. Il n'y avait en effet que 47-41 en faveur des Turcs à la pause. Puis dans le troisième quart, remporté 29-11 par la Turquie, la star de Houston Alperen Sengun (17 pts) et ses coéquipiers ont enclenché la seconde et se sont détachés pour mener de 24 longueurs. Les Helvètes pourront se dire qu'ils ont au moins enlevé le dernier quart (20-19).
A nouveau excellent, Alex Schumacher a enquillé 23 points, dont un 3/7 à 3 pts, 4 rebonds et 5 assists. Toni (12 pts) et Niko (11 pts) ont été les seuls à franchir le cap des 10 points. La Suisse a logiquement été dominée sous les panneaux avec 42 rebonds en faveur des Turcs contre seulement 27 pour les hommes de Papatheodorou.
La Suisse va maintenant se tourner vers les qualifications pour le Championnat d'Europe 2029.
L'Italie se plaît à Londres
Fin de l'aventure pour Alex Eala: après avoir porté le tennis philippin à des hauteurs inédites en Grand Chelem, la gauchère de 21 ans a été battue en 8es de finale de Wimbledon par Jasmine Paolini.
Finaliste de l'édition 2024, l'Italienne a été rejointe en quarts par trois joueuses n'ayant jamais été aussi loin à Wimbledon: l'Ukrainienne Marta Kostyuk, la Belge Elise Mertens et la Tchèque Linda Noskova.
Tombeuse samedi de la tenante du titre Iga Swiatek (3e) au 3e tour, Alexandra Eala (32e) était la première joueuse de son pays, hommes et femmes confondus, à se hisser en huitièmes de finale d'un tournoi du Grand Chelem. Entrée sur le Central avec d'imposants bandages à la cuisse droite et à l'avant-bras gauche, elle a été battue 6-4 4-6 6-3 par Jasmine Paolini (17e).
Sous les yeux de l'octuple vainqueur de Wimbledon Roger Federer, la Toscane a confirmé son retour en forme après une première moitié de saison en demi-teinte. Paolini jouera au prochain tour contre l'Ukrainienne Marta Kostyuk (13e), récente demi-finaliste de Roland-Garros mais qui n'avait encore jamais atteint les quarts de finale à Wimbledon à 24 ans. La native de Kiev s'est imposée 6-4 6-4 contre l'Américaine Ashlyn Krueger (102e).
La Belge Elise Mertens (27e) s'est ensuite imposée sur le même court et le même score contre la Tchèque Marie Bouzkova (23e), s'invitant à 30 ans et pour la première fois parmi les huit dernières joueuses en lice à Wimbledon après trois tentatives infructueuses.
Mertens défiera au prochain tour la Tchèque Linda Noskova (12e), récemment sacrée sur le gazon de Berlin et qualifiée elle aussi pour son premier quart de finale à l'All England Club grâce à sa victoire 6-4 7-6 (7/2) contre l'Américaine Madison Keys (22e).
Son prochain adversaire sera l'ex-no 3 mondial Grigor Dimitrov (146e) ou le dernier Britannique en lice - né de parents français -, Arthur Féry (114e).
Opposé au Tchèque Jiri Lehecka (14e), le récent vainqueur de Roland-Garros Alexander Zverev (3e) tentera dans la soirée de s'inviter pour la première fois en quarts de finale de Wimbledon. Le gagnant affrontera l'Américain Taylor Fritz (7e), demi-finaliste sortant à Londres, ou le Kazakhstanais Alexander Bublik (11e).
3e étape: Tadej Pogacar fait coup double
Tadej Pogacar a enlevé la troisième étape du Tour de France lundi entre Granollers et la station des Angles sur 195,9 km. Le Slovène a devancé de 2'' Jonas Vingegaard et récupère le maillot jaune.
Le patron du cyclisme mondial a décidé de montrer les muscles aux Angles. S'il a laissé la victoire à son équipier Isaac Del Toro dimanche à Barcelone, Tadej Pogacar a cette fois pris les choses en mains. Son accélération à 300 m de la ligne n'a évidemment pas pu être contrée et "Pogi" l'a emporté avec 2'' d'avance sur un Jonas Vingegaard qui a tout donné pour tenter de préserver sa tunique jaune.
A égalité au niveau du chrono, puisqu'en plus des deux secondes Pogacar a récupéré quatre secondes supplémentaires au jeu des bonifications, c'est le Slovène qui est en jaune grâce à son meilleur classement lors des étapes individuelles.
Richard Carapaz et Paul Seixas ont fini dans le même temps que Vingegaard. Evenepoel, Lipowitz, Ayuso et Del Toro sont à quatre secondes.
Ce succès est le 22e du Slovène sur les routes du Tour. Il remonte à la 5e place du plus grand nombre de bouquets sur la Grande Boucle, à égalité avec le Français André Darrigade. Devant lui restent André Leducq (25), Bernard Hinault (28), Eddy Merckx (34) et Mark Cavendish (35).
Alors qu'une nouvelle canicule frappe la France et notamment sa partie sud, les coureurs vont aller de Carcassonne à Foix sur 181,9 km mardi. Une étape pour les baroudeurs avec quatre ascensions dont le Col de Coudons (2e cat.) et le Col de Montségur (2e cat.) avec un sommet à 35 km de l'arrivée.
Filipe Luis nommé entraîneur de l'AS Monaco
Filipe Luis (40 ans) a été nommé entraîneur de l'AS Monaco jusqu'en juin 2028, a annoncé lundi le club de Denis Zakaria et Philipp Köhn.
Le Brésilien remplace le Belge Sébastien Pocognoli, limogé le 1er juin dernier.
En poste dans le club brésilien de Flamengo jusqu'au 3 mars dernier, date à laquelle il a été remercié en raison de désaccords avec son président et de résultats moins bons (11e du championnat), Filipe Luis y avait auparavant remporté la Coupe du Brésil 2024, la Supercoupe du Brésil 2025, le Campeonato Carioca 2025, le championnat du Brésil 2025 et surtout la Copa Libertadores 2025.
Ex-joueur de haut niveau passé par l'Atletico Madrid où il a été champion d'Espagne, vainqueur de la Coupe du Roi, finaliste de la Ligue des champions et deux fois vainqueur de l'Europa League, Filipe Luis a également gagné la Copa America 2019 et la Coupe des Confédérations 2013 avec la sélection brésilienne pour laquelle il compte 44 sélections. En Principauté, il vivra sa première expérience d'entraîneur sur le Vieux continent.
Les Spurs poursuivent leur mercato
Le milieu de terrain italien de Newcastle Sandro Tonali s'est engagé lundi avec Tottenham, a annoncé le club londonien sur son site.
Les Spurs poursuivent ainsi un mercato d'été dépensier après une saison très décevante, terminée à la 17e place de Premier League.
Selon la BBC, les Spurs auraient déboursé 100 millions de livres sterling (133,4 millions d'euros) pour s'attacher les services du joueur de 26 ans pour un contrat de trois ans, ce qui deviendrait un record pour le club du nord de Londres.
Le précédent record date d'il y a... quatre jours, et la signature du milieu de terrain portugais Mateus Fernandes en provenance de West Ham contre 99 millions d'euros.
Tottenham, qui a longtemps eu la réputation de dépenser moins que ses rivaux, enregistre avec Tonali (26 ans) sa sixième recrue de l'intersaison, après les arrivées de Fernandes, Jean Paul van Hecke (60 millions), Martin Dubravka, Marco Senesi et Andy Robertson.
En 2024, Sandro Tonali avait été suspendu dix mois par la Fédération italienne (FIGC) pour avoir parié sur des matches de football, dont ceux de l'AC Milan, son club de 2020 à 2023.
"Où vas-tu, FIFA?", s'interroge Blatter après l'affaire Balogun
Sepp Blatter s'est étonné lundi de la suspension par l'instance du carton rouge infligé à l'Américain Falorin Balogun, après un coup de fil de Donald Trump à Gianni Infantino.
"Les cartons rouges ne sont pas annulés par des appels téléphoniques politiques. Ils sont annulés par des règles, des preuves et des organismes indépendants", écrit le Valaisan de 90 ans, ex-président de la FIFA, sur X.
"Si un président des Etats-Unis intervient auprès du président de la FIFA - et qu'un joueur est soudainement blanchi avant un match à élimination directe de la Coupe du monde -, la question est inévitable: Quo vadis (où vas-tu, ndlr ?), FIFA ?", poursuit l'ex-patron du foot mondial.
"Le football ne doit jamais devenir un terrain de jeu pour le pouvoir politique", conclut Sepp Blatter, ajoutant les mots-clés #GianniInfantino et #DonaldTrump pour lever toute ambiguïté.
Poussé à la démission en 2015 par une cascade de scandales, Blatter n'a jamais mâché ses mots contre son successeur, déplorant en février dernier dans le quotidien allemand Bild que la FIFA soit "une dictature", qui "se résume à son président".
"Trump va orchestrer un coup de publicité" à l'occasion du Mondial 2026 et "pour cela, il a besoin de son nouvel ami, le président de la FIFA, Gianni Infantino. Bien que le terme complice soit plus approprié qu'ami", fustigeait-il.
Dimanche, le laconique communiqué de la FIFA modifiant la sanction de Balogun, exclu lors du 16e de finale contre la Bosnie-Herzégovine et qui pourra finalement être aligné face à la Belgique (mardi 00h00 GMT), a suscité un tollé.
La fédération belge a fait part de sa "stupéfaction" et dit examiner "toutes les options potentielles". "Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la FIFA", a renchéri en conférence de presse le sélectionneur français des Diables rouges, Rudi Garcia.
Henderson se blesse en célébrant la victoire
Le milieu anglais Jordan Henderson s'est blessé alors qu'il fêtait avec son équipe la victoire face au Mexique en 8es de finale de la Coupe du monde dimanche.
Il est touché à un poignet, a déclaré le sélectionneur Thomas Tuchel après le match. "C'est une blessure assez grave et le fait que Jordan ne soit plus parmi nous ne cadre tout simplement pas avec cette soirée", a encore expliqué le technicien allemand.
Au milieu des célébrations, les joueurs et le staff de l'équipe d’Angleterre ont formé un cercle, devant les supporters des Three Lions. Henderson aurait trébuché sur une barrière et serait tombé sur la main. Il a été évacué sur une civière vers les couloirs souterrains du stade Azteca, avant d'être transporté à l'hôpital.
Le capitaine Harry Kane ne s’est pourtant pas montré particulièrement inquiet dans un premier temps. "Je pense qu’il va bien. C’est juste un problème au bras", a ainsi déclaré l’attaquant à la BBC.
L'Angleterre affrontera la Norvège en quarts de finale. Jordan Henderson n’a fait qu’une brève apparition lors de cette Coupe du monde jusqu’à présent, face au Panama.
Sion: trois mois d'absence pour Hajrizi
Coup dur pour le FC Sion. Son défenseur central Kreshnik Hajrizi a été opéré des adducteurs et est indisponible pour environ trois mois, a annoncé le club valaisan lundi sur ses réseaux sociaux.
L'international kosovar de 27 ans a été opéré mercredi dernier à Bordeaux et va entamer sa rééducation en Valais, souligne le 4e du championnat 2025/26 de Super League. Le natif de Sierre, qui est arrivé à Tourbillon début 2025 lors du mercato hivernal, a été titularisé à 34 reprises lors de l'exercice 2025/26 en championnat.
Neymar, un dernier penalty et des larmes
Eliminé par la Norvège (2-1) en 8e de finale du Mondial, Neymar a joué dimanche à East Rutherford son dernier match sous le maillot du Brésil.
Cette partie a été ponctuée d'un torrent de larmes, après avoir marqué un penalty qui a vainement réduit l'écart.
Assis sur la pelouse du MetLife Stadium, le no 10, en pleurs, était entouré de ses coéquipiers venus le réconforter. Mais il est resté inconsolable: son rêve de remporter la Coupe du monde, seul trophée manquant à sa carrière, venait de s'évanouir sous les coups de boutoir d'Erling Haaland, auteur d'un doublé en fin de match.
"J'ai essayé, j'ai essayé. Maintenant, c'est fini. Ça a commencé ici, ça s'achève ici", a déclaré "Ney" au site Globo Esporte. C'est en effet dans l'enceinte new-yorkaise qu'il avait entamé sa carrière internationale 16 ans plus tôt, lors d'un match amical remporté (2-0) face aux Etats-Unis avec son premier but en prime.
Plombé par des problèmes physiques ces dernières années, le joueur de Santos a finalement été sélectionné par Carlo Ancelotti pour le Mondial en Amérique du Nord. Mais, arrivé avec une blessure au mollet droit, il a peu joué, n'entrant en jeu qu'en seconde période de deux des cinq matchs disputés par la Canarinha.
Sa 130e et dernière sélection, Neymar l'a validée à la 67e minute du match, quand le sélectionneur italien a décidé de le sortir du banc pour suppléer Gabriel Martinelli. Son premier dribble fut raté, sa première passe aussi, peut-être un excès d'émotion alors que le public venait d'immortaliser l'instant en sortant les smartphones.
Les minutes se sont égrainées sans qu'il parvienne à redonner du souffle et de l'inspiration à l'attaque de son équipe, à l'image de ce dribble forcé dans la surface au milieu d'une forêt de jambes norvégiennes.
Cette action peu à son avantage allait-elle être la dernière trace laissée par Neymar ? Non. Car un coup de coude d'Ostigard sur le visage de Casemiro a été sanctionné d'un penalty, le deuxième du match pour la Seleçao, frustrée d'avoir manqué le coche en première période quand Bruno Guimaraes avait vu son tir repoussé par Orjan Nyland (13e).
Alors, dans ces dernières secondes du temps additionnel, alors que la victoire avait de toute façon choisi le camp de la Norvège, l'attaquant de 34 ans ne s'est pas fait prier pour le tirer.
Mais juste avant, dans un climat devenu de plus en plus électrique sur le terrain, il a eu des mots échangés avec Nyland, qui a tenté de le perturber en faisant mille gestes désordonnés sur sa ligne. Il en fallait plus pour priver l'idole brésilienne de son 80e but en sélection, record amélioré, avec un plat du pied à contre-pied.
Sauver l'honneur de la Canarinha, qui échoue à ce stade précoce pour la première fois depuis 1990, ne consolera pas Neymar. Et ce but vain n'aura eu la valeur que d'un adieu aux larmes, dans une compétition qui ne lui aura jamais réussi (demi-finaliste sans jouer car blessé en 2014, quart de finaliste en 2018 et 2022).
McIntosh bat le plus vieux record du monde
La Canadienne Summer McIntosh a battu le plus vieux record du monde féminin de la natation, celui du 200 m papillon. Elle a nagé en 2'01''65 dimanche lors des championnats nationaux à Montréal.
Etabli en octobre 2009 à l'ère des combinaisons en polyuréthane, rapidement interdites, le précédent chrono de la Chinoise Liu Zige (2'01''81) aura donc tenu près de 17 ans. Summer McIntosh possédait avant la course quatre des cinq meilleures performances de l'histoire, mais butait encore sur la marque de référence.
La Canadienne de 19 ans a remporté trois titres olympiques à Paris en 2024, dont celui du 200 m papillon, et huit titres mondiaux depuis 2022, dont trois fois sur 200 m papillon, le premier à 15 ans en 2022.
Summer McIntosh, qui s'entraîne au Texas avec Léon Marchand auprès de Bob Bowman, l'ancien mentor de Michael Phelps, possède aussi les records du monde du 400 m nage libre, du 200 m 4 nages et du 400 m 4 nages.
Les "Three Lions" éliminent le Mexique
Après soixante ans sans le moindre titre, l’Angleterre peut à nouveau rêver en couleur. A Mexico, les "Three Lions" ont livré une performance XXL pour se hisser en 1/4 de finale de la Coupe du monde.
La formation de Thomas Tuchel s’est imposée 3-2 devant le Mexique pour obtenir le droit de défier la Norvège d’Erling Haaland samedi à Miami. Retardée d’une heure en raison des intempéries, cette rencontre aura tenu toutes ses promesses. Marquée notamment par l’expulsion justifiée de Jarell Quansah (54e) qui a contraint les Anglais à défendre à dix pendant plus de 45 minutes et par deux penalties qui ne souffrent aucune contestation, elle fut la plus prenante jouée depuis le début du tournoi.
L’Angleterre peut dire merci à Jordan Pickford et à Jude Bellingham. Le gardien a réussi deux arrêts magnifiques sur des têtes de Raul Jimenez (15e et 45e) à des instants cruciaux de la rencontre. Quant au joueur du Real Madrid, il a signé un doublé en l’espace de deux minutes (36e et 38e) pour placer son équipe sur les bons rails.
Passeur sur le 2-0 et maître de ses nerfs pour transformer le penalty du 3-1 (60e), Harry Kane a, lui aussi, parfaitement tenu son rang. Auteur de six buts désormais dans cette Coupe du monde, le capitaine n’est qu’à une longueur des trois "fantastiques", on veut parler de Lionel Messi, Kylian Mbappé et Erling Haaland.
Inscrire un septième but pour rejoindre leur table n’était pas vraiment l’objectif premier d'Harry Kane en fin de rencontre. Il s’est plutôt efforcé d’être le premier défenseur face aux incessantes vagues mexicaines avant d’être remplacé à la 90e. C’est donc du banc que le capitaine a entendu le coup de sifflet final après... 11 minutes de temps additionnel. Un coup de sifflet comme une délivrance. Comme l’espoir aussi de briser cette malédiction vieille de 60 ans qui veut fait croire que l’Angleterre ne gagnera plus jamais.
