Pogacar récidive ++ Shiffrin est the GOAT
Gianluca Prestianni suspendu mercredi contre le Real Madrid
Gianluca Prestianni a été "suspendu provisoirement" par l'UEFA pour le match retour mercredi à Madrid. L'Argentin du Benfica avait été accusé de racisme par les joueurs du Real Madrid.
En attendant les conclusions de l'enquête, l'organe de discipline et d'éthique (CEDB) de l'UEFA "a décidé aujourd'hui (lundi) de suspendre M. Gianluca Prestianni" pour "comportement discriminatoire", peut-on lire dans un communiqué délivré par l'instance.
La rencontre, remportée 1-0 par les Madrilènes, a été interrompue une dizaine de minutes après que l'attaquant brésilien Vinicius Junior s'est plaint d'avoir été traité de "singe" par l'Argentin. Des accusations que ce dernier a réfutées sur son compte Instagram.
Stan Wawrinka: un succès convaincant sous les yeux de Roger Federer
Stan Wawrinka (ATP 99) n’a pas failli lors de son entrée en lice à l’ATP 500 de Dubaï. Il s’est qualifié pour les 8es de finale à la faveur de son succès 7-5 6-3 devant Benjamin Hassan (ATP 283).
Sous les yeux d’un spectateur attentif nommé Roger Federer, Stan Wawrinka a forcé la décision sur deux breaks, le premier à 6-5 pour s’éviter un jeu décisif de tous les dangers, le second à 7-5 2-1 pour prendre bien plus tôt la main dans la seconde manche. Titré lors de ce tournoi de Dubaï il y a dix ans déjà, Stan Wawrinka rencontrait pour la première fois le Libanais de 31 ans. Il a su serrer sa garde sur les trois balles de break qu’il a concédées pour cueillir un succès presque sans histoire, son sixième d’une année 2026 qu’il traverse vraiment avec l’enthousiasme et le culot d’un junior.
Mercredi, la barre sera bien sûr placée plus haute pour Stan Wawrinka. Il affrontera le vainqueur de la rencontre entre le 11e mondial Daniil Medvedev et le Chinois Juncheng Shang (ATP 262).
Advocaat quitte son poste à Curaçao
Quatre mois avant sa première participation à la Coupe du monde, l'état caribéen de Curaçao doit changer d'entraîneur. Dick Advocaat a en effet démissionné pour des raisons personnelles.
Advocaat (78 ans), qui a mené Curaçao à la phase finale du Mondial de manière tout à fait surprenante, se retire en raison de la maladie de sa fille. Il est remplacé avec effet immédiat par son compatriote Fred Rutten (63 ans), ancien entraîneur de Schalke.
Curaçao disputera en mars, sous la houlette de son nouvel entraîneur national, un tournoi en Australie contre l'Australie et la Chine. Lors de la Coupe du monde, Curaçao affrontera dans le groupe F l'Allemagne, la Côte d'Ivoire et l'Equateur.
Vingegaard ajoute Paris-Nice à son programme
Jonas Vingegaard, double vainqueur du Tour de France, a annoncé lundi qu'il commençait sa saison à Paris-Nice (8-15 mars).
Le Danois ajoute cette épreuve à son programme après avoir dû retarder sa rentrée prévue en février à cause d'une chute à l'entraînement.
"Je suis impatient d'être au départ de Paris-Nice une nouvelle fois. C'est une course prestigieuse avec une longue histoire", a indiqué Vingegaard dans un communiqué diffusé lundi par son équipe Visma-Lease a bike.
"L'équipe aura un titre à défendre", a ajouté Jonas Vingegaard, qui avait pris la 3e place de "la Course au soleil" en 2023 derrière Tadej Pogacar et David Gaudu. Les deux dernières éditions ont été remportées par son coéquipier américain, Matteo Jorgenson, qui ne sera pas au départ cette année. En 2025, Vingegaard avait abandonné Paris-Nice au matin de la 6e étape après une chute.
Le Danois de 29 ans devait attaquer la saison en cours lors du Tour UAE qui s'est achevé dimanche. Mais il a dû différer ses débuts après être tombé le 26 janvier à l'entraînement en tentant de semer un cycliste amateur dans la région de Malaga, au sud de l'Espagne.
"Après ma chute et être tombé malade ensuite, j'ai pris le temps de récupérer. Je me sens prêt à reprendre la course et je m'en réjouis après un long hiver à me préparer", a dit Vingegaard, dont les principaux rivaux sur Paris-Nice devraient être l'Espagnol Juan Ayuso et le Portugais Joao Almeida.
Précieux succès pour Aarau en WSL, Servette Chênois assure en Coupe
Chaque lundi, Keystone-ATS fait le point sur l'actualité du football féminin, de la Women's Super League aux performances des joueuses de l'équipe de Suisse évoluant à l'étranger.
CLASSEMENT. Ce match en retard était le seul disputé ce week-end en Super League féminine. Grâce à leur première (!) victoire en 14 matches, les Aarauoises ont rendu la lanterne rouge à Thoune et ne sont plus qu'à trois points de la 8e place, synonyme de maintien et occupée par Lucerne, à quatre journées de la fin.
COUPE. Les demi-finales de la Coupe de Suisse se sont disputées ce week-end. Samedi, devant 2200 spectateurs (dont l'entraîneur national Rafel Navarro) au Wankdorf, les femmes d'YB se sont imposées 2-1 après prolongation contre Bâle. Tenant du trophée, le FC Zurich a pour sa part subi dimanche à domicile la loi du leader du championnat, Servette Chênois (3-2). La finale aura lieu le 29 mars à Winterthur.
PAUSE POUR LES EQUIPES NATIONALES. Le championnat fait une pause jusqu'au 14 mars en raison du rassemblement des équipes nationales. L'équipe de Suisse de Rafel Navarro disputera ses deux premiers matches de qualification pour la Coupe du monde contre l'Irlande du Nord à Lausanne (3 mars) et contre Malte à Ta'Qali (7 mars).
ITALIE - La défenseuse centrale Viola Calligaris s'est illustrée en tant que passeuse décisive lors du match nul 2-2 de la Juventus à Ternana. Elle a délivré une passe de rêve qui a permis à son équipe de mener 2-0 à la 34e minute. Mais l'équipe locale est revenue au score (2-2), empêchant ainsi la Juventus - chez qui la capitaine de l'équipe de Suisse Lia Wälti a également joué tout le match - de profiter de la défaite de l'Inter Milan dans le match au sommet contre l'AS Rome. Les Romaines, privées d'Alayah Pilgrim (lésion du cartilage), se sont imposées 1-0 dans le nord de l'Italie pour porter leur avance en tête du classement à six points.
Fin de série pour les Wizards
Vainqueur de ses deux matches précédents, Washington a été stoppé dans son élan dimanche en NBA. Kyshawn George et les Wizards se sont inclinés 129-112 à domicile face à Charlotte.
Les Wizards, qui n'ont plus fêté trois victoires consécutives depuis un an, ont craqué dans un troisième quart-temps remporté 44-28 par les Hornets. Ceux-ci ont forcé la décision en réussissant pas moins de 12 paniers à 3 points durant ce troisième "quarter".
Aligné durant 18 minutes, Kyshawn George a inscrit 13 points dans cette partie, ajoutant 2 rebonds, 1 assist et 1 contre. L'ailier valaisan a terminé avec un différentiel de -21. L'homme du match fut l'arrière de Charlotte LaMelo Ball, auteur de 37 points (à 10/15 derrière l'arc).
Les Clippers du "rookie" fribourgeois Yanic Konan Niederhäuser ont également connu la défaite dimanche, pour la cinquième fois dans leurs neuf dernières sorties. La franchise de Los Angeles a été battue 111-109 par le Magic d'Orlando devant son public.
Yanic Konan Niederhäuser a cumulé 7 points, 8 rebonds et 4 blocs dimanche. Son dernier contre, réussi à 8''1 de la fin sur un tir de Desmond Bane (36 points) alors que le score était de 111-109, a offert une balle de match aux Clippers. Mais Bennedict Mathurin a manqué sa tentative à 3 points au "buzzer".
Les Jeux de Milan-Cortina sont officiellement clos
La présidente du CIO Kirsty Coventry a officiellement mis un terme aux Jeux de Milan-Cortina dimanche à 22h36. Les vasques olympiques ont été éteintes.
Le sport a laissé la place à l'art et au spectacle pour la cérémonie de clôture de JO 2026 dans les Arènes antiques de Vérone, sous le thème de la "beauté en action". Fil conducteur de la cérémonie, Rigoletto, illustre personnage de l'opéra de Verdi et incarnation de l'esprit de la Commedia dell'Arte, a fait son apparition au début du spectacle, accompagné d'autres figures de l'opéra telles que Figaro, Aïda ou Madame Butterfly.
Les médailles du 50 km de fond ont été remises durant la cérémonie, et la Suissesse Nadja Kälin a ainsi eu l'honneur de recevoir sa récompense de bronze dans le théâtre antique. Héroïne du match pour la troisième place remporté en prolongation face à la Suède, Alina Müller a elle défilée en tant que porte-drapeau de la délégation suisse, en compagnie d'une trentaine d'athlètes à croix blanche.
Le drapeau olympique a été remis dimanche soir par l'organisation des JO de Milan Cortina et le Comité international olympique aux représentants des Alpes françaises, qui accueilleront en 2030 la prochaine édition des Jeux d'hiver.
Battu à Lugano, Lausanne ne sait plus gagner
Le Lausanne-Sport est rentré bredouille de son déplacement à Lugano dimanche en Super League. Battus 2-1, les Vaudois n'ont gagné aucun de leurs sept derniers matches.
Le LS a réagi trop tardivement au Tessin, et il lui a manqué un peu de réussite. Menés 1-0 à la mi-temps suite à un but de Renato Steffen (36e), les joueurs de Peter Zeidler ont cru égaliser à la 55e, mais Seydou Traoré a été pincé en position de hors-jeu par la VAR.
Les Tessinois en ont profité pour prendre deux longueurs d'avance (61e Dos Santos), un but qui a fait mal aux visiteurs. Le LS a ensuite cru profiter d'un penalty, avant que la VAR n'intervienne à nouveau pour l'annuler en raison d'une légère faute de Karim Sow au départ de l'action (75e).
Les efforts des Lausannois ont finalement été récompensés à la 80e, Florent Mollet marquant le 2-1 d'une jolie reprise de volée. Une réaction toutefois trop tardive. Lugano a assuré son succès pour revenir à un point de la 2e place de Saint-Gall.
Les Bâlois menaient pourtant 2-1 à la 77e mais ils ont craqué en fin de match, encaissant trois buts en l'espace de douze minutes, dont un doublé d'Oscar Kabwit. Ce succès permet aux joueurs de Suisse centrale de revenir à trois points de la 6e place occupée par Young Boys.
Pour Bâle, qui n'a remporté qu'un match sur sept depuis l'arrivée de Stephan Lichsteiner, la qualification pour le Championship Group à l'issue de la 33e journée n'est de loin pas assurée.
Les Etats-Unis en or grâce à Jack Hughes
Les Etats-Unis sont devenus champions olympiques dimanche à Milan. Ils ont battu le Canada 2-1 ap dans une finale pourtant dominée par les joueurs à la feuille d'érable.
Au terme d'un match passionnant, tout s'est finalement joué en prolongation. Une prolongation à 3 contre 3, dommage pour un tournoi de cette qualité. Et à ce jeu, ce sont les Américains qui se sont imposés à la 62e grâce à Jack Hughes, coéquipier de Nico Hischier aux New Jersey Devils. Les Etats-Unis remportent leur premier titre olympique depuis 1980 et le fameux "Miracle on Ice" à Lake Placid.
Ce sont d'ailleurs les joueurs de Mike Sullivan qui ont profité de l'une de leurs premières grosses occasions pour ouvrir le score à la 6e par Matt Boldy. Mis sur orbite par Matthews, l'attaquant du Wild a placé le puck dans le but de Binnington.
Au cours du tiers médian, les Canadiens ont bénéficié d'une chance en or. A la 30e, Guentzel et McAvoy ont fini sur le banc et les joueurs de Jon Cooper ont eu un power-play à 5 contre 3 pendant 92 secondes. Mais malgré le meilleur pourcentage du tournoi et une unité spéciale digne des Avengers, les joueurs à la feuille d'érable se sont cassé les dents sur le box-play américain, invaincu durant le tournoi.
Mais malgré un avantage aux tirs de 19-8 en faveur des hommes de Jon Cooper dans le deuxième tiers, les USA ont bien failli doucher les espoirs canadiens à quelques secondes de la pause, mais la déviation de Guentzel a fini sur le poteau. Les Canadiens ont eu d'incroyables possibilités lors de la troisième période: Devon Toews à la 42e avec un arrêt irréel d'Hellebuyck de la canne devant la cage vide, Celebrini à la 45e, MacKinnon qui tire sur le poteau à la 50e avec une cage vide ou encore McAvoy qui sauve les Etats-Unis sur la ligne à la 52e sur une tentative de Wilson.
Les joueurs de Mike Sullivan n'ont eux pas su profiter de quatre minutes de supériorité numérique pour une crosse de Bennett au visage de Jack Hughes. Mais sur cet avantage numérique, les Etats-Unis ont semblé bien empruntés face à des Canadiens plus agressifs sur le porteur du puck. Mais au final, les joueurs de Sullivan ont trouvé la solution et les Canadiens rentreront avec de nombreux regrets.
Sion domine Young Boys avec un triplé de Nivokazi
Dominateur contre Young Boys (3-1), le FC Sion a frappé un grand coup dimanche à Tourbillon. Grâce à un triplé de Rilind Nivokazi, les Valaisans reviennent provisoirement à trois points du podium.
L'attaquant kosovar, qui n'avait plus marqué depuis le 7 décembre, a frappé dès la 15e après un bon travail d'Ilyas Chouaref. Liam Chipperfield s'était vu refuser un but par la VAR un peu plus tôt lors d'un début de match totalement à l'avantage des Sédunois.
Très remuant, Chouaref a obtenu un penalty à la 42e mais Chipperfield a buté sur le portier bernois Marvin Keller. A l'affût, Nivokazi a été le plus prompt sur le rebond pour marquer le 2-0.
Après une brève réaction d'YB, symbolisée par la réduction du score de Joël Monteiro (52e), l'avant-centre sédunois a assuré le succès des siens à la 77e.
Grâce à cette victoire Sion prend quatre points d'avance sur son adversaire du jour, toujours autant décevant cette saison malgré un effectif alléchant. Les Valaisans lorgnent même sur le podium en attendant le match de Lugano (3e) contre Lausanne dimanche (16h30).
Des attentes largement dépassées pour la délégation suisse
Une moisson inédite, un ski alpin masculin au sommet, une organisation perfectible: le chef de mission helvétique Ralph Stöckli a dressé un bilan très positif des JO de Milan-Cortina.
Sportivement, ces deux semaines de compétition furent un rêve pour les dirigeants helvétiques. Avec 23 médailles, l’ancien record de 15 podiums (atteint à trois reprises en 1988, 2018 et 2022) a été pulvérisé. En 1988 à Calgary, la Suisse avait décroché 15 médailles (5 en or/5 en argent/5 en bronze) avec 46 titres attribués. En Italie, la moisson fut de 23 médailles (6/9/8) sur 116 épreuves. Une très belle performance malgré l'augmentation des épreuves.
Le chef de mission avait volontairement renoncé à annoncer un objectif chiffré en matière de médailles, mais il avait pris comme référence les derniers Jeux en Corée et en Chine. "Les attentes ont été dépassées, glisse-t-il avec le sourire. Nos athlètes ont réussi à produire leur meilleure performance le jour J."
Il souligne qu’il y a quatre ans, les 15 médailles avaient été remportées dans trois sports différents (ski alpin, ski freestyle et skicross), alors qu'en Italie elles ont été réparties dans neuf disciplines (ski alpin, skicross, ski freestyle, ski alpinisme, ski de fond, saut à ski, bob, curling et aerials).
"La promotion du sport fonctionne en Suisse, appuie Stöckli. Mais nous avons des défis particuliers dans les sports d’hiver et devons mettre l’accent sur des offres simples d’accès, afin d’amener les gens vers le sport." Grâce à leurs performances, les athlètes ont "certainement inspiré beaucoup de monde". Il n'y a pas meilleure publicité.
Stöckli dresse également un bilan organisationnel de ces premiers Jeux décentralisés. Il félicite et remercie les organisateurs italiens. "Le concept était audacieux et représentait un grand défi, mais nous avons vu qu’il peut fonctionner", estime-t-il en pensant certainement à 2038 et aux possibles JO en Suisse. Restent que les critiques de certains athlètes concernant le manque d'esprit olympique ont été entendues et confirmées par le chef de mission.
"A beaucoup d’endroits, l’ambiance était formidable, mais à d’autres, avec une seule discipline, un peu moins", conclut le Saint-Gallois. Il serait donc préférable d’organiser les célébrations de médailles devant les fans au centre des villes plutôt que directement après la compétition dans des stades impersonnels.
Les Suissesses se contentent de l'argent
La 23e médaille suisse dans ces JO 2026 est en argent. Les curleuses du CC Aarau se sont inclinées 6-5 devant la Suède en finale du tournoi olympique dimanche à Cortina.
L'or olympique continue donc de se refuser au curling suisse, dont l'unique sacre dans des Jeux remonte à 1998 à Nagano chez les messieurs grâce à Lausanne Olympique. Comme en 2002, tant l'équipe féminine que l'équipe masculine du CC3C Genève (3e) ont certes pu se hisser sur le podium à Cortina.
La Team Tirinzoni, sacrée quatre fois de suite (2019, 2021, 2022, 2023) aux championnats du monde et finaliste des deux dernières éditions, semblait pourtant mûre pour un premier exploit olympique. Mais Silvana Tirinzoni, Selina Witschonke, Carole Howald et la skip Alina Pätz devront se satisfaire de cette 2e place.
Les Suissesses - qui avaient terminé au 4e rang des JO de Pékin 2022 en perdant leurs deux derniers matches après avoir livré un Round Robin quasi parfait - ont su monter en puissance à Cortina. Brillantes en demi-finale face aux Etats-Unis, elles se sont heurtées à plus fortes qu'elles en finale dimanche.
Les Suissesses ont péché dans le "money time" après avoir pu recoller à 3-3 au cinquième end grâce à un coup de deux. Une dernière pierre manquée par Alina Pätz au bout du huitième end a coûté très cher: au lieu de mener 5-4, le CC Aarau se faisait "voler" un point pour accuser deux longueurs de retard (5-3).
La Suède a dès lors parfaitement géré cet acquis, même si la Suisse a égalisé à 5-5 après le neuvième end. La skip scandinave Anna Hasselborg n'a pas tremblé au moment de lâcher l'ultime pierre dans la dixième manche, obtenant le point de la victoire pour s'offrir son deuxième sacre olympique après celui de 2018.
Les organisateurs des JO ont vendu 1,3 millions de billets
Quelque 1,3 millions de billets pour suivre les épreuves des JO 2026 ont été vendus, a annoncé dimanche le patron du comité d'organisation, Andrea Varnier. Cela représente 88% du total des tickets.
"Nous avons atteint le chiffre d'1,3 millions de billets vendus, un chiffre très élevé, plus élevé que ce que nous avions anticipé", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
"Les spectateurs italiens représentent 37% de ces acheteurs, ceux venant de l'étranger 63% avec l'Allemagne en première place avec 15%, suivie des Etats-Unis (14%), puis la Grande-Bretagne, la Suisse, les Pays-Bas, la France et le Canada", a-t-il détaillé.
En ce qui concerne les sports, un seul s'est disputé à guichets fermés, "et c'est assez incroyable", a remarqué M. Varnier. Il s'agit du ski-alpinisme qui faisait ses débuts olympiques à Bormio.
"Le ski-alpinisme a connu des débuts phénomènaux, dans une atmosphère vraiment incroyable. Il faut aussi rappeler qu'il y avait très peu de sessions (réd: trois épreuves au programme sur deux jours), c'est donc plus facile de vendre 100% des billets", a expliqué le dirigeant de Milano Cortina 2026.
Parmi les sports les plus populaires se trouvent le patinage de vitesse, très populaire aux Pays-Bas (95% de billets vendus), le short-track (95%), le patinage artistique et le hockey sur glace (93% chacun).
Le bob à quatre de Michael Vogt en bronze
La Suisse poursuit sa moisson de médailles au dernier jour des Jeux olympiques. L'équipage de Michael Vogt a décroché le bronze en bob à quatre dimanche sur la piste de Cortina.
Quatrième samedi derrière un trio de bobs allemands après les deux premières manches, Michael Vogt et ses pousseurs Amadou David Ndiaye, Andreas Haas, Mario Aeberhard ont été chercher la troisième place au bout du suspense. Ils ont repris 13 centièmes au bob d'Adam Ammour lors de la 4e manche pour arracher le bronze.
Le quatuor met fin à douze ans de disette en apportant à la Suisse une première médaille olympique en bob depuis celle en or de Beat Hefti et Alex Baumann à Sotchi 2014. La dernière breloque olympique de la Suisse en bob à quatre avait aussi été décrochée en Italie, en 2006 à Turin (Martin Annen).
Intouchables, les équipages de Johannes Lochner et Francesco Friedrich (+0''57) se sont emparés de l'or et de l'argent. Vogt et Cie ont terminé à 1''07 de la tête, avec quatre petits centièmes d'avance sur Ammour. Le bob suisse de Cédric Follador a pris une bonne 6e place (+1''46), tandis que Timo Rohner et ses pousseurs ont terminé 15e (+2''76).
Exploit de Nadja Kälin, en bronze sur 50 km
Nadja Kälin a cueilli une improbable médaille de bronze dimanche dans le 50 km en style classique.
La fondeuse grisonne de 24 ans, qui offre à la délégation suisse son 22e podium dans ces JO 2026, a livré la course parfaite. L'or est revenu à la Suédoise Ebba Andersson.
Auteure de Jeux déjà remarquables avec sa médaille d'argent en sprint par équipe (en compagnie de Nadine Fähndrich) et son 4e rang en ouverture dans le skiathlon, Nadja Kälin a démontré toute sa classe et toute son intelligence dimanche matin. Prudente, elle ne pointait qu'au 9e rang après 8,5 km.
Septième à mi-course à moins de 20 secondes du top 3, la Grisonne a cependant très rapidement montré qu'il faudrait compter avec elle dans ce 50 km, une distance inédite aux JO. Elle est restée discrète au sein du groupe de quatre - puis de cinq - concurrentes qui a lutté pour la troisième marche du podium dans les 20 derniers km.
Et Nadja Kälin a skié en patronne dans le final. Elle a tenté de lâcher ses adversaires en imposant son rythme dès l'entame des dernières bosses du parcours et a forcé la décision en attaquant dans l'ultime montée, là même où Nadine Fähndrich l'avait fait dans le sprint par équipe.
La Grisonne n'a rien lâché, relançant parfaitement l'allure à l'heure d'entamer la descente vers le stade. Et elle a conservé sur la ligne 2''4 d'avance sur la Norvégienne Kristin Fosnaes (4e) et 4''9 sur la future retraitée américaine Jessie Diggins (5e) pour signer un improbable exploit.
Loin devant, le titre est revenu à Ebba Andersson. La Suédoise a triomphé avec une marge de 2'15''3 sur sa dauphine norvégienne Heidi Weng, qu'elle a lâchée quand elle a voulu après avoir fait cause commune, Nadja Kälin terminant à 6'41''5.
