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A quoi s’attendre aujourd’hui? Voici les assouplissements possibles

Le Conseil fédéral va probablement donner encore un peu d’air à la population. Mais comment? On a fait la liste des dossiers qui pourraient être mis sur la table.



Bonne nouvelle: la situation épidémiologique en Suisse s'est encore améliorée ces dernières semaines et le ministre de la Santé, Alain Berset, a l'intention d'assouplir les mesures, comme l’a indiqué la presse alémanique ces derniers jours. Dans quels domaines? Voici les listes des dossiers chauds juste avant la conférence de presse du Conseil fédéral.

L’intérieur des restaurants

C’est une demande de longue date des restaurateurs: l’ouverture des intérieurs des restaurants. Les terrasses, ouvertes depuis le 19 avril, ne suffisent pas et de nombreux restaurateurs n’ont pas la chance d’avoir d’espaces extérieurs. Selon la stratégie d’assouplissement en trois phases présentée le 21 avril par le Conseil fédéral, cette nouvelle ouverture est possible dès la fin du mois si la situation épidémiologique est «très bonne». Ce qui semble être le cas.

Alain Berset aurait ainsi préparé une proposition allant dans ce sens pour la réunion du Conseil fédéral du jour. Dans un gouvernement à dominance bourgeoise, une telle demande ne rencontrera probablement pas de résistance. Pour que les cantons aient suffisamment de temps pour être consultés, la décision finale ne sera probablement prise que le 26 mai.

Les ouvertures devraient, elles, entrer en vigueur le lundi 31 mai. A une condition: le respect d'un concept de protection, comme le port du masque pour se déplacer, la limite de quatre personnes par table et le traçage.

Télétravail

Depuis le 18 janvier, il est obligatoire de travailler à domicile dans les secteurs où il est possible de le faire. Ce point devrait aussi être discuté aujourd'hui et devenir une simple recommandation à la fin du mois. Avec une exigence: que les employés soient testés régulièrement.

Selon Fabio Regazzi, patron de l’Union suisse des arts et métiers (Usam), l'obligation de télétravail pourrait être levée la semaine prochaine déjà. A son avis, la nécessité de tester les employés n’est pas non plus nécessaire. Son argument: la baisse du nombre de cas en parallèle à l’augmentation de la vaccination, ces mesures de lutte sont «disproportionnées», dit-il à la presse alémanique.

Quarantaine

Certaines destinations populaires telles que la Turquie, l'Egypte ou Chypre figurent actuellement sur la liste des pays à risque. Les voyageurs qui reviennent en Suisse doivent se mettre en quarantaine pendant 10 jours. Après sept jours, la quarantaine peut être levée avec un test négatif. Cela pourrait changer.

Aux yeux des professionnels de la branche, cet assouplissement ne va pas assez loin. Ils exigent que les pays présentant un risque d'infection similaire à la Suisse n'apparaissent plus sur la liste des zones à risque.

André Lüthi, boss de la société Globetrotter Travel Service et membre du comité de la Fédération suisse du voyage, réclame ainsi de nouvelles règles.

«Cela n'a pas de sens de lier la liste des pays à risque au nombre de cas ici en Suisse. Lorsque le nombre d'infections diminue dans notre pays, des pays qui étaient auparavant considérés comme sûrs se retrouvent soudainement sur la liste»

André Lüthi dans la NZZ am Sonntag

Enseignement en présentiel

En plus de l’ouverture de l’intérieur des restos et la fin de l’obligation de télétravailler, la reprise de l'enseignement en présentiel fait aussi débat. Cependant, elle ne devrait s'appliquer que si les étudiants sont testés chaque semaine.

Une obligation qui nécessite la mise en place d’un dispositif important pour les quelques semaines restantes au semestre. La fin de l’année arrive en effet à grands pas et tout chambouler aujourd’hui n’a pas de sens. «Nous ne prévoyons pas de changements supplémentaires dans l’enseignement jusqu’à la fin des cours le 5 juin», indique ainsi l’Université de Zurich dans la NZZ.

Mais encore

Dans sa stratégie des trois phases, le passage à celle dite de stabilisation devrait se poursuivre jusqu’à fin juillet. Le temps que toutes les personnes adultes qui le souhaitent aient été complètement vaccinées contre le Covid.

Les assouplissements possibles: augmentation de la capacité des commerces de détail ainsi que dans les domaines du sport et des loisirs. Par exemple, le sport amateur espère notamment être autorisé à s’entrainer avec contact, ce qui n’est toujours pas le cas pour les adultes. On peut aussi penser au public dans les arènes sportives. Pour l’heure, les 100 personnes autorisées à l’extérieur ne semblent plus en adéquation avec les chiffres de la pandémie.

Ce qui ne risque pas d’arriver en revanche, c’est la réouverture des discothèques et des bars où l’on peut consommer debout en raison du risque d’infection et de dérapage. Pour ces assouplissements, il faudra probablement attendre la création du passeport Covid, qui doit certifier de la vaccination, d’un test négatif ou d’une guérison. Ce passeport devrait être opérationnel à la fin du mois de juin.

Watson sera en direct pour suivre la conférence de presse. Elle n’aura pas lieu avant 14h30 ce mercredi.

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