Le successeur de Guy Parmelin devra faire avec une nouvelle réalité
Cette semaine, des voitures et des commerces ont été incendiés en France et des milliers de personnes arrêtées. En Italie, plusieurs villes ont été le théâtre de violences. Depuis les victoires de l’AfD aux élections régionales, l’Allemagne semble paralysée.
Et en Suisse? Les élections au Conseil fédéral offrent un excellent spectacle politique, et si nous pouvons nous permettre de nous quereller sur des questions secondaires, c’est un signe de stabilité.
Un monde différent
Pourtant, une chose est sûre: la situation de départ pour le prochain membre du Conseil fédéral a fondamentalement changé par rapport au moment où Guy Parmelin a été élu, en 2015.
Le monde était alors relativement épargné par les crises. Donald Trump venait à peine de lancer sa campagne et était encore alors un illustre inconnu pour la plupart des Européens. Aucune offensive russe de grande ampleur ne s'était abattue sur l’Ukraine. Pas de guerre en Iran, ni de pénurie d’énergie, ni de pays voisins vacillants.
Qui sait de quoi le futur sera fait? Demain, l'essence et le diesel pourraient être en rupture de stock, comme c’est le cas en ce moment dans le sud de l’Italie. Car la crise du d’Ormuz ne s’arrête pas aux frontières.
Cette nouvelle donne, chargée d'incertitudes, pèsera dans la décision du Parlement, qui devra déterminer à qui il estime pouvoir confier cette fonction.
Pour cette élection, une seule question devra compter avant tout: quelle candidate ou quel candidat est le mieux préparé à affronter cette nouvelle réalité?
(Traduction par Alexandre Cudré)
