Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
La Coupe d'Angleterre pour Manchester City, meilleur que Chelsea
Manchester City a remporté son deuxième titre de l'année en battant Chelsea 1-0 en finale de la Coupe d'Angleterre samedi à Wembley. C'est le 20e trophée de l'ère Pep Guardiola.
L'entraîneur espagnol et son armada, déjà sacrés en mars en Coupe de la Ligue aux dépens d'Arsenal, privent au passage Chelsea du billet qualificatif pour la Ligue Europa alloué au vainqueur de la "Cup".
Les Blues risquent ainsi de ne pas jouer de compétition européenne la saison prochaine puisque leur actuelle neuvième place en Premier League, à deux journées de la fin, ne leur permet pas.
L'unique but de la rencontre est venu d'un centre d'Erling Haaland dévié en pivot, et derrière sa jambe d'appui, par le pied droit d'Antoine Semenyo (1-0), l'ailier que City a recruté cet hiver en provenance de Bournemouth.
Il s'agit du 20e titre gagné par l'entraîneur Pep Guardiola avec Manchester City, le deuxième de la saison après la Coupe de la Ligue gagnée face à Arsenal en mars.
La disette nationale de Chelsea se prolonge avec cette quatrième finale de "Cup" perdue, après 2020, 2021 et 2022. Le dernier titre des Londoniens en Angleterre remonte à 2018, dans cette même compétition.
Fribourg termine 7e de Bundesliga avec un assist de Manzambi
Johan Manzambi et le SC Fribourg ont conclu la saison de Bundesliga à la 7e place grâce à une dernière victoire contre Leipzig (4-1). Le Genevois Johan Manzambi a délivré un nouvel assit samedi.
A la 26e, l'international suisse (10 sélections) a déposé un centre précis sur la tête du buteur croate Igor Matanovic pour le 2-0. Fribourg a ensuite accentué son avantage en deuxième période pour assurer sa 7e place, synonyme de qualification en Conference League.
Mais les joueurs de la Forêt-Noire pourraient disputer la Ligue des champions s'ils venaient à remporter la finale de l'Europa League qui aura lieu le 20 mai à Istanbul, face aux Anglais d'Aston Villa.
Quoiqu'il en soit, rien ne dit que Johan Manzambi sera de la partie la saison prochaine. Il sera sans doute l'objet de nombreuses convoitises lors du mercato estival après une saison qui l'a vu confirmer les promesses de son éclosion au printemps 2025.
Le Genevois, qui n'avait disputé que 300 minutes avec l'équipe première de Fribourg lors du précédent exercice (2 buts et 2 assists) en a joué plus de 3500 cette saison. Avec à son compteur 7 buts et 8 passes décisives, toutes compétitions confondues.
Stuttgart et son défenseur suisse Luca Jaquez joueront quant à eux la Ligue des champions la saison prochaine. Le club souabe a terminé 4e du classement et devance Hoffenheim et Leverkusen, qui devront se contenter de l'Europa League.
Jhonatan Narvaez remporte une nouvelle étape sur le Giro
L'Equatorien Jhonatan Narvaez a remporté en solitaire samedi à Fermo sa deuxième victoire d'étape dans le Tour d'Italie 2026. Il s'est montré le plus fort d'une échappée de trois coureurs.
Le puncheur de l'équipe UAE s'est imposé dans cette 8e étape avec une trentaine de secondes d'avance sur le Norvégien Andreas Leknessund avec lequel il s'était isolé à plus de 70 km du but en compagnie d'un autre coureur d'UAE, le Danois Mikkel Bjerg.
Il a fait la différence dans un final taillé sur mesure pour ses qualités avec plusieurs ascensions courtes mais raides pour s'envoler à 10,5 km de l'arrivée et signer la 17e victoire de sa carrière. Sa quatrième déjà dans le Giro, où il s'était imposé aussi en 2020 et 2024, soit autant que son compatriote Richard Carapaz.
Son frère Jan (UAE) faisait quant à lui fait partie d'un gros groupe de poursuivants, ce qui lui a permis de reprendre quatre places au classement général. Le meilleur Suisse de l'épreuve pointe désormais au 19e rang, à 6'59 du Portugais Afonso Eulalio, qui a conservé sans problème son maillot rose.
Archifavori à la victoire finale, le Danois Jonas Vingegaard compte toujours 3'15 de retard sur le leader. Il aura peut-être l'occasion de se rapprocher de la première place dimanche lors d'une étape qui se terminera par l'ascension du Corno alle Scale, en Emilie-Romagne.
Sinner en finale à Rome, face à Ruud
Jannik Sinner est en finale du Masters 1000 de Rome, où il affrontera Casper Ruud dimanche.
Le no 1 mondial s'est imposé 6-2 5-7 6-4 face à Daniil Medvedev (ATP 9) dans une demi-finale qui n'avait pas pu se terminer vendredi soir en raison de la pluie.
L'Italien a ainsi porté son record à 33 succès consécutifs dans des tournois estampillés Masters 1000. Il visera dimanche un sixième titre d'affilée dans cette catégorie de jeu, la plus importante après les Grands Chelem, après avoir triomphé à Paris l'automne dernier puis à Indian Wells, Miami, Monte-Carlo et Madrid en 2026.
Mais son succès face à Daniil Medvedev, remporté après 2h37 et sur deux jours, pourrait laisser des traces à l'approche de Roland-Garros (24 juin-7 juin), le seul Grand Chelem qui manque à son palmarès et son objectif de l'année. Sinner a montré vendredi, dans la deuxième manche, d'inquiétants signes de fatigue.
Le no 1 mondial tentera dimanche de devenir le premier Italien à remporter les Internationaux d'Italie, côté masculin, depuis Adriano Panatta en 1976. S'il s'impose et s'offre un 29e titre, un cinquième cette année, il deviendra le deuxième joueur de l'histoire après Novak Djokovic à avoir remporté les neuf Masters 1000 au calendrier.
Son prochain adversaire sera donc le Norvégien Casper Ruud (ATP 25), qui n'a lui eu aucun mal à décrocher son billet dès vendredi en assommant 6-1 6-1 un autre Italien, Luciano Darderi (ATP 20). Ruud, qui retrouve la lumière après des mois de doute, est attendu dès lundi au Parc des Eaux-Vives pour le Geneva Open.
Wawrinka: "J'ai besoin d'essayer de repousser mes limites"
Stan Wawrinka s'est confié à la presse samedi après-midi avant son entrée en lice dans le Geneva Open. "Je suis heureux d'être de retour à Genève, à la maison", glisse-t-il d'emblée.
Le Vaudois de 41 ans effectue un retour très attendu sur la terre battue du Parc des Eaux-Vives, sept ans après sa dernière apparition dans un tournoi qu'il a remporté à deux reprises (2016, 2017). Regrette-t-il d'avoir attendu si longtemps avant de revenir à Genève? "Il faut faire des choix", répond-il.
"Si je joue toujours aujourd'hui, c'est aussi car j'ai su faire les bons choix dans la planification de ma carrière et de mes saisons", souligne l'ex-no 3 mondial, pour qui il était cependant "important de disputer tous les tournois en Suisse à l'occasion de ma dernière année sur le circuit."
Les émotions sont présentes à chaque tournoi depuis le début de la saison. "C'est forcément spécial dans des tournois qu'on a disputés 10 ou 15 fois. A l'Open d'Australie, l'ambiance était exceptionnelle pour mes matches, le soutien du public aussi", sourit celui qui avait atteint le 3e tour du premier Majeur de l'année à Melbourne.
Mais comment faire pour rester concentré sur son tennis, alors que les émotions sont immenses quasiment à chaque match ? "A la fin, les émotions sont là pendant les matches ou sur le dernier match du tournoi. Mais il y a énormément de temps entre chaque tournoi. C'est là qu'on essaie d'être le plus compétitif possible", glisse-t-il.
"C'est là qu'il faut se pousser, qu'il faut s'entraîner un maximum. Il faut maintenir ce niveau physique, ce niveau tennistique aussi. Je sais que je ne pourrais pas jouer si c'était juste pour faire de la figuration. J'ai besoin d'essayer de repousser mes limites", explique encore le triple vainqueur de Grand Chelem, pour qui "les défaites sont toujours aussi difficiles à encaisser."
Alex Marquez remporte le sprint en Catalogne
L'Espagnol Alex Marquez (Ducati-Gresini) a remporté la course sprint du Grand Prix de Catalogne samedi à Montmelo. Deuxième, Pedro Acosta (KTM) partira quant à lui en pole position dimanche.
Sur ses terres, le Catalan a devancé de justesse Acosta, son compatriote, qui s'était élancé en pole après avoir remporté les qualifications - il partira aussi en P1 dimanche lors du Grand Prix, et l'Italien Fabio Di Giannantonio (Ducati-VR46).
L'Espagnol Raul Fernandez (Aprilia-Trackhouse) a pris la 4e place, devant le Français Johann Zarco (Honda-LCR). Aprilia a connu une course difficile puisque l'Espagnol Jorge Martin a chuté, alors que le leader du championnat du monde, l'Italien Marco Bezzecchi, a dû se contenter de la 9e position.
En l'absence du champion du monde en titre Marc Marquez (Ducati), opéré du pied et de l'épaule droits dimanche, son coéquipier italien Francesco Bagnaia (Ducati) a quant à lui pris la 6e place. Le double champion du monde (2022, 2023) a échoué à se qualifier pour la Q2 un peu plus tôt et partira 13e sur la grille, une semaine après avoir décroché la pole position au Grand Prix de France.
Ditaji Kambundji 5e pour sa première sortie en Ligue de diamant
Ditaji Kambundji a pris la 5e place du premier 100 m haies de la Ligue de diamant, samedi à Shaoxing (Chine). La championne du monde bernoise a couru en 12''82, assez loin de son record personnel.
Il s'agissait de la première compétition de l'année en extérieur pour la hurdleuse, dont l'objectif principal cette saison sera les championnats d'Europe de Birmingham (10-16 août). Elle aura donc encore quelques meetings pour monter en puissance en vue de ce rendez-vous.
A près de six dixièmes de son record personnel (12''24, qui lui avait offert le titre mondial en septembre dernier à Tokyo), Ditaji Kambundji n'a pas pu rivaliser avec des rivales déjà très affûtées ce samedi. La course a été remportée par l'Américaine Masai Russell (12''25), championne olympique à Paris en 2024.
Les deux autres Suisses engagés dans cette première étape de la Ligue de diamant n'ont pas non plus signé des records. Sur 110 m haies, le Bâlois Jason Joseph a pris la 8e place en 13''51, loin derrière le vainqueur américain Jamal Britt (13''07).
Quant à la Jurassienne bernoise Joceline Wind, elle s'est classée 14e du 1500 m (4'07''04), à plus de cinq secondes de son record personnel.
Lewandowski quittera le FC Barcelone à la fin de la saison
L'attaquant du FC Barcelone Robert Lewandowski, 37 ans, a annoncé samedi sur Instagram qu'il quitterait le club cet été, après quatre saisons en Catalogne. Le Polonais arrive au terme de son contrat.
"Après quatre années riches en défis et en efforts, il est temps pour moi de passer à autre chose", a déclaré le buteur dans un message, assurant qu'il partait "avec le sentiment d'avoir accompli (sa) mission: quatre saisons, trois titres de champion" d'Espagne.
Les Spurs qualifiés pour la finale de la Conférence Ouest
Les Spurs de Victor Wembanyama défieront Oklahoma City en finale de la Conférence Ouest de NBA. San Antonio a dominé vendredi les Minnesota Timberwolves 139-109 pour remporter la série 4-2.
A la tête d'un collectif électrique, Victor Wembanyama, qui dispute à 22 ans ses premiers play-off, a compilé 19 points, 6 rebonds, 2 passes et 3 contres. Le Français prend ainsi rendez-vous dès lundi avec le MVP en titre Shai Gilgeous-Alexander.
Après avoir remporté le premier quart-temps 36-27 vendredi, les Spurs ont infligé un 20-0 à Minnesota pour prendre une avance de 29 points. Si les Wolves sont revenus à 13 points à la pause, un dernier coup d'accélérateur a offert une large victoire et une qualification aux Texans.
Après six saisons sans play-off, San Antonio connaît un rebond spectaculaire avec une première finale de Conférence depuis 2017, grâce à une jeune génération. Derrière son joyau géant Wembanyama (2m24), les Texans peuvent compter sur De'Aaron Fox (21 points vendredi), mais aussi Stephon Castle (32 points, 11 rebonds, 6 passes) et Dylan Harper (15 points), entre autres jeunes talents.
Les deux équipes avaient déjà eu besoin d'un match 7 pour achever leur 1er tour, respectivement contre Orlando (Detroit) et Toronto (Cleveland). Le vainqueur de cette série affrontera les New York Knicks en finale de la Conférence Est.
Dos au mur, les Pistons - qui visent leur première finale de Conférence depuis 2008 - ont offert un bel effort collectif avec six joueurs à au moins 10 points. Le banc des visiteurs a fait la différence avec 48 points, contre 19 pour les remplaçants des Cavs.
Smalley et McNealy partagent la tête après 2 tours
Alex Smalley et Maverick McNealy partagent la tête du PGA Championship, deuxième Majeur de la saison, à l'issue d'un 2e tour chaotique à Aronimink. Scottie Scheffler pointe à deux coups.
Smalley et McNealy ne comptent qu'un seul coup d'avance sur un groupe de six joueurs, et deux coups sur un groupe de sept dans lequel figure le tenant du titre Scottie Scheffler, qui pointait en tête jeudi soir après le 1er tour.
Les joueurs ont de nouveau peiné sur un parcours aux greens difficiles balayés par le vent. Scheffler s'est notamment plaint de la position des trous décidée par les organisateurs, "la plupart étaient, disons, absurdes", a commenté le no 1 mondial.
Le quadruple vainqueur en Majeur a très mal démarré sa journée avec trois bogeys en quatre trous, avant de se reprendre avec trois birdies mais un autre bogey.
Rory McIlroy, vainqueur du Masters en avril, s'est quant à lui bien rattrapé après un premier tour raté: le Nord-Irlandais, no 2 mondial, a rendu une carte de 67 (3 sous le par) pour remonter à la 30e place à cinq coups des leaders.
Le Sud-Africain Aldrich Potgieter (21 ans), dans le groupe à la troisième place, est passé proche d'être le plus jeune joueur en tête à mi-parcours d'un tournoi majeur depuis Tiger Woods en 1997. Mais il a terminé sur deux bogeys.
Les Américains Bryson DeChambeau et J.J. Spaun, ainsi que l'Anglais Tommy Fleetwood font partie des principaux noms à avoir manqué le cut.
Olympic pour un triplé, Genève en outsider
Olympic est à trois succès du triplé SBL Cup/Coupe de Suisse/Championnat. Les Fribourgeois retrouvent les Lions de Genève dès samedi en finale des play-off de SBL.
L'heure de la revanche a enfin sonné pour la troupe du coach Thibaut Petit. Privé d'un septième titre consécutif de champion par son grand rival un an plus tôt en finale (3-1), Olympic a l'occasion de conclure en beauté un exercice 2025/26 quasi parfait.
Si tout n'a pas été simple en coulisses, avec l'arrivée d'un nouveau président (Patrick Grobéty) puis d'un nouvel actionnaire majoritaire (Pascal Gross) qui ont assuré l'avenir financier du club, Fribourg a survolé jusqu'ici cette saison 2025/26. Natan Jurkovitz et Cie n'ont subi qu'une défaite sur la scène nationale, il y a plus de cinq mois face à Union Neuchâtel en phase préliminaire du championnat.
Olympic a depuis eu l'occasion de prendre sa revanche face aux Unionistes, qu'il a dominés en finale de la Patrick Baumann Swiss Cup (Coupe de Suisse) en avril. Le club le plus titré du pays avait auparavant raflé le premier trophée mis en jeu cette saison, la SBL Cup (Coupe de la Ligue), en battant les Lions de Genève en finale début février.
Mais cet exercice ne sera une pleine réussite que si les Fribourgeois reprennent également la main en championnat, où ils visent un 23e sacre. Ils abordent en tout cas en pleine confiance cette finale, après avoir sorti tant Monthey-Chablais que Pully Lausanne en trois matches dans ces play-off.
L'effectif genevois est légèrement moins homogène. Cinq Lions affichent néanmoins également au moins 10 points de moyenne par match dans ces play-off, dont l'arrière fribourgeois Boris Mbala (16,6 points).
Le rendement de Jaqualyn Galbraith (16,5 points en moyenne en play-off) risque d'être déterminant pour les hommes du coach Patrick Pembele, qui ont déjà connu deux défaites dans cette phase finale (une face à Nyon, une face aux Starwings). Mais s'il y a une équipe capable de faire plier Olympic, c'est bien Genève.
La Suisse doit enchaîner contre la Lettonie
Après sa victoire 3-1 face aux Etats-Unis vendredi, la Suisse n'a pas le temps de souffler puisqu'elle doit affronter la Lettonie samedi soir (20h20). "Ce sera dur", a averti Jan Cadieux.
Les Suisses n'ont pas croisé la route des Baltes très souvent ces dernières années. En 2023 à Riga dans un match où ils avaient reposé plusieurs titulaires car assurés d'être premiers de leur groupe, les Helvètes s'étaient inclinés 4-3 ap. En 2019 à Bratislava, ils s'étaient imposés 3-1. Et en 2016 à Moscou, ils l'avaient emporté 5-4.
Et disons que la version 2026 de la Lettonie n'a pas de quoi faire peur aux joueurs de Jan Cadieux. Les amateurs du hockey suisse reconnaîtront quatre attaquants établis en Suisse. Il s'agit de Rudolfs Balcers (Zurich), Deniss Smirnovs (Kloten), Oskar Lapinskis (Langnau) et Toms Andersons (La Chaux-de-Fonds). Outre Balcers, l'attaquant probablement le plus surveillé sera Sandis Vilmanis qui a inscrit 5 points en 19 matches avec les Florida Panthers et 38 en 48 en AHL avec les Charlotte Checkers.
Mais la Suisse ne doit naturellement pas sous-estimer la sélection de Harijs Vitolins. Il faudra faire preuve de ce sérieux qu'elle applique maintenant depuis les années Fischer. Le succès acquis face aux USA amène évidemment une sérénité relativement bienvenue. L'essentiel pour la sélection à croix blanche sera de jouer intelligemment sans perdre des forces inutiles. Et peut-être profiter de plus de situations spéciales que lors du match d'ouverture où elle n'a eu qu'un power-play et qu'un box-play.
Jan Cadieux: "Mission réussie, mais restons humbles"
En battant les Etats-Unis 3-1, la Suisse a presque déjà pris une option sur l'une des deux premières places du groupe. Mais personne dans le vestiaire ne va se projeter aussi loin.
"La mission est réussie, mais il faut rester humble." Devant la presse, Jan Cadieux n'a pas fanfaronné. L'homme a bien trop d'expérience pour cela. "J'ai profité de chaque moment, que ce soit comme assistant ou comme coach principal, a lâché le sélectionneur. J'ai vécu une finale, le Mondial l'année passée, les JO, j'ai profité de chaque moment. J'ai aimé comment l'équipe a joué, cela a facilité mon travail."
Effectivement, la Suisse de Cadieux a joué comme la Suisse de Fischer et cela ne doit surprendre personne. Cadieux avait annoncé ne pas vouloir bouleversé ce que Fischer avait mis des années à construire. "C'est une grosse victoire d'équipe, a appuyé "Cads". Tous les joueurs ont mis du caractère, chaque ligne a vraiment apporté l'énergie et le rôle que l'on attendait d'elle. On a quatre lignes différentes avec des rôles définis et chaque ligne a vraiment apporté quelque chose."
Placé à l'aile de Nico Hischier avec Timo Meier, Théo Rochette a offert une performance assez bonne pour sa première à ce niveau. "Je pense que ça a bien été, on s'est créé quand même pas mal de chances, a lancé le Vaudois. Tout ce qui a manqué c'est de la mettre dedans. Il y aura quelques petites corrections mais je crois que dans l'ensemble, on a fait un bon match."
"Une performance plus que solide, je dirais même, a lancé Christoph Bertschy. Il y a bien sûr des trucs à améliorer, mais je pense que de pouvoir commencer un tournoi contre un adversaire pareil et de gagner de cette manière avec un public qui est derrière nous, c'est phénoménal."
Le tout frais champion de Suisse a ewncore relevé avec justesse que la sélection n'a pas paniqué après le 2-1 américain. C'est cette maturité qui fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui. Ce succès face à l'un des autres favoris du groupe donne en outre un avantage non négligeable à la Suisse en vue de l'une des deux premières places. Si elle poursuit son chemin samedi face aux Lettons puis lundi contre l'Allemagne, elle pourrait aborder sans trop de soucis les quatre dernières rencontres de sa poule.
Débuts parfaits pour la Suisse, qui bat les Etats-Unis
L’équipe de Suisse a lancé de fort belle manière son Championnat du monde à Zurich vendredi contre les Etats-Unis. Les joueurs de Jan Cadieux l'ont emporté 3-1.
Il a fallu attendre la 57e et le 3-1 de Ken Jäger pour savourer pleinement ce succès face aux champions du monde et champions olympiques en titre. Mais la Suisse a joué une partie très solide à tous les niveaux. Il y aura certainement des aspects à améliorer, mais les bases sont bien là.
Avant cette réussite libératrice, la patinoire avait pu se lever dès la 3e grâce à un bel effort de la "Zürcher Linie". Après que Sven Andrighetto a gratté un puck autour du but américain, c'est Pius Suter qui s'est montré le plus vif sur le rebond pour ouvrir le score.
Commotionné en play-off et revenu juste à temps pour son Mondial à domicile, Andrighetto a pu doubler la mise à la 12e. L'ailier des Zurich Lions a lancé le puck dans un angle assez fermé qui a trompé le gardien Joseph Woll.
Ce premier tiers a montré que la Suisse était prête pour son tournoi. Elle a mis de l'engagement et a joué son jeu, comme le souhaitait Jan Cadieux. On ne sait pas si les Etats-Unis ont été surpris par cette entrée en matière, mais les Helvètes ont su relever le défi physique proposé par les joueurs à la bannière étoilée.
En zone défensive, Leonardo Genoni s'est montré sous son meilleur jour. Capable de sortir la mitaine sur un Américain laissé seul dans l'axe à 8 mètres ou de dévier légèrement les tentatives adverses, le portier de Zoug fut aussi dominant que lors des précédentes campagnes helvétiques.
Excellent avec Thürkauf et Bertschy, Niederreiter a eu une autre chance de mettre le 3-0 durant la troisième période, mais il s'est heurté à Joseph Woll qui est allé crescendo dans ce match. Et comme bien souvent, l'équipe qui ne parvient pas à prendre le large voit son adversaire revenir. A la 49e, c'est Steeves qui a trouvé le haut du filet de Genoni pour réduire la marque et jeter un petit froid dans la patinoire.
La Suisse va maintenant se reposer et se préparer pour son deuxième match en 24 heures. Samedi soir (20h20), la sélection de Cadieux défiera la Lettonie qui entrera dans le tournoi à cette occasion.
Vaduz est de retour en Super League
Le FC Vaduz est de retour en Super League cinq ans après l'avoir quittée.
La formation liechtensteinoise a battu Wil 3-1 vendredi en terre saint-galloise, profitant du faux pas d'Aarau face à Yverdon (2-2) pour coiffer les Argoviens sur le fil avec un point d'avance.
Le FC Aarau pensait peut-être avoir fait le plus dur en allant s'imposer 2-1 lundi dernier à Vaduz grâce à un but marqué à la 94e minute. Les hommes du coach Brunello Iacopetta ont même conforté leur 1re place virtuelle vendredi en menant 2-0 après 42 minutes de jeu face à YS.
Mais Yverdon, 3e du classement, n'a rien lâché vendredi au Brügglifeld. La troupe entraînée par Martin Andermatt est revenue à 2-2 grâce à des réussites d'Helios Sessolo (45e+1) et d'Antonio Marchesano (63e). Et YS a tenu le nul jusqu'au bout, au grand dam des plus de 8000 supporters argoviens présents.
Et Vaduz a livré la marchandise dans le même temps à Wil: le club de la Principauté, entraîné par Marc Schneider, menait 3-0 à la 48e minute. Les Liechtensteinois pourront donc disputer dès cet été la sixième saison de Super League de leur histoire, cinq ans après leur dernière relégation directe.
