Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
"Là pour rester", Wembanyama prolonge avec les Spurs
"Je suis là pour rester. Quoi qu'il en coûte": après un message rassurant aux fans, Victor Wembanyama a prolongé son contrat de "plusieurs années" avec les San Antonio Spurs.
"C'est officiel. Nous avons prolongé le contrat de +Wemby+ de plusieurs années !", se sont félicités les Spurs dans une publication sur X, en ajoutant une vidéo de la signature. Pour sa troisième saison en NBA, le géant de 2m24 a mené un effectif particulièrement jeune et inexpérimenté jusqu'en finale de la NBA, perdue 4-1 face aux New York Knicks.
Fort de moyennes de 25 points, 11,5 rebonds, 3,1 passes décisives et 3,1 contres par match, il a remporté le titre de meilleur défenseur de l'année et terminé troisième du vote pour le meilleur joueur de la saison régulière (MVP), conduisant les Spurs au deuxième meilleur bilan de la ligue avec 62 victoires pour 20 défaites.
Au moment où d'autres stars s'activent pour chercher de nouvelles équipes, ou ont déjà trouvé comme Giannis Antetokounmpo (Miami Heat), "Wemby" avait publié sur X un message rassurant à l'intention des fans: "Famille des Spurs, je suis là pour rester. Quoi qu'il en coûte".
Toujours d'après ESPN, Wembanyama n'a pas opté pour un contrat dit "supermax", encore plus élevé, afin de permettre aux Spurs d'avoir plus de latitude pour renforcer l'effectif et reviser le titre.
La légende locale Tim Duncan avait fait de même, avec un succès à la clé. Et plus récemment le meneur All-Star Jalen Brunson, également récompensé puisque les Knicks ont remporté leur premier titre en 53 ans le mois dernier, aux dépens des Spurs.
Pour sa première campagne de play-off, Wembanyama a propulsé la franchise au titre honorifique de championne de la Conférence Ouest après avoir écarté tour à tour Portland, Minnesota et Oklahoma City pour atteindre la finale de la NBA.
Une ascension fulgurante après deux premières saisons loin des play-off, bien aidée par les arrivées successives des talentueux Stephon Castle et Dylan Harper, eux aussi draftés par les Spurs. "Ca a été une année d'enfer en termes d'expérience", avait résumé "Wemby" au sortir de la défaite contre New York. "C'est douloureux, mais je ne fuis pas cette réalité. Je m'en sers pour me motiver".
De la Fuente: France-Espagne, "une finale avant l'heure"
La demi-finale du Mondial-2026 entre la France et l'Espagne, mardi à Dallas, sera "une finale avant l'heure", a estimé vendredi le sélectionneur de la Roja Luis de la Fuente.
Ce dernier a jugé ses joueurs "capables de battre n'importe quelle équipe".
"Il n'est pas exagéré de qualifier ce match de finale avant l'heure", a déclaré le technicien en conférence de presse après la victoire de l'Espagne en quart à Los Angeles contre la Belgique (2-1). "Celui contre le Portugal l'était aussi", a-t-il ajouté en référence au 8e de finale remporté (1-0) par les Espagnols.
"Nous faisons partie des équipes capables d'atteindre la finale", a averti Luis De la Fuente.
"Désormais, nous sommes entièrement concentrés sur la France, nous sommes conscients de leur immense potentiel, mais nous savons aussi que nous sommes la seule équipe à les avoir battus lors de deux demi-finales", a-t-il ajouté en référence à l'Euro 2024 (2-1) et à celle de Ligue des nations 2025 (5-4).
Luis De la Fuente est aussi revenu sur sa décision de titulariser le milieu du PSG Fabian Ruiz, auteur du premier but espagnol. Ce choix "visait simplement à donner un autre visage à l'équipe à un moment où nous avions besoin de la fraîcheur de Fabian Ruiz", a-t-il dit. "Qui est titulaire n'est pas l'essentiel."
Argentine - Suisse: et voici "l'objectif numéro cinq"
Pour le 100e match du tournoi, l'équipe de Suisse vise les étoiles.
Face à l'Argentine, championne du monde en titre, la sélection de Murat Yakin tentera de décrocher une qualification historique pour les demi-finales de la Coupe du monde.
Plus de 100 matches (104 au total) dans un seul et même Mondial: cela ne s'était encore jamais produit. Et si la Suisse a l'honneur de disputer cette centième rencontre, c'est la preuve du chemin déjà parcouru. En se hissant en quarts de finale, elle a déjà atteint son objectif: réaliser la meilleure Coupe du monde de son histoire.
Mais comme l'a si bien résumé le capitaine Granit Xhaka, ce n'était qu'une étape. "Le premier objectif était de se qualifier, le deuxième de sortir de la phase de groupes, le troisième de remporter un premier match à élimination directe en Coupe du monde depuis 1938, le quatrième d'atteindre un quart de finale pour la première fois depuis 1954. Et maintenant, place à l'objectif numéro cinq."
Plus tard, dans les entrailles du stade de Vancouver, le joueur de 33 ans s'est confié. "Ces dernières années ont été très difficiles. Nous avons disputé beaucoup de grands matches, mais il nous a toujours manqué quelque chose au bout", glissait-il, remis de ses émotions.
Souvent, il s'agissait aussi de cette réussite indispensable. Défaites de justesse, malchance lors des séances de tirs au but, joueurs diminués par la grippe, mais aussi insuffisances propres: tous ces éléments ont empêché la "génération dorée" des champions du monde M17 Granit Xhaka, Ricardo Rodriguez et, auparavant, Haris Seferovic, de connaître la même gloire avec les A.
Capitaine depuis près de sept ans, Xhaka a toujours affiché de grandes ambitions. Un discours auquel beaucoup n'étaient pas habitués en Suisse et qui lui a souvent été reproché lorsque l'équipe n'était pas à la hauteur des attentes. Le Bâlois n'a pourtant jamais dévié de sa ligne de conduite et répétait encore avant cette Coupe du monde: lorsqu'on participe à un tournoi, c'est pour le gagner.
Xhaka avait alors reconnu que la Suisse était encore très loin de son grand objectif. Le scénario du pire était même sur certaines lèvres: une élimination dès la phase de groupes. "Peut-être que ce seront mes deux derniers matches", avait par exemple déclaré Remo Freuler lors d'une conférence de presse à Los Angeles.
La victoire 4-1 contre la Bosnie a constitué un premier soulagement. Mais elle n'avait fait qu'écarter une humiliation possible. Pour atteindre les ambitions affichées, il fallait bien davantage. Et au moment où la Suisse commençait enfin à trouver son rythme, la blessure de Johan Manzambi a provoqué un véritable coup de massue.
Voir le meilleur joueur suisse du tournoi, auteur de trois buts et deux passes décisives, manquer le huitième de finale contre la Colombie ressemblait à un très mauvais présage, presque à la raison fatidique pour laquelle la Suisse allait, une fois encore, échouer aux portes des quarts de finale.
Or le scénario a cette fois été différent. Face à la Colombie, la réussite a enfin souri aux Suisses: durant la prolongation, lorsque les Sud-Américains ont gaspillé trois énormes occasions, puis lors de la séance de tirs au but, où Gregor Kobel a eu le bon instinct. "Je suis heureux que nous ayons enfin franchi ce grand cap, dit Xhaka. Pour toute la Suisse, le staff et nos familles."
Cette équipe de Suisse a toutefois déjà démontré qu'elle savait faire tomber les tenants d'un titre. À l'Euro 2021, elle avait éliminé la France, alors championne du monde, aux tirs au but. Puis, à l'Euro 2024, elle avait dominé avec autorité l'Italie, championne d'Europe sortante, sur le score de 2-0.
Depuis le début du Mondial, la Suisse a alterné le bon et le moins bon. Il lui manque encore ce match d'exception, comme ces deux exemples précités. Peut-être viendra-t-il à Kansas City, où il faudra neutraliser Lionel Messi, qui a marqué lors de chacun de ses huit derniers matches de Coupe du monde.
Une question demeure: la Suisse sera-t-elle pleinement remise de l'euphorie de Vancouver? Pour Granit Xhaka, cela ne fait aucun doute: "Quand on est aussi près du but, la faim est encore plus grande. Maintenant, on veut aller jusqu'au bout."
L'Angleterre fait face aux irrésistibles Vikings
L'Angleterre de Harry Kane se heurte samedi en quart de finale à la machine à marquer de la Norvège, Erling Haaland. Les Three Lions attendent leur deuxième étoile depuis 1966.
Les Anglais, avec leurs stars à tous les étages, partent favoris pour atteindre le dernier carré du Mondial 2026, surtout après avoir surmonté l'altitude et gagné la bataille de l'Azteca, au terme d'un match contre le Mexique (3-2) qui restera dans l'histoire du tournoi.
Après avoir perdu les deux dernières finales de l'Euro et atteint une demi-finale et un quart de finale lors des deux dernières éditions du Mondial, cette génération est plus proche que n'importe quelle autre de mettre fin à la disette du pays en Coupe du monde depuis 1966.
Ce parcours aux Etats-Unis a été possible grâce à Jude Bellingham et Harry Kane, aussi essentiels aux progrès de l'Angleterre que Haaland ne l'est pour la Norvège. Le milieu du Real Madrid et l'attaquant du Bayern Munich ont inscrit à eux deux 10 des 11 buts de leur équipe jusqu'ici.
Leurs lacunes défensives seront mises à rude épreuve par le grand blond, qui a terrassé le Brésil en huitièmes de finale et compte déjà sept buts lors de ses quatre premières apparitions en Coupe du monde.
Pour sa première Coupe du monde depuis 28 ans, ce pays d'un peu plus de cinq millions d'habitants a largement dépassé les attentes: il a atteint ce stade de la compétition pour la première fois de son histoire.
L'artiste Muchova face à l'inarrêtable Noskova
Deux Tchèques en finale et un premier trophée majeur dans le viseur. Tel est le tableau présenté par l'artiste Karolina Muchova et sa compatriote Linda Noskova samedi en finale de Wimbledon.
Finaliste de Roland-Garros en 2023, où elle avait été battue en trois sets par Iga Swiatek, Muchova a déjà vécu une finale en Grand Chelem. A 29 ans, elle réalise en outre la meilleure saison de sa carrière avec un premier titre en WTA 1000 à Doha en février, et un premier sacre sur gazon à Bad Hombourg juste avant Wimbledon.
Belle perdante, sa victime en demi-finale Coco Gauff (WTA 7) a jugé jeudi que "vu son talent, elle (Muchova, ndlr) mériterait plus de succès" que ses trois titres WTA.
A 21 ans, la 12e mondiale a conquis en juin à Berlin son premier titre sur gazon et a éliminé quatre têtes de série à Wimbledon, dont la lauréate de l'Open d'Australie 2025 Madison Keys. Mieux: lors des deux dernières saisons, Noskova est la joueuse qui a gagné le plus de matches sur gazon (19) sur le circuit WTA.
Egalement habile sur dur, où elle a atteint les quarts de finale de l'Open d'Australie en 2024 et la finale du WTA 1000 de Pékin en 2025, la droitière née près de la frontière slovaque a perdu le seul match qu'elle a disputé contre Muchova, au troisième tour du dernier US Open.
Quelle que soit la gagnante, une troisième lauréate tchèque en quatre ans sera couronnée à l'All England Club, après les sacres de Marketa Vondrousova (2023) et Barbora Krejcikova (2024). "C'est presque devenu une tradition", a souri Noskova à l'approche de sa première finale en Grand Chelem.
Raphaël Wicky: "Neutraliser Messi? Personne n'a réussi en 20 ans"
Aujourd'hui à la tête du Sporting Kansas City, Raphaël Wicky est persuadé que la Suisse peut battre l'Argentine en quart de finale du Mondial. Même si l'Albiceleste peut compter sur le génie de Messi.
L'entraîneur haut-valaisan a eu du flair en acceptant l'offre du club de MLS en janvier. Six mois plus tard, le voici aux premières loges du quart de finale entre la Suisse, dont il a porté le maillot 75 fois entre 1996 et 2007, et l'Argentine, avec laquelle il partage son centre d'entraînement depuis plus d'un mois. Dans une interview accordée à Keystone-ATS, l'ancien milieu de terrain livre son pronostic et partage ses souvenirs, lui qui a conclu sa carrière internationale face à... l'Argentine de Messi.
-Raphaël Wicky, comment se passe la cohabitation avec les champions du monde? Vous avez pu glaner des informations précieuses pour Murat Yakin?
"En fait, on a dû se croiser deux ou trois fois depuis le début. On a un deal avec eux: on est là le matin et on doit libérer les installations à une certaine heure. Il y a des règles à suivre. Mais de toute façon, Murat n'a pas besoin de mes infos. Je suis certain que lui et son staff ont bien observé les matches et seront prêts."
-Kansas City est plutôt une ville de football américain, avec les Chiefs qui ont remporté trois Super Bowl depuis 2019. C'est devenu une ville de "soccer" ces dernières semaines?
"Pas seulement depuis quelques semaines. "Notre" football a toujours eu de l'importance ici, car Kansas City est l'une des dix villes fondatrices de la MLS. Le Sporting a été sacré deux fois champion (réd: en 2000, sous le nom des Wizards, et en 2013). Et même si les dernières années ont été un peu moins bonnes, le club a une grande importance pour la ville. Il y a aussi le Current, l'équipe féminine, qui a son propre stade. Mais bien sûr, les grands noms ici restent les Chiefs et les Royals (baseball)."
-Parlons de l'équipe de Suisse. Qu'avez-vous pensé de son parcours jusqu'ici?
"Comme tout le monde, je suis super excité qu'ils soient en quarts. Cette équipe a écrit l'histoire, c'est magnifique et exceptionnel. J'ai été joueur et entraîneur et je connais le travail qu'il y a derrière. Ce n'est pas facile, surtout quand les attentes sont aussi élevées. Il y a eu de la surprise après ce premier match nul contre le Qatar, mais depuis, c'est très solide."
-C'est peut-être moins flamboyant qu'à l'Euro 2024, mais défensivement, c'est très impressionnant. On l'a vu contre la Colombie...
"Ça a beaucoup à voir avec le onze et le nombre d'éléments offensifs alignés. Mais c'est un tournoi, il y a des moments où il faut se créer des occasions autrement. La plupart du temps, ce sont de bons changements qui ont amené des choses. On l'a vu avec la fraîcheur apportée par Manzambi, par exemple. Parfois, la solution ne passe pas par le foot champagne. La Suisse a une identité de jeu claire, et c'est ça qui compte."
-Elle semble aussi posséder une force mentale impressionnante. Surpassera-t-elle celle de l'Argentine, qui est revenue de nulle part contre l'Egypte en 8es de finale?
"Oui, cela va jouer un rôle important. Si la Suisse est devenue si forte, c'est aussi grâce à l'expérience accumulée. Tous ses joueurs évoluent dans les grands championnats et sont sous pression chaque week-end. Ils ont presque tous déjà vécu des grands tournois, des Euros et des Coupes du monde. Les Argentins aussi sont très costauds, mais ils ont des faiblesses, on l'a bien contre le Cap-Vert et l'Egypte. Cela dit, ils peuvent compter sur un joueur unique."
-Justement, vous étiez au stade lorsque Messi a inscrit un triplé contre l'Algérie à Kansas City (3-0). Qu'est-ce qui vous frappe le plus chez lui?
"Premièrement, sa faim, le fait qu'il veuille toujours jouer pour gagner chaque match. Deuxièmement, sa capacité d'éliminer trois ou quatre joueurs en une seule accélération, comme quand il avait 30 ans. Troisièmement, la façon dont ses coéquipiers le suivent. J'ai pu le voir quand on s'est croisé: c'est le chef et il a sa bande autour de lui. L'Argentine a de nombreuses stars, mais une seule voix compte. C'est une force énorme pour cette équipe."
-Qu'est-ce que la Suisse doit faire pour le neutraliser?
"Je ne sais pas si on peut neutraliser Messi. Tous les entraîneurs essaient, mais personne n'a réussi en 20 ans. Ce que la Suisse doit faire, c'est garder le ballon, idéalement dans le camp adverse. Elle a les joueurs pour: Xhaka au coeur du jeu, Akanji à la relance."
-Murat Yakin contre Lionel Scaloni, est-ce que ce sera aussi un duel de tacticiens?
"Ça m'étonnerait que Scaloni bouge quelque chose. Depuis la retraite d'Angel di Maria, tout tourne autour de Leo. Le système argentin est assez clair, très axial. Par contre Murat pourrait surprendre. Il est très fort dans la lecture du jeu."
-Vous croyez que l'exploit est possible?
"Oui, j'y crois. La Suisse a une vraie chance de gagner. Les Argentins ont eu des soucis, même contre l'Algérie. A la mi-temps c'était seulement 1-0 car Messi a mis le ballon dans la lucarne. Ce n'était pas un match à sens unique.
-En 2006, vous étiez sur le terrain lors du 8e de finale perdu contre l'Ukraine aux tirs au but. Le succès actuel de la Suisse, c'est aussi un peu le vôtre?
"On a certainement aidé à construire le foot suisse actuel en se qualifiant pour l'Euro 2004, puis pour le Mondial 2006. On a partagé cette expérience des tirs au but, malheureusement on a perdu. En quelque sorte, j'étais avec eux, dans leurs chaussures. Mais c'était il y a 20 ans. La plupart des joueurs actuels ne se rappellent sans doute pas de ce qui s'était passé à l'époque.
-Joli clin d'oeil: vous avez joué votre dernier match avec la Suisse contre l'Argentine, le 2 juin 2007. Quel souvenir en gardez-vous?
"Je me souviens très bien de ce match. C'était à Bâle. Il pleuvait beaucoup. Deux joueurs étaient au-dessus du lot à l'époque: Carlos Tevez et, évidemment, Messi. L'Argentine avait des grands noms, mais à 19 ans, il était déjà beaucoup plus fort que les autres.
"L'Argentine est un exemple pour nous", lâche Granit Xhaka
À la veille d'affronter l'Argentine en quart de finale de la Coupe du monde, Granit Xhaka a dit tout son amour pour la mentalité argentine. Celle qu'il tâche d'instaurer au sein de l'équipe de Suisse.
"Je suis un grand fan des équipes sud-américaines. J'ai joué avec beaucoup de joueurs latinos durant ma carrière. Ils devenaient fous dès qu'ils perdaient un jeu à l'entraînement. J'essaie d'apporter cette faim, cette mentalité, en Suisse, car l'Argentine est un exemple pour nous", a déclaré le capitaine bâlois, vendredi à Kansas City, lors de la conférence de presse d'avant-match.
Assis à côté du sélectionneur Murat Yakin, Granit Xhaka faisait face à une nuée de journalistes dans la salle temporaire surclimatisée située à deux pas de l'Arrowhead Stadium. La foule s'explique à la fois par la présence de la Suisse dans le top 8 mondial, mais aussi par celle de Lionel Messi dans le camp d'en face.
Pour beaucoup, affronter l'octuple Ballon d'or, c'est aussi l'accomplissement d'une carrière. Comme pour le Genevois Zeki Amdouni, qui a écrit sur Snapchat qu'il allait pouvoir "arrêter le foot" après avoir affronté son idole.
Un message qui a suscité certaines critiques, dont celle de Jens Lehmann. L'ancien international allemand a déclaré sur la chaîne Welt que les Suisses se "réjouissaient sans doute davantage d'échanger leur maillot avec celui de Messi", que de gagner.
Mais le message de Zeki Amdouni était évidemment "une petite blague", a évacué l'intéressé vendredi, devant les médias. "En tant que footballeur, on a tous le rêve de jouer contre les plus grands joueurs. Affronter Messi ne va pas changer mon état d'esprit: me donner à fond pour que la Suisse aille le plus loin possible."
Mais le Bâlois n'a pas voulu parler de revanche. "C'est un autre match, un nouveau match. Je suis quelqu'un qui aime rêver et pour réaliser ses rêves, il faut travailler, transpirer, dépasser ses limites. C'est ce qu'il faudra faire pour battre l'Argentine, et je suis certain que nous en sommes capables."
L'Espagne défiera la France en demi-finale
L'Espagne défiera la France dans la première demi-finale du Mondial 2026, mardi à Arlington (21h heure suisse).
La Roja a difficilement battu la Belgique 2-1 vendredi à Los Angeles en quart de finale grâce à un but inscrit à la 88e minute par son "joker" Mikel Merino, déjà décisif face au Portugal au tour précédent.
C'est simplement la deuxième fois de son histoire que l'Espagne se hisse dans le dernier carré d'une Coupe du monde, après son sacre de 2010 en Afrique du Sud. La troupe de Luis De La Fuente, championne d'Europe en titre, est donc toujours en course pour un nouveau doublé Euro/Mondial.
Mais la défense ibère, imperméable jusqu'à vendredi dans ce tournoi, n'a pas offert toutes les garanties face aux Diables rouges. Elle a notamment montré ses limites sur les ballons aériens, comme l'a prouvé le but égalisateur de la Belgique signé Charles De Ketelaere sur une reprise de la tête (41e, 1-1).
La Roja, qui avait ouvert la marque par l'intermédiaire de Fabian Ruiz (30e, 1-0), n'a pas été trop perturbée par cette réussite. Même si son gardien Unai Simon aurait certainement préféré prolonger son record d'invincibilité en phase finale de Coupe du monde au-delà de 650 minutes.
L'Espagne a ainsi continué à monopoliser le ballon au retour des vestiaires, multipliant les actions de classe sans toutefois se montrer dangereux. La Belgique n'a d'ailleurs pratiquement rien montré sur le plan offensif en deuxième mi-temps, à l'exception d'un tir de Maxim De Cuyper qui a manqué le cadre à la 55e.
Le portier de Manchester United, qui avait remplacé Thibaut Courtois (blessé) à la 71e, est devenu le héros malheureux de cette partie. La Belgique, revenue de nulle part en 16e de finale face au Sénégal qui menait encore 2-0 à la 85e, n'a cette fois-ci pas pu renverser la table dans le "money time".
Dominic Lobalu s'impose à Monaco
Dominic Lobalu a remporté le 5000 m du meeting Diamond League de Monaco vendredi. Le coureur helvétique s'est imposé en 12'52''54.
Quelle course de l'athlète originaire du Soudan du Sud. Quel finish, surtout! En tête au moment d'entrer dans la dernière ligne droite, Lobalu a semblé "coincer". L'Américain Graham Blanks l'a dépassé, mais Lobalu s'est accroché et a comme libéré une vitesse cachée pour repasser devant et devancer Blanks de 0''06.
Grâce à ce troisième succès en Diamond League, le champion d'Europe du 10'000 m a signé son meilleur chrono sur la distance cette saison, à moins de deux secondes de son record de Suisse.
A la perche féminine, Angelica Moser a pris la 3e place à égalité avec l'Américaine Emily Grove. La championne d'Europe a passé trois barres à son premier essai (4m37, 4m52 et 4m62), mais a dû s'avouer vaincue à 4m72. Devant la Zurichoise, on retrouve l'Américaine Amanda Moll, mais surtout l'Australienne Nina Kennedy.
La championne olympique de 29 ans a franchi 4m95 pour signer la meilleure performance mondiale depuis 2021 dans la discipline. Elle améliore de 4 centimètres son précédent record. Elle devient la cinquième meilleure performeuse de tous les temps à égalité avec l'Américaine Katie Moon.
Dans un concours à la longueur très relevé, Simon Ehammer a pris la 5e place avec un bond à 8m32. La victoire est revenue au Grec Miltiadis Tentoglou. Après avoir amélioré la meilleure performance mondiale d'Ehammer pour un centimètre (8m52), le champion olympique s'est posé à 8m61 à son sixième et dernier essai.
Armand Duplantis a franchi 6m07 à la perche, alors que Masai Russell a dominé le 100 m haies en 12''20. Emmanuel Wanyonyi a lui battu le record du monde du 1000 m, une distance très peu courue, en 2'11''83. Oblique Seville a enlevé le 100 m messieurs en 9''88.
Blöchlinger à nouveau sur le podium en short-track
A Vallnord en Andorre, Ronja Blöchlinger est montée sur le podium pour la deuxième fois cette saison en short-track et pour la troisième fois au total. Elle a terminé 3e.
Grâce à cette 3e place, les Suissesses ont prolongé leur impressionnante série de podiums en short-track à 13 courses. L'Appenzelloise de 25 ans a franchi la ligne tout juste derrière la Suédoise Jenny Rissveds et l'Autrichienne Laura Stigger et n'est pas passée loin de sa première victoire en Coupe du monde.
Avec Nicole Koller (4e), Alessandra Keller (5e) et Sina Frei (8e), trois autres Suissesses se sont classées dans le top 10. Cette dernière a ainsi conservé la tête du classement général du short-track grâce à ce résultat. Toutefois, son avance sur Rissveds, qui a remporté sa deuxième victoire consécutive dans cette discipline, n’est plus que de 30 points.
Chez les messieurs, il n’y a pas eu de troisième place sur le podium pour la Suisse cette saison. Avec sa 8e place, Vital Albin a été le meilleur Suisse, juste devant Fabio Püntener. L’Américain Bjorn Riley a remporté sa première victoire en Coupe du monde.
Sinner rejoint Zverev en finale
Jannik Sinner se frottera à Alexander Zverev dimanche en finale de Wimbledon. Le no 1 mondial, tenant du titre, a dominé Novak Djokovic (ATP 8) 6-4 6-4 6-4 dans la deuxième demi-finale.
Le score reflète parfaitement la physionomie de cette rencontre. Jannik Sinner n'a laissé aucune chance à Novak Djokovic, qui rêvait de cueillir dimanche un 25e trophée majeur et d'égaler Roger Federer avec un huitième sacre sur le gazon londonien.
Le Serbe de 39 ans doit une nouvelle fois déchanter. Le meilleur relanceur de l'histoire n'a remporté que 17 points sur le service de Jannik Sinner, lequel a claqué pas moins de 16 aces dans une rencontre qui a duré 2h20.
Jannik Sinner a dû faire face à une seule balle de break, alors qu'il menait 2-1 dans le troisième set, et il a écarté le danger grâce à un ace. L'Italien s'est lui-même procuré 13 balles de break et s'est emparé du service adverse une fois dans chaque set.
Sorti à la surprise générale au 2e tour à Roland-Garros, Jannik Sinner reprend donc sa marche en avant en l'absence de son grand rival Carlos Alcaraz. L'Italien de 24 ans partira dimanche en quête d'un cinquième titre du Grand Chelem.
Jannik Sinner fera figure de grand favori face au champion de Roland-Garros Alexander Zverev (ATP 3), qui n'avait jusque-là jamais dépassé le stade des 8es de finale à Wimbledon. Il a remporté les neuf derniers duels livrés face à l'Allemand, qu'il a battu quatre fois en 2026 et sans perdre le moindre set.
Roland Collombin est décédé
Légende du ski suisse, Roland Collombin est décédé à 75 ans, a annoncé sa famille sur Instagram. Le Valaisan, 2e de la descente olympique à Sapporo en 1972, luttait contre la maladie depuis deux ans.
La maladie aura été plus forte que cet homme qui aimait braver les pistes les plus raides de la planète et qui aimait les sensations fortes. "La Colombe s'est envolée", comme a joliment titré "Le Nouvelliste".
Après avoir surmonté un cancer de la gorge, il a dû faire face à celui du foie. Il avait fait plusieurs séjours à l'hôpital. Comme l'a écrit sa famille sur Instagram, l'homme aux 8 succès en Coupe du monde s'est paisiblement endormi dans la maison qui l'a vu naître, entouré des siens.
Johan Manzambi encore forfait contre l'Argentine
Johan Manzambi ne participera au quart de finale du Mondial entre la Suisse et l'Argentine, samedi à Kansas City (dimanche 3h00 en Suisse). Le Genevois souffre encore de son genou gauche.
"Malheureusement, Johan ne pourra pas jouer demain. Nous avons tout tenté pour qu'il soit rétabli à temps, mais ce ne sera finalement pas possible", a déclaré Murat Yakin vendredi, lors de la conférence de presse d'avant-match. Le sélectionneur a précisé que Manzambi ressentait encore des douleurs.
Le talentueux milieu de terrain s'est blessé tout seul lundi à la toute fin de l'entraînement précédant le 8e de finale contre la Colombie. Il n'avait déjà pas pu tenir sa place, mais un mince espoir de le voir être rétabli pour le quart de finale subsistait après la victoire aux tirs au but contre les Cafeteros.
Murat Yakin devra donc faire sans lui face aux champions du monde argentins. Tout porte à croire que Fabian Rieder devrait être reconduit en soutien de Breel Embolo, après son replacement fructueux à ce poste lors de la deuxième mi-temps contre la Colombie.
Tim Merlier le plus rapide à Bordeaux
Tim Merlier a remporté au sprint la 7e étape du Tour de France vendredi à Bordeaux au terme d'un effort de 175 km. Tadej Pogacar conserve bien évidemment le maillot jaune.
L'étape était réservée aux sprinteurs et c'est bien un sprinteur qui s'est imposé. Sous la touffeur d'Aquitaine, c'est donc Tim Merlier qui a été le plus fort. Le Belge de 33 ans s'est montré discret pour finalement déboucher comme une fusée dans les derniers mètres et régler ce sprint en patron. On pensait que son compatriote Jasper Philipsen, parfaitement emmené par le train Alpecin et Mathieu van der Poel, allait lever une nouvelle fois les bras à Bordeaux, eh bien Merlier en a décidé autrement. Et Philipsen n'a terminé que 5e.
Derrière le sprinteur de la Soudal, on retrouve le Norvégien Soren Waerenskjold et l'Erythréen Biniam Girmay.
Au général, aucun bouleversement avec une journée très tranquille pour les leaders.
Samedi, le peloton se baladera de Périgueux à Bergerac sur un peu plus de 180 km. Malgré deux côtes de 4e catégorie répertoriées, cette 8e étape ne devrait pas échapper aux sprinteurs une fois encore.
Zverev met fin au rêve de Féry et file en finale
Alexander Zverev (ATP 3) s'est qualifié pour la finale de Wimbeldon vendredi. L'Allemand a mis fin au rêve du Britannique Arthur Féry (ATP 114) en le battant 7-6 (7/0) 6-2 6-4.
Vainqueur à Roland-Garros et désormais finaliste à Wimbledon, tout continue à fonctionner comme sur des roulettes pour l'Allemand de 29 ans.
Il faut dire que la tâche du numéro 3 mondial n'était pas la plus difficile avec ce match face à la sensation Arthur Féry. Le Franco-Britannique, qui aura 24 ans dimanche, a résisté une manche. Mené 3-1 après avoir perdu son engagement, il est parvenu à breaker Zverev et à s'offrir un tie-break. Mais ce jeu décisif ne s'est absolument pas passé comme il l'aurait souhaité, puisque Zverev l'a emporté 7-0.
Au cours du deuxième set, Féry a cédé deux fois son service. Dans le troisième, un break blanc de Zverev à 2-2 a suffi au bonheur de l'Allemand qui connaîtra son adversaire en finale après la deuxième demi-finale qui oppose le numéro un mondial Jannik Sinner à Novak Djokovic.
