Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Peter Schepull s'est éteint à 61 ans
Champion de Suisse avec le Servette FC en 1994, Peter Schepull est décédé à l’âge de 61 ans. L’Association Suisse de Football (ASF) a confirmé la triste nouvelle.
International à 22 reprises Peter Schepull avait également remporté le titre national avec les Grasshoppers en 1984. Il a porté par ailleurs les couleurs de Wettingen avant une reconversion dans l’immobilier.
En équipe nationale, il avait été sur le terrain le 1er mai 1991 lors du succès 3-2 de la Suisse en Bulgarie. Introduit à la 87e pour Adrian Knup, il avait été aux premières loges pour admirer le but légendaire de Kubilay Türkyilmaz à la 90e.
Timo Meier suspendu pour la demi-finale contre la Norvège
La Suisse devra composer sans Timo Meier pour sa demi-finale samedi (15h20) contre la Norvège. L'attaquant appenzellois a été suspendu un match pour son coup de genou sur Oskar Sundqvist.
La scène s'est déroulée juste après la mi-match lors du quart de finale contre la Suède jeudi soir. Après être allé revoir les images à la vidéo, les arbitres ont donné deux minutes pour un coup de crosse. Sundqvist n'a pas terminé la rencontre.
Mais la commission de discipline a revu les images et a décidé d'infliger un match de suspension au joueur des New Jersey Devils. L'Appenzellois peut s'estimer heureux de ne pas en avoir pris deux, auquel cas il n'aurait pas pu disputer la finale ou le match pour le bronze dimanche.
L'étape-reine pour Sepp Kuss
Equipier fidèle de Jonas Vingegaard chez Visma, Sepp Kuss a remporté en solitaire l'étape-reine du Tour d'Italie. L'Américain s'est imposé au sommet de Piani di Pezzè.
La journée a été parfaite pour l'équipe néerlandaise alors que Vingegaard s'est contenté de contrôler facilement son avance de plus de quatre minutes au classement général à deux jours de l'arrivée finale à Rome. Parti dans l'échappée, Kuss a rattrapé et aussitôt doublé l'Italien Giulio Ciccone à deux kilomètres de l'arrivée de cette éprouvante étape de montagne.
Déjà vainqueur d'étape sur le Tour de France et la Vuelta, l'Américain devient à 31 ans le 116e coureur de l'histoire à avoir levé les bras sur les trois grands Tours.
Jil Teichmann élimine la no 10 mondiale et file en 1/8 de finale
Extraordinaire Jil Teichmann ! 170e mondiale, la gauchère disputera pour la deuxième fois les huitièmes de finale de Roland-Garros.
Admise dans le tableau principal de ces Internationaux de France grâce à son classement protégé, Jil Teichmann s’est imposée 6-1 7-5 devant la no 10 mondiale Karolina Muchova. Finaliste il y a trois ans, la Tchèque se demandera encore longtemps comment elle a pu perdre la seconde manche après avoir mené 5-1. Mais c’était sans compter sur la combattivité et la science de jeu de son adversaire.
"J’étais, c’est vrai, menée 5-1 mais les jeux étaient serrés et cela aurait pu 3-2 pour moi, expliquait Jil Teichmann lors de son interview avec l’ancienne gagnante du Masters Caroline Garcia après la rencontre. Je me disais que je pouvais encore faire tourner ce set. J’ai tout donné."
Demi-finaliste à Rabat juste avant cette quinzaine de Roland-Garros, Jil Teichmann a retrouvé la magie de son jeu qui lui avait permis de se hisser au 21e rang mondial en juillet 2022. "Mais après 2022, j’ai traversé des moments difficiles, poursuivait-elle. J’ai compris que j’avais besoin de prendre du temps pour moi. J’ai donc coupé quelques mois l’an dernier."
Revenue à l’entraînement en janvier et en compétition en avril, Jil Teichmann aborde la seconde phase de sa carrière avec une fraîcheur nouvelle et sans doute un appétit féroce. Dimanche, elle ne partira pas battue d’avance face à Mirra Andreeva (WTA 8) qu’elle affrontera pour la première fois.
La Russe de 19 ans accuse, en effet, parfois d’étonnants trous d’air, comme l’an dernier à Roland-Garros d’ailleurs lors de son quart de finale face à Loïs Boisson. A Jil Teichmann toutefois d’aborder ce deuxième huitième de finale à Paris d’une autre manière que le premier qui l’avait vu ne marquer que... deux malheureux jeux à Sloane Stephens.
Roland-Garros: Fin de parcours pour Golubic
Viktorija Golubic (WTA 82) a concédé une défaite logique face à l'Ukrainienne Marta Kostyuk, 15e mondiale. La Zurichoise s'est inclinée 6-4 6-3 en 1h40 au 3e tour de Roland-Garros vendredi.
La droitière de 33 ans a cependant tenu la dragée haute à une adversaire largement favorite, qui a remporté les tournois de Rouen et Madrid à la faveur de son invincibilité sur terre battue cette saison (14 victoires en 14 matches). Golubic a mené 3-2 service à suivre en première manche, avant de concéder le break à Kostuyk et de laisser filer la manche 6-4.
Dans le 2e set, l'Ukrainienne a démarré pied au plancher pour mener 3-0, avant de gérer son avantage. Avec seulement 13 erreurs directes sur la partie, la Suissesse a rendu une belle copie, mais ses coups gagnants - 15 - ont été trop rares pour espérer renverser la favorite, elle qui n'a plus battu de membres du top 15 mondial depuis 2021.
Avec ce 3e tour, la Zurichoise a réalisé la meilleure performance de sa carrière sur la terre battue parisienne. Il s'agit également de sa meilleure performance en Grand Chelem depuis l'Open d'Australie 2024.
La Suisse accueillera le Championnat du monde féminin en 2028
La Suisse accueillera à nouveau un Championnat du monde dans deux ans. Après les messieurs, l'élite mondiale féminine s'y affrontera en novembre 2028, a annoncé la fédération suisse vendredi.
Selon un communiqué de Swiss Ice Hockey, l'organisation du tournoi de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) a été attribuée à la Suisse. Les lieux de compétition seront annoncés à l'automne.
La fédération suisse se voit récompensée dans sa capacité à organiser des évènements d'ampleur. Après le Mondial M18 messieurs 2023 à Bâle et en Ajoie, le Mondial féminin M18 2024 à Zoug, et l'édition 2026 du Mondial des messieurs en cours à Zurich et Fribourg, la Suisse sera à nouveau hôtesse d'un Championnat du monde dans deux ans.
La fédération souhaite utiliser cette compétition comme une opportunité pour le sport. Selon elle, la médaille de bronze remportée par les Suissesses aux Jeux olympiques de Milan 2026 a donné une impulsion supplémentaire au hockey féminin, et ce Mondial 2028 doit permettre de conserver cet élan et augmenter l'attention du public.
NBA: Les Spurs égalisent à 3-3 contre le Thunder
Les Spurs ont déroulé à domicile jeudi face au Thunder 118-91. San Antonio s'est ainsi offert un match sept samedi, qui désignera le vainqueur de cette finale de conférence Ouest de NBA.
Complètement éteint par le Thunder lors du match 5, Victor Wembanyama a mené la révolte et compilé 28 points, 10 rebonds, 2 passes, 2 interceptions et 3 contres. Les Spurs se sont offert le défi magnifique de tenter d'arracher leur qualification samedi sur le parquet du champion en titre, lors d'un match 7, le nectar des play-off de NBA, où l'enjeu sera maximal et la pression totale sur le Thunder, favori qui espère toujours conserver son titre.
Moins en vue depuis plusieurs matches après avoir été touché aux adducteurs, le rookie Dylan Harper a retrouvé de son mordant pour les Spurs avec 18 points, se montrant conquérant à l'attaque du cercle, au côté de Stephon Castle (17 points, 9 passes).
Le Thunder, qui a récupéré Jalen Williams après sa blessure aux muscles ischio-jambiers, devra rebondir samedi à la maison pour espérer défier les Knicks à partir du 3 juin. Il pourra s'appuyer sur son expérience de 2025, lorsqu'Oklahoma City avait triomphé des Denver Nuggets au deuxième tour puis des Indiana Pacers en finale après deux matches 7 à domicile, sur le chemin de la saison magnifique de Gilgeous-Alexander (MVP, champion, MVP des finales).
Un an après une anonyme 13e place à l'Ouest, Wembanyama et sa bande ont eux l'occasion de qualifier les Spurs pour une inattendue septième finale, la première depuis 2014.
Cdm 2026: Messi parmi les 26 joueurs annoncés par l'Argentine
L'Argentine, championne du monde en titre, a dévoilé jeudi sa liste de 26 joueurs pour le Mondial 2026. Elle sera conduite par son capitaine Lionel Messi.
Le capitaine Messi, qui aura 39 ans dans un mois, mène un groupe dans lequel sont présents un grand contingent de champions du monde 2022 et sans surprise majeure, mais avec l'absence notable du milieu du Real Madrid Franco Mastantuono, 18 ans. L'Albliceleste pourrait quasiment aligner le même onze qui débuta la finale du Mondial 2022 contre la France, à l'exception d'Angel di Maria, qui a pris sa retraite internationale après la Copa America 2024 remportée par l'Argentine.
Lionel Messi, si sa présence se confirme dans la compétition, prendra part à son sixième Mondial, un record qu'il partagerait notamment avec le Portugais Cristiano Ronaldo. L'octuple Ballon d'Or avait demandé à sortir dimanche lors de son dernier match dans le championnat nord-américain (MLS) avant la Coupe du monde, après s'être tenu l'arrière de la cuisse gauche.
Il a fait plusieurs tours à l'infirmerie ces dernières années en raison de problèmes aux ischio-jambiers, qui l'ont contraint à manquer une partie de la préparation de Miami plus tôt en 2026. Les Argentins, dans le groupe J avec l'Algérie, la Jordanie et l'Autriche, défendront leur couronne conquise en 2022 au Qatar à partir du 16 juin contre les Algériens, à Kansas City.
Servette Chênois à 90 minutes du titre en Women's Super League
Victorieuses 2-1 à l'aller, les joueuses de Servette Chênois peuvent remporter un troisième sacre national vendredi contre YB (19h00). Un adversaire contre qui elles n'ont plus perdu depuis 2019.
Les Bernoises devront réaliser l'impossible dans cette finale retour de Women's Super League, puisque leur dernière victoire face aux Servettiennes remonte à août 2019. Mais le penalty transformé par Maja Jelcic lundi en fin de match a permis aux championnes de Suisse en titre de garder l'espoir d'une "remontada".
"C'était extrêmement important", a déclaré la Bernoise Giulia Schlup après la défaite subie au Wankdorf. "Nous savons que nous sommes toujours dans le coup."
Un fait parle tout de même en faveur des Bernoises. L'année dernière, elles avaient également perdu le match aller contre Grasshopper, avant d'arracher des prolongations au retour et de s'imposer aux tirs au but.
Il convient toutefois de rappeler que le match retour s'était déroulé dans la capitale. Et surtout: Servette Chênoise dégage jusqu'ici une impression de grande stabilité. Les Genevoises n'ont d'ailleurs perdu aucun match à domicile cette saison...
Trois Suissesses en lice au 3e tour de Roland-Garros
Trois Suissesses tenteront de rallier les 8es de finale de Roland-Garros vendredi. Belinda Bencic, Viktorija Golubic et Jil Teichmann sont en lice au 3e tour du Grand Chelem parisien.
Bencic (WTA 11) vise une première qualification pour la deuxième semaine à la porte d'Auteuil. Victorieuse en deux sets de ses deux premiers matches, la Saint-Galloise a de bonnes chances d'y parvenir face à l'Américaine Peyton Stearns, classée 78e au classement WTA.
La tâche sera plus ardue pour Golubic (82e), même si la Zurichoise semble à l'aise sous les fortes chaleurs que subissent les joueuses et les joueurs depuis le début du tournoi. Elle défie l'Ukrainienne Marta Kostyuk (15e), qu'elle n'a jamais battue en deux confrontations.
Teichmann (170e) tâchera quant à elle de continuer son retour aux affaires fracassant face à la Tchèque Karolina Muchova, no 10 mondiale. La Biennoise semble capable d'un nouvel exploit dans son Grand Chelem fétiche.
La Suisse exemplaire en box-play
La Suisse a réussi une performance exemplaire pour écarter la Suède en quarts de finale du Mondial à Zurich. La troupe de Cadieux a su répondre au défi physique proposé.
Ne pas se laisser intimider, répondre coup pour coup, marquer son territoire. Face à des Scandinaves pas exceptionnels en poule, mais de toute façon redoutables dans les parties à élimination directe, la Suisse a su élever le niveau de son jeu. L'idée après la victoire face à la Finlande était que la Suisse avait enfin été testée et qu'elle serait prête pour cette confrontation face à ce qu'il était convenu d'appeler sa bête noire.
Et histoire de rendre sa victoire plus intéressante, la sélection nationale a choisi d'encaisser le premier but pour la première fois de ce Mondial. Et derrière, en raison d'une faute inutile de Dean Kukan, elle a dû passer cinq minutes en infériorité numérique. Mais elle a pu compter sur un box-play de très grande qualité qui n'a rien laissé. Et d'un Genoni qui s'est bien récupéré de sa petite bourde du but où il a mis trop de temps à serrer ses jambières.
Ensuite, après avoir égalisé par Josi, elle a dicté le jeu à tous les niveaux. Plutôt que de jouer l'agressé, la Suisse a joué l'agresseur. "C'est ce qu'on voulait, on voulait apporter beaucoup d'énergie et les presser avec intensité et je pense qu'on les a pris à leur jeu. Parce que c'est quelque chose qu'ils aiment faire d'habitude contre nous et aujourd'hui on voulait vraiment les agresser et être physiques et agressifs envers eux pour dicter notre jeu."
L'agressivité fut parfois difficile à contenir et l'indiscipline a bien failli coûter cher. "C'est peut-être le seul bémol ce soir, a reconnu Cadieux. On a pris une ou deux pénalités de trop, mais à la fin les émotions font partie du jeu. Il faut juste qu'on contrôle mieux ça, qu'en arrive à se canaliser un peu plus. Ceci dit, on a su les déranger."
Evoquée depuis le début du tournoi, la maturité suisse a de nouveau été mise en lumière. Pour le plus grand bonheur du sélectionneur. "Avec le staff, on avait dit qu'il fallait être prêt à tous les scénarios, conclut Cadieux. Après, c'est clair qu'on ne prépare pas un scénario où l'on prend cinq minutes. Mais on s'attendait à être mené une fois dans ce tournoi et c'est arrivé. Nous, à la fin, notre job est d'apporter de la tranquillité aux joueurs. Et il y a tellement d'expérience dans cette équipe que les joueurs sont restés sereins."
Interrogé sur la Norvège, prochain adversaire surprise de la Suisse en demi-finale, Jan Cadieux a répondu de manière assez sèche: "Je me concentre sur mon équipe." Le staff va étudier tout ça vendredi et sera à coup sûr prêt pour samedi à 15h20 afin d'atteindre la finale mondiale pour la troisième fois en trois ans.
Une Suisse implacable contre la Suède
La Suisse est en demi-finale de son Championnat du monde à Zurich. Elle a battu la Suède 3-1 et affrontera la Norvège samedi en demi-finale.
Sous les yeux de Roger Federer qui a annoncé le six de départ dans le vestiaire et qui a sonné la cloche avant le match, la Suisse ne pouvait pas perdre. Elle a joué comme une grande nation, sans jamais trembler.
Comme elle l'avait annoncé, la Suisse a d'emblée joué son jeu et attaqué le but de Hellberg. Si Andrighetto a eu une belle opportunité à la 6e, les Scandinaves ont pu ouvrir le score à la 7e par Linus Karlsson qui a placé le puck entre les jambes d'un Genoni pas tout blanc.
Pire, presque dans l'enchaînement, Dean Kukan a mis sa canne au visage d'un Suédois et a été logiquement renvoyé au vestiaire. La Suisse a alors vécu cinq minutes en infériorité numérique. Et à vingt secondes du terme, les Suédois ont poussé le puck au fond par Sundqvist. Fort heureusement, après consultation de la vidéo, les arbitres ont annulé cette réussite marquée du patin.
Galvanisée après avoir tenu le fort pendant cette longue séquence à quatre, les joueurs de Jan Cadieux ont repris la partie en mains. Et à la 14e, Roman Josi a pu égaliser d'un très joli tir des poignets avec une alignée de joueurs devant Hellberg. Derrière, les locaux se sont encore procuré trois chances de marquer par Moser, Bertschy et Meier, mais les Nordiques ont tenu.
Durant le tiers médian, la sélection à croix blanche a poursuivi sur le même ton. Très bonne en transition, elle a su exploiter les faiblesses suédoises. Elle a également su répondre au défi physique des Scandinaves, ce qui lui a permis de récupérer le puck et de l'avoir sur la palette. A la 33e, les Suédois ont regardé Denis Malgin entrer dans leur zone pour aller fixer Hellberg pour le 2-1. Et à la 37e, sur leur premier jeu de puissance, les Helvètes ont capitalisé grâce à Thürkauf, qui a profité d'un travail XXL de Nico Hischier.
Dans le dernier tiers, elle a su préserver son avantage sans jamais trembler. Elle va maintenant défier la Norvège samedi en demi-finale. Il s'agit de la troisième demi-finale de suite pour la sélection nationale.
La Finlande et le Canada dans le dernier carré
La Finlande et le Canada se sont qualifiés pour les demi-finales du Mondial en Suisse. Les Nordiques ont battu les Tchèques 4-1, alors que les Canadiens ont vaincu les Américains 4-0.
Les joueurs de Pennanen ont fait le plus dur au cours de la première moitié de la partie. Manninen a ouvert le score à la 8e, puis Lundell a doublé la marque à la 15e. A la 22e, c'est un contre parfaitement exécuté qui a permis à Helenius d'inscrire le 3-0.
Les Tchèques ont dû attendre une situation à 5 contre 3 pour trouver la faille. Cervenka et Kubalik ont mis sur orbite Hronek qui a expédié un missile en lucarne. Les joueurs de Radim Rulik ont tenté de forcer leur destin et il y a eu plusieurs situations chaudes devant le gardien finlandais Annunen. Mais à la 56e, Hämeenaho a pu marquer le 4-1.
Dans les rangs de la formation à la Feuille d'érable, on espère surtout qu'Evan Bouchard ne soit pas trop sérieusement touché, lui qui a été mis violemment KO par le défenseur Ryan Lindgren qui a écopé d'une pénalité de match sur cette action. Sans Bouchard sur le jeu de puissance, les Canadiens seront plus vulnérables.
Une montagne de regrets pour Susan Bandecchi
Il n’y aura pas une quatrième Suissesse en 16e de finale de Roland-Garros. Malgré une bravoure certaine, Susan Bandecchi (WTA 215) n’a pas rejoint Belinda Bencic, Viktorija Golubic et Jil Teichmann.
Issue des qualifications, la Tessinoise s’est inclinée 7-5 7-6 (13/11) devant Daria Kasatkina (WTA 53), cette ancienne no 8 mondiale qui défend désormais les couleurs de l’Australie après avoir quitté la Russie. Ce match laissera une montagne de regrets à Susan Bandecchi qui aura mené 5-1 dans la première manche, avec une balle de set à 5-4 qu’elle n’aurait jamais dû perdre, puis 5-3 dans la seconde. Mais elle a failli au moment de porter l’estocade, peut-être consciente de l’enjeu de cette rencontre, aussi bien pour son classement que pour ses finances.
Susan Bandecchi a lâché prise dans un tie-break qui l’a vue sauver... six balles de match avant de s’incliner sur un passing de l’Australienne après un enchaînement service-volée. Extrêmement courageuse sur ces balles de match, elle fut en revanche bien trop timorée et tendue à 6/6, 7/7, 8/8, 9/9, 10/10 et 11/11 où elle a eu des chances en or pour reprendre la main dans ce jeu décisif.
Malgré l’amertume de cette défaite face à une Daria Kasatkina qui n’était sans doute pas la plus armée physiquement dans cette fin de match, Susan Bandecchi gardera un souvenir lumineux de cette aventure parisienne. Elle a accédé pour la première fois dans un tableau principal en Grand Chelem pour une progression de 47 places au prochain classement WTA. Par ailleurs, les 130'000 euros gagnés à Paris lui offriront une assise financière bienvenue.
Paul Magnier s'impose à Pieve di Soligo
Paul Magnier a réussi la passe de trois. Le Français a remporté sa troisième étape dans ce Giro à Pieve di Soligo en réglant au sprint un peloton d'une cinquantaine de coureurs.
Idéalement lancé par Jasper Stuyven, son coéquipier chez Soudal Quick-Step, le Grenoblois de 22 ans s'est imposé largement devant deux Italiens, Edoardo Zambanini et Jonathan Milan, pour reprendre le maillot cyclamen à Jhonatan Narvaez.
Pour gagner le droit de disputer la victoire dans cette étape accidentée, Magnier a réussi, comme Milan, à survivre au Muro Di Ca'del Poggio, une rampe courte (1,1 km) mais très raide (12,3% de moyenne) à dix kilomètres du but.
A l'arrivée, sous la pluie, il a confirmé qu'il était bien l'homme le plus rapide de ce Giro en sortant de la roue de Stuyven à 300 m de la ligne pour écraser la concurrence de toute sa puissance.
"Je ne m'attendais pas à gagner aujourd'hui, cela rend la victoire encore plus belle", a déclaré le Français qui avait remporté ses deux premières victoires dans ce Giro lors du premier week-end en Bulgarie, la première à Bourgas pour revêtir le maillot rose d'entrée et la deuxième lors de la troisième étape à Sofia.
Il a ensuite souvent souffert pour passer les bosses et a été dépossédé du maillot cyclamen du classement aux points par Jhonatan Narvaez, également vainqueur de trois étapes dans ce Giro.
Mais sa victoire jeudi place Magnier en position idéale pour remporter ce maillot distinctif puisqu'il ne reste plus qu'une étape pour sprinteurs, dimanche lors de l'arrivée finale à Rome.
Vendredi et samedi, c'est la montagne qui attend le peloton.
Le Danois Jonas Vingegaard porte toujours le maillot rose de leader avec plus de quatre minutes d'avance sur l'Autrichien Felix Gall et le Néerlandais Thymen Arensman à la veille de l'étape-reine dans les Dolomites.
