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L'après-Covid sera terrible

Un autre Covid long va commencer. Celui de l’après-pandémie. Celui où l’on dira que ce qui est arrivé n’a pas existé.
27.01.2022, 18:3328.01.2022, 07:54

«Alors les fragiles, on vous avait bien dit que c’était qu’une grippette…» Un autre Covid long s’annonce: l’après-Covid. Cet après, dont on peut raisonnablement penser qu’il pointera bientôt le bout de son nez, mais dont on se dit qu’il sera pénible. Non pas sur le plan sanitaire, puisque les morts seront derrière nous. Pénible sur le plan du récit.

Important, le récit. C’est peut-être même ce qu’il y a de plus important. Les historiens de la Shoah en savent quelque chose, eux dont le travail est pollué par les révisionnistes et négationnistes. Désolé pour le point Godwin d’entrée de jeu. Aussi précisons-le: s’interroger sur l’efficacité de la gestion politique et sanitaire de la pandémie ne fait évidemment pas de chacun de nous un révisionniste ou un nazi, même si l’on trouve des antisémites chez les conspirationnistes.

Ils se scandaliseront

Mais il est à parier que la tentation sera là, chez ceux qui n’ont jamais cru au caractère particulier de ce cette pandémie, ni à sa gravité spécifique, d'en contester l’«histoire officielle». Ils demanderont des têtes et des comptes, voudront des preuves, exhumeront des secrets, se scandaliseront des suicides, trieront parmi les morts, se fâcheront de la dette imputable aux restrictions. Convaincus ou démagos, ils feront feu de tout bois. Certains diront que le Covid n’a pas eu lieu, qu’il a été une invention, une manipulation, qui sait, de réseaux pédocriminels.

La tentation de rejeter la parole du pouvoir sera d’autant plus forte que celui-ci a été menteur aux premiers jours de la pandémie (les masques), et puis un peu amateur, car hésitant, car tâtonnant, et puis surtout «dictateur», en réduisant les «libertés».

L'histoire du Covid reste à écrire

Toute la difficulté sera d’admettre que nous avons pu déléguer une part de notre souveraineté individuelle à cette entité qu’est l’Etat. Sans même nous apercevoir que chaque jour nous nous plions, Covid ou pas, à des règles que nous nous sommes fixées et dont l’Etat est le garant. Cette fois-ci, il a fallu rabattre un peu plus de notre petite personne. Parce que les circonstances étaient exceptionnelles. Et c’est précisément sur la reconnaissance du caractère exceptionnel de la période Covid que portera la bataille.

Quant à l'histoire en tant que telle de ce virus, elle reste à écrire. Elle réservera sans doute des surprises. Mais prétendre que ce qui est arrivé n'a pas existé, que tout est le fruit d'un immense complot, nous ramènera invariablement au point G. Désolé.

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