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Image: Shutterstock

Ado tabassé par plusieurs élèves dans le canton de Vaud

Un élève a été copieusement frappé par un groupe d'ados dans un collège à Payerne (VD). Blessé, il a été acheminé en ambulance à l'hôpital. Les élèves s'adonnaient à un jeu violent.
03.12.2021, 17:5406.12.2021, 18:45

La violence s'est invitée dans la cour de récréation d'un collège de Payerne, mi-septembre. Selon nos informations, un élève a été pris à partie par un groupe d'ados de l'école, âgés de 14 et 15 ans. «Pendant la récréation, ils participaient à un jeu qui s'appelle "Le tunnel de la mort". Il y en a un qui doit passer en vitesse en évitant que les autres le frappent. Mais comme ils l'ont tapé méchamment, pour moi, ce n'était plus vraiment un jeu», explique un ado. «Ils étaient plusieurs à le frapper», raconte un témoin. «L'ambulance et des policiers sont arrivés après», raconte le même témoin. Le jeune garçon a été acheminé à l'hôpital.

«Peur de passer pour des balances»

«Il y a un groupe qui terrorise les autres élèves. Ceux-ci ont peur de parler par crainte de subir des représailles. Et, en plus, ils ne veulent pas passer pour des balances», explique la maman d'un ado.

Contactée par watson, la police parle d'une «altercation». Selon Florence Frei, porte-parole de la police cantonale vaudoise, «un adolescent a été légèrement blessé, souffrant d’hématomes».

«La police a identifié quelques jeunes pouvant entrer en ligne de compte dans cet événement»
Florence Freiporte-parole police cantonale vaudoise

Enquête en cours

«Nous ne pouvons pas nous prononcer sur ce cas précis car l'affaire est entre les mains de la police», a réagi Sacha Horovitz, porte-parole du Département vaudois de la formation, de la jeunesse et de la culture. Interrogé sur les mesures prises contre les agresseurs, il a rappelé que «tant qu'il n'y a pas de culpabilité prouvée, il ne peut y avoir de sanctions».

«Un dispositif d’accompagnement des élèves et de communication a été mis en place auprès des 39 classes de l'école avec, pour message, que ce type d’agissement est sévèrement condamné par la direction. Le but? Inciter les agresseurs à prendre conscience de la gravité de leurs actes»
Sacha Horovitz porte-parole Département vaudois de la Formation, de la jeunesse et de la culture

Cellule de crise

Le dispositif mis en place à Payerne fait-il partie de la cellule de crise baptisée Gestion des ressources, accompagnement et formation en cas d’Incident critique (Grafic)? Le porte-parole n'a pas répondu à cette question. «Une psychologue scolaire, l’infirmière scolaire et le conseil de direction de l’établissement se sont immédiatement mis à disposition des élèves qui souhaitaient se confier», a-t-il néanmoins précisé. Selon le porte-parole, la cellule Grafic est actionnée, en moyenne, une cinquantaine de fois par an. «Cela peut aller d'un cas de décès à une alerte à la bombe», a ajouté Sacha Horovitz. (apn)

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