Suisse
Conseil des Etats

Le Conseil des Etats s'attaque à la réforme du 2e pilier

Le Conseil des Etats s'attaque (enfin) à la réforme du 2e pilier

Le Conseil des Etats empoigne ce mardi la réforme du deuxième pilier. Différents modèles de compensation des rentes vont s'affronter (photo d'illustration).
Le Conseil des Etats empoigne ce mardi la réforme du deuxième pilier.Image: sda
La réforme prévoit un abaissement du taux de conversion. Le capital constitué par un rentier lors de son activité professionnelle aboutira ainsi à une rente plus petite.
29.11.2022, 05:2029.11.2022, 06:10

Après avoir tergiversé pendant six mois, le Conseil des Etats empoigne mardi la réforme du deuxième pilier. Différents modèles de compensation des rentes vont s'affronter, avec l'ombre d'un référendum ou d'un échec qui planera en cas de réforme pas assez ambitieuse.

Pour compenser cette perte, différents modèles s'affrontent. Le Conseil fédéral, s'appuyant sur un dialogue entre une partie des partenaires sociaux, proposait un concept où tous les assurés auraient reçu un supplément, et ce sans préciser de limite dans le temps.

La droite du National n'en veut pas, critiquant un effet «arrosoir». La Chambre du peuple a opté il y a un an pour un modèle qui couvre entre 35% et 40% des rentiers des seules quinze premières années après l'entrée en vigueur de la réforme, et prend en compte la part surobligatoire des caisses de pensions.

Le Conseil des Etats devait se prononcer en juin dernier, mais le modèle proposé par la commission de la sécurité sociale a alors été jugé trop cher. Les sénateurs ont renvoyé le projet en commission pour remettre l'ouvrage sur le métier.

Fronts durcis

L'acceptation, de justesse, de la hausse de la retraite des femmes à 65 ans en votation a entretemps durci les fronts. La majorité bourgeoise est attendue au tournant sur ce dossier.

Désormais, la commission de la Chambre des cantons revient avec une nouvelle proposition, qui s'inspire du modèle du National, mais qui doit mieux dédommager la génération transitoire. Et surtout permettre de remporter la majorité des suffrages lors d'une éventuelle votation.

Car la gauche a déjà fait planer la menace d'un référendum si la réforme proposée n'est pas assez ambitieuse et généreuse pour les bas salaires et les personnes à temps partiel, en majorité des femmes. (ats/jch)

Manifestations antigouvernementales en Chine
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
«Les médecins devraient être joignables en dehors des heures de bureau»
Un quart de la population renonce à des soins pour des raisons financières. Arnaud Perrier, président de l’Académie suisse des sciences médicales, plaide pour que l’accès aux soins de santé soit garanti dans la Constitution fédérale. Il détaille également les principales failles du système.
Arnaud Perrier, retraité depuis 2025, était médecin en médecine interne aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et professeur à l’Université de Genève. Pendant dix ans, il a dirigé les HUG et siégé à la commission d’éthique clinique. Cette année, il a pris la présidence de l’Académie suisse des sciences médicales. Interview.
L’article