«Berset n'est plus crédible»: le monde politique réagit aux Covid-leaks
Le département d'Alain Berset est accusé d'avoir fait fuiter des informations confidentielles de manière répétée et ciblée au groupe de presse Ringier. Voilà l'affaire qui agite le monde politique suisse en ce début d'année.
Il n'en fallait pas plus pour faire mousser la Berne fédérale. Si les réactions sont pour la plupart modérées et appellent à la clarification des évènements avant tout, des critiques fusent, tous bords politiques confondus (ou presque).
A droite
Le mot «crédibilité» est sur toutes les lèvres. A commencer par celles de la droite du Parlement:
Et si Céline Amaudruz montre une certaine réserve, c'est bien de l'UDC que la première demande de démission a fusé:
Le président du parti, Marco Chiesa, se montre plus modéré et dans son rôle, mais tacle également le conseiller fédéral:
A gauche
On constate, sans surprise, un amer silence radio du côté du Parti socialiste (PS), dont est issu Alain Berset. Les propos du conseiller national Fabian Molina (PS/ZH), qui se demande «pourquoi les documents des procédures pénales en cours parviennent maintenant aux médias».
Il serait toutefois faux de penser que toute la gauche aurait manqué de critiquer le Fribourgeois. Les Verts n'hésitent pas à donner leur avis, à commencer par celui de leur président, qui vise un siège au Conseil fédéral aux prochaines élections fédérales (celui du PS?):
Au centre
Du côté des partis plus centristes, c'est bien la prudence qui est de mise. Les présidents du Centre et des Verts'libéraux se sont exprimés en ce sens:
(acu)
