ciel couvert
DE | FR
Suisse
Allemagne

Credit Suisse au cœur d'un mystère mêlant trésors et nazis

Credit Suisse au cœur d'un mystère mêlant trésors et nazis

La banque suisse aurait-elle aidé le parti nazi à dissimuler de l'argent? Ce mystère, pour l'instant non résolu, s'appuie sur des preuves trouvées par un homme, Pedro Filipuzzi, en 1984.
27.06.2022, 18:0622.03.2023, 18:46
Plus de «Suisse»
ARCHIV - DIE CREDIT SUISSE LEGT MEHR GELD FUER RECHTSSTREITIGKEITEN ZUR SEITE, DIE UEBER EIN JAHRZEHNT ZUR
Une bonne partie de l'argent aurait fini dans un compte secret au Credit Suisse.Image: sda

Selon une information révélée par le Bild lundi, un trésor nazi pourrait avoir été dissimulé sur un compte secret de la banque Credit Suisse. Descendants de nazis et avocats internationaux de premier plan ont tous tenté de retrouver le pactole national-socialiste disparu depuis la Seconde Guerre mondiale. Sans succès.

Tout commence en 1984

Un homme, Pedro Filipuzzi, alors âgé de 20 ans, retrouve une pile de 500 pages jaunies lors de travaux de nettoyage dans un entrepôt de la banque Banca national de Desarollo. Nous sommes en 1984, à Buenos Aires, en Argentine. Inscrit sur ces documents, on peut lire une liste de 12 000 noms allemands, classés par ordre alphabétique, des dates de naissance et des chiffres, explique le Bild. En plus de ces inscriptions y figurent de grandes entreprises allemandes, actives en Argentine entre 1930 et 1940, dont les noms de Rheinmetall, Leipziger Messeamt et Thyssen. A côté de ces noms sont inscrites des notes indiquant le montant des versements d'argent.

Selon le média allemand, les partisans d’Hitler ont longtemps soutenu le parti nazi depuis l’Argentine. Des sommes d'argent étaient versées par les fidèles sur un compte du Banco alemán transatlántico, une filiale de la Deutsche Bank.

De l'argent «volé aux victimes du nazisme»

Officiellement, ces versements servaient à soutenir le «Winterhilfswerk», un programme national allemand créé pour aider les plus démunis pendant l'hiver. Seulement voilà, une bonne partie de cet argent aurait fini dans un compte secret au Credit Suisse.

Ce n'est qu'après des années que Pedro Filipuzzi s'est rendu compte de l'importance de sa trouvaille. Après avoir enquêté et cherché à contacter les descendants du patron de la banque ainsi que Credit Suisse – en vain – Filipuzzi a finalement remis les documents au Centre Simon-Wiesenthal, fin 2019.

Qu'est-ce que le Centre Simon-Wiesenthal?
Il s'agit d'une ONG créée en 1977 et reconnue par les Nations unies et l'Unesco. Elle tire son nom de Simon Wiesenthal, un Autrichien qui a perdu de nombreux membres de sa famille dans la Shoah, et qui a ensuite mené un combat pour traquer les nazis qui s'étaient enfuis au moment de la chute du troisième Reich pour les amener devant la justice. Le centre Simon-Wiesenthal se concentre, aujourd'hui, dans des activités de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la prévention de la haine.
source: wikipedia

«Nous pensons que ce compte contient de l'argent qui a été volé aux victimes du nazisme», a déclaré un porte-parole de l'ONG. Pour obtenir les renseignements souhaités, la banque leur a fait savoir qu’il fallait «s’adresser aux tribunaux internationaux».

Par ailleurs, Credit Suisse mène dorénavant une enquête à l'interne, rapporte le Bild. Jusqu'à 40 employés incluant historiens, avocats, et experts financiers doivent rechercher un compte secret éventuellement camouflé dans leur entreprise. Mais «pour l'instant, nous n'avons pas trouvé de compte», a déclaré un porte-parole du Credit Suisse. (sia)

La visite de Macron, Scholz et Draghi à Kiev en images
1 / 5
La visite de Macron, Scholz et Draghi à Kiev en images
source: sda / ludovic marin / pool
partager sur Facebookpartager sur X
Un nouveau foyer pour des enfants ukrainiens
Video: watson
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
La Suisse romande a un problème avec les réfugiés ukrainiens
La Confédération souhaite mieux intégrer les Ukrainiens ayant fui leur pays sur le marché du travail. D'ici la fin de l'année, leur taux d'activité devrait atteindre les 40%. Un objectif sur lequel certains cantons, notamment romands, risquent fort de se casser les dents.

Deux ans après le début de la guerre en Ukraine, près de 40 000 Ukrainiens en âge de travailler vivent en Suisse. Contrairement aux personnes qui passent par la procédure d'asile normale, ils sont autorisés à travailler dès le premier jour après l'obtention du statut de protection S. Aujourd'hui, un cinquième d'entre eux ont un emploi.

L’article