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NHL: Attilio Biasca quitte Fribourg pour Boston
Attilio Biasca quitte la National League et Fribourg-Gottéron pour les Bruins de Boston, a annoncé le club champion de Suisse dimanche.
L'attaquant grison de 23 ans a signé un contrat avec la franchise sextuple championne de NHL.
Lors de son unique et glorieuse saison passée avec Fribourg, l'ex-junior de Zoug a inscrit 31 points en 59 matches disputés cette saison avec les Dragons. Entre 2021 et 2023, Biasca avait déjà tenté une incursion en Amérique du Nord en juniors avec les Halifax Moseheads, qui évoluent en QMJHL. Revenu dans son club formateur il y a trois ans, il a participé à l'épopée fribourgeoise qui a permis aux Dragons de décrocher le premier titre de leur histoire durant l'exercice 2025/26.
"Les souvenirs du titre de champion de Suisse resteront à jamais dans ma mémoire, a déclaré l'international suisse, cité dans le communiqué du club. Je suis aussi impatient de tenter ma chance avec Boston. Je vais tout mettre en œuvre pour relever cet immense défi."
Le directeur sportif des Dragons Gerd Zenhäusern s'est également réjoui de ce transfert: "Nous sommes fiers d’avoir pu accompagner Attilio dans sa dernière étape avant de rejoindre la meilleure ligue du monde". Son remplaçant dans l'effectif fribourgeois n'est pas encore connu.
La Cadillac de Louis Deletraz en tête, une autre abandonne
Sept heures avant l'arrivée de l'épreuve d'endurance dantesque du Mans, une Hypercar Cadillac mène la course. Mais la 2e voiture de la marque américaine a dû abandonner face à BMW et Toyota en embuscade.
La Cadillac no 12 pilotée par le Genevois Louis Deletraz, le Britannique Will Stevens et le Français Norman Nato a pris la place de sa jumelle no 38 au sommet de la hiérarchie des 24 Heures du Mans, course centenaire à la renommée mondiale que des pilotes comparent à "l'ascension de l'Everest".
Le Français Sébastien Bourdais, qui a maintes fois tenté de gagner à domicile échoue une nouvelle fois en abandonnant avant 08h00 sur casse de la direction de sa Cadillac numéro 38, avec ses coéquipiers d'infortune, le Néo-Zélandais Earl Bamber et le Britannique Jack Aitken.
En 21 participations au Mans, Bourdais a terminé au mieux à la 2e place à trois reprises (2007, 2009, 2011).
On se dirige donc vers un affrontement final entre Cadillac, Toyota et BMW, les trois voitures étant les dernières dans le même tour, après 17 heures de course.
Au petit matin, alors que des spectateurs avaient passé hagards une nuit fraîche dans les tribunes, des Hypercars filant à 340 km/h dans un vacarme assourdissant ont commis des erreurs de pilotage qu'elles ont chèrement payées.
La BMW no 15, partie en pole position samedi devant 400'000 personnes sous un soleil caniculaire, s'est accrochée avec un retardataire, a dû passer au stand pour réparer et a dégringolé au classement.
Cadillac, qui avait comme Ferrari trois voitures en piste, est en quête d'une première victoire au Mans, visant à renverser la marque italienne de voitures de sport et le géant japonais Toyota qui se partagent tous les titres depuis 2018.
Ce serait une première pour une marque américaine depuis la victoire historique de Ford contre Ferrari en 1966.
L'Australie maîtrise la Turquie
L'Australie a parfaitement lancé son Mondial 2026. Les Socceroos ont battu la Turquie samedi 2-0 à Vancouver dans le groupe D.
Une semaine après avoir tenu la tête à la Suisse 1-1 en match de préparation, les hommes de Tony Popovic ont remporté une rencontre qui s'annonçait relativement équilibrée entre deux équipes séparées que de cinq rangs au classement FIFA (réd. 22e place pour la Turquie, contre 27e pour l'Australie). Les Turcs n'ont pas trouvé la faille du portier Patrick Beach, auteur d'une superbe performance à l'occasion de sa 3e sélection avec les Socceroos.
L'attaquant de Watford Nestor Irankunda a conclu une contre-attaque australienne éclair à la 27e en se défaisant de deux défenseurs. Arda Güller a été proche d'égaliser sur coup-franc à la 57e, mais Beach a réalisé la parade nécessaire. Connor Metcalfe a inscrit le but de la sécurité pour les Socceroos à la 75e.
Les protégés de Vincenzo Montella peuvent nourrir des regrets, eux qui ont largement dominé dans le jeu, avec plus de 70% de possession de balle sur la rencontre. Les Australiens rejoignent les Etats-Unis, victorieux du Paraguay 4-1 vendredi, en tête du groupe D avant de les affronter vendredi à Seattle. Le même jour, la Turquie tentera de se rassurer face aux Paraguayens à San Francisco.
Les Pays-Bas entrent en lice face au Japon, privé de son capitaine
Les Pays-Bas de Memphis Depay font leurs débuts au Mondial-2026, dimanche à Dallas, face à un Japon orphelin de son capitaine Wataru Endo, forfait pour le tournoi.
Triples finalistes (1974, 1978, 2010), les "Oranje" ambitionnent de retrouver au moins le dernier carré, un stade de la compétition qu'ils n'ont plus atteint en Coupe du monde depuis 2014.
En 2022 au Qatar, ils ont été stoppés en quarts par les futurs champions du monde argentins lors d'une rencontre très tendue achevée aux tirs au but.
Depuis les hommes de Ronald Koeman se sont hissés en demies de l'Euro-2024, ont tenu tête à l'Espagne en quarts de finale de la Ligue des nations en 2025 et fini premiers de leur groupe de qualifications pour le Mondial américain.
Mais les Néerlandais ont connu une préparation contrariée, entre résultats décevants et blessures. Ils ont été battus par l'Algérie (1-0) et sont venus à bout de justesse d'une faible équipe d'Ouzbékistan (2-1).
Déjà privé pour le Mondial de Xavi Simons, Matthijs de Ligt et Stefan de Vrij, Koeman a également dû faire face lundi au forfait du défenseur Jurriën Timber, blessé à l'aine et remplacé par Lutsharel Geertruida. Le gardien Bart Verbruggen a lui été ménagé après un coup violent reçu à la hanche contre l'Ouzbékistan.
Mais tous les regards seront tournés vers la star Memphis Depay. Le joueur des Corinthians s'apprête à disputer sa troisième Coupe du monde à 32 ans, après deux mois d'indisponibilité en raison d'une blessure au quadriceps droit.
Si les Néerlandais attendent le retour de leur joueur vedette, le Japon a lui perdu vendredi son capitaine Wataru Endo, insuffisamment remis d'une blessure à un pied et remplacé par Shuto Machino.
L'ailier gauche de Brighton, Kaoru Mitoma, blessé aux ischio-jambiers, avait également dû renoncer. Mais les "Samouraïs bleus" pourront compter sur l'ailier droit de la Real Sociedad Takefusa Kubo et sur l'expérience de l'arrière gauche Yuto Nagatomo (144 sélections), qui va disputer à 39 ans sa cinquième Coupe du monde.
Les Japonais comptent bien tirer leur épingle du jeu dans le groupe F où figurent aussi la Suède et la Tunisie.
Le petit Curaçao face à deux géants, l'Allemagne et Neuer
Le petit Poucet Curaçao, néophyte en Coupe du monde, fait ses grands débuts dimanche (19h00 en Suisse) à Houston contre l'Allemagne.
La sélection caribéenne se heurtera à un géant dans la cage adverse, Manuel Neuer, de retour en sélection à 40 ans.
Difficile de faire plus déséquilibrée que cette affiche texane: d'un côté un bout des Antilles néerlandaises, 444 km2 et environ 160'000 habitants, gonflé par sa diaspora; de l'autre un mastodonte de la compétition, dopé par le come-back d'un des meilleurs gardiens de sa génération.
Demi-finaliste en 2010, champion du monde en 2014, capitaine éliminé dès le premier tour en 2018 et 2022, Neuer est sorti de sa retraite internationale à la surprise générale pour disputer une cinquième Coupe du monde, son neuvième tournoi majeur en ajoutant l'Euro.
"Je ne m'y attendais pas, mais bien sûr, nous sommes ravis que Manuel soit de retour. Il ne fait pratiquement aucun doute qu'il est le meilleur gardien de but de tous les temps, ou du moins l'un des meilleurs", l'a encensé l'attaquant allemand Deniz Undav vendredi devant des journalistes.
Le joueur du Bayern Munich fait effectivement partie de ces rares portiers à avoir révolutionné leur poste. Lui l'a fait dans un rôle de "gardien libéro", une sorte de troisième défenseur central qui vient participer aux relances de son équipe, balle au pied avec agilité.
"Il a encore et toujours son propre style de gardien de but. C'est le seul à avoir cela, dans sa façon de se déplacer, de jouer vite, de relancer au pied, de relancer tout court", a décrit au printemps son ancien coéquipier en sélection, Toni Kroos, dans le podcast "Einfach mal Luppen" qu'il anime avec son frère Felix.
A Houston, le dernier rempart du Bayern écrira un bout d'histoire: sa 125e sélection sera aussi sa 20e en Coupe du monde, un record au poste de gardien de but qu'il partagera avec le Français Hugo Lloris, et qu'il améliorera au match suivant contre la Côte d'Ivoire le 20 juin.
Contre Curaçao, 82e au classement FIFA, Neuer devrait selon toute vraisemblance être peu sollicité par les attaquants adverses, tant l'écart de niveau apparaît abyssal entre les deux équipes.
Mais il ne faut pas sous-estimer la motivation extrême qui animera la petite nation caribéenne dirigée par l'expérimenté Dick Advocaat.
Les Knicks décrochent un troisième titre
Les New York Knicks d'un Jalen Brunson légendaire (45 points) ont remporté leur troisième titre NBA, le premier depuis 53 ans. Ils se sont imposés 94-90 chez les San Antonio Spurs samedi.
Un succès une nouvelle fois arraché dans les dernières minutes a permis aux Knicks de remporter la finale 4-1 pour achever un printemps de play-off exceptionnel.
Le meneur des Knicks Jalen Brunson (29 ans), élu MVP des finales après sa performance (45 points, 3 passes et 3 rebonds) a été exceptionnel pour terminer le travail, lui l'ancien joueur drafté seulement en 33e position en 2018 et fils de Rick Brunson, qui jouait avec les Knicks lors de la dernière finale de la franchise, perdue en 1999 face aux Spurs.
Autre anecdote liant les deux franchises: l'entraîneur de New York Mike Brown, arrivé à l'intersaison, faisait partie des adjoints des Spurs de Gregg Popovich en 1999 justement.
A l'image du reste de la série, la star française Victor Wembanyama n'a pas trouvé la solution face aux New-Yorkais, finissant ce cinquième match avec 19 points, mais 3 seulement dans le dernier quart-temps, 14 rebonds, 2 passes et 5 contres.
Après plus d'un demi-siècle de désillusions, la franchise new-yorkaise aux fans électriques décroche donc finalement son troisième trophée après 1970 et 1973.
L'Écosse se défait difficilement d'Haïti
Pour son retour en Coupe du monde, 28 ans après, l'Écosse est venue à bout d'Haïti (1-0) samedi à Foxborough. Elle prend la tête du groupe C avant d'affronter le Maroc et le Brésil.
John McGinn, le milieu de terrain d'Aston Villa, a repris une frappe repoussée de Che Adams après un centre du remuant Ben Gannon-Doak côté droit, pour ouvrir le score avec un peu de réussite et délivrer le Gilette Stadium, l'antre des New England Patriots, majoritairement peuplée de supporters en kilt (1-0, 28e).
Délivrer, parce que Haïti, 80e nation au classement FIFA, 40 places derrière son adversaire du soir, ne s'est jamais présentée en victime expiatoire. Elle s'est même procuré, grâce à de rapides transitions, plusieurs situations dangereuses devant le but d'Angus Gunn tout au long de la partie, et plus particulièrement en fin de match.
La Tartan Army de Scott McTominay, qui a touché le poteau en première période (17e), a tout de même assuré son retour en Coupe du monde après 28 ans d'absence à la faveur d'une meilleure maîtrise collective.
Dans ce Mondial à 48 nations, elle peut même, avec cette victoire inaugurale, envisager de sortir de son groupe et disputer la phase des matches à élimination directe, une première en neuf participations à une Coupe du monde.
L'Écosse affrontera vendredi prochain le Maroc, encore à Foxborough, puis le Brésil le 24 juin à Miami; le programme inverse d'Haïti qui défiera la Seleçao vendredi, également, mais à Philadelphie avant le Maroc le 24 juin à Atlanta.
De retour 52 ans après leur première participation à une Coupe du monde en 1974 - où ils avaient perdu leurs trois rencontres -, les "Grenadiers" auront deux montagnes à gravir pour espérer remporter leur premier point dans un Mondial, l'une de leurs ambitions dans la compétition.
L'Allemagne veut oublier ses vieux démons
L'Allemagne entre en lice dimanche (19h en Suisse) à la Coupe du monde face à Curaçao, l'un des petits poucets de la compétition. Elle entend faire des fiascos de 2018 et 2022 de l'histoire ancienne.
Depuis sa demi-finale perdue à Marseille contre la France à l'Euro 2016, l'Allemagne traverse sa plus longue période de disette, soit une décennie complète d'absence dans le dernier carré des compétitions majeures (Coupe du monde et Euro). En Russie il y a huit ans comme au Qatar en 2022, la sélection allemande n'est même pas sortie de la phase de groupes.
Sa première rencontre face à Curaçao, novice à la Coupe du monde, devra idéalement lancer son tournoi. Les Allemands devront néanmoins se souvenir des précédentes déconvenues face à des adversaires supposés plus faibles, contre le Japon (défaite 2-1) et contre le Mexique (revers 1-0), prémices des déroutes en 2022 et 2018.
Les Pays-Bas, éternels seconds en Coupe du monde (trois fois finalistes, un record), menés par Ronald Koeman, ont réalisé un sans-faute en qualification (6 victoires, 2 nuls). Mais ils restent sur une défaite (1-0 contre l'Algérie) et une victoire peu convaincante (2-1 contre l'Ouzbékistan) en préparation.
Les deux autres rencontres de la soirée de dimanche verront s'affronter la Côte d'Ivoire et l'Equateur (lundi 1h en Suisse), pour le compte du groupe E de l'Allemagne, ainsi que la Suède et la Tunisie (4h lundi en Suisse), toutes deux dans le groupe F avec le Japon et les Pays-Bas.
En Catalogne, George Russell veut stopper Antonelli
La série victorieuse de Kimi Antonelli va-t-elle prendre fin dimanche en Catalogne? Après avoir enlevé les cinq derniers Grands Prix, l'Italien de 19 ans est sous la menace de George Russell.
Son coéquipier chez Mercedes partira en effet en pole position de cette 7e manche (sur 22) de la saison de Formule 1, après avoir dominé les qualifications samedi sur le circuit de Montmélo.
Le Britannique, qui a décroché la 10e pole de sa carrière, la troisième cette saison, a devancé son compatriote Lewis Hamilton (Ferrari) et Antonelli, leader incontesté du championnat du monde. Mais attention à Hamilton qui n'a concédé que 0''064 à Russell. Le pilote Ferrari a été le seul à descendre sous les 1'15 avec les Mercedes.
"Le week-end se passe très bien pour l'instant, je suis toujours à la bagarre. Je suis arrivé ici déterminé et cela fait du bien d'être en pole position. La course dimanche sera intéressante et il va falloir se battre", a savouré Russell au terme des qualifications.
C'est la première fois de la saison qu'Antonelli ne partira pas en première ligne. L'Italien est tout de même bien tranquille puisqu'il compte 66 points de bonus sur Hamilton et 68 sur Russell.
Le champion du monde en titre anglais Lando Norris (McLaren) a pris la quatrième place devant les Red Bull du Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) et du Français Isack Hadjar.
Pour sa probable dernière course à Barcelone, où il a décroché le dernier de ses 32 succès en F1 en 2013, le double champion du monde (2005, 2006) espagnol Fernando Alonso (Aston Martin) s'élancera en 22e et dernière position, derrière son coéquipier canadien Lance Stroll, qu'il avait battu lors des 42 dernières qualifications.
Le Brésil et le Maroc se neutralisent
Pas de vainqueur dans le premier choc du Mondial 2026. Le Brésil et le Maroc se sont accrochés (1-1), samedi au MetLife Stadium.
Brésiliens et Marocains n'ont pas su se départager au terme d'une rencontre qui s'apparentait déjà à la "finale" du groupe C - complété par l'Ecosse et Haïti - et disputée dans la même arène qui accueillera justement la "vraie" finale de ce Mondial le 19 juillet.
Plus entreprenants et dominateurs en début de match, les champions d'Afrique (sur tapis vert) ont été récompensés en ouvrant le score dès la 21e. L'attaquant du PSV Ismael Saibari, trouvé en profondeur par Brahim Diaz avec une offrande de ballon qui a transpercé la charnière Gabriel-Marquinhos, s'en est allé battre Alisson en face-à-face.
Signe d'une première période compliquée, Carlo Ancelotti, qui vivait à 67 ans sa grande première en tant que sélectionneur en Coupe du monde, décidait d'effectuer deux changements à la pause avec les entrées de Danilo et Fabinho.
L'égalisation de Vinicius a toutefois donné une nouvelle physionomie à la seconde période. Peu disposées à prendre des risques, les deux équipes, plus en contrôle, ont semblé se satisfaire d'un match nul qui ne cause de tort à personne.
Le Brésil, qui espère décrocher une sixième étoile depuis 24 ans, retrouvera le terrain vendredi contre Haïti (samedi 2h30 en Suisse). Juste avant, le Maroc défiera quant à lui l'Ecosse (samedi minuit en Suisse).
La Suisse doit "redescendre sur terre", déclare Granit Xhaka
Rejointe sur le fil par le Qatar (1-1) samedi pour son entrée en lice à la Coupe du monde, la Suisse s'est-elle vue trop belle? "Nous devons redescendre sur terre", déclare Granit Xhaka.
"Je crois que nous devons d'abord redescendre sur terre et regarder la réalité en face. Nous ne sommes pas aussi prêts que ce que nous avons peut-être laissé entendre lorsque nous parlions de réaliser le meilleur tournoi de notre histoire", a déclaré en zone mixte le capitaine bâlois (33 ans) après ce cruel dénouement à Santa Clara.
"Ce résultat va faire du bien à l'équipe. Il nous montre qu'on doit en faire plus", a-t-il assuré.
En Californie, la Suisse a payé un cruel manque d'efficacité devant le but qatarien. Seul Breel Embolo a trouvé la faille sur penalty en première période. "Si on avait concrétisé nos occasions avant la pause, je pense que plus personne ne parlerait de ce match", a relevé Xhaka.
Le milieu de Sunderland a également souligné la performance du gardien du Qatar Mahmoud Abunada, récompensé par le trophée d'homme du match. "Il a réalisé un match de classe mondiale. Il faut aussi faire preuve de respect envers le Qatar, qui a tenu le coup avant de saisir sa chance."
Le Bâlois a globalement tenu le même discours qu'après le dernier match de préparation contre l'Australie, aussi conclu sur un nul malgré une bonne entame. "Nous n'avons pas su trouver le bon rythme après la pause. Nous avons manqué de discipline à différents postes. Et quand on manque de discipline sur le terrain, on ne peut pas espérer battre le Qatar", a-t-il estimé.
Granit Xhaka a toutefois conclu son interview sur un message d'espoir: "Bien sûr, nous voulions gagner. Mais ça fait partie du jeu, ça fait partie de ce long tournoi. Je préfère prendre un mauvais départ et ensuite progresser plutôt que l'inverse."
La Suisse punie pour son entrée en lice
La Suisse a trébuché pour son entrée en lice à la Coupe du monde 2026. Incapable de se mettre à l'abri après un penalty de Breel Embolo, elle a concédé le match nul en toute fin de match samedi (1-1).
Un point bien décevant. Voilà ce que la Suisse a récolté pour son premier match du Mondial nord-américain à Santa Clara. La faute à un but tardif de Boualem Khoukhi tombé à deux minutes du coup de sifflet final. Le capitaine du Qatar a dominé au duel l'entrant Miro Muheim pour égaliser de la tête. La Suisse a été punie, car elle aurait pu, et dû, faire la différence après l'ouverture du score de Breel Embolo.
Cette grosse occasion a servi d'avertissement à la troupe de Murat Yakin, qui évoluait finalement en 4-3-3, avec Michel Aebischer - préféré à Johan Manzambi - et Denis Zakaria au poste d'arrière-droit. Le Genevois de Monaco a semblé bien plus à l'aise à ce poste qu'il ne l'avait été en mars face à l'Allemagne.
C'est d'ailleurs à la suite d'un centre de "Zak" qu'est survenue l'ouverture du score de la Suisse. Après trois opportunités manquées de Dan Ndoye (6e, 10e, 12e), Zakaria a trouvé Breel Embolo, lequel a subtilement dévié le ballon pour un Remo Freuler à la limite du hors-jeu. Fauché par le gardien qatarien Mahmoud Abunada, Freuler s'est écroulé et l'arbitre n'a pas hésité à désigner le point de penalty.
Ultra-dominatrice dans son maillot vert pomme, la Suisse n'a toutefois pas réussi à se mettre à l'abri avant la pause. Zakaria (21e), Aebischer (41e, 45e+6), Vargas (45e+3) et Ndoye, encore lui (45e), ont tous été proches du 2-0 mais n'ont pas trouvé la faille.
Granit Xhaka a, lui aussi, pris sa chance de loin après le thé. Son tir flirtant avec la barre transversale (49e) a longtemps été le seul frisson d'une seconde période moins aboutie de la part des Suisses.
Incapable de se mettre à l'abri, la Suisse a d'abord controlé son avantage en fin de match. Mais elle s'est ensuite fait plusieurs frayeurs sur les contre-attaques du Qatar, avant la punition de Khoukhi (90e+4).
Murat Yakin va désormais devoir remobiliser ses troupes après ce faux-pas. La Suisse est évidemment toujours en course pour rallier la phase à élimination directe. Mais elle aura désormais une grosse pression sur les épaules jeudi à Los Angeles face à la Bosnie.
Avec Brésil-Maroc, les choses sérieuses commencent
Après deux journées inaugurales et des affiches de second rang, place au choc le plus attendu du premier tour entre le Maroc, demi-finaliste en 2022 et le Brésil en quête d'une sixième étoile.
C'est à 18h (minuit en Suisse) à East Rutherford dans le New Jersey que commencera ce match piégeux pour la Seleçao, qui n'a plus soulevé le trophée suprême de la planète football depuis 24 ans. Face à elle, les Marocains d'Achraf Hakimi arrivent gonflés à bloc avec leur titre de champion d'Afrique raflé sur tapis vert.
Pour mettre fin à sa traversée du désert, le Brésil a choisi d'enrôler l'un des plus grands entraîneurs de l'histoire, l'Italien Carlo Ancelotti, qui n'a plus rien à prouver en club mais fera à 67 ans ses grands débuts comme sélectionneur en Coupe du monde.
Il a cédé à la pression populaire en rappelant Neymar, mais l'icône est blessée. Et en dépit des Vinicius Jr et autres Raphinha, la Seleçao s'est montrée irrégulière sur la route du Mondial. "Nous avons une équipe qui peut rivaliser avec toutes les équipes du monde, nous en sommes convaincus", a-t-il dit en conférence de presse, affichant son optimisme.
Dans un même élan, Vinicius Jr a prévenu: "Nous sommes ici pour écrire l'histoire, remettre le Brésil au plus haut niveau".
C'est une affiche de prestige, mais avec un enjeu encore limité. Dans un tournoi à 48 équipes où la plupart des troisièmes de groupe se qualifieront pour les 16es de finale, on voit mal le Brésil et le Maroc passer à la trappe. Car dans leur groupe C, ils croiseront ensuite Haïti et l'Ecosse, opposés samedi soir à Boston.
James Harden arrêté au Texas pour port d'arme illégal
La star de la NBA James Harden a été arrêtée pour port d'arme illégal samedi à Houston, au Texas, a-t-on appris de source judiciaire.
L'ancien MVP, qui joue actuellement pour les Cleveland Cavaliers, a été interpellé à 03h41 après la découverte d'une arme de poing dans son véhicule.
Harden a confirmé que l'arme, qui n'était pas dissimulée, lui appartenait. Il a été placé en détention puis remis en liberté contre une caution de 100 dollars. Il doit comparaître devant un tribunal le 22 juin.
Cleveland a recruté Harden en février. À 37 ans, il a contribué au bon parcours des Cavs en play-offs jusqu'en finale de la Conférence Est, en marquant 19,2 points de moyenne par match.
Drafté en troisième position en 2009 par Oklahoma City, ce gros scoreur a ensuite vécu ses meilleures années aux Houston Rockets avec lesquels il a été MVP en 2018.
Onze fois All-Star, le joueur à la célèbre barbe a aussi porté le maillot des Brooklyn Nets, des Philadelphie 76ers et des Los Angeles Clippers. Il a été champion olympique avec les États-Unis à Londres en 2012 et champion du monde en 2014.
Aebischer et Zakaria alignés face au Qatar, pas Manzambi
Murat Yakin surprend pour le premier match de la Suisse à la Coupe du monde. Michel Aebischer et Denis Zakaria vont débuter contre le Qatar samedi (21h00 en Suisse), au contraire de Johan Manzambi.
Le système dans lequel va s'articuler la Suisse n'est toutefois pas encore clair. Première option, Zakaria joue latéral droit dans une défense à quatre, avec Ricardo Rodriguez (à gauche), Manuel Akanji et Nico Elvedi (défense centrale). Le Genevois avait évolué à ce poste quelques minutes lors de la défaite contre l'Allemagne en mars (4-3), sans vraiment convaincre.
Dans cette configuration, Michel Aebischer intégrerait le milieu de terrain un cran au-dessus de Granit Xhaka et Remo Freuler. Le trio Ruben Vargas - Breel Embolo - Dan Ndoye animera quoiqu'il arrive l'attaque helvétique.
Deuxième option, Zakaria et Aebischer occupent le rôle de pistons avec une défense à trois Rodriguez-Akanji-Elvedi. Mais le capitaine de Monaco n'a encore jamais été testé à ce poste en équipe de Suisse. Il faudra attendre le coup d'envoi pour voir quelle option a été choisie par Murat Yakin.
C'est en revanche une petite déception pour Johan Manzambi, qui avait été titularisé lors des deux derniers matches amicaux. La pépite genevoise du SC Fribourg entrera sans doute en cours de match pour redynamiser l'équipe de Suisse.
La composition de la Suisse: Kobel; Zakaria, Elvedi, Akanji, Rodriguez; Xhaka, Freuler, Aebischer; Ndoye, Embolo, Vargas.
La composition du Qatar: Abunada; Al Oui, Miguel, Khoukhi, Al Amin; Gaber, Madibo, Laye; Edmilson, Abdurisag, Afif.
