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La Suisse joue la carte de la prudence sur les origines du covid

La Suisse joue la carte de la prudence sur les origines du covid

Security personnel gather near the entrance of the Wuhan Institute of Virology during a visit by the World Health Organization team in Wuhan in China's Hubei province on Wednesday, Feb. 3, 2021.  ...
Image: AP
La Suisse ne veut pas s'exposer dans le conflit autour du rapport de l'Organisation mondiale de la santé sur l'origine de la pandémie de coronavirus.
08.04.2021, 05:3709.04.2021, 08:29

Selon le Neue Zürcher Zeitung, la Suisse ne se ralliera pas aux Etats-Unis et à treize autres pays pour mettre en doute les conclusions de l'étude sur l'origine de la pandémie de coronavirus publiée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et demander une enquête supplémentaire.

La Suisse a décidé de ne pas se joindre à la déclaration commune de ces Etats. Elle souhaite adopter une position indépendante au sujet de l'étude et se montrer prudente en ce qui concerne ce débat «politiquement sensible».

La fuite d'un laboratoire est «extrêmement improbable»

L'étude mandatée par l'OMS et rendue publique la semaine dernière privilégie la théorie généralement admise de la transmission naturelle du virus d'un animal à l'humain, par l'intermédiaire d'un autre animal. Le rapport pointe notamment la nécessité de nouvelles études sur l'origine du virus dans la faune sauvage.

«L'étude d'experts internationaux sur l'origine du virus Sars-Cov-2 a été retardée de manière significative et n'a pas eu accès de manière exhaustive aux données et échantillons originaux»
Affirmation du gouvernement américain avec d'autres Etats, dont le Royaume-Uni, Israël, le Canada, le Japon, l'Australie, le Danemark et la Norvège.

Les experts, dépêchés en janvier en Chine, où sont apparus les premiers cas de la maladie, en décembre 2019, estiment que l'hypothèse d'une fuite d'un laboratoire est «extrêmement improbable». Cette théorie a été défendue avec force par l'Administration américaine sous la présidence de Donald Trump. La Chine, elle, a toujours nié farouchement cette possibilité. (ats)

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