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Avions de combat: Viola Amherd défend la décision du Conseil fédéral

Viola Amherd défend, encore, son choix d'avions de combat

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La ministre suisse de la défense Viola Amherd s'est exprimée dans les colonnes de Tamedia.Image: shutterstock
Dans un entretien accordé à Tamedia, la conseillère fédérale justifie les raisons derrière l'acquisition d'avions de combat auprès des Etats-Unis et non de l'UE.
06.10.2021, 05:2806.10.2021, 15:33

La ministre suisse de la défense Viola Amherd défend à nouveau la décision du Conseil fédéral d'acheter l'avion de combat américain F-35. Ce n'est plus possible de choisir un autre appareil, comme le demande une initiative de la gauche, selon elle:

«Nous sommes dans une procédure d'acquisition avec des échéances réglées, ce qui poserait des problèmes juridiques. Le site Internet des initiants laisse supposer qu'ils combattraient également un avion européen. Ils s'opposent à l'achat de tout avion de combat. Le texte de l'initiative ne s'oppose que superficiellement au F-35 et demande aussi que le budget de l'armée soit réduit en conséquence en cas d'acceptation. En d'autres termes, si l'initiative est acceptée, il n'y aura pas d'argent pour un autre avion».
La ministre suisse de la défense, Viola Amherdtamedia

L'initiative «Stop F-35» dénonce ce choix

Dénonçant des coûts élevés et un avion inadapté pour la Suisse, le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), le PS et les Verts ont lancé à la fin août l'initiative «Stop F-35», visant à empêcher l'achat des 36 appareils furtifs du fabricant américain Lockheed Martin pour 5 milliards de francs.

Les autres soumissionnaires écartés par le Conseil fédéral à la fin juin étaient le groupe européen Airbus avec l'Eurofighter, le groupe américain Boeing avec le F/A-18 Super Hornet et le groupe français Dassault avec le Rafale.

«La décision était clairement en faveur du F-35»

Interrogée sur les raisons pour lesquelles l'exécutif fédéral n'a pas utilisé l'acquisition d'avions de combat pour gagner des soutiens européens et améliorer les relations difficiles de la Suisse avec l'Union européenne (UE), la ministre répond que la décision était clairement en faveur du F-35. Elle explique:

«Nous ne pouvons pas acquérir un avion plus cher et techniquement moins avancé»

S'il y avait eu deux offres de valeur égale, des considérations politiques seraient entrées en jeu, ajoute-t-elle. (ats/jch)

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Les premières excuses du Conseil fédéral
En 1995, la Suisse commémora aussi la fin de la guerre cinq décennies plus tôt par la reconnaissance officielle des erreurs du Conseil fédéral de l’époque en matière de politique de réfugiés. Personne ne se doutait alors que le rôle de la Suisse durant la Seconde Guerre mondiale allait devenir un sujet brûlant de la politique extérieure suisse au cours des années suivantes.
A l’origine, le geste ne devait pas prendre cette forme. A l’automne 1994 encore, le Conseil fédéral avait écarté une question parlementaire sur la manière dont le gouvernement comptait marquer le 50ᵉ anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il mentionnait alors que la génération du service actif avait déjà été remerciée pour ce qu’elle avait accompli lors des manifestations «Diamant» de 1989.
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